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Rappels et notation (B)
Concept 1: Ensembles et Opérations Ensemblistes
Prérequis
- Logique propositionnelle (prédicats, quantificateurs , connecteurs logiques ).
- Notion intuitive de collection d’objets.
Définition
Un ensemble est une collection d’objets distincts, appelés éléments, sans notion d’ordre ou de répétition. Cette définition, issue de la théorie naïve des ensembles, est suffisante pour la plupart des applications mais peut conduire à des paradoxes (e.g., le paradoxe de Russell). Le cadre formel est celui de la théorie axiomatique des ensembles, typiquement Zermelo-Fraenkel avec l’axiome du choix (ZFC).
- Appartenance: signifie que est un élément de l’ensemble .
- Égalité: Deux ensembles et sont égaux, noté , si et seulement si ils ont les mêmes éléments: .
- Inclusion: est un sous-ensemble (ou une partie) de , noté , si tout élément de est aussi un élément de : .
- Ensemble vide: L’unique ensemble ne contenant aucun élément est noté .
- Ensemble des parties (Power Set): L’ensemble de tous les sous-ensembles de , noté . Formellement, .
Soient et deux sous-ensembles d’un ensemble de référence .
- Union: .
- Intersection: .
- Différence: .
- Complémentaire: Le complémentaire de dans est .
- Produit Cartésien: . Les éléments sont des couples ordonnés. Plus généralement, .
Propriétés Clés
-
Associativité: et .
-
Commutativité: et .
-
Distributivité:
-
Lois de De Morgan:
-
Cardinalité de l’ensemble des parties: Si est un ensemble fini de cardinal , alors .
Preuve: Un sous-ensemble de est déterminé par le choix, pour chaque élément de , de l’inclure ou non. Il y a 2 choix pour chacun des éléments. Par le principe multiplicatif, il y a sous-ensembles possibles.
Exemples
Exemple 1
Soit . L’ensemble des parties de est :
On a bien .
Exemple 2
Soient (les entiers pairs) et (les multiples de 3).
Exemple 3
Le produit cartésien est l’ensemble des coordonnées des points du plan euclidien. Le produit est une bande infinie.
Contre-exemples
- Multiensemble vs. Ensemble: Le multiensemble n’est pas l’ensemble . En théorie des ensembles, .
- Couple vs. Paire: Le couple est un objet ordonné. La paire est un ensemble non ordonné. Ainsi, , tandis que est toujours vrai.
- Classe vs. Ensemble: En ZFC, la “collection de tous les ensembles”, notée , n’est pas un ensemble (c’est une classe propre), car supposer que c’en est un mène au paradoxe de Russell. Si était un ensemble, alors . Mais le théorème de Cantor implique que , une contradiction.
Concepts Connexes
- Cardinalité: Théorie de la taille des ensembles (finis et infinis).
- Théorie axiomatique des ensembles (ZFC): Fondation formelle des mathématiques pour éviter les paradoxes de la théorie naïve.
- Catégorie des ensembles (Set): Une catégorie où les objets sont des ensembles et les morphismes sont des applications.
Applications
- Fondations des mathématiques: Presque toutes les structures mathématiques (groupes, espaces topologiques, etc.) sont définies en termes d’ensembles.
- Informatique théorique: Les langages formels sont des ensembles de chaînes de caractères.
- Bases de données relationnelles: Les tables sont des ensembles de n-uplets, et les opérations (jointures, sélections) sont basées sur la théorie des ensembles.
Concept 2: Applications (Fonctions)
Prérequis
- Concept 1: Ensembles et Opérations Ensemblistes (en particulier, le produit cartésien).
Définition
Une application (ou fonction) d’un ensemble de départ vers un ensemble d’arrivée est un triplet où est un sous-ensemble de , appelé le graphe de , satisfaisant la condition suivante:
L’unique associé à est noté . On note .
- Image (directe) d’une partie : .
- Image réciproque d’une partie : .
Une application est dite:
-
Injective si tout élément de l’ensemble d’arrivée a au plus un antécédent:
-
Surjective si tout élément de l’ensemble d’arrivée a au moins un antécédent:
-
Bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela équivaut à:
Propriétés Clés
-
Composition: Soient et . L’application composée est définie par . La composition est associative.
-
Stabilité des propriétés par composition (Lemme 0.6):
-
Si et sont injectives, alors est injective.
Preuve: Soient tels que . Alors . Par injectivité de , . Par injectivité de , .
-
Si et sont surjectives, alors est surjective.
Preuve: Soit . Par surjectivité de , . Par surjectivité de , . Donc, .
-
-
Application inverse: Une application est bijective si et seulement si il existe une application (appelée application inverse ou réciproque) telle que et . L’application est alors unique et bijective.
Exemples
Exemple 1
Soit définie par .
- n’est pas injective car .
- n’est pas surjective car .
L’image réciproque de est .
Exemple 2
Soit définie par .
- n’est pas injective (même raison que ).
- est surjective car pour tout , est un antécédent.
Exemple 3
L’application définie par est une bijection.
Elle énumère comme suit:
Contre-exemples
- Relation non fonctionnelle: Soit définie par (le cercle unité). Ce n’est pas le graphe d’une fonction car pour , il existe deux valeurs de ( et ).
- Image réciproque vs. Application inverse: Le symbole dans dénote toujours l’image réciproque, même si n’est pas bijective. L’application inverse n’existe que si est bijective. Pour , , mais il n’y a pas d’application .
Concepts Connexes
- Isomorphismes: Dans de nombreuses structures algébriques (groupes, anneaux, espaces vectoriels), une bijection qui préserve la structure est appelée isomorphisme. Elle établit une équivalence structurelle.
- Homéomorphismes: En topologie, une bijection continue dont l’inverse est continue.
- Cardinalité: Deux ensembles sont dits équipotents (ont le même cardinal) s’il existe une bijection entre eux.
- Morphismes (Théorie des catégories): Les applications sont les morphismes dans la catégorie des ensembles (Set).
Applications
- Cryptographie: Les fonctions de hachage et les chiffrements par bloc reposent sur des fonctions complexes (souvent des permutations de grands ensembles finis).
- Analyse: L’étude des fonctions (continuité, dérivabilité, intégrabilité) est centrale.
- Informatique: Toute fonction pure en programmation est une implémentation d’une application mathématique.
Concept 3: Relations d’Équivalence et Partitions
Prérequis
- Concept 1: Ensembles (en particulier, produit cartésien et ensemble des parties).
- Logique des prédicats.
Définition
Une relation binaire sur un ensemble est un sous-ensemble de . On note pour .
Une relation binaire sur est une relation d’équivalence si elle est:
- Réflexive: .
- Symétrique: .
- Transitive: .
Soit une relation d’équivalence sur .
- La classe d’équivalence de est l’ensemble .
- L’ensemble quotient de par est l’ensemble des classes d’équivalence: .
Une partition de est un sous-ensemble tel que:
- Les éléments de sont non vides: .
- Les éléments de sont deux à deux disjoints: .
- L’union des éléments de recouvre : .
Propriétés Clés
Proposition 0.12 (Correspondance entre relations d’équivalence et partitions).
- Si est une relation d’équivalence sur , alors l’ensemble quotient est une partition de .
- Réciproquement, si est une partition de , il existe une unique relation d’équivalence sur telle que .
Démonstration (Esquisse).
- Pour tout , (par réflexivité), donc les classes sont non vides et leur union est . Il faut montrer qu’elles sont disjointes ou identiques. Soient et deux classes. Si leur intersection est non vide, soit . Alors et . Par symétrie, . Par transitivité, . Montrons que . Soit , donc . Comme , par transitivité , donc . Ainsi . L’inclusion inverse se montre de même.
- Étant donné une partition , on définit . La vérification des axiomes (réflexivité, symétrie, transitivité) est directe à partir des propriétés d’une partition. L’unicité est également claire.
Exemples
Exemple 1: Congruence modulo n
Sur , la relation est définie par . C’est une relation d’équivalence.
Les classes d’équivalence sont les ensembles de la forme .
L’ensemble quotient est , qui est l’ensemble des entiers modulo .
Exemple 2: Construction de
Sur l’ensemble , on définit la relation . C’est une relation d’équivalence.
La classe d’équivalence de représente le nombre rationnel .
L’ensemble quotient est l’ensemble des nombres rationnels.
Exemple 3: Noyau d’une application
Soit une application. La relation sur définie par est une relation d’équivalence.
Les classes d’équivalence sont les images réciproques des singletons de l’image de , i.e., les ensembles non vides de la forme , appelés les fibres de .
Contre-exemples
- Relation non transitive: Sur , soit . est réflexive et symétrique, mais pas transitive. Par exemple, et , mais on n’a pas car .
- Relation d’ordre: La relation sur est réflexive et transitive, mais antisymétrique, pas symétrique. Ce n’est pas une relation d’équivalence.
Concepts Connexes
- Structures quotient: En algèbre, on quotiente des groupes, anneaux, espaces vectoriels par des sous-structures compatibles (sous-groupes normaux, idéaux, sous-espaces) pour créer de nouvelles structures.
- Premier théorème d’isomorphisme: Pour de nombreuses structures algébriques, si est un homomorphisme, alors .
- Espace quotient en topologie: Une topologie peut être définie sur un ensemble quotient à partir de celle de l’ensemble de départ.
Applications
- Classification: Les relations d’équivalence sont l’outil mathématique pour classer des objets selon un critère donné. Les classes d’équivalence sont les catégories de la classification.
- Construction d’objets mathématiques: , , (via les suites de Cauchy), et bien d’autres objets sont formellement construits comme des ensembles quotients.
Concept 4: Relations d’Ordre
Prérequis
- Concept 1: Ensembles.
- Logique des prédicats.
Définition
Une relation binaire sur un ensemble est une relation d’ordre (partiel) si elle est:
- Réflexive: .
- Antisymétrique: .
- Transitive: .
Un ensemble muni d’une relation d’ordre, noté , est un ensemble partiellement ordonné (poset).
L’ordre est dit total si deux éléments sont toujours comparables: .
Soit un ensemble partiellement ordonné et .
- est un majorant de si .
- est un plus grand élément de s’il est un majorant de (). S’il existe, il est unique.
- est un élément maximal de si aucun autre élément de n’est plus grand que lui: .
Les notions de minorant, plus petit élément et élément minimal sont définies dualement.
Propriétés Clés
-
Unicité: Le plus grand (ou plus petit) élément d’un ensemble, s’il existe, est unique.
Preuve: Soient et deux plus grands éléments de . Par définition, (car et est un plus grand élément) et (car et est un plus grand élément). Par antisymétrie, .
-
Élément maximal vs. Plus grand élément: Un plus grand élément est toujours maximal. La réciproque n’est vraie que si l’ordre est total. Dans un ordre partiel, il peut y avoir plusieurs éléments maximaux, et aucun plus grand élément.
Exemples
Exemple 1: Ordre usuel sur
est un ensemble totalement ordonné. Tout sous-ensemble fini non vide a un plus grand et un plus petit élément. L’intervalle n’a ni plus grand ni plus petit élément dans , mais il a une borne supérieure (1) et inférieure (0).
Exemple 2: Ordre de divisibilité sur
Sur , la relation (a divise b) est une relation d’ordre partiel.
- Réflexive: .
- Antisymétrique: Si et , alors tels que et . Donc , d’où . Comme , et .
- Transitive: Si et , alors et , donc , donc .
Cet ordre n’est pas total: ne divise pas et ne divise pas . Dans l’ensemble , les éléments maximaux sont . Il n’y a pas de plus grand élément.
Exemple 3: Ordre d’inclusion sur
Soit un ensemble. est un ensemble partiellement ordonné.
Le plus petit élément est et le plus grand élément est .
Cet ordre n’est pas total dès que . Si , les ensembles et ne sont pas comparables.
Contre-exemples
- Préordre: La relation sur l’ensemble des fonctions définie par est réflexive et transitive, mais pas antisymétrique (e.g., et vérifient et mais ). C’est un préordre.
- Relation d’équivalence: L’égalité sur est une relation d’ordre, mais la congruence modulo 5 ne l’est pas, car elle n’est pas antisymétrique ( et mais ).
Concepts Connexes
- Treillis (Lattice): Un ensemble partiellement ordonné où toute paire d’éléments admet une borne supérieure (supremum) et une borne inférieure (infimum). est un treillis complet.
- Ensemble bien ordonné (Well-ordered set): Un ensemble totalement ordonné où toute partie non vide admet un plus petit élément. est l’exemple canonique.
- Lemme de Zorn: Un outil puissant (équivalent à l’axiome du choix) qui garantit l’existence d’éléments maximaux dans certains ensembles partiellement ordonnés.
- Tri topologique: Un algorithme pour trouver un ordre total compatible avec un ordre partiel donné sur un ensemble fini.
Applications
- Planification de tâches: Les dépendances entre tâches forment une relation d’ordre partiel. Un tri topologique donne un ordre d’exécution valide.
- Théorie de la calculabilité: La réduction de Turing entre problèmes de décision est un préordre qui structure les degrés d’indécidabilité.
- Généalogie: L’arbre généalogique est structuré par la relation “est un ancêtre de”, qui est une relation d’ordre partiel stricte.
Concept 5: Entiers Naturels et Principe de Récurrence
Prérequis
- Logique propositionnelle.
- Concept 4: Relations d’Ordre.
Définition
L’ensemble des entiers naturels est formellement défini par les axiomes de Peano. Intuitivement, il est caractérisé par la propriété fondamentale suivante:
Axiome 0.15 (Principe du bon ordre). L’ensemble est bien ordonné, c’est-à-dire que toute partie non vide de possède un plus petit élément.
Cet axiome est équivalent au principe de récurrence.
Propriétés Clés
Proposition 0.16 (Principe de récurrence faible). Soit une proposition dépendant de . Si les deux conditions suivantes sont vérifiées:
- Initialisation (ou Base): est vraie.
- Hérédité: Pour tout , l’implication est vraie.
Alors est vraie pour tout .
Démonstration (par l’absurde, en utilisant le bon ordre).
Soit . Supposons, pour contradiction, que . Par le principe du bon ordre, admet un plus petit élément, notons-le .
- Par l’hypothèse d’initialisation (i), est vraie, donc . Par conséquent, .
- Puisque , l’entier appartient à .
- Comme est le plus petit élément de , . Ceci signifie que est vraie.
- Par l’hypothèse d’hérédité (ii) appliquée à , on a . Puisque est vraie, doit être vraie.
- Mais , ce qui signifie que est fausse. C’est une contradiction.
- L’hypothèse initiale () est donc fausse. On conclut que , c’est-à-dire que est vraie pour tout .
Corollaire 0.17 (Principe de récurrence forte). Soit une proposition dépendant de . Si:
- Initialisation: est vraie.
- Hérédité forte: Pour tout , l’implication est vraie.
Alors est vraie pour tout .
(Ce principe est équivalent au précédent).
Exemples
Exemple 1 (Récurrence faible)
Montrons que pour tout , .
Soit la proposition.
- Initialisation: Pour , . Et . Donc est vraie.
- Hérédité: Supposons que est vraie pour un certain (hypothèse de récurrence, HR). Montrons .
Ceci est la formule pour le rang . Donc est vraie.
Par le principe de récurrence, est vraie pour tout .
Exemple 2 (Récurrence forte)
Montrons que tout entier est un produit de nombres premiers (Théorème fondamental de l’arithmétique, partie existence).
Soit la proposition ” est un produit de nombres premiers”.
- Initialisation: Pour , est un nombre premier, donc un produit d’un seul nombre premier. est vraie.
- Hérédité forte: Soit . Supposons que pour tout entier tel que , est vraie. Montrons .
- Si est premier, alors est vraie.
- Si est composé, alors il existe tels que avec et .
- Par l’hypothèse de récurrence forte, et sont vraies. Donc et sont des produits de nombres premiers.
- Par conséquent, est aussi un produit de nombres premiers.
Donc est vraie. Par le principe de récurrence forte, la propriété est vraie pour tout .
Exemple 3 (Initialisation à )
Montrons que pour .
- Initialisation: Pour , et . , donc est vraie.
- Hérédité: Soit tel que .
. Il faut montrer que .
Ceci est équivalent à . Les racines de sont . Le polynôme est positif pour . Comme , l’inégalité est vérifiée.
Donc .
Contre-exemples
- Initialisation oubliée: La proposition "" peut être vraie sans que le soit. Par exemple, si est "", alors est toujours fausse. L’implication est vraie.
- Hérédité défaillante: Le paradoxe des chevaux (“tous les chevaux sont de la même couleur”). L’argument d’hérédité pour passer de à chevaux ne fonctionne pas pour passer de à .
Concepts Connexes
- Axiomes de Peano: La construction axiomatique de .
- Induction structurelle: Une généralisation de la récurrence aux structures définies récursivement (arbres, listes, formules logiques).
- Induction transfinie: Une généralisation de la récurrence à tout ensemble bien ordonné, y compris les ensembles infinis non dénombrables.
Applications
- Preuves d’algorithmes: Prouver la correction et la terminaison des boucles et des algorithmes récursifs.
- Combinatoire et théorie des nombres: De nombreux théorèmes fondamentaux se démontrent par récurrence.
- Définitions récursives: La récurrence est le pendant “démonstration” des définitions par récurrence (e.g., la suite de Fibonacci, la factorielle).