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Séries Numériques (suite) - fiches de révision (B)
Prouver que toute intégrale absolument convergente est convergente en utilisant le critère de Cauchy.
Solution
Soit une fonction telle que l'intégrale converge. On veut montrer que converge.
Le critère de Cauchy pour la convergence d'une intégrale généralisée (où peut être ) s'énonce :
-
Appliquer le critère de Cauchy à :
Puisque converge, elle vérifie le critère de Cauchy. Soit . Il existe un intervalle compact tel que pour tout intervalle compact avec , on a .
Pour simplifier, prenons . Il existe donc tel que pour tous avec , on a :
-
Utiliser l'inégalité triangulaire :
L'inégalité triangulaire pour les intégrales stipule que .
-
Conclusion :
En combinant les deux points, pour tout , il existe tel que pour tous :
Ceci est précisément le critère de Cauchy pour la fonction . Par conséquent, l'intégrale converge.
Énoncer et démontrer le critère de comparaison série-intégrale.
Solution
Théorème (Critère de Comparaison Série-Intégrale) :
Soit une fonction continue, positive et décroissante pour . Soit la série avec et . Alors la série et l'intégrale sont de même nature.
Démonstration :
-
Encadrement de l'intégrale :
Puisque est décroissante, pour tout entier et pour tout , on a l'encadrement :
-
Intégration de l'encadrement :
En intégrant cette inégalité sur l'intervalle de longueur 1 :
-
Sommation des inégalités :
Soient et .
-
En sommant l'inégalité de gauche de à :
-
En sommant l'inégalité de droite de à :
-
-
Conclusion :
Les suites et sont croissantes car est positive. Les inégalités
montrent que la suite est majorée si et seulement si la suite est majorée. Puisqu'elles sont croissantes, elles sont de même nature (soit elles convergent, soit elles tendent vers ).
Déterminer la nature de la série en utilisant un équivalent.
Solution
Soit . Il s'agit d'une série à termes positifs. Nous pouvons utiliser le critère de comparaison par équivalents.
1. Trouver un équivalent du numérateur :
On utilise le développement limité .
Quand , .
Donc,
2. Trouver un équivalent du dénominateur :
On utilise le développement limité .
Quand , .
Donc,
3. Former l'équivalent du terme général :
Par quotient d'équivalents :
4. Conclure sur la nature de la série :
La série a la même nature que la série .
Pour , on a , ce qui implique , et donc .
La série est une série harmonique divergente.
Par le critère de comparaison pour les séries à termes positifs, la série diverge.
Par conséquent, la série diverge.
Énoncer et démontrer le test de condensation de Cauchy.
Solution
Théorème (Test de Condensation de Cauchy) :
Soit une suite à termes réels positifs et décroissante. Alors la série converge si et seulement si la série "condensée" converge.
Démonstration :
Soient et . Les deux suites et sont croissantes car les termes sont positifs.
Partie 1 : Convergence de Convergence de .
Supposons que converge vers . Pour , choisissons tel que .
Puisque est décroissante, on peut majorer chaque paquet :
- En général, .
D'où,
La suite est croissante et majorée, donc elle converge.
Partie 2 : Convergence de Convergence de .
Supposons que converge vers . Pour :
On regroupe les termes de différemment :
.
Puisque est décroissante :
- En général, .
D'où,
La suite est croissante et majorée, donc elle converge.
Quelle est la nature de la série de terme général ? Justifier par une analyse asymptotique.
Solution
Pour étudier la nature de , nous effectuons un développement asymptotique de pour .
1. Mise en forme du terme général :
2. Développement limité :
On utilise le développement limité pour .
Ici, , qui tend bien vers 0, et .
Il faut pousser le développement jusqu'à obtenir un reste dont la série converge absolument, donc n'est pas suffisant. Poussons à l'ordre suivant : .
Non, suffit ici.
3. Développement asymptotique de :
4. Analyse de la convergence :
La série peut être vue comme la somme de trois séries :
- : C'est la série harmonique alternée, qui est convergente (d'après le critère des séries alternées).
- : C'est une série de Riemann avec . Elle est donc absolument convergente.
- : Soit . Cela signifie qu'il existe et tels que pour , . Par comparaison avec la série de Riemann convergente , la série est absolument convergente.
Conclusion :
La série est la somme de trois séries convergentes. Par linéarité, la série est convergente.
Énoncer et démontrer le théorème d'Abel pour la convergence des séries.
Solution
Théorème (Théorème d'Abel) :
Soit la série avec , où est une suite à termes complexes et est une suite à termes réels. La série converge si les trois conditions suivantes sont remplies :
i) La suite des sommes partielles , où , est bornée.
ii) La suite est décroissante.
iii) .
Démonstration (Transformation d'Abel) :
Nous utilisons le critère de Cauchy pour les séries. Montrons que , tel que , .
-
Expression de la somme partielle :
Soit . On exprime en fonction des sommes partielles : (avec ).
-
Sommation par parties (Transformation d'Abel) :
On réorganise la somme :
-
Majoration :
- Par l'hypothèse (i), il existe tel que pour tout .
- Par l'hypothèse (ii), .
- Par l'hypothèse (iii), est une suite de réels positifs (car décroissante et tendant vers 0).
On majore le module de :
-
Somme télescopique :
La somme est télescopique et vaut .
-
Conclusion :
D'après l'hypothèse (iii), . Donc, pour tout , il existe un rang tel que pour , on a .
Pour , on a .
Le critère de Cauchy est vérifié, donc la série converge.
Expliquer le théorème de réarrangement de Riemann et esquisser la preuve pour le cas d'une série semi-convergente.
Solution
Théorème de réarrangement de Riemann :
Ce théorème décrit le comportement d'une série lorsqu'on permute l'ordre de ses termes.
i) Cas absolument convergent : Une série est absolument convergente si et seulement si elle est commutativement convergente. C'est-à-dire, pour toute permutation , la série réarrangée converge vers la même somme.
ii) Cas semi-convergente : Si une série réelle est semi-convergente (elle converge, mais pas absolument), alors pour tout réel étendu , il existe une permutation de telle que la série réarrangée converge vers .
Esquisse de la preuve du cas (ii) :
Soit une série semi-convergente.
-
Divergence des termes positifs et négatifs :
Notons l'ensemble des termes positifs et l'ensemble des termes négatifs (on ignore les termes nuls). Puisque converge mais diverge, on peut montrer que les deux séries formées par les termes de et de doivent diverger. C'est-à-dire, et .
-
Algorithme de construction de la permutation :
Soit la cible (le cas est similaire). L'idée est de construire la somme pas à pas pour qu'elle "oscille" autour de .
- Étape 1 : On somme les premiers termes positifs de jusqu'à ce que la somme partielle dépasse pour la première fois. C'est possible car . Soit cette somme.
- Étape 2 : À , on ajoute les premiers termes négatifs de jusqu'à ce que la somme repasse en dessous de . C'est possible car . Soit cette somme.
- Étape 3 : On recommence en ajoutant les prochains termes positifs non utilisés de jusqu'à dépasser de nouveau .
- On continue indéfiniment...
-
Convergence vers la cible :
À chaque étape, la somme partielle "franchit" la cible . L'écart entre la somme partielle et la cible est contrôlé par le dernier terme ajouté. Par exemple, à l'étape 1, si on a ajouté , on a .
Comme la série converge, son terme général . Cela signifie que les termes et que l'on ajoute deviennent arbitrairement petits.
Par conséquent, l'amplitude des oscillations de la somme partielle autour de tend vers 0. La suite des sommes partielles de la série réarrangée converge donc vers .
La permutation est définie par l'ordre dans lequel on a choisi les termes.
Démontrer que si une série converge, alors toute série formée par sommation par paquets converge vers la même somme. Fournir un contre-exemple pour la réciproque.
Solution
Définition (Sommation par Paquets) :
Soit une série. Soit une suite d'entiers strictement croissante avec . La série est une série de paquets de si .
Partie 1 : Preuve de la convergence
-
Définition des sommes partielles :
- Soit la suite des sommes partielles de , avec .
- Soit la suite des sommes partielles de , avec .
-
Lien entre les sommes partielles :
Par définition de , on a :
La suite des sommes partielles de la série de paquets est donc la sous-suite de la suite des sommes partielles de la série originale.
-
Conclusion :
Si la série converge vers une somme , cela signifie que la suite de ses sommes partielles converge vers .
Or, si une suite converge vers une limite, alors toute sous-suite de cette suite converge vers la même limite.
Par conséquent, la sous-suite converge aussi vers . La série de paquets converge donc vers .
Partie 2 : Contre-exemple pour la réciproque
La réciproque est : "Si la série de paquets converge, alors la série originale converge". Ceci est faux en général.
Considérons la série de Grandi :
La suite de ses sommes partielles est , qui ne converge pas. La série est donc divergente.
Maintenant, effectuons une sommation par paquets de deux termes. Soit pour .
La série de paquets est .
Cette série de paquets converge (vers 0), mais la série originale diverge. La réciproque est donc fausse.
Expliquer le théorème de Fubini pour les séries et illustrer par un contre-exemple pourquoi l'hypothèse de sommabilité est cruciale.
Solution
Théorème de Fubini pour les séries :
Soit une suite double de nombres réels ou complexes. Si la famille est sommable, c'est-à-dire si la somme des modules converge :
(ce qui est équivalent à dire que l'une des deux sommes itérées des modules ou est finie),
alors :
- Les deux sommes itérées convergent.
- Elles sont égales : .
- La somme totale de la famille est égale à cette valeur commune, et on peut sommer les termes dans n'importe quel ordre.
En bref, pour les familles sommables (absolument convergentes), l'ordre de sommation n'a pas d'importance.
Contre-exemple : Échec de Fubini sans sommabilité
Considérons la suite double définie par :
Visuellement, la matrice infinie des est :
1 & 0 & 0 & \dots \\ -1 & 1 & 0 & \dots \\ 0 & -1 & 1 & \dots \\ \vdots & \vdots & \ddots & \end{pmatrix} $$ 1. **Calcul de la première somme itérée (par lignes) :** $$ \sum_{m=0}^\infty \left( \sum_{n=0}^\infty u_{m,n} \right) $$ Pour une ligne $m$ fixée, la somme en $n$ est : $\sum_{n=0}^\infty u_{m,n} = u_{m,m-1} + u_{m,m} = -1 + 1 = 0$ (pour $m\ge 1$) et $u_{0,0}=1$ pour $m=0$. Non, pour $m$ fixé, les seuls termes non nuls sont $u_{m,m}=1$ et $u_{m, m+1}$ n'existe pas. Le terme est $u_{m,n}$ donc c'est $u_{m,m} = 1$ et $u_{m+1,m}=-1$. Rectification : Pour $m$ fixé, les termes non nuls sont $u_{m,m}=1$ et $u_{m,m-1}=-1$. - Ligne $m=0$ : $\sum_n u_{0,n} = u_{0,0} = 1$. - Ligne $m \ge 1$: $\sum_n u_{m,n} = u_{m,m} + u_{m,m-1} = 1 - 1 = 0$. Donc, $\sum_{m=0}^\infty (\dots) = 1 + 0 + 0 + \dots = 1$. 2. **Calcul de la deuxième somme itérée (par colonnes) :** $$ \sum_{n=0}^\infty \left( \sum_{m=0}^\infty u_{m,n} \right) $$ Pour une colonne $n$ fixée, la somme en $m$ est : $\sum_{m=0}^\infty u_{m,n} = u_{n,n} + u_{n+1,n} = 1 + (-1) = 0$. Ceci est vrai pour tout $n \ge 0$. Donc, $\sum_{n=0}^\infty (\dots) = \sum_{n=0}^\infty 0 = 0$. **Conclusion :** On a $\sum_{m} \sum_{n} u_{m,n} = 1$ et $\sum_{n} \sum_{m} u_{m,n} = 0$. Les deux sommes itérées existent mais ne sont pas égales. On ne peut donc pas intervertir l'ordre de sommation. **Vérification de l'hypothèse de sommabilité :** Calculons la somme des modules : $$ \sum_{m=0}^\infty \sum_{n=0}^\infty |u_{m,n}| = \sum_{m=0}^\infty ( |u_{m,m}| + |u_{m,m-1}| ) = |u_{0,0}| + \sum_{m=1}^\infty (1+1) = 1 + \sum_{m=1}^\infty 2 = +\infty. $$ La famille n'est pas sommable, ce qui explique pourquoi le théorème de Fubini ne s'applique pas.Comparer la convergence usuelle et la Césaro-sommabilité. Démontrer qu'une série convergente est Césaro-sommable.
Solution
Définitions :
Soit une série, ses sommes partielles.
- Convergence usuelle : La série converge vers si .
- Césaro-sommabilité : La série est Césaro-sommable vers si la suite des moyennes arithmétiques (moyennes de Césaro) de ses sommes partielles converge vers . Soit . La série est Césaro-sommable si .
Comparaison :
- La convergence usuelle est une condition plus forte. Toute série convergente est Césaro-sommable (voir preuve ci-dessous).
- La réciproque est fausse. Une série peut être C ésaro-sommable sans converger. L'exemple classique est la série de Grandi , qui diverge mais est Césaro-sommable vers .
- La Césaro-sommabilité est une méthode de "régularisation" qui peut assigner une valeur à certaines séries divergentes de manière cohérente.
Démonstration (Théorème de Césaro) :
Soit une suite qui converge vers une limite . Nous voulons montrer que la suite de ses moyennes converge également vers .
-
Définition de la convergence de :
, tel que , .
-
Décomposition de la moyenne de Césaro :
Pour , on sépare la somme définissant en deux parties :
-
Majoration des deux parties :
- La première somme est une constante par rapport à . Soit .
- Pour la seconde somme, on utilise la définition de la convergence : pour , . Il y a termes dans cette somme.
On majore le module :
-
Conclusion :
- Puisque , on a .
- Le terme tend vers 0 lorsque . Il existe donc un tel que pour , .
Soit . Pour tout , on a :
Ceci prouve que .
Donc, si converge vers , elle est Césaro-sommable vers .