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Rappels et notation - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'un ensemble et quelles sont les deux manières principales de le définir ?

Solution

Un ensemble est une collection d'objets distincts, appelés éléments. L'appartenance d'un élément xx à un ensemble EE se note xEx \in E.

Il existe deux manières principales de définir un ensemble :

  1. En extension : En listant tous ses éléments entre accolades. L'ordre et les répétitions n'ont pas d'importance.

    Exemple : A={1,2,3}A = \{1, 2, 3\}. Cet ensemble est identique à {3,1,2}\{3, 1, 2\} et à {1,2,2,3}\{1, 2, 2, 3\}.

  2. En compréhension : En décrivant une propriété P(x)\mathcal{P}(x) que ses éléments doivent vérifier. On note {xE:P(x)}\{x \in E : \mathcal{P}(x)\}.

    Exemple : L'ensemble des entiers naturels pairs peut s'écrire P={nN:n est un multiple de 2}P = \{n \in \mathbb{N} : n \text{ est un multiple de 2}\}.

Expliquez la différence fondamentale entre le symbole d'appartenance (\in) et le symbole d'inclusion (\subseteq).

Solution

La principale différence réside dans la nature des objets qu'ils relient :

  • Le symbole d'appartenance (\in) relie un élément à un ensemble. L'expression xEx \in E signifie que "xx est un élément de l'ensemble EE".

  • Le symbole d'inclusion (\subseteq) relie deux ensembles. L'expression AEA \subseteq E signifie que "AA est un sous-ensemble de EE", c'est-à-dire que tous les éléments de l'ensemble AA sont aussi des éléments de l'ensemble EE.

Exemple : Soit l'ensemble E={1,2,{3,4}}E = \{1, 2, \{3, 4\}\}.

  • 1E1 \in E (1 est un élément de E).
  • {3,4}E\{3, 4\} \in E (l'ensemble {3,4}\{3, 4\} est lui-même un élément de E).
  • {1,2}E\{1, 2\} \subseteq E (l'ensemble contenant 1 et 2 est un sous-ensemble de E).
  • {{3,4}}E\{\{3, 4\}\} \subseteq E (l'ensemble contenant l'élément {3,4}\{3, 4\} est un sous-ensemble de E).

Attention, {3,4}⊈E\{3, 4\} \not\subseteq E car ses éléments, 33 et 44, ne sont pas des éléments de EE.

Comment démontre-t-on que deux ensembles AA et BB sont égaux ?

Solution

Pour démontrer que deux ensembles AA et BB sont égaux (A=BA=B), on doit montrer qu'ils ont exactement les mêmes éléments. La méthode standard est de prouver la double inclusion :

  1. Montrer que ABA \subseteq B : On prend un élément quelconque xAx \in A et on démontre qu'il doit aussi appartenir à BB.
  2. Montrer que BAB \subseteq A : On prend un élément quelconque yBy \in B et on démontre qu'il doit aussi appartenir à AA.

Si ces deux inclusions sont vraies, on peut conclure que A=BA = B.

Exemple : Soit A={nN:n23n+2=0}A = \{n \in \mathbb{N} : n^2 - 3n + 2 = 0\} et B={1,2}B = \{1, 2\}. Montrons que A=BA=B.

  • ABA \subseteq B : Soit xAx \in A. Alors xx est un entier naturel solution de n23n+2=0n^2 - 3n + 2 = 0. Les solutions de cette équation sont n=1n=1 et n=2n=2. Donc, xx doit être égal à 1 ou 2. Dans les deux cas, xBx \in B.

  • BAB \subseteq A : Soit yBy \in B.

    • Si y=1y=1, on vérifie que 123(1)+2=01^2 - 3(1) + 2 = 0. Donc 1A1 \in A.
    • Si y=2y=2, on vérifie que 223(2)+2=02^2 - 3(2) + 2 = 0. Donc 2A2 \in A.

    Dans les deux cas, yAy \in A.

Puisque ABA \subseteq B et BAB \subseteq A, on a A=BA=B.

Définissez l'union (ABA \cup B) et l'intersection (ABA \cap B) de deux ensembles AA et BB.

Solution

Soient AA et BB deux ensembles.

  • Réunion (ABA \cup B) : C'est l'ensemble de tous les éléments qui appartiennent à AA, ou à BB, ou aux deux.

    AB={x:xA ou xB}A \cup B = \{x : x \in A \text{ ou } x \in B\}

  • Intersection (ABA \cap B) : C'est l'ensemble de tous les éléments qui appartiennent à la fois à AA et à BB.

    AB={x:xA et xB}A \cap B = \{x : x \in A \text{ et } x \in B\}

Exemple : Soient A={1,2,3,4}A = \{1, 2, 3, 4\} et B={3,4,5,6}B = \{3, 4, 5, 6\}.

  • AB={1,2,3,4,5,6}A \cup B = \{1, 2, 3, 4, 5, 6\} (les éléments communs n'apparaissent qu'une fois).
  • AB={3,4}A \cap B = \{3, 4\} (seuls les éléments 3 et 4 sont dans les deux ensembles).

Quelles sont les lois de De Morgan pour le complémentaire des ensembles ?

Solution

Les lois de De Morgan décrivent comment le complémentaire interagit avec l'union et l'intersection. Soient AA et BB deux sous-ensembles d'un ensemble de référence EE. Leurs complémentaires sont notés Aˉ\bar{A} et Bˉ\bar{B}.

Formules :

  1. Le complémentaire de l'union est l'intersection des complémentaires :

    AB=AˉBˉ\overline{A \cup B} = \bar{A} \cap \bar{B}

  2. Le complémentaire de l'intersection est l'union des complémentaires :

    AB=AˉBˉ\overline{A \cap B} = \bar{A} \cup \bar{B}

Intuitivement :

  1. Ne pas être dans "(A ou B)" signifie être "ni dans A, ni dans B", ce qui est équivalent à "être dans (non A) et dans (non B)".
  2. Ne pas être dans "(A et B)" signifie "ne pas être dans A ou ne pas être dans B".

Qu'est-ce que le produit cartésien (A×BA \times B) et l'ensemble des parties (P(A)\mathcal{P}(A)) ?

Solution
  • Produit cartésien (A×BA \times B) : C'est l'ensemble de tous les couples ordonnés (a,b)(a, b) où le premier élément aa vient de l'ensemble AA et le second élément bb vient de l'ensemble BB. L'ordre est important.

    A×B={(a,b):aA,bB}A \times B = \{(a, b) : a \in A, b \in B\}

  • Ensemble des parties (P(A)\mathcal{P}(A)) : C'est l'ensemble de tous les sous-ensembles de AA, y compris l'ensemble vide \emptyset et l'ensemble AA lui-même.

    P(A)={S:SA}\mathcal{P}(A) = \{S : S \subseteq A\}

Exemple : Soit l'ensemble C={x,y}C = \{x, y\}.

  • C×C={(x,x),(x,y),(y,x),(y,y)}C \times C = \{(x, x), (x, y), (y, x), (y, y)\}.
  • P(C)={,{x},{y},{x,y}}\mathcal{P}(C) = \{ \emptyset, \{x\}, \{y\}, \{x, y\} \}.

Si C=2|C|=2, alors C×C=CC=4|C \times C| = |C| \cdot |C| = 4 et P(C)=2C=22=4|\mathcal{P}(C)| = 2^{|C|} = 2^2 = 4.

Expliquez ce qu'est une application injective, surjective et bijective.

Solution

Soit une application f:EFf: E \to F.

  • Injective : Une application est injective si deux éléments distincts de l'ensemble de départ EE ont toujours des images distinctes dans l'ensemble d'arrivée FF. Autrement dit, chaque élément de FF a au plus un antécédent.

    x1,x2E,(f(x1)=f(x2)    x1=x2)\forall x_1, x_2 \in E, (f(x_1) = f(x_2) \implies x_1 = x_2)

    Exemple : f(n)=2nf(n) = 2n de N\mathbb{N} dans N\mathbb{N}.

  • Surjective : Une application est surjective si tout élément de l'ensemble d'arrivée FF a au moins un antécédent dans EE. Autrement dit, l'image de ff est égale à l'ensemble d'arrivée tout entier.

    yF,xE,y=f(x)\forall y \in F, \exists x \in E, y = f(x)

    Exemple : g(n)=ng(n) = |n| de Z\mathbb{Z} dans N\mathbb{N}.

  • Bijective : Une application est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela signifie que tout élément de FF a exactement un antécédent dans EE.

    yF,!xE,y=f(x)\forall y \in F, \exists! x \in E, y = f(x)

    Exemple : h(x)=x1h(x) = x-1 de R\mathbb{R} dans R\mathbb{R}.

Quelles sont les trois propriétés qui caractérisent une relation d'équivalence ?

Solution

Une relation binaire R\mathcal{R} sur un ensemble EE est une relation d'équivalence si elle est :

  1. Réflexive : Tout élément est en relation avec lui-même.

    xE,xRx\forall x \in E, x \mathcal{R} x

  2. Symétrique : Si xx est en relation avec yy, alors yy est en relation avec xx.

    x,yE,(xRy    yRx)\forall x, y \in E, (x \mathcal{R} y \implies y \mathcal{R} x)

  3. Transitive : Si xx est en relation avec yy et yy est en relation avec zz, alors xx est en relation avec zz.

    x,y,zE,(xRy et yRz    xRz)\forall x, y, z \in E, (x \mathcal{R} y \text{ et } y \mathcal{R} z \implies x \mathcal{R} z)

Exemple : L'égalité (=) sur les nombres réels est une relation d'équivalence. La relation "a le même âge que" sur un groupe de personnes est aussi une relation d'équivalence.

Quel est le lien fondamental entre une relation d'équivalence sur un ensemble EE et une partition de EE ?

Solution

Le lien est une correspondance directe et fondamentale :

  1. D'une relation d'équivalence à une partition : Les classes d'équivalence d'une relation d'équivalence R\mathcal{R} sur un ensemble EE forment une partition de EE.

    Une classe d'équivalence [x][x] est l'ensemble de tous les éléments en relation avec xx. Ces classes sont non vides, deux à deux disjointes, et leur réunion est EE tout entier.

  2. D'une partition à une relation d'équivalence : Réciproquement, si on a une partition de EE, on peut définir une relation d'équivalence en disant que "xRyx \mathcal{R} y si et seulement si xx et yy appartiennent au même sous-ensemble de la partition".

En résumé, les concepts de "relation d'équivalence" et de "partition" sont deux manières différentes de décrire la même idée de "regroupement" d'éléments similaires au sein d'un ensemble.

Quelles sont les trois propriétés qui définissent une relation d'ordre (partiel) ?

Solution

Une relation binaire \preceq sur un ensemble EE est une relation d'ordre si elle est :

  1. Réflexive : Tout élément est en relation avec lui-même.

    xE,xx\forall x \in E, x \preceq x

  2. Antisymétrique : Si xx est en relation avec yy et yy est en relation avec xx, alors ils doivent être égaux. C'est la propriété clé qui distingue l'ordre de l'équivalence.

    x,yE,(xy et yx    x=y)\forall x, y \in E, (x \preceq y \text{ et } y \preceq x \implies x = y)

  3. Transitive : Si xx est "plus petit" que yy et yy est "plus petit" que zz, alors xx est "plus petit" que zz.

    x,y,zE,(xy et yz    xz)\forall x, y, z \in E, (x \preceq y \text{ et } y \preceq z \implies x \preceq z)

Exemple : La relation "inférieur ou égal à" (\le) sur les entiers, ou la relation d'inclusion (\subseteq) sur l'ensemble des parties d'un ensemble.

Quelle est la différence entre un ordre partiel et un ordre total ? Donnez un exemple pour chacun.

Solution

La différence réside dans la comparabilité des éléments.

  • Un ordre partiel sur un ensemble EE est une relation d'ordre où il peut exister des paires d'éléments qui ne sont pas comparables. C'est-à-dire qu'il peut exister x,yEx, y \in E tels que l'on n'a ni xyx \preceq y ni yxy \preceq x.

  • Un ordre total est un cas particulier d'ordre partiel où tous les éléments sont comparables. Pour n'importe quelle paire d'éléments x,yEx, y \in E, on a toujours soit xyx \preceq y, soit yxy \preceq x.

Exemples :

  • Ordre total : L'ensemble des nombres réels R\mathbb{R} muni de la relation "inférieur ou égal à" (\le). Pour deux réels quelconques xx et yy, on a toujours xyx \le y ou yxy \le x.

  • Ordre partiel (non total) : L'ensemble E={1,2,3,6}E = \{1, 2, 3, 6\} muni de la relation de divisibilité. C'est un ordre partiel car on ne peut pas comparer 22 et 33 : 22 ne divise pas 33, et 33 ne divise pas 22.

Quelles sont les deux étapes clés d'une démonstration par récurrence simple ?

Solution

Pour prouver par récurrence qu'une proposition P(n)P(n) est vraie pour tous les entiers nn0n \ge n_0, il faut valider deux étapes :

  1. Initialisation (ou Cas de base) : On vérifie manuellement que la proposition est vraie pour le premier rang, n0n_0. C'est le point de départ de notre "chaîne de dominos".

    On montre que P(n0)P(n_0) est vraie.

  2. Hérédité (ou Étape de récurrence) : On montre que si la proposition est vraie pour un rang quelconque kk (où kn0k \ge n_0), alors elle est nécessairement vraie pour le rang suivant, k+1k+1. Pour cela, on suppose que P(k)P(k) est vraie (c'est l'hypothèse de récurrence) et on utilise cette supposition pour démontrer P(k+1)P(k+1).

    On montre l'implication : kn0,(P(k)    P(k+1))\forall k \ge n_0, (P(k) \implies P(k+1)).

Si ces deux étapes sont réussies, par le principe de récurrence, on conclut que P(n)P(n) est vraie pour tout entier nn0n \ge n_0.

En utilisant le principe de récurrence, montrez que pour tout n1n \ge 1, i=1ni=n(n+1)2\sum_{i=1}^{n} i = \frac{n(n+1)}{2}.

Solution

Soit P(n)P(n) la proposition : i=1ni=n(n+1)2\sum_{i=1}^{n} i = \frac{n(n+1)}{2}.

1. Initialisation (pour n=1n=1)

  • Le membre de gauche est i=11i=1\sum_{i=1}^{1} i = 1.
  • Le membre de droite est 1(1+1)2=22=1\frac{1(1+1)}{2} = \frac{2}{2} = 1.
  • Puisque 1=11=1, la proposition P(1)P(1) est vraie.

2. Hérédité

Soit un entier k1k \ge 1. Supposons que P(k)P(k) est vraie (hypothèse de récurrence), c'est-à-dire :

i=1ki=k(k+1)2\sum_{i=1}^{k} i = \frac{k(k+1)}{2}

Montrons que P(k+1)P(k+1) est vraie, c'est-à-dire i=1k+1i=(k+1)(k+2)2\sum_{i=1}^{k+1} i = \frac{(k+1)(k+2)}{2}.

On part du membre de gauche de P(k+1)P(k+1) :

i=1k+1i=(i=1ki)+(k+1)\sum_{i=1}^{k+1} i = \left(\sum_{i=1}^{k} i\right) + (k+1)

On utilise l'hypothèse de récurrence pour remplacer la somme jusqu'à kk :

=k(k+1)2+(k+1)= \frac{k(k+1)}{2} + (k+1)

On met (k+1)(k+1) en facteur commun :

=(k+1)(k2+1)=(k+1)(k+22)= (k+1) \left(\frac{k}{2} + 1\right) = (k+1) \left(\frac{k+2}{2}\right)

=(k+1)(k+2)2= \frac{(k+1)(k+2)}{2}

Ceci est bien le membre de droite de la proposition P(k+1)P(k+1). L'hérédité est donc prouvée.

Conclusion

Par le principe de récurrence, la formule est vraie pour tout entier n1n \ge 1.

Quelle est la différence entre l'hypothèse de récurrence dans une récurrence simple et dans une récurrence forte ?

Solution

La différence réside dans la portée de ce que l'on suppose pour prouver la propriété au rang k+1k+1.

  • Récurrence simple : L'hypothèse de récurrence est que la propriété P(k)P(k) est vraie pour un seul rang, le rang kk. On suppose P(k)P(k) pour prouver P(k+1)P(k+1).

  • Récurrence forte : L'hypothèse de récurrence est que la propriété P(j)P(j) est vraie pour tous les rangs jj depuis le début (n0n_0) jusqu'à kk. On suppose (P(n0) et P(n0+1) et  et P(k))(P(n_0) \text{ et } P(n_0+1) \text{ et } \dots \text{ et } P(k)) pour prouver P(k+1)P(k+1).

La récurrence forte est particulièrement utile lorsque la propriété au rang k+1k+1 ne dépend pas seulement du rang kk, mais potentiellement de plusieurs rangs précédents. C'est le cas par exemple dans la preuve de l'existence de la décomposition en facteurs premiers, où un nombre k+1k+1 peut être le produit de deux nombres aa et bb qui sont tous deux plus petits que kk.