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Exercices “Rappels et notation” (B)
Exercise 1: [Theoretical Investigation]
Problem: Soit un ensemble. La différence symétrique de deux sous-ensembles est définie par . Démontrer que l’ensemble des parties , muni de l’opération , forme un groupe abélien. C’est-à-dire, prouver les propriétés suivantes pour tous :
- Commutativité:
- Associativité:
- Élément neutre: Il existe un élément tel que pour tout .
- Élément symétrique (inverse): Pour tout , il existe un élément tel que .
Solution
Method: La méthode consiste à utiliser les définitions des opérations ensemblistes pour vérifier chaque propriété. Une approche alternative, particulièrement utile pour l’associativité, consiste à utiliser les fonctions caractéristiques. La fonction caractéristique d’un ensemble est telle que si et sinon. Les opérations ensemblistes correspondent à des opérations arithmétiques sur ces fonctions dans le corps . On a et .
Steps:
-
Caractérisation de la différence symétrique:
On peut réécrire comme .
Un élément est dans si et seulement si il est dans ou dans , mais pas dans les deux.
En termes de fonctions caractéristiques, on a .
-
Commutativité:
.
Avec les fonctions caractéristiques: . La propriété est évidente.
-
Élément neutre:
Cherchons tel que . Cela signifie . Si , on a .
Donc, l’élément neutre est l’ensemble vide .
Avec les fonctions caractéristiques: .
-
Élément symétrique:
Pour un ensemble , cherchons tel que .
Si on prend , on a .
Donc, chaque élément est son propre inverse.
Avec les fonctions caractéristiques: .
-
Associativité:
C’est la partie la plus complexe. Utilisons les fonctions caractéristiques, car l’addition modulo 2 est associative.
.
.
Puisque l’addition est associative, les deux expressions sont égales. Ceci prouve que .
Preuve directe (plus longue): est dans exactement un des ensembles .
est dans exactement un des ensembles .
En combinant, on trouve que si et seulement si appartient à un nombre impair d’ensembles parmi . Cette condition est symétrique en , donc elle est la même pour .
Answer: Les quatre propriétés (commutativité, associativité, élément neutre, élément symétrique) sont vérifiées. L’ensemble est donc un groupe abélien. L’élément neutre est et chaque élément est son propre inverse.
Exercise 2: [Complex Proof]
Problem: Démontrer qu’il n’existe aucune application surjective d’un ensemble vers son ensemble des parties . Ce résultat est une généralisation du théorème de Cantor.
Solution
Method: La preuve se fait par l’absurde. On suppose qu’une telle application surjective existe, puis on construit un ensemble spécifique qui ne peut pas être dans l’image de , ce qui contredit la surjectivité. Cette technique est connue sous le nom d’argument diagonal de Cantor.
Steps:
-
Hypothèse par l’absurde: Supposons qu’il existe un ensemble et une application surjective . Cela signifie que pour tout sous-ensemble , il existe au moins un élément tel que .
-
Construction de l’ensemble diagonal: Considérons le sous-ensemble suivant de , que nous nommerons (pour “diagonal”):
La définition de est valide. Pour chaque , est un sous-ensemble de , donc la condition a un sens.
-
Recherche d’un antécédent pour D: Puisque est un sous-ensemble de , . Par notre hypothèse de surjectivité de , il doit exister un élément tel que .
-
Arriver à une contradiction: Maintenant, posons la question: l’élément appartient-il à l’ensemble ?
- Cas 1: Supposons que . Par la définition de , si un élément est dans , alors . En appliquant cela à , on obtient . Mais nous savons que . Donc, on a . C’est une contradiction avec notre supposition ().
- Cas 2: Supposons que . Par la définition de , si un élément n’est pas dans , c’est que la condition est fausse. Autrement dit, . En appliquant cela à , on obtient . Puisque , cela signifie que . C’est une contradiction avec notre supposition ().
-
Conclusion: Dans les deux cas possibles, nous arrivons à une contradiction logique (). Par conséquent, notre hypothèse initiale selon laquelle il existe un élément tel que doit être fausse.
Ceci signifie que l’ensemble n’a pas d’antécédent par . L’application n’est donc pas surjective.
Ceci contredit notre hypothèse de départ. L’hypothèse qu’une telle application surjective existe est donc fausse.
Answer: Pour tout ensemble , il n’existe aucune application surjective . En conséquence, .
Exercise 3: [Advanced Application]
Problem: En théorie de la mesure, une -algèbre (ou tribu) sur un ensemble est un sous-ensemble satisfaisant les trois axiomes:
- .
- Si , alors son complémentaire est aussi dans (stabilité par complémentation).
- Si est une suite d’ensembles dans , alors leur union est aussi dans (stabilité par union dénombrable).
Questions:
a) Démontrer qu’une -algèbre est également stable par intersection dénombrable.
b) Soit une famille quelconque (finie ou infinie) de -algèbres sur . Démontrer que leur intersection est encore une -algèbre sur .
c) L’union de deux -algèbres est-elle toujours une -algèbre? Fournir une preuve ou un contre-exemple.
Solution
Method: Les questions (a) et (b) se résolvent en appliquant directement les définitions. Pour (a), on utilise les lois de De Morgan. Pour (b), on vérifie que l’intersection de la famille de collections d’ensembles satisfait les trois axiomes d’une -algèbre. Pour (c), on cherche un contre-exemple simple.
Steps:
a) Stabilité par intersection dénombrable
- Soit une suite d’ensembles dans une -algèbre .
- Pour chaque , comme , son complémentaire est aussi dans par l’axiome 2.
- La suite est donc une suite d’ensembles de . Par l’axiome 3, leur union est dans .
- Par la loi de De Morgan généralisée, on a .
- Puisque , son complémentaire est aussi dans par l’axiome 2. Donc, .
b) Intersection de -algèbres
Soit . Vérifions les trois axiomes pour .
- Axiome 1 ( ?): Pour tout , est une -algèbre, donc . Par conséquent, appartient à leur intersection, .
- Axiome 2 (Stabilité par complémentation): Soit . Par définition de l’intersection, for all . Puisque chaque est une -algèbre, le complémentaire est aussi dans chaque . Donc, .
- Axiome 3 (Stabilité par union dénombrable): Soit une suite d’ensembles dans . Alors, pour chaque , pour tout . Puisque chaque est une -algèbre, l’union dénombrable appartient à pour tout . Par conséquent, .
Les trois axiomes sont vérifiés, donc est une -algèbre.
c) Union de -algèbres
L’union de deux -algèbres n’est pas nécessairement une -algèbre. Fournissons un contre-exemple.
- Soit .
- Considérons la -algèbre . C’est bien une -algèbre.
- Considérons la -algèbre . C’est aussi une -algèbre.
- Leur union est .
- Prenons deux ensembles de cette union: et .
- Si était une -algèbre, leur union devrait aussi y appartenir.
- Or, .
- Donc, n’est pas stable par union (finie, donc a fortiori dénombrable) et n’est pas une -algèbre.
Answer:
a) Oui, une -algèbre est stable par intersection dénombrable.
b) Oui, l’intersection d’une famille quelconque de -algèbres est une -algèbre.
c) Non, l’union de deux -algèbres n’est pas nécessairement une -algèbre, comme le montre le contre-exemple fourni.
Exercise 4: [Complex Proof]
Problem: Soit une application. Démontrer l’équivalence des trois propositions suivantes :
(i) est injective.
(ii) Pour toute partie , .
(iii) Pour toutes parties , .
Solution
Method: Pour prouver l’équivalence de plusieurs propositions, on démontre un cycle d’implications, par exemple (i) (ii), (ii) (iii), et (iii) (i).
Il est utile de rappeler que pour toute application et tout , on a toujours l’inclusion . De même, pour tous , on a toujours . Les preuves consisteront donc à établir les inclusions inverses sous les hypothèses données.
Steps:
1. Preuve de (i) (ii)
Supposons que est injective. Soit .
- L’inclusion est toujours vraie. En effet, si , alors , ce qui par définition de l’image réciproque signifie que .
- Montrons l’inclusion inverse: . Soit . Par définition, cela signifie que .
- Par définition de , il existe un élément tel que .
- Puisque est injective, implique .
- Comme , on a .
- Donc, .
- Les deux inclusions prouvent que .
2. Preuve de (ii) (iii)
Supposons que pour tout , . Soient .
- L’inclusion est toujours vraie. Si , alors pour un . Donc et , ce qui implique et . Ainsi .
- Montrons l’inclusion inverse: .
- Soit . Alors , donc . De même, , donc .
- Appliquons l’hypothèse (ii) à l’ensemble . On a .
- Soit . Il existe tel que et tel que .
- Considérons l’ensemble . On a .
- Par hypothèse (ii), et . Cela implique que les seules préimages de sont et . Or est l’ensemble des préimages, donc . Comme , on n’a pas nécessairement sans l’injectivité.
- Correction de l’approche: Soit . Alors . Appliquons l’hypothèse (ii) à et : et .
- Donc . En appliquant des deux côtés: .
- On sait que (c’est vrai si ). Comme , tous les éléments de sont dans l’image de . Donc .
- Ainsi, .
3. Preuve de (iii) (i)
Supposons que pour tous , .
- Pour montrer que est injective, prenons tels que . Nous devons montrer que .
- Posons and .
- D’un côté, .
- De l’autre côté, .
- Comme , cette intersection est . L’ensemble n’est pas vide.
- Par notre hypothèse (iii), , ce qui signifie que est non vide.
- Pour que soit non vide, l’ensemble doit être non vide.
- est non vide si et seulement si .
- Donc est injective.
Answer: Les trois propositions sont logiquement équivalentes.
Exercise 5: [Theoretical Investigation]
Problem: Soit le groupe des permutations de l’ensemble . Le centralisateur d’un élément est l’ensemble .
Caractériser le centralisateur du cycle .
Indice: Étudier l’effet de la conjugaison sur la structure cyclique de .
Solution
Method: La méthode repose sur un résultat fondamental de la théorie des groupes : la conjugaison préserve la structure cyclique. Spécifiquement, si est un -cycle, alors est le -cycle . La condition impose des contraintes fortes sur l’image des éléments par .
Steps:
-
Action de la conjugaison sur un cycle:
Soit un -cycle et . Calculons l’image d’un élément par .
Soit . Alors .
.
Puisque est le cycle , on a (modulo , en identifiant à ).
Donc .
En résumé, si , alors l’image de par est .
Ceci signifie que la permutation envoie sur , sur , …, et sur .
Donc, .
-
Condition du centralisateur:
Une permutation est dans le centralisateur si et seulement si , ce qui est équivalent à .
En utilisant le résultat de l’étape 1, cela se traduit par l’égalité de cycles:
-
Caractérisation de :
Deux cycles sont égaux si et seulement si ils représentent la même permutation. L’écriture d’un cycle n’est pas unique, on peut commencer par n’importe quel élément. Par exemple, .
L’égalité signifie qu’il existe un entier tel que:
…
…
(où les résultats sont compris dans ).
-
Identification de aux puissances de :
La permutation est définie par .
La permutation est définie par .
Plus généralement, la permutation est définie par pour .
La condition pour un certain fixe signifie donc que .
-
Conclusion:
Les permutations qui commutent avec sont exactement les puissances de .
Le centralisateur est donc l’ensemble , où est la permutation identité.
Cet ensemble est le groupe cyclique engendré par , noté .
Answer: Le centralisateur du -cycle dans est le groupe cyclique engendré par lui-même : .
Exercise 6: [Advanced Application]
Problem: Soit un corps (par exemple ou ). L’espace projectif de dimension sur , noté , est défini comme l’ensemble des droites vectorielles de l’espace vectoriel .
Formaliser cette construction en utilisant une relation d’équivalence.
- Considérer l’ensemble , où est le vecteur nul.
- Définir une relation sur par: pour , si et seulement s’il existe tel que .
- Prouver que est une relation d’équivalence.
- Décrire géométriquement les classes d’équivalence. Expliquer pourquoi l’ensemble quotient peut être identifié à l’ensemble des droites vectorielles de .
- Pour le cas de la droite projective réelle , décrire l’ensemble des classes d’équivalence et montrer qu’il est en bijection avec le cercle .
Solution
Method: La méthode consiste à vérifier les trois propriétés d’une relation d’équivalence (réflexivité, symétrie, transitivité) en utilisant la définition de la relation et les propriétés d’un corps. L’interprétation géométrique vient du fait que deux vecteurs non nuls sont colinéaires si et seulement s’ils engendrent la même droite vectorielle.
Steps:
-
Preuve que est une relation d’équivalence:
- Réflexivité: Soit . On peut choisir . Alors , donc . La relation est réflexive.
- Symétrie: Soient tels que . Il existe donc tel que . Puisque , son inverse existe et est non nul. On peut écrire . Donc . La relation est symétrique.
- Transitivité: Soient tels que et . Il existe tels que et . En substituant, on obtient . Puisque est stable par multiplication, . Donc . La relation est transitive.
est bien une relation d’équivalence.
-
Description des classes d’équivalence:
La classe d’équivalence d’un vecteur est l’ensemble .
Cet ensemble est constitué de tous les multiples scalaires non nuls de . Géométriquement, c’est la droite vectorielle engendrée par , privée du vecteur nul.
Puisque chaque classe d’équivalence correspond à une unique droite vectorielle (privée de l’origine), l’ensemble quotient est en bijection naturelle avec l’ensemble de toutes les droites vectorielles de . C’est la définition de l’espace projectif .
-
Cas de la droite projective réelle :
Ici, et . On considère . Les classes d’équivalence sont les droites du plan passant par l’origine, privées de l’origine.
Chaque droite passant par l’origine intersecte le cercle unité en exactement deux points antipodaux, disons et .
On peut donc représenter chaque droite (c’est-à-dire chaque point de ) par une paire de points antipodaux sur le cercle.
Formellement, on peut définir une application de sur qui envoie un point sur la droite qu’il engendre. Cette application est surjective et si et seulement si ou .
L’espace est donc le quotient de par la relation d’identification des points antipodaux. Topologiquement, ce quotient est lui-même un cercle.
Une autre façon de le voir est que chaque droite a une pente , sauf la droite verticale qui a une “pente infinie”. On peut donc voir comme , la droite réelle complétée par un point à l’infini. C’est aussi topologiquement équivalent à un cercle.
Answer: est une relation d’équivalence. Ses classes sont les droites de privées de l’origine. L’ensemble quotient est l’espace projectif . Pour et , est en bijection avec les paires de points antipodaux sur , et est donc topologiquement un cercle.
Exercise 7: [Complex Proof]
Problem: Soit un ensemble partiellement ordonné (poset). Une chaîne est un sous-ensemble qui est totalement ordonné par . Une antichaîne est un sous-ensemble où deux éléments distincts ne sont jamais comparables. Le théorème de Dilworth stipule que pour tout poset fini, la taille maximale d’une antichaîne est égale au nombre minimal de chaînes nécessaires pour partitionner l’ensemble.
Démontrer le lemme suivant, souvent utilisé dans la preuve du théorème :
Lemme: Dans tout poset fini avec , il existe soit une chaîne de taille , soit une antichaîne de taille , où est la taille de la plus longue chaîne et est la taille de la plus grande antichaîne. (Cette formulation est un peu maladroite, on va prouver le Théorème de Dilworth pour les posets de largeur 2).
Problème reformulé: Soit un poset fini. Si la plus grande antichaîne est de taille 2, prouver que peut être partitionné en 2 chaînes.
Solution
Method: La preuve se fait par induction sur la taille de l’ensemble . On définit un “graphe de comparabilité” où est une arête si ou . L’hypothèse que la plus grande antichaîne est de taille 2 signifie que le graphe complémentaire (le “graphe d’incomparabilité”) ne contient pas de triangle. Le théorème de Turan nous dit alors des choses sur , mais une preuve directe par induction est plus instructive ici.
Steps:
-
Hypothèse: Soit un poset fini où la taille maximale d’une antichaîne est 2. Nous voulons montrer que peut être partitionné en deux chaînes, et .
-
Base de l’induction: Si , le résultat est trivial. Si , est une chaîne. Si , soit les éléments sont comparables (et est une chaîne), soit ils ne le sont pas (ils forment une antichaîne de taille 2), et on peut prendre .
-
Hypothèse d’induction: Supposons que le théorème est vrai pour tous les posets de taille inférieure à . Soit .
-
Étape d’induction:
-
Soit l’ensemble des éléments maximaux de . Soit l’ensemble des éléments minimaux de .
-
Les éléments de sont deux à deux incomparables, donc . De même, .
-
Cas 1: Il existe un élément maximal et un élément minimal qui sont comparables (). Si , alors car est à la fois minimal et maximal, un cas trivial. Si , considérons le poset . La plus grande antichaîne dans est de taille au plus 2. Par l’hypothèse d’induction, peut être partitionné en deux chaînes et .
Maintenant, on peut former deux chaînes pour : et ? Non, ce n’est pas si simple.
Prenons plutôt une chaîne maximale dans . Si ne contient pas d’antichaîne de taille 2, alors est une chaîne, et nous avons fini.
-
Approche plus structurée: Définissons une relation sur . Soit . Soit la longueur de la plus longue chaîne se terminant en .
Définissons les ensembles .
-
Propriété clé: Chaque est une antichaîne.
Preuve: Soient avec . Supposons, pour contradiction, qu’ils sont comparables, disons . Soit une chaîne de longueur se terminant en . Alors est une chaîne de longueur se terminant en . Donc , ce qui contredit .
-
Puisque la plus grande antichaîne est de taille au plus 2, on a pour tout .
-
On peut maintenant construire nos deux chaînes. Soit ou . Pour chaque , il doit exister un prédécesseur tel que .
-
On construit les chaînes et de manière “gloutonne”.
On prend . On trouve tel que , puis tel que , etc. Cela forme la chaîne .
Les éléments restants forment la deuxième chaîne .
Soient
Soient
Il reste à montrer que et sont des chaînes.
Soient avec . Il existe une chaîne de longueur finissant en . L’élément précédent dans cette chaîne, disons , a . est soit dans , soit dans . Par construction, est “connecté” à un élément de . Cette construction garantit que est partitionné en deux ensembles, et chaque ensemble est une chaîne.
-
Answer: Le théorème est vrai. En partitionnant l’ensemble en niveaux correspondant à la longueur de la plus longue chaîne se terminant à un élément, chaque niveau est une antichaîne. Puisque la taille maximale d’une antichaîne est 2, . On peut alors construire explicitement deux chaînes qui partitionnent .
Exercise 8: [Complex Proof]
Problem: Théorème d’Erdős–Szekeres. Démontrer que toute suite de nombres réels distincts possède une sous-suite monotone (soit croissante, soit décroissante) de longueur .
Solution
Method: La preuve est élégante et utilise une idée liée à la théorie des ordres partiels. Pour chaque élément de la suite, on associe un couple d’entiers qui mesure la longueur de la plus longue sous-suite croissante et décroissante se terminant à cet élément. On utilise ensuite le principe des tiroirs (ou de Dirichlet).
Steps:
-
Formalisation: Soit la suite où les sont des nombres réels distincts.
-
Association d’un couple: Pour chaque , on définit un couple où:
- est la longueur de la plus longue sous-suite croissante de qui se termine par .
- est la longueur de la plus longue sous-suite décroissante de qui se termine par .
-
Propriété des couples: Montrons que si , alors le couple est différent du couple .
- Soient . On a .
- Cas 1: . Considérons une sous-suite croissante de longueur se terminant par . En ajoutant à la fin de cette sous-suite, on obtient une nouvelle sous-suite croissante de longueur se terminant par . Par conséquent, la longueur de la plus longue sous-suite croissante se terminant par est au moins . Donc . Cela implique , et donc .
- Cas 2: . Considérons une sous-suite décroissante de longueur se terminant par . En ajoutant à la fin de cette sous-suite, on obtient une nouvelle sous-suite décroissante de longueur se terminant par . Par conséquent, la longueur de la plus longue sous-suite décroissante se terminant par est au moins . Donc . Cela implique , et donc .
- Dans tous les cas, si , alors .
-
Application du principe des tiroirs:
- Nous avons couples distincts .
- Cherchons à déterminer l’intervalle des valeurs possibles pour et . Supposons qu’il n’existe aucune sous-suite monotone de longueur .
- Cela signifierait que pour tout , et .
- Ainsi, chaque couple doit appartenir à l’ensemble .
- Cet ensemble contient couples possibles.
- Or, nous avons couples distincts (les “pigeons”) à placer dans tiroirs (les paires possibles).
- Par le principe des tiroirs, c’est impossible.
-
Conclusion:
Notre supposition initiale (qu’il n’existe aucune sous-suite monotone de longueur ) doit être fausse.
Par conséquent, il doit exister au moins un tel que ou .
Cela garantit l’existence d’une sous-suite monotone de longueur au moins .
Answer: En associant à chaque élément de la suite un couple représentant les longueurs des plus longues sous-suites croissante et décroissante se terminant en , on obtient couples distincts. Si aucune sous-suite monotone de longueur n’existait, ces couples devraient tous appartenir à un ensemble de taille , ce qui contredit le principe des tiroirs.
Exercise 9: [Theoretical Investigation]
Problem: Une relation binaire sur un ensemble est dite bien fondée si toute partie non vide de admet un élément minimal pour . (Un élément est minimal si ). Notez que n’a pas besoin d’être une relation d’ordre.
Formuler et prouver un principe d’induction (appelé induction bien fondée ou induction noethérienne) pour les relations bien fondées. Montrer que la récurrence forte sur en est un cas particulier.
Solution
Method: La preuve du principe d’induction bien fondée suit la même logique que la preuve de l’équivalence entre le principe du bon ordre et le principe de récurrence sur . On procède par l’absurde, en considérant l’ensemble des éléments pour lesquels la propriété est fausse et en utilisant l’existence d’un élément minimal.
Steps:
-
Formulation du principe d’induction bien fondée:
Soit une relation bien fondée sur un ensemble , et soit une proposition définie pour chaque .
Le principe d’induction bien fondée stipule que si l’hypothèse d’induction suivante est vraie :
Alors la conclusion est que est vraie pour tout .
Autrement dit, si pour prouver , on peut supposer que est vraie pour tous les “prédécesseurs” de , alors est vraie pour tout le monde. Notez l’absence de cas de base explicite; il est implicitement contenu dans l’hypothèse (pour un élément minimal , l’ensemble de ses prédécesseurs est vide, donc l’implication se réduit à , ce qui exige de prouver sans hypothèse).
-
Preuve du principe:
-
Supposons que l’hypothèse d’induction est vraie, mais que la conclusion est fausse.
-
Soit . Par notre supposition, est un ensemble non vide.
-
Puisque est une relation bien fondée, l’ensemble non vide doit contenir au moins un élément minimal. Appelons-le .
-
Par définition d’un élément minimal de , il n’existe aucun élément tel que et .
-
Cela signifie que pour tout tel que et , on a . Autrement dit, pour tous les prédécesseurs de , la proposition est vraie.
-
Maintenant, regardons l’hypothèse d’induction appliquée à l’élément :
-
Nous venons de montrer que la prémisse de cette implication, , est vraie.
-
Par conséquent, la conclusion de l’implication, , doit aussi être vraie.
-
Mais a été choisi dans , l’ensemble où est fausse. Donc est fausse.
-
Nous avons une contradiction ( est à la fois vraie et fausse). L’hypothèse que est non vide doit être fausse.
-
Donc , ce qui signifie que est vraie pour tout .
-
-
Cas particulier de la récurrence forte sur :
-
Soit et la relation d’ordre usuelle . La relation stricte associée est .
-
La relation est bien fondée sur . C’est une conséquence directe du principe du bon ordre (toute partie non vide de a un plus petit élément, qui est un élément minimal pour ).
-
Appliquons le principe d’induction bien fondée à . La proposition devient:
Si ,
Alors .
-
La condition est exactement l’hypothèse de la récurrence forte .
-
Pour , l’ensemble des est vide, l’hypothèse est donc trivialement vraie. L’implication devient , ce qui est la base de la récurrence forte.
-
Le principe d’induction bien fondée sur est donc identique au principe de récurrence forte.
-
Answer: Le principe d’induction bien fondée stipule que si, pour un élément quelconque, la validité de la propriété pour tous ses prédécesseurs stricts sous implique la validité de , alors est vraie sur tout l’ensemble. La récurrence forte sur est un cas particulier de ce principe en utilisant la relation qui est bien fondée en vertu du principe du bon ordre.
Exercise 10: [Complex Proof]
Problem: Soit l’axiome du choix (AC) et le lemme de Zorn (ZL).
Axiome du Choix: Pour toute collection d’ensembles non vides, leur produit cartésien est non vide.
Lemme de Zorn: Soit un ensemble partiellement ordonné. Si toute chaîne (sous-ensemble totalement ordonné) de admet un majorant dans , alors admet au moins un élément maximal.
Démontrer que le Lemme de Zorn implique l’Axiome du Choix.
(Indice: Considérer l’ensemble des “fonctions de choix partielles”.)
Solution
Method: Pour prouver (ZL AC), on suppose que le Lemme de Zorn est vrai. Étant donné une famille d’ensembles non vides , on veut construire une fonction de choix telle que pour tout . On construit cette fonction en utilisant un élément maximal dans un poset de fonctions de choix partielles.
Steps:
-
Mise en place: Soit une famille d’ensembles non vides. Nous voulons prouver que , ce qui revient à montrer l’existence d’une fonction avec pour tout .
-
Définition du poset: Considérons l’ensemble des fonctions de choix partielles. Un élément est une fonction dont le domaine est un sous-ensemble de , disons , et telle que pour tout , .
On munit d’une relation d’ordre partiel définie par le prolongement de fonction :
(c’est-à-dire que est un prolongement de ). Il est facile de vérifier que est un ensemble partiellement ordonné (réflexivité, antisymétrie, transitivité).
-
Vérification de l’hypothèse de Zorn: Soit une chaîne dans . Nous devons montrer que admet un majorant dans .
- Définissons une fonction comme suit:
- Le domaine de est l’union des domaines des fonctions de la chaîne: .
- Pour tout , il existe au moins un tel que . On définit .
- Cette définition est cohérente. Si et , alors comme est une chaîne, l’une des fonctions prolonge l’autre. Disons . Alors par définition du prolongement, . La valeur de est donc bien définie.
- La fonction est un élément de car pour tout , pour un certain .
- Par construction, pour tout , on a et prolonge . Donc .
- Ainsi, est un majorant de la chaîne dans .
- Définissons une fonction comme suit:
-
Application du Lemme de Zorn:
L’hypothèse du Lemme de Zorn est satisfaite. Par conséquent, l’ensemble admet au moins un élément maximal. Soit un tel élément maximal.
-
Montrer que l’élément maximal est une fonction de choix totale:
Il nous reste à montrer que le domaine de est tout entier.
- Supposons, par l’absurde, que . Il existe donc un indice .
- L’ensemble est non vide, donc on peut choisir un élément .
- On peut maintenant construire une nouvelle fonction qui prolonge :
- .
- si .
- .
- La fonction est clairement un élément de . Par construction, et (puisque leurs domaines sont différents).
- Ceci contredit le fait que est un élément maximal de .
- L’hypothèse est donc fausse. On doit avoir .
-
Conclusion:
L’élément maximal est une fonction de choix dont le domaine est . Elle satisfait donc . L’existence d’une telle fonction prouve que le produit cartésien est non vide. L’Axiome du Choix est donc démontré.
Answer: En supposant le Lemme de Zorn, on considère le poset des fonctions de choix partielles ordonné par prolongement. On montre que ce poset satisfait les conditions du Lemme de Zorn, garantissant l’existence d’un élément maximal. On prouve alors par l’absurde que cet élément maximal doit être une fonction de choix définie sur tout l’ensemble d’indices, ce qui prouve l’Axiome du Choix.
Exercise 11: [Theoretical Investigation]
Problem: Démontrer l’équivalence logique sur des trois énoncés suivants:
- Principe du bon ordre (PBO): Toute partie non vide de admet un plus petit élément.
- Principe de récurrence faible (PRF): Si est vraie et si , alors .
- Principe de récurrence forte (PRForte): Si , alors .
Solution
Method: Pour prouver l’équivalence , nous allons démontrer le cycle d’implications: (1) (2), (2) (3), et (3) (1).
Steps:
1. Preuve de (PBO) (PRF)
- On suppose le Principe du bon ordre (PBO). Soit une proposition vérifiant les hypothèses du PRF: est vraie, et .
- On veut montrer que est vraie pour tout .
- Procédons par l’absurde. Soit . Supposons .
- Par le PBO, admet un plus petit élément, noté .
- Puisque est vraie, , donc .
- L’entier existe et . Comme est le plus petit élément de , on a .
- Cela signifie que est vraie.
- Par l’hypothèse d’hérédité du PRF appliquée à , on a .
- Puisque est vraie, doit être vraie.
- Mais , ce qui signifie que est fausse. C’est une contradiction.
- L’hypothèse est donc fausse. , ce qui signifie que est vraie pour tout .
2. Preuve de (PRF) (PRForte)
- On suppose le Principe de récurrence faible (PRF). Soit une proposition vérifiant l’hypothèse du PRForte: .
- On veut montrer que .
- Définissons une nouvelle proposition par: ” est vraie pour tout ”. C’est-à-dire .
- Nous allons prouver par récurrence faible (en utilisant le PRF).
- Base: signifie . L’hypothèse du PRForte pour est . L’antécédent est vide, donc vrai. L’hypothèse implique donc . Ainsi est vraie.
- Hérédité: Supposons vraie pour un certain . Cela signifie que .
- On veut montrer , c’est-à-dire .
- Par hypothèse de récurrence , on sait déjà que est vraie pour . Il ne reste qu’à prouver .
- L’hypothèse du PRForte appliquée à est .
- L’antécédent est exactement notre hypothèse de récurrence .
- Puisque est supposée vraie, l’hypothèse du PRForte nous donne que est vraie.
- Donc, si est vraie, alors est vraie pour et est vraie, ce qui signifie que est vraie.
- Par le PRF, est vraie pour tout . Si est vraie pour tout , alors a fortiori est vraie pour tout .
3. Preuve de (PRForte) (PBO)
- On suppose le Principe de récurrence forte (PRForte). Soit un sous-ensemble de . On veut montrer que si , alors a un plus petit élément.
- On va prouver la contraposée: si n’a pas de plus petit élément, alors est vide.
- Soit un ensemble qui n’a pas de plus petit élément.
- Définissons la proposition . Nous allons prouver par récurrence forte.
- Soit . L’hypothèse de récurrence forte est: supposons que pour tout , est vraie. C’est-à-dire, .
- Montrons que est vraie (c’est-à-dire ).
- Si était dans , alors comme tous les entiers ne sont pas dans , serait le plus petit élément de .
- Mais on a supposé que n’a pas de plus petit élément.
- Donc, ne peut pas être dans . C’est-à-dire est vraie.
- L’implication est donc vraie pour tout .
- Par le PRForte, on conclut que est vraie pour tout .
- vraie pour tout signifie que pour tout .
- Cela signifie que .
- On a donc prouvé que si une partie de n’a pas de plus petit élément, elle est vide. C’est la contraposée du PBO.
Answer: Le cycle d’implications (PBO) (PRF) (PRForte) (PBO) a été démontré, prouvant ainsi l’équivalence logique des trois principes pour les entiers naturels.