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Exercices “Séries Numériques” (B)
Exercice 1
Problème: Soit la suite (un)n∈N définie par u0∈]0,π[ et la relation de récurrence un+1=ln(1+sin(un)). Étudier la nature de la série ∑un.
Solution
Méthode:
L’approche consiste à d’abord étudier la convergence de la suite (un) vers 0. Ensuite, nous chercherons un équivalent simple de un en utilisant un développement limité de la fonction f(x)=ln(1+sinx) au voisinage de 0. Cet équivalent nous permettra de déterminer la nature de la série ∑un par comparaison avec une série de Riemann.
Étapes:
Étude de la suite (un):
La fonction f(x)=ln(1+sinx) est définie pour sinx>−1, ce qui est toujours le cas. Pour x∈]0,π[, sinx∈]0,1], donc 1+sinx∈]1,2], et f(x)=ln(1+sinx)∈]0,ln2]. L’intervalle ]0,ln2] est stable par f. Puisque ln2≈0.69<π, si u0∈]0,π[, alors u1∈]0,ln2]⊂]0,π[. Par une récurrence immédiate, un∈]0,ln2] pour tout n≥1.
De plus, pour x∈]0,π/2], on a sinx<x. Comme ln(1+y)<y pour y>0, on a un+1=ln(1+sinun)<sinun<un pour n≥1. La suite (un)n≥1 est donc strictement décroissante et minorée par 0. Elle converge donc vers une limite L∈[0,ln2].
La limite L doit être un point fixe de f, donc L=ln(1+sinL). La seule solution est L=0. Ainsi, limn→∞un=0.
Recherche d’un équivalent de un:
Puisque un→0, nous pouvons utiliser un développement limité de f(x) au voisinage de 0.
Pour que cette différence tende vers une limite finie non nulle, il faut que l’exposant de un soit 0, donc 1−α=0, soit α=1.
Application avec α=1:
Pour α=1, on a un+11−un1=21+O(un).
Comme un→0, on a limn→∞(un+11−un1)=21.
Par le théorème de sommation des équivalents (ou lemme de Césaro), on a ∑k=0n−1(uk+11−uk1)∼∑k=0n−121.
La somme de gauche est télescopique : un1−u01∼2n.
Puisque u01 est une constante, un1∼2n.
D’où un∼n2.
Conclusion sur la nature de la série:
Le terme général un est équivalent à n2. Puisque la série harmonique ∑n1 diverge, et que les séries sont à termes positifs, par le critère de comparaison par équivalents, la série ∑un diverge.
Réponse: La série ∑un est divergente.
Exercice 2
Problème: Soit (un)n∈N une suite de réels positifs, décroissante et telle que la série ∑un converge. Démontrer que limn→∞nun=0.
Solution
Méthode:
La convergence de la série ∑un implique que son reste d’ordre n, rn=∑k=n+1∞uk, tend vers 0. La décroissance de la suite (un) permet de minorer ce reste en fonction de un. En combinant cela avec le critère de Cauchy, on montrera que nun tend vers 0.
Étapes:
Utilisation du critère de Cauchy:
La série ∑un converge, donc elle satisfait le critère de Cauchy. Pour tout ε>0, il existe un rang N∈N tel que pour tout q≥p>N, on ait ∑k=pquk<ε.
Première partie : Montrer que limsup(nun)=0
Soit ε>0. Fixons N comme ci-dessus. Pour tout n>N, choisissons p=n et q=2n. On a:
∑k=n+12nuk<2ε
Puisque la suite (un) est décroissante, pour tout k∈{n+1,…,2n}, on a uk≥u2n.
Donc, ∑k=n+12nuk≥∑k=n+12nu2n=nu2n.
On en déduit que nu2n<2ε, ce qui implique 2nu2n<ε pour n>N.
Ceci montre que la sous-suite des termes de rang pair (2nu2n) tend vers 0.
Pour les termes de rang impair, 2n+1>2n, et comme (un) est décroissante, u2n+1≤u2n.
Donc, (2n+1)u2n+1≤(2n+1)u2n=2nu2n+u2n.
Comme 2nu2n→0 et u2n→0 (car la série converge), on a limn→∞(2n+1)u2n+1=0.
Les deux sous-suites extraites (kuk)k pair et (kuk)k impair convergent vers 0.
Soit ε>0. Il existe N1 tel que pour 2n>N1, 2nu2n<ε. Il existe N2 tel que pour 2n+1>N2, (2n+1)u2n+1<ε.
Pour tout entier k>max(N1,N2), kuk<ε.
Ceci prouve que la suite (nun) converge vers 0.
Réponse:limn→∞nun=0
Exercice 3
Problème: Soit ∑un une série semi-convergente. Démontrer qu’il est possible de réarranger ses termes de sorte que la nouvelle série diverge vers +∞.
Solution
Méthode:
Nous allons utiliser le fait que pour une série semi-convergente, les séries formées par ses termes positifs et par ses termes négatifs divergent toutes les deux. Nous construirons alors un réarrangement en prenant suffisamment de termes positifs pour dépasser un seuil, puis un seul terme négatif, et en répétant ce processus avec des seuils de plus en plus grands.
Étapes:
Divergence des séries des termes positifs et négatifs:
Soit P l’ensemble des indices n tels que un≥0 et N l’ensemble des indices n tels que un<0. Définissons pn=un si n∈P et 0 sinon, et qn=un si n∈N et 0 sinon. On a un=pn+qn et ∣un∣=pn−qn.
Si les séries ∑pn et ∑qn convergeaient, alors ∑∣un∣=∑pn−∑qn convergerait, ce qui contredit la semi-convergence.
Si une seule des deux divergeait, par exemple ∑pn, alors ∑un=∑pn+∑qn divergerait (car ∑qn converge ou diverge vers −∞), ce qui contredit la convergence de ∑un.
Donc, ∑pn doit diverger vers +∞ et ∑qn doit diverger vers −∞.
Construction du réarrangement:
Notons (pk′)k≥0 la suite des termes positifs de (un) dans leur ordre d’apparition, et (qk′)k≥0 la suite des valeurs absolues des termes négatifs. Les séries ∑pk′ et ∑qk′ divergent vers +∞.
Nous allons construire une nouvelle série ∑vn par réarrangement.
Étape 1: Puisque ∑pk′ diverge vers +∞, il existe un entier n1 minimal tel que S1=∑k=0n1pk′>1. On pose les n1+1 premiers termes de la série réarrangée comme étant p0′,…,pn1′.
Étape 2: On ajoute le premier terme négatif (en valeur absolue), −q0′. La somme partielle est S1−q0′.
Étape 3: Puisque la série des termes positifs restants ∑k=n1+1∞pk′ diverge encore, il existe un entier n2 minimal tel que S2=(S1−q0′)+∑k=n1+1n2pk′>2. On ajoute les termes pn1+1′,…,pn2′ à notre réarrangement.
Étape 4: On ajoute le terme négatif suivant, −q1′. La somme partielle est S2−q1′.
Étape k (générale): On continue ce processus. Après avoir ajouté k termes négatifs, la somme partielle est Tk. On trouve un nk+1 minimal tel que Tk+∑j=nk+1nk+1pj′>k+1. Puis on ajoute le terme négatif −qk′.
Divergence de la série réarrangée:
Soit (Sm∗) la suite des sommes partielles de la série réarrangée ∑vm.
Par construction, à la fin de chaque “bloc positif” (juste avant d’ajouter un terme négatif), la somme partielle est strictement supérieure à k, où k est le numéro de l’étape. Soit Mk l’indice du dernier terme positif ajouté à l’étape k. Alors SMk∗>k. La suite des sommes partielles contient donc une sous-suite (SMk∗) qui tend vers +∞.
De plus, entre deux de ces pics, par exemple entre SMk∗ et SMk+1∗, on ne soustrait qu’un seul terme négatif, −qk−1′. La somme partielle devient SMk∗−qk−1′. Ensuite, on ajoute des termes positifs. La somme partielle ne fait qu’augmenter jusqu’à atteindre SMk+1∗. Le “creux” est donc SMk∗−qk−1′. Comme qk−1′→0 (car ∑un converge, donc un→0), la différence entre le pic et le creux tend vers 0.
Puisque la suite des pics (SMk∗) tend vers +∞, et que les sommes partielles entre les pics restent au-dessus de SMk∗−qk−1′≈SMk∗>k, la suite des sommes partielles (Sm∗) diverge vers +∞.
Réponse: La construction ci-dessus fournit un réarrangement des termes de ∑un dont la série des sommes partielles diverge vers +∞.
Exercice 4
Problème: Étudier la nature de la série de terme général un=n(−1)⌊n⌋ pour n≥1.
Solution
Méthode:
Cette série est une série alternée, mais le signe ne change pas à chaque terme. Le signe de un est constant sur des blocs d’entiers. La stratégie est de regrouper les termes par blocs de signe constant (sommation par paquets) et d’étudier la série dont le terme général est la somme de chaque bloc. Nous montrerons que cette nouvelle série satisfait le critère des séries alternées.
Étapes:
Définition des paquets:
Le terme (−1)⌊n⌋ change de signe lorsque ⌊n⌋ passe d’un entier à un autre. Cela se produit lorsque n est un carré parfait.
Le k-ième bloc de termes de signe constant correspond aux indices n tels que ⌊n⌋=k. C’est-à-dire pour k2≤n<(k+1)2.
Le signe de ces termes est (−1)k.
Le k-ième paquet est Vk=∑n=k2(k+1)2−1n(−1)k.
Étude du terme général Vk:
Vk=(−1)k∑n=k2(k+1)2−1n1.
La série initiale ∑n=1∞un est de même nature que la série ∑k=1∞Vk.
Nous allons étudier la série ∑Vk en utilisant le critère des séries alternées. Pour cela, nous devons analyser la suite ∣Vk∣=∑n=k2(k+1)2−1n1.
Encadrement de ∣Vk∣:
Le nombre de termes dans la somme de ∣Vk∣ est ((k+1)2−1)−k2+1=2k+1.
On peut encadrer la somme en utilisant la monotonie de la fonction x↦1/x.
(2k+1)(k+1)2−11≤∣Vk∣≤(2k+1)k21
k2+2k2k+1≤∣Vk∣≤k22k+1
Les deux bornes sont équivalentes à k2 lorsque k→∞.
Donc, ∣Vk∣∼k2 pour k→∞.
Ceci montre que limk→∞Vk=0.
Monotonie de ∣Vk∣:
Pour appliquer le critère des séries alternées, nous devons montrer que la suite (∣Vk∣)k≥1 est décroissante à partir d’un certain rang.
Comparons ∣Vk∣ et ∣Vk+1∣.
∣Vk∣=∑n=k2(k+1)2−1n1 et ∣Vk+1∣=∑n=(k+1)2(k+2)2−1n1.
On peut comparer ces sommes aux intégrales associées.
Plus précisément, k2−12k+1=k2(1−1/k2)2k(1+1/2k)=k2(1+1/2k)(1+1/k2)≈k2(1+1/2k).
La fonction k↦k2(1+2k1)=k2+k21 est décroissante pour k assez grand.
Donc la suite (∣Vk∣) est décroissante à partir d’un certain rang.
Conclusion:
La série ∑Vk est une série alternée. Son terme général Vk tend vers 0 et la suite des valeurs absolues (∣Vk∣) est décroissante (au moins à partir d’un certain rang). Par le critère des séries alternées, la série ∑Vk converge. Par conséquent, la série initiale ∑un converge.
Réponse: La série ∑n≥1n(−1)⌊n⌋ est convergente.
Exercice 5
Problème: Démontrer le théorème de Mertens (version faible) :
Si la série ∑un converge absolument vers S et la série ∑vn converge (pas nécessairement absolument) vers σ, alors leur produit de Cauchy ∑wn (avec wn=∑k=0nukvn−k) converge et sa somme est Sσ.
Solution
Méthode:
Nous allons analyser la différence entre la somme partielle du produit de Cauchy, Πn=∑k=0nwk, et le produit des sommes partielles snσ. Nous montrerons que cette différence tend vers zéro en utilisant la convergence absolue de ∑un et la convergence simple de ∑vn.
Étapes:
Expression des sommes partielles:
Soient sn=∑k=0nuk, σn=∑k=0nvk, et Πn=∑k=0nwk.
Par hypothèse, limn→∞sn=S, limn→∞σn=σ.
L’expression de Πn est:
Πn=∑j=0nwj=∑j=0n∑k=0jukvj−k.
En changeant l’ordre de sommation (regroupement par uk), on obtient:
En utilisant l’inégalité triangulaire, pour n>N1+N2:
∣Rn∣≤∑k=0N1…+∑k=N1+1n…<2ε+2ε=ε.
Ceci prouve que limn→∞Rn=0.
Par conséquent, limn→∞Πn=Sσ.
Réponse: Le produit de Cauchy ∑wn converge et sa somme est Sσ.
Exercice 6
Problème: Soit la série semi-convergente ∑n=0∞un avec un=n+1(−1)n.
Justifier brièvement la semi-convergence de la série.
Calculer le terme général wn du produit de Cauchy de cette série avec elle-même.
Démontrer que la série ∑wn diverge.
Solution
Méthode:
La semi-convergence est établie en utilisant le critère des séries alternées pour la convergence et la comparaison avec une série de Riemann divergente pour la non-convergence absolue.
Le terme général wn est calculé par la formule de convolution wn=∑k=0nukun−k.
La divergence de ∑wn est montrée en prouvant que son terme général wn ne tend pas vers 0.
Étapes:
Semi-convergence de ∑un:
La série ∑un=∑n+1(−1)n est une série alternée. La suite an=n+11 est positive, décroissante et tend vers 0. D’après le critère spécial des séries alternées, la série converge.
La série des valeurs absolues est ∑∣un∣=∑n+11. C’est une série de Riemann de la forme ∑(n+1)1/21, avec α=1/2≤1, elle diverge donc.
La série est convergente mais non absolument convergente, elle est donc semi-convergente.
Calcul de wn:
Le terme général du produit de Cauchy est donné par:
wn=∑k=0nukun−k=∑k=0nk+1(−1)kn−k+1(−1)n−k
wn=(−1)n∑k=0nk+1n−k+11
Divergence de ∑wn:
Nous allons montrer que limn→∞wn=0. Pour cela, nous minorons ∣wn∣.
∣wn∣=∑k=0n(k+1)(n−k+1)1
Utilisons l’inégalité arithmético-géométrique: pour a,b>0, ab≤2a+b.
Soit a=k+1 et b=n−k+1.
(k+1)(n−k+1)≤2(k+1)+(n−k+1)=2n+2.
En passant à l’inverse, l’inégalité change de sens :
(k+1)(n−k+1)1≥n+22
Cette minoration est valable pour chaque terme de la somme. La somme comporte n+1 termes.
Puisque ∣wn∣≥n+22(n+1) et que le minorant tend vers 2, la suite (∣wn∣) ne peut pas tendre vers 0. En particulier, liminfn→∞∣wn∣≥2.
Le terme général wn ne tend pas vers 0, donc la condition nécessaire de convergence n’est pas satisfaite. La série ∑wn diverge grossièrement.
Réponse: La série produit de Cauchy ∑wn est divergente.
Exercice 7
Problème: Démontrer le critère de condensation de Cauchy.
Soit (un)n∈N∗ une suite de réels positifs, décroissante. Montrer que la série ∑n=1∞un converge si et seulement si la série ∑k=0∞2ku2k converge.
Solution
Méthode:
La preuve consiste à comparer les sommes partielles des deux séries. En regroupant les termes de la série ∑un en blocs de longueurs 2k, et en utilisant la décroissance de la suite (un), on peut encadrer la somme de chaque bloc par des multiples du terme général de la série “condensée” ∑2ku2k.
Étapes:
Notation et regroupement:
Soit Sn=∑j=1nuj et Tm=∑k=0m2ku2k. Ce sont des suites croissantes car les termes sont positifs. La convergence est donc équivalente au fait d’être majorée.
On regroupe les termes de ∑un en blocs dyadiques:
Si (Sn) est majorée, alors la suite extraite (S2m+1−1) l’est aussi. L’inégalité ci-dessus montre que la suite (Tm) est majorée. Comme (Tm) est croissante, elle converge. Donc ∑2ku2k converge.
Deuxième inégalité: ∑2ku2k converge ⟹∑un converge:
Supposons que ∑2ku2k converge. Alors la suite (Tm) est majorée par une constante M.
Reprenons les blocs. Puisque (un) est décroissante, chaque terme uj dans le bloc ∑j=2k2k+1−1uj est inférieur ou égal au premier terme, u2k.
La suite des sommes partielles (Sn) est croissante. La sous-suite (S2m+1−1) est majorée.
Pour tout n, il existe m tel que n≤2m+1−1. Alors Sn≤S2m+1−1≤u1+M.
La suite (Sn) est croissante et majorée, donc elle converge. La série ∑un converge.
Conclusion:
Nous avons montré les deux implications. La série ∑un converge si et seulement si la série “condensée” ∑2ku2k converge.
Réponse: La preuve établit l’équivalence de convergence entre les deux séries en encadrant les sommes partielles de l’une par celles de l’autre.
Exercice 8
Problème: En utilisant le critère de condensation de Cauchy, déterminer la nature de la série de Bertrand ∑n=2∞n(lnn)p1 en fonction du paramètre réel p.
Solution
Méthode:
Le terme général un=n(lnn)p1 est positif et la suite (un) est décroissante pour n≥2. Nous pouvons donc appliquer le critère de condensation de Cauchy. Nous allons étudier la nature de la série condensée ∑2ku2k.
Étapes:
Vérification des hypothèses:
Soit un=n(lnn)p1 pour n≥2.
un>0 est évident.
Pour la décroissance, considérons la fonction f(x)=x(lnx)p. Sa dérivée est f′(x)=(lnx)p+p(lnx)p−1=(lnx)p−1(lnx+p). Pour x assez grand (tel que lnx>−p), f′(x)>0. Donc f(x) est croissante, et un=1/f(n) est décroissante pour n assez grand. Les hypothèses du critère de condensation sont satisfaites.
Formation de la série condensée:
Le terme général de la série condensée est vk=2ku2k.
vk=2k2k(ln(2k))p1=(kln2)p1=(ln2)p1kp1
Analyse de la série condensée:
La série condensée est ∑k=1∞vk=∑k=1∞(ln2)p1kp1.
C’est une série de Riemann multipliée par une constante (ln2)p1. Sa nature est la même que celle de la série de Riemann ∑kp1.
On sait que la série de Riemann ∑kp1 converge si et seulement si p>1.
Conclusion par le critère de condensation:
D’après le critère de condensation de Cauchy, la série de Bertrand ∑n(lnn)p1 a la même nature que la série condensée ∑vk.
Par conséquent :
Si p>1, la série condensée converge, donc la série de Bertrand converge.
Si p≤1, la série condensée diverge, donc la série de Bertrand diverge.
Réponse: La série de Bertrand ∑n=2∞n(lnn)p1 converge si et seulement si p>1.
Exercice 9
Problème: Soit (un)n∈N une suite à termes strictement positifs. Démontrer les inégalités suivantes liant les limites supérieures et inférieures des critères de Cauchy et de d’Alembert :
La preuve repose sur des manipulations d’inégalités et des passages à la limite. Nous allons démontrer l’inégalité de droite limsup(un)1/n≤limsupunun+1. La première inégalité se démontre de manière analogue ou en l’appliquant à la suite 1/un. L’inégalité du milieu est triviale par définition de liminf et limsup.
Étapes:
Démonstration de limsup(un)1/n≤limsupunun+1:
Soit L=limsupn→∞unun+1. Si L=+∞, l’inégalité est triviale. Supposons L∈R.
Par définition de la limite supérieure, pour tout ε>0, il existe un rang N∈N tel que pour tout n≥N:
unun+1≤L+ε
Écrivons cette inégalité pour les rangs de N à n−1 (où n>N):
uN+1≤uN(L+ε)
uN+2≤uN+1(L+ε)≤uN(L+ε)2
…
un≤un−1(L+ε)≤⋯≤uN(L+ε)n−N.
On peut réécrire cette inégalité comme un≤C(L+ε)n, où C=uN(L+ε)−N est une constante positive qui ne dépend que de N (et ε), pas de n.
Prenons la racine n-ième de l’inégalité précédente:
(un)1/n≤(C(L+ε)n)1/n=C1/n(L+ε)
Passons maintenant à la limite supérieure lorsque n→∞. On sait que limn→∞C1/n=1.
Soit ∑un une série à termes strictement positifs. On suppose que le rapport unun+1 admet un développement asymptotique de la forme :
unun+1=1−nα+O(n21)
où α est un réel. Montrer que si α>1, la série ∑un converge, et si α<1, la série ∑un diverge.
Solution
Méthode:
La méthode consiste à comparer le logarithme du terme général un avec le logarithme du terme général d’une série de Riemann. En utilisant le développement limité de ln(1+x), on transformera la relation de récurrence sur le rapport en une relation sur ln(un+1)−ln(un), qui pourra être comparée à ln((n+1)−β)−ln(n−β) pour un β bien choisi.
Étapes:
Transformation logarithmique:
On part du développement asymptotique : unun+1=1−nα+O(n21).
Prenons le logarithme :
ln(unun+1)=ln(1−nα+O(n21)).
En utilisant ln(1+x)=x−2x2+O(x3), avec x=−nα+O(n21), on obtient :
ln(un+1)−ln(un)=−nα+O(n21).
Comparaison avec une série de Riemann:
Considérons la série de Riemann ∑vn avec vn=nβ1 pour un β à choisir.
Pour cette série de comparaison, calculons la même différence logarithmique :