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Rappels et notation - fiches de révision (A)
Qu'est-ce qu'un ensemble et quelles sont les deux manières principales de le définir ?
Solution
Un ensemble est une collection d'objets distincts, appelés éléments. L'appartenance d'un élément à un ensemble se note .
Il existe deux manières principales de définir un ensemble :
-
En extension : En listant tous ses éléments entre accolades. L'ordre et les répétitions n'ont pas d'importance.
Exemple : . Cet ensemble est identique à et à .
-
En compréhension : En décrivant une propriété que ses éléments doivent vérifier. On note .
Exemple : L'ensemble des entiers naturels pairs peut s'écrire .
Expliquez la différence fondamentale entre le symbole d'appartenance () et le symbole d'inclusion ().
Solution
La principale différence réside dans la nature des objets qu'ils relient :
-
Le symbole d'appartenance () relie un élément à un ensemble. L'expression signifie que " est un élément de l'ensemble ".
-
Le symbole d'inclusion () relie deux ensembles. L'expression signifie que " est un sous-ensemble de ", c'est-à-dire que tous les éléments de l'ensemble sont aussi des éléments de l'ensemble .
Exemple : Soit l'ensemble .
- (1 est un élément de E).
- (l'ensemble est lui-même un élément de E).
- (l'ensemble contenant 1 et 2 est un sous-ensemble de E).
- (l'ensemble contenant l'élément est un sous-ensemble de E).
Attention, car ses éléments, et , ne sont pas des éléments de .
Comment démontre-t-on que deux ensembles et sont égaux ?
Solution
Pour démontrer que deux ensembles et sont égaux (), on doit montrer qu'ils ont exactement les mêmes éléments. La méthode standard est de prouver la double inclusion :
- Montrer que : On prend un élément quelconque et on démontre qu'il doit aussi appartenir à .
- Montrer que : On prend un élément quelconque et on démontre qu'il doit aussi appartenir à .
Si ces deux inclusions sont vraies, on peut conclure que .
Exemple : Soit et . Montrons que .
-
: Soit . Alors est un entier naturel solution de . Les solutions de cette équation sont et . Donc, doit être égal à 1 ou 2. Dans les deux cas, .
-
: Soit .
- Si , on vérifie que . Donc .
- Si , on vérifie que . Donc .
Dans les deux cas, .
Puisque et , on a .
Définissez l'union () et l'intersection () de deux ensembles et .
Solution
Soient et deux ensembles.
-
Réunion () : C'est l'ensemble de tous les éléments qui appartiennent à , ou à , ou aux deux.
-
Intersection () : C'est l'ensemble de tous les éléments qui appartiennent à la fois à et à .
Exemple : Soient et .
- (les éléments communs n'apparaissent qu'une fois).
- (seuls les éléments 3 et 4 sont dans les deux ensembles).
Quelles sont les lois de De Morgan pour le complémentaire des ensembles ?
Solution
Les lois de De Morgan décrivent comment le complémentaire interagit avec l'union et l'intersection. Soient et deux sous-ensembles d'un ensemble de référence . Leurs complémentaires sont notés et .
Formules :
-
Le complémentaire de l'union est l'intersection des complémentaires :
-
Le complémentaire de l'intersection est l'union des complémentaires :
Intuitivement :
- Ne pas être dans "(A ou B)" signifie être "ni dans A, ni dans B", ce qui est équivalent à "être dans (non A) et dans (non B)".
- Ne pas être dans "(A et B)" signifie "ne pas être dans A ou ne pas être dans B".
Qu'est-ce que le produit cartésien () et l'ensemble des parties () ?
Solution
-
Produit cartésien () : C'est l'ensemble de tous les couples ordonnés où le premier élément vient de l'ensemble et le second élément vient de l'ensemble . L'ordre est important.
-
Ensemble des parties () : C'est l'ensemble de tous les sous-ensembles de , y compris l'ensemble vide et l'ensemble lui-même.
Exemple : Soit l'ensemble .
- .
- .
Si , alors et .
Expliquez ce qu'est une application injective, surjective et bijective.
Solution
Soit une application .
-
Injective : Une application est injective si deux éléments distincts de l'ensemble de départ ont toujours des images distinctes dans l'ensemble d'arrivée . Autrement dit, chaque élément de a au plus un antécédent.
Exemple : de dans .
-
Surjective : Une application est surjective si tout élément de l'ensemble d'arrivée a au moins un antécédent dans . Autrement dit, l'image de est égale à l'ensemble d'arrivée tout entier.
Exemple : de dans .
-
Bijective : Une application est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela signifie que tout élément de a exactement un antécédent dans .
Exemple : de dans .
Quelles sont les trois propriétés qui caractérisent une relation d'équivalence ?
Solution
Une relation binaire sur un ensemble est une relation d'équivalence si elle est :
-
Réflexive : Tout élément est en relation avec lui-même.
-
Symétrique : Si est en relation avec , alors est en relation avec .
-
Transitive : Si est en relation avec et est en relation avec , alors est en relation avec .
Exemple : L'égalité (=) sur les nombres réels est une relation d'équivalence. La relation "a le même âge que" sur un groupe de personnes est aussi une relation d'équivalence.
Quel est le lien fondamental entre une relation d'équivalence sur un ensemble et une partition de ?
Solution
Le lien est une correspondance directe et fondamentale :
-
D'une relation d'équivalence à une partition : Les classes d'équivalence d'une relation d'équivalence sur un ensemble forment une partition de .
Une classe d'équivalence est l'ensemble de tous les éléments en relation avec . Ces classes sont non vides, deux à deux disjointes, et leur réunion est tout entier.
-
D'une partition à une relation d'équivalence : Réciproquement, si on a une partition de , on peut définir une relation d'équivalence en disant que " si et seulement si et appartiennent au même sous-ensemble de la partition".
En résumé, les concepts de "relation d'équivalence" et de "partition" sont deux manières différentes de décrire la même idée de "regroupement" d'éléments similaires au sein d'un ensemble.
Quelles sont les trois propriétés qui définissent une relation d'ordre (partiel) ?
Solution
Une relation binaire sur un ensemble est une relation d'ordre si elle est :
-
Réflexive : Tout élément est en relation avec lui-même.
-
Antisymétrique : Si est en relation avec et est en relation avec , alors ils doivent être égaux. C'est la propriété clé qui distingue l'ordre de l'équivalence.
-
Transitive : Si est "plus petit" que et est "plus petit" que , alors est "plus petit" que .
Exemple : La relation "inférieur ou égal à" () sur les entiers, ou la relation d'inclusion () sur l'ensemble des parties d'un ensemble.
Quelle est la différence entre un ordre partiel et un ordre total ? Donnez un exemple pour chacun.
Solution
La différence réside dans la comparabilité des éléments.
-
Un ordre partiel sur un ensemble est une relation d'ordre où il peut exister des paires d'éléments qui ne sont pas comparables. C'est-à-dire qu'il peut exister tels que l'on n'a ni ni .
-
Un ordre total est un cas particulier d'ordre partiel où tous les éléments sont comparables. Pour n'importe quelle paire d'éléments , on a toujours soit , soit .
Exemples :
-
Ordre total : L'ensemble des nombres réels muni de la relation "inférieur ou égal à" (). Pour deux réels quelconques et , on a toujours ou .
-
Ordre partiel (non total) : L'ensemble muni de la relation de divisibilité. C'est un ordre partiel car on ne peut pas comparer et : ne divise pas , et ne divise pas .
Quelles sont les deux étapes clés d'une démonstration par récurrence simple ?
Solution
Pour prouver par récurrence qu'une proposition est vraie pour tous les entiers , il faut valider deux étapes :
-
Initialisation (ou Cas de base) : On vérifie manuellement que la proposition est vraie pour le premier rang, . C'est le point de départ de notre "chaîne de dominos".
On montre que est vraie.
-
Hérédité (ou Étape de récurrence) : On montre que si la proposition est vraie pour un rang quelconque (où ), alors elle est nécessairement vraie pour le rang suivant, . Pour cela, on suppose que est vraie (c'est l'hypothèse de récurrence) et on utilise cette supposition pour démontrer .
On montre l'implication : .
Si ces deux étapes sont réussies, par le principe de récurrence, on conclut que est vraie pour tout entier .
En utilisant le principe de récurrence, montrez que pour tout , .
Solution
Soit la proposition : .
1. Initialisation (pour )
- Le membre de gauche est .
- Le membre de droite est .
- Puisque , la proposition est vraie.
2. Hérédité
Soit un entier . Supposons que est vraie (hypothèse de récurrence), c'est-à-dire :
Montrons que est vraie, c'est-à-dire .
On part du membre de gauche de :
On utilise l'hypothèse de récurrence pour remplacer la somme jusqu'à :
On met en facteur commun :
Ceci est bien le membre de droite de la proposition . L'hérédité est donc prouvée.
Conclusion
Par le principe de récurrence, la formule est vraie pour tout entier .
Quelle est la différence entre l'hypothèse de récurrence dans une récurrence simple et dans une récurrence forte ?
Solution
La différence réside dans la portée de ce que l'on suppose pour prouver la propriété au rang .
-
Récurrence simple : L'hypothèse de récurrence est que la propriété est vraie pour un seul rang, le rang . On suppose pour prouver .
-
Récurrence forte : L'hypothèse de récurrence est que la propriété est vraie pour tous les rangs depuis le début () jusqu'à . On suppose pour prouver .
La récurrence forte est particulièrement utile lorsque la propriété au rang ne dépend pas seulement du rang , mais potentiellement de plusieurs rangs précédents. C'est le cas par exemple dans la preuve de l'existence de la décomposition en facteurs premiers, où un nombre peut être le produit de deux nombres et qui sont tous deux plus petits que .