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Exercices “Rappels et notation” (A)


Exercice 1

Problème: Soient les ensembles suivants :

A={nNn est un diviseur de 12}A = \{n \in \mathbb{N} \mid n \text{ est un diviseur de } 12\}

B={1,2,3,4,6}B = \{1, 2, 3, 4, 6\}

C={nN1n<7 et n est pair}C = \{n \in \mathbb{N} \mid 1 \le n < 7 \text{ et } n \text{ est pair}\}

  1. Écrire l’ensemble AA et l’ensemble CC en extension.
  2. Déterminer si l’affirmation BAB \subseteq A est vraie. Justifier.
  3. Montrer que CC est un sous-ensemble de AA.
Solution

Méthode: Pour la première question, il faut lister les éléments qui satisfont aux propriétés données. Pour les questions 2 et 3, il faut utiliser la définition d’un sous-ensemble : un ensemble XX est un sous-ensemble de YY (XYX \subseteq Y) si tous les éléments de XX sont aussi des éléments de YY.

Étapes:

  1. Écrire A et C en extension :

    • Pour l’ensemble AA, nous cherchons tous les entiers naturels qui divisent 12. Les diviseurs de 12 sont 1, 2, 3, 4, 6 et 12.

      Donc, A={1,2,3,4,6,12}A = \{1, 2, 3, 4, 6, 12\}.

    • Pour l’ensemble CC, nous cherchons les entiers naturels nn qui sont pairs et qui vérifient 1n<71 \le n < 7. Les entiers dans cet intervalle sont 1, 2, 3, 4, 5, 6. Parmi ceux-ci, les nombres pairs sont 2, 4 et 6.

      Donc, C={2,4,6}C = \{2, 4, 6\}.

  2. Vérifier si BAB \subseteq A :

    • On a A={1,2,3,4,6,12}A = \{1, 2, 3, 4, 6, 12\} et B={1,2,3,4,6}B = \{1, 2, 3, 4, 6\}.
    • Pour que BB soit un sous-ensemble de AA, chaque élément de BB doit appartenir à AA.
    • Vérifions chaque élément de BB :
      • 1A1 \in A (Vrai)
      • 2A2 \in A (Vrai)
      • 3A3 \in A (Vrai)
      • 4A4 \in A (Vrai)
      • 6A6 \in A (Vrai)
    • Tous les éléments de BB sont dans AA. Cependant, l’affirmation est-elle vraie ? On remarque que 12A12 \in A mais 12B12 \notin B. Cela signifie que A⊈BA \not\subseteq B. La question est BAB \subseteq A. Puisque tous les éléments de B sont dans A, l’affirmation est vraie. Attention à ne pas confondre les deux inclusions.
  3. Montrer que CAC \subseteq A :

    • On a A={1,2,3,4,6,12}A = \{1, 2, 3, 4, 6, 12\} et C={2,4,6}C = \{2, 4, 6\}.
    • Pour montrer que CAC \subseteq A, nous devons vérifier que chaque élément de CC est aussi un élément de AA.
    • Vérifions chaque élément de CC :
      • 2A2 \in A (Vrai)
      • 4A4 \in A (Vrai)
      • 6A6 \in A (Vrai)
    • Puisque tous les éléments de CC sont également dans AA, on peut conclure que CC est un sous-ensemble de AA.

Réponse:

  1. A={1,2,3,4,6,12}A = \{1, 2, 3, 4, 6, 12\} et C={2,4,6}C = \{2, 4, 6\}.
  2. L’affirmation BAB \subseteq A est vraie.
  3. On a montré que tous les éléments de CC sont dans AA, donc CAC \subseteq A.

Exercice 2

Problème: Soit l’ensemble E={,{a},b,{a,b}}E = \{ \emptyset, \{a\}, b, \{a, b\} \}. Pour chacune des affirmations suivantes, déterminez si elle est vraie ou fausse et justifiez votre réponse.

  1. aEa \in E
  2. {a}E\{a\} \in E
  3. {a}E\{a\} \subseteq E
  4. E\emptyset \in E
  5. E\emptyset \subseteq E
  6. {{a,b}}E\{\{a, b\}\} \subseteq E
Solution

Méthode: Il est crucial de distinguer le symbole d’appartenance \in, qui relie un élément à un ensemble, du symbole d’inclusion \subseteq, qui relie deux ensembles. Pour une affirmation xEx \in E, on cherche si xx est listé textuellement comme l’un des éléments de EE. Pour une affirmation AEA \subseteq E, on vérifie si chaque élément de l’ensemble AA est aussi un élément de EE.

Étapes:

  1. aEa \in E : Faux.

    L’ensemble EE contient quatre éléments : l’ensemble vide \emptyset, l’ensemble {a}\{a\}, l’élément bb, et l’ensemble {a,b}\{a, b\}. L’élément aa lui-même n’est pas dans cette liste. C’est l’ensemble {a}\{a\} qui est un élément de EE.

  2. {a}E\{a\} \in E : Vrai.

    L’ensemble {a}\{a\} est explicitement listé comme le deuxième élément de l’ensemble EE.

  3. {a}E\{a\} \subseteq E : Faux.

    Pour que l’ensemble {a}\{a\} soit un sous-ensemble de EE, il faudrait que tous ses éléments (ici, seulement l’élément aa) soient des éléments de EE. Comme nous l’avons vu à la question 1, aEa \notin E. Donc, {a}⊈E\{a\} \not\subseteq E.

  4. E\emptyset \in E : Vrai.

    L’ensemble vide, \emptyset, est explicitement listé comme le premier élément de l’ensemble EE.

  5. E\emptyset \subseteq E : Vrai.

    L’ensemble vide est un sous-ensemble de n’importe quel ensemble. C’est une propriété fondamentale des ensembles. La condition pour être un sous-ensemble est “pour tout xx \in \emptyset, on a xEx \in E”. Cette condition est toujours vraie car il n’y a aucun xx dans \emptyset (on dit que la condition est “vacuement vraie”).

  6. {{a,b}}E\{\{a, b\}\} \subseteq E : Vrai.

    Pour que l’ensemble {{a,b}}\{\{a, b\}\} soit un sous-ensemble de EE, il faut que tous ses éléments soient des éléments de EE. Le seul élément de l’ensemble {{a,b}}\{\{a, b\}\} est {a,b}\{a, b\}. Nous devons donc vérifier si {a,b}E\{a, b\} \in E. En regardant la définition de EE, on voit que {a,b}\{a, b\} est bien le quatrième élément de EE. L’affirmation est donc vraie.

Réponse:

  1. Faux
  2. Vrai
  3. Faux
  4. Vrai
  5. Vrai
  6. Vrai

Exercice 3

Problème: Soit l’ensemble de référence U={0,1,2,3,4,5,6,7,8,9}U = \{0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9\}. On considère les sous-ensembles suivants :

A={0,2,4,6,8}A = \{0, 2, 4, 6, 8\}

B={0,1,2,3,4}B = \{0, 1, 2, 3, 4\}

C={5,6,7,8,9}C = \{5, 6, 7, 8, 9\}

Calculez les ensembles suivants :

  1. ABA \cup B
  2. ACA \cap C
  3. BAB \setminus A
  4. Aˉ\bar{A} (le complémentaire de A dans U)
  5. (AB)C(A \cup B) \cap C
  6. AˉBˉ\bar{A} \cup \bar{B} (Vérifiez la loi de De Morgan en comparant avec AB\overline{A \cap B})
Solution

Méthode: On applique les définitions des opérations sur les ensembles.

  • Union (XYX \cup Y): On prend tous les éléments qui sont dans XX, dans YY, ou dans les deux, sans répétition.
  • Intersection (XYX \cap Y): On prend uniquement les éléments qui sont à la fois dans XX et dans YY.
  • Différence (XYX \setminus Y): On prend les éléments de XX qui ne sont pas dans YY.
  • Complémentaire (Xˉ\bar{X}): On prend tous les éléments de l’ensemble de référence UU qui ne sont pas dans XX.

Étapes:

  1. ABA \cup B: On regroupe tous les éléments de AA et BB.

    A={0,2,4,6,8}A = \{0, 2, 4, 6, 8\}, B={0,1,2,3,4}B = \{0, 1, 2, 3, 4\}.

    AB={0,1,2,3,4,6,8}A \cup B = \{0, 1, 2, 3, 4, 6, 8\}.

  2. ACA \cap C: On cherche les éléments communs à AA et CC.

    A={0,2,4,6,8}A = \{0, 2, 4, 6, 8\}, C={5,6,7,8,9}C = \{5, 6, 7, 8, 9\}.

    Les éléments communs sont 6 et 8.

    AC={6,8}A \cap C = \{6, 8\}.

  3. BAB \setminus A: On prend les éléments de BB et on retire ceux qui sont aussi dans AA.

    B={0,1,2,3,4}B = \{0, 1, 2, 3, 4\}. Les éléments de BB qui sont aussi dans AA sont {0,2,4}\{0, 2, 4\}.

    En les retirant de BB, il reste {1,3}\{1, 3\}.

    BA={1,3}B \setminus A = \{1, 3\}.

  4. Aˉ\bar{A}: On prend tous les éléments de UU qui ne sont pas dans AA.

    U={0,1,2,3,4,5,6,7,8,9}U = \{0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9\}, A={0,2,4,6,8}A = \{0, 2, 4, 6, 8\}.

    Les éléments restants sont les nombres impairs.

    Aˉ={1,3,5,7,9}\bar{A} = \{1, 3, 5, 7, 9\}.

  5. (AB)C(A \cup B) \cap C: On calcule d’abord ABA \cup B, puis on fait l’intersection du résultat avec CC.

    D’après la question 1, AB={0,1,2,3,4,6,8}A \cup B = \{0, 1, 2, 3, 4, 6, 8\}.

    Maintenant, on intersecte ce résultat avec C={5,6,7,8,9}C = \{5, 6, 7, 8, 9\}.

    Les éléments communs sont 6 et 8.

    (AB)C={6,8}(A \cup B) \cap C = \{6, 8\}.

  6. AˉBˉ\bar{A} \cup \bar{B}: On calcule d’abord Aˉ\bar{A} et Bˉ\bar{B}, puis leur union.

    On a déjà Aˉ={1,3,5,7,9}\bar{A} = \{1, 3, 5, 7, 9\}.

    Calculons Bˉ\bar{B}: UB={0,1,...,9}{0,1,2,3,4}={5,6,7,8,9}U \setminus B = \{0, 1, ..., 9\} \setminus \{0, 1, 2, 3, 4\} = \{5, 6, 7, 8, 9\}. Donc Bˉ=C\bar{B}=C.

    AˉBˉ={1,3,5,7,9}{5,6,7,8,9}={1,3,5,6,7,8,9}\bar{A} \cup \bar{B} = \{1, 3, 5, 7, 9\} \cup \{5, 6, 7, 8, 9\} = \{1, 3, 5, 6, 7, 8, 9\}.

    Vérification de la loi de De Morgan: AB=AˉBˉ\overline{A \cap B} = \bar{A} \cup \bar{B}.

    Calculons AB={0,2,4,6,8}{0,1,2,3,4}={0,2,4}A \cap B = \{0, 2, 4, 6, 8\} \cap \{0, 1, 2, 3, 4\} = \{0, 2, 4\}.

    Calculons le complémentaire : AB=U{0,2,4}={1,3,5,6,7,8,9}\overline{A \cap B} = U \setminus \{0, 2, 4\} = \{1, 3, 5, 6, 7, 8, 9\}.

    On constate que les deux résultats sont identiques, ce qui confirme la loi de De Morgan.

Réponse:

  1. AB={0,1,2,3,4,6,8}A \cup B = \{0, 1, 2, 3, 4, 6, 8\}
  2. AC={6,8}A \cap C = \{6, 8\}
  3. BA={1,3}B \setminus A = \{1, 3\}
  4. Aˉ={1,3,5,7,9}\bar{A} = \{1, 3, 5, 7, 9\}
  5. (AB)C={6,8}(A \cup B) \cap C = \{6, 8\}
  6. AˉBˉ={1,3,5,6,7,8,9}\bar{A} \cup \bar{B} = \{1, 3, 5, 6, 7, 8, 9\}

Exercice 4

Problème: Soit l’ensemble S={1,α}S = \{1, \alpha\}.

  1. Déterminer l’ensemble des parties de SS, noté P(S)\mathcal{P}(S). Quel est son cardinal P(S)|\mathcal{P}(S)| ?
  2. Déterminer le produit cartésien S×SS \times S. Quel est son cardinal S×S|S \times S| ?
  3. Est-ce que P(S)=S×S\mathcal{P}(S) = S \times S ? Justifier.
Solution

Méthode:

  1. Pour trouver P(S)\mathcal{P}(S), on doit lister tous les sous-ensembles possibles de SS. Le cardinal de P(S)\mathcal{P}(S) pour un ensemble fini SS est 2S2^{|S|}.
  2. Pour trouver S×SS \times S, on doit former tous les couples ordonnés (a,b)(a, b)aSa \in S et bSb \in S. Le cardinal de A×BA \times B est AB|A| \cdot |B|.
  3. Pour comparer les deux ensembles, on doit regarder la nature de leurs éléments.

Étapes:

  1. Ensemble des parties P(S)\mathcal{P}(S) :

    L’ensemble SS a deux éléments: 11 et α\alpha. Son cardinal est S=2|S|=2.

    Les sous-ensembles de SS sont :

    • L’ensemble vide : \emptyset
    • Les sous-ensembles à 1 élément : {1}\{1\} et {α}\{\alpha\}
    • Le sous-ensemble à 2 éléments (l’ensemble S lui-même) : {1,α}\{1, \alpha\}

    Donc, P(S)={,{1},{α},{1,α}}\mathcal{P}(S) = \{\emptyset, \{1\}, \{\alpha\}, \{1, \alpha\}\}.

    Le cardinal est P(S)=4|\mathcal{P}(S)| = 4. On peut le vérifier avec la formule : 2S=22=42^{|S|} = 2^2 = 4.

  2. Produit cartésien S×SS \times S :

    On forme tous les couples ordonnés (a,b)(a, b) avec a,bS={1,α}a, b \in S = \{1, \alpha\}.

    Les couples possibles sont :

    • avec a=1a=1: (1,1),(1,α)(1, 1), (1, \alpha)
    • avec a=αa=\alpha: (α,1),(α,α)(\alpha, 1), (\alpha, \alpha)

    Donc, S×S={(1,1),(1,α),(α,1),(α,α)}S \times S = \{(1, 1), (1, \alpha), (\alpha, 1), (\alpha, \alpha)\}.

    Le cardinal est S×S=SS=22=4|S \times S| = |S| \cdot |S| = 2 \cdot 2 = 4.

  3. Comparaison de P(S)\mathcal{P}(S) et S×SS \times S :

    Bien que P(S)=S×S=4|\mathcal{P}(S)| = |S \times S| = 4, les deux ensembles ne sont pas égaux.

    Les éléments de P(S)\mathcal{P}(S) sont des ensembles.

    Les éléments de S×SS \times S sont des couples ordonnés.

    Un ensemble comme {1}\{1\} n’est pas la même chose qu’un couple comme (1,1)(1, 1). La nature des objets est fondamentalement différente. Par conséquent, P(S)S×S\mathcal{P}(S) \neq S \times S.

Réponse:

  1. P(S)={,{1},{α},{1,α}}\mathcal{P}(S) = \{\emptyset, \{1\}, \{\alpha\}, \{1, \alpha\}\}. Son cardinal est P(S)=4|\mathcal{P}(S)| = 4.
  2. S×S={(1,1),(1,α),(α,1),(α,α)}S \times S = \{(1, 1), (1, \alpha), (\alpha, 1), (\alpha, \alpha)\}. Son cardinal est S×S=4|S \times S| = 4.
  3. Non, P(S)S×S\mathcal{P}(S) \neq S \times S car les éléments de P(S)\mathcal{P}(S) sont des ensembles alors que les éléments de S×SS \times S sont des couples ordonnés.

Exercice 5

Problème: Pour chacune des applications suivantes, déterminez si elle est injective, surjective et/ou bijective. Justifiez rigoureusement vos réponses.

  1. f:ZZf: \mathbb{Z} \to \mathbb{Z} définie par f(n)=2n+1f(n) = 2n + 1.
  2. g:RRg: \mathbb{R} \to \mathbb{R} définie par g(x)=x3xg(x) = x^3 - x.
  3. h:NNh: \mathbb{N} \to \mathbb{N} définie par h(n)=n+1h(n) = n+1.
Solution

Méthode:

  • Injectivité: On montre que f(x1)=f(x2)    x1=x2f(x_1) = f(x_2) \implies x_1 = x_2. Pour montrer la non-injectivité, on trouve un contre-exemple : x1x2x_1 \neq x_2 avec f(x1)=f(x2)f(x_1) = f(x_2).
  • Surjectivité: Pour un yy quelconque dans l’ensemble d’arrivée, on cherche à montrer qu’il existe un antécédent xx tel que f(x)=yf(x)=y. Pour montrer la non-surjectivité, on trouve un contre-exemple : un élément yy de l’ensemble d’arrivée qui n’a aucun antécédent.
  • Bijectivité: L’application est bijective si elle est à la fois injective et surjective.

Étapes:

  1. f:ZZf: \mathbb{Z} \to \mathbb{Z} définie par f(n)=2n+1f(n) = 2n + 1.

    • Injectivité : Soient n1,n2Zn_1, n_2 \in \mathbb{Z} tels que f(n1)=f(n2)f(n_1) = f(n_2).

      2n1+1=2n2+1    2n1=2n2    n1=n22n_1 + 1 = 2n_2 + 1 \implies 2n_1 = 2n_2 \implies n_1 = n_2.

      L’application ff est injective.

    • Surjectivité : Soit yZy \in \mathbb{Z}. On cherche un antécédent nZn \in \mathbb{Z} tel que f(n)=yf(n) = y.

      2n+1=y    2n=y1    n=y122n + 1 = y \implies 2n = y - 1 \implies n = \frac{y-1}{2}.

      Pour que nn soit un entier, y1y-1 doit être un nombre pair, ce qui signifie que yy doit être un nombre impair.

      Si l’on choisit un yy pair, par exemple y=2y=2, l’équation devient n=212=12n = \frac{2-1}{2} = \frac{1}{2}, qui n’est pas un entier. Donc, l’entier 22 n’a pas d’antécédent dans Z\mathbb{Z}.

      L’application ff n’est pas surjective.

    • Conclusion : ff est injective mais pas surjective, donc elle n’est pas bijective.

  2. g:RRg: \mathbb{R} \to \mathbb{R} définie par g(x)=x3xg(x) = x^3 - x.

    • Injectivité : Cherchons s’il existe x1x2x_1 \neq x_2 avec g(x1)=g(x2)g(x_1) = g(x_2).

      On peut factoriser : g(x)=x(x21)=x(x1)(x+1)g(x) = x(x^2 - 1) = x(x-1)(x+1).

      Les racines sont 0,1,10, 1, -1. On voit que g(0)=0g(0)=0, g(1)=0g(1)=0, et g(1)=0g(-1)=0.

      Puisque 010 \neq 1 et g(0)=g(1)g(0) = g(1), l’application gg n’est pas injective.

    • Surjectivité : L’application gg est un polynôme de degré 3. La limite de g(x)g(x) quand x+x \to +\infty est ++\infty, et la limite quand xx \to -\infty est -\infty. Comme gg est une fonction continue sur R\mathbb{R}, par le théorème des valeurs intermédiaires, elle prend toutes les valeurs réelles.

      Donc, pour tout yRy \in \mathbb{R}, il existe au moins un xRx \in \mathbb{R} tel que g(x)=yg(x)=y.

      L’application gg est surjective.

    • Conclusion : gg est surjective mais pas injective, donc elle n’est pas bijective.

  3. h:NNh: \mathbb{N} \to \mathbb{N} définie par h(n)=n+1h(n) = n+1.

    • Injectivité : Soient n1,n2Nn_1, n_2 \in \mathbb{N} tels que h(n1)=h(n2)h(n_1) = h(n_2).

      n1+1=n2+1    n1=n2n_1 + 1 = n_2 + 1 \implies n_1 = n_2.

      L’application hh est injective.

    • Surjectivité : L’ensemble de départ est N={0,1,2,...}\mathbb{N}=\{0, 1, 2, ...\} et celui d’arrivée est le même.

      Considérons l’élément 00 dans l’ensemble d’arrivée. On cherche nNn \in \mathbb{N} tel que h(n)=0h(n)=0.

      n+1=0    n=1n+1 = 0 \implies n = -1.

      Or, 1-1 n’appartient pas à N\mathbb{N}. Donc, 00 n’a pas d’antécédent par hh.

      L’application hh n’est pas surjective.

    • Conclusion : hh est injective mais pas surjective, donc elle n’est pas bijective.

Réponse:

  1. ff: Injective, non surjective, non bijective.
  2. gg: Non injective, surjective, non bijective.
  3. hh: Injective, non surjective, non bijective.

Exercice 6

Problème: Soient les applications f:R{1}R{0}f: \mathbb{R}\setminus\{1\} \to \mathbb{R}\setminus\{0\} définie par f(x)=2x1f(x) = \frac{2}{x-1} et g:R{0}Rg: \mathbb{R}\setminus\{0\} \to \mathbb{R} définie par g(y)=y2+1g(y) = y^2 + 1.

  1. Déterminer l’expression de l’application composée gfg \circ f. Quel est son ensemble de départ et d’arrivée ?
  2. L’application ff est-elle bijective ? Si oui, déterminer son application inverse f1f^{-1}.
Solution

Méthode:

  1. Pour la composition gfg \circ f, on applique ff d’abord, puis gg au résultat. L’expression est (gf)(x)=g(f(x))(g \circ f)(x) = g(f(x)). L’ensemble de départ de gfg \circ f est celui de ff, et l’ensemble d’arrivée est celui de gg.
  2. Pour montrer que ff est bijective, on doit prouver qu’elle est à la fois injective et surjective. Pour trouver l’inverse f1f^{-1}, on résout l’équation y=f(x)y = f(x) pour exprimer xx en fonction de yy.

Étapes:

  1. Composition gfg \circ f :

    • L’ensemble de départ de gfg \circ f est celui de ff, soit R{1}\mathbb{R}\setminus\{1\}.

    • L’ensemble d’arrivée de gfg \circ f est celui de gg, soit R\mathbb{R}.

    • Calculons l’expression de (gf)(x)(g \circ f)(x):

      (gf)(x)=g(f(x))=g(2x1)(g \circ f)(x) = g(f(x)) = g\left(\frac{2}{x-1}\right).

      On remplace yy par 2x1\frac{2}{x-1} dans l’expression de g(y)g(y):

      g(2x1)=(2x1)2+1=4(x1)2+1g\left(\frac{2}{x-1}\right) = \left(\frac{2}{x-1}\right)^2 + 1 = \frac{4}{(x-1)^2} + 1.

    • Donc, gf:R{1}Rg \circ f: \mathbb{R}\setminus\{1\} \to \mathbb{R} est définie par (gf)(x)=4(x1)2+1(g \circ f)(x) = \frac{4}{(x-1)^2} + 1.

  2. Bijectivité de ff et calcul de f1f^{-1} :

    • Injectivité : Soient x1,x2R{1}x_1, x_2 \in \mathbb{R}\setminus\{1\} tels que f(x1)=f(x2)f(x_1) = f(x_2).

      2x11=2x21\frac{2}{x_1-1} = \frac{2}{x_2-1}.

      Puisque les numérateurs sont non nuls, on peut inverser les fractions :

      x112=x212    x11=x21    x1=x2\frac{x_1-1}{2} = \frac{x_2-1}{2} \implies x_1-1 = x_2-1 \implies x_1=x_2.

      Donc ff est injective.

    • Surjectivité : Soit yR{0}y \in \mathbb{R}\setminus\{0\} (l’ensemble d’arrivée). On cherche un antécédent xR{1}x \in \mathbb{R}\setminus\{1\} tel que f(x)=yf(x) = y.

      y=2x1y = \frac{2}{x-1}.

      Puisque y0y \neq 0, on peut manipuler l’équation :

      y(x1)=2    x1=2y    x=1+2yy(x-1) = 2 \implies x-1 = \frac{2}{y} \implies x = 1 + \frac{2}{y}.

      Pour tout yR{0}y \in \mathbb{R}\setminus\{0\}, cette expression donne une valeur unique pour xx. De plus, comme 2y0\frac{2}{y} \neq 0, on a x=1+2y1x = 1 + \frac{2}{y} \neq 1, donc xx est bien dans l’ensemble de départ R{1}\mathbb{R}\setminus\{1\}.

      Puisqu’on a trouvé un antécédent pour tout yy de l’ensemble d’arrivée, ff est surjective.

    • Conclusion : ff est injective et surjective, donc elle est bijective.

    • Inverse f1f^{-1} : L’expression de l’antécédent que nous avons trouvée est l’expression de l’application inverse. L’inverse f1f^{-1} va de l’ensemble d’arrivée de ff vers son ensemble de départ.

      f1:R{0}R{1}f^{-1}: \mathbb{R}\setminus\{0\} \to \mathbb{R}\setminus\{1\} est définie par f1(y)=1+2yf^{-1}(y) = 1 + \frac{2}{y}.

Réponse:

  1. L’application composée est gf:R{1}Rg \circ f: \mathbb{R}\setminus\{1\} \to \mathbb{R} avec (gf)(x)=4(x1)2+1(g \circ f)(x) = \frac{4}{(x-1)^2} + 1.
  2. Oui, ff est bijective. Son application inverse est f1:R{0}R{1}f^{-1}: \mathbb{R}\setminus\{0\} \to \mathbb{R}\setminus\{1\} définie par f1(y)=1+2yf^{-1}(y) = 1 + \frac{2}{y}.

Exercice 7

Problème: Sur l’ensemble E=R2=R×RE = \mathbb{R}^2 = \mathbb{R} \times \mathbb{R}, on définit la relation R\mathcal{R} par :

(x1,y1)R(x2,y2)    x12+y12=x22+y22(x_1, y_1) \mathcal{R} (x_2, y_2) \iff x_1^2 + y_1^2 = x_2^2 + y_2^2.

  1. Montrer que R\mathcal{R} est une relation d’équivalence.
  2. Décrire géométriquement la classe d’équivalence d’un élément (a,b)E(a, b) \in E.
  3. Quelle est la classe d’équivalence de (3,4)(3, 4) ? Et celle de (0,0)(0, 0) ?
Solution

Méthode: Pour montrer que R\mathcal{R} est une relation d’équivalence, il faut vérifier les trois propriétés : réflexivité, symétrie et transitivité. Pour décrire la classe d’équivalence, il faut interpréter géométriquement la condition x2+y2=Cx^2 + y^2 = CCC est une constante.

Étapes:

  1. Vérification des propriétés de la relation d’équivalence :

    • Réflexivité : Pour tout (x,y)R2(x, y) \in \mathbb{R}^2, on a x2+y2=x2+y2x^2 + y^2 = x^2 + y^2. Donc, (x,y)R(x,y)(x, y) \mathcal{R} (x, y). La relation est réflexive.

    • Symétrie : Soient (x1,y1),(x2,y2)R2(x_1, y_1), (x_2, y_2) \in \mathbb{R}^2 tels que (x1,y1)R(x2,y2)(x_1, y_1) \mathcal{R} (x_2, y_2).

      Par définition, cela signifie x12+y12=x22+y22x_1^2 + y_1^2 = x_2^2 + y_2^2.

      L’égalité est symétrique, donc on peut écrire x22+y22=x12+y12x_2^2 + y_2^2 = x_1^2 + y_1^2.

      Ceci est la définition de (x2,y2)R(x1,y1)(x_2, y_2) \mathcal{R} (x_1, y_1). La relation est symétrique.

    • Transitivité : Soient (x1,y1),(x2,y2),(x3,y3)R2(x_1, y_1), (x_2, y_2), (x_3, y_3) \in \mathbb{R}^2 tels que (x1,y1)R(x2,y2)(x_1, y_1) \mathcal{R} (x_2, y_2) et (x2,y2)R(x3,y3)(x_2, y_2) \mathcal{R} (x_3, y_3).

      On a donc x12+y12=x22+y22x_1^2 + y_1^2 = x_2^2 + y_2^2 et x22+y22=x32+y32x_2^2 + y_2^2 = x_3^2 + y_3^2.

      Par transitivité de l’égalité, on en déduit x12+y12=x32+y32x_1^2 + y_1^2 = x_3^2 + y_3^2.

      Ceci est la définition de (x1,y1)R(x3,y3)(x_1, y_1) \mathcal{R} (x_3, y_3). La relation est transitive.

    • Puisque R\mathcal{R} est réflexive, symétrique et transitive, c’est une relation d’équivalence.

  2. Description géométrique de la classe d’équivalence de (a,b)(a, b) :

    La classe d’équivalence de (a,b)(a, b), notée [(a,b)][(a, b)], est l’ensemble de tous les points (x,y)(x, y) tels que (x,y)R(a,b)(x, y) \mathcal{R} (a, b).

    C’est donc l’ensemble des (x,y)(x, y) tels que x2+y2=a2+b2x^2 + y^2 = a^2 + b^2.

    L’expression x2+y2\sqrt{x^2+y^2} représente la distance du point (x,y)(x, y) à l’origine (0,0)(0, 0).

    La condition x2+y2=a2+b2x^2 + y^2 = a^2 + b^2 signifie que la distance au carré de (x,y)(x, y) à l’origine est constante et égale à R2=a2+b2R^2 = a^2+b^2.

    Géométriquement, cela correspond à l’ensemble des points situés à une distance R=a2+b2R = \sqrt{a^2+b^2} de l’origine. C’est le cercle centré à l’origine de rayon R=a2+b2R = \sqrt{a^2+b^2}.

    Si (a,b)=(0,0)(a,b) = (0,0), le rayon est 0 et la classe d’équivalence est juste le point (0,0)(0,0).

  3. Classe d’équivalence de (3,4)(3, 4) et (0,0)(0, 0) :

    • Pour (3,4)(3, 4), on calcule la constante : 32+42=9+16=253^2 + 4^2 = 9 + 16 = 25.

      La classe d’équivalence est l’ensemble des points (x,y)(x, y) tels que x2+y2=25x^2 + y^2 = 25.

      C’est le cercle centré à l’origine de rayon 25=5\sqrt{25}=5.

      [(3,4)]={(x,y)R2x2+y2=25}[(3, 4)] = \{(x, y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2=25\}.

    • Pour (0,0)(0, 0), la constante est 02+02=00^2 + 0^2 = 0.

      La classe d’équivalence est l’ensemble des points (x,y)(x, y) tels que x2+y2=0x^2 + y^2 = 0.

      La seule solution réelle à cette équation est x=0x=0 et y=0y=0.

      C’est le cercle de rayon 0, qui est réduit au point origine.

      [(0,0)]={(0,0)}[(0, 0)] = \{(0, 0)\}.

Réponse:

  1. La relation est réflexive, symétrique et transitive, c’est donc une relation d’équivalence.
  2. La classe d’équivalence de (a,b)(a, b) est le cercle centré à l’origine (0,0)(0,0) de rayon a2+b2\sqrt{a^2+b^2}.
  3. [(3,4)]={(x,y)R2x2+y2=25}[(3, 4)] = \{(x, y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2=25\} et [(0,0)]={(0,0)}[(0, 0)] = \{(0, 0)\}.

Exercice 8

Problème: On considère l’ensemble E={1,2,3,4,5,6}E = \{1, 2, 3, 4, 5, 6\}. La collection de sous-ensembles P={{1,3},{2},{4,5,6}}P = \{\{1, 3\}, \{2\}, \{4, 5, 6\}\} forme une partition de EE.

  1. Vérifier que PP est bien une partition de EE.
  2. Décrire la relation d’équivalence R\mathcal{R} associée à cette partition.
  3. Donner en extension la liste des couples qui composent la relation R\mathcal{R}.
Solution

Méthode:

  1. Pour vérifier que PP est une partition de EE, on doit montrer trois choses : les sous-ensembles dans PP ne sont pas vides, ils sont deux à deux disjoints, et leur réunion est égale à EE.
  2. La relation d’équivalence associée à une partition est définie comme suit : xRyx \mathcal{R} y si et seulement si xx et yy appartiennent au même sous-ensemble de la partition.
  3. Pour lister les couples, on prend chaque sous-ensemble de la partition et on forme tous les couples (x,y)(x,y)xx et yy sont dans ce même sous-ensemble.

Étapes:

  1. Vérification de la partition :

    • Non-vides : Les ensembles {1,3}\{1, 3\}, {2}\{2\} et {4,5,6}\{4, 5, 6\} sont tous non-vides. (Vrai)

    • Disjoints deux à deux :

      • {1,3}{2}=\{1, 3\} \cap \{2\} = \emptyset
      • {1,3}{4,5,6}=\{1, 3\} \cap \{4, 5, 6\} = \emptyset
      • {2}{4,5,6}=\{2\} \cap \{4, 5, 6\} = \emptyset

      Ils sont bien disjoints deux à deux. (Vrai)

    • Réunion égale à E :

      {1,3}{2}{4,5,6}={1,2,3,4,5,6}=E\{1, 3\} \cup \{2\} \cup \{4, 5, 6\} = \{1, 2, 3, 4, 5, 6\} = E. (Vrai)

    • Puisque les trois conditions sont remplies, PP est une partition de EE.

  2. Description de la relation d’équivalence R\mathcal{R} :

    Deux éléments x,yEx, y \in E sont en relation, xRyx \mathcal{R} y, s’ils sont dans la même “case” de la partition PP.

    • Tout élément de {1,3}\{1, 3\} est en relation avec tout élément de {1,3}\{1, 3\}.
    • L’élément 22 n’est en relation qu’avec lui-même.
    • Tout élément de {4,5,6}\{4, 5, 6\} est en relation avec tout élément de {4,5,6}\{4, 5, 6\}.
  3. Liste des couples de R\mathcal{R} :

    On liste tous les couples (x,y)(x,y)xx et yy sont dans la même partie.

    • Depuis la partie {1,3}\{1, 3\} : (1,1),(1,3),(3,1),(3,3)(1,1), (1,3), (3,1), (3,3).

    • Depuis la partie {2}\{2\} : (2,2)(2,2).

    • Depuis la partie {4,5,6}\{4, 5, 6\} :

      (4,4),(4,5),(4,6)(4,4), (4,5), (4,6)

      (5,4),(5,5),(5,6)(5,4), (5,5), (5,6)

      (6,4),(6,5),(6,6)(6,4), (6,5), (6,6)

    • La relation R\mathcal{R} est l’union de tous ces couples.

    R={(1,1),(1,3),(3,1),(3,3),(2,2),(4,4),(4,5),(4,6),(5,4),(5,5),(5,6),(6,4),(6,5),(6,6)}\mathcal{R} = \{(1,1), (1,3), (3,1), (3,3), (2,2), (4,4), (4,5), (4,6), (5,4), (5,5), (5,6), (6,4), (6,5), (6,6)\}.

Réponse:

  1. PP est une partition car ses éléments sont non-vides, disjoints deux à deux, et leur réunion est EE.
  2. xRy    xx \mathcal{R} y \iff x et yy appartiennent au même sous-ensemble de la partition PP.
  3. R={(1,1),(1,3),(3,1),(3,3),(2,2),(4,4),(4,5),(4,6),(5,4),(5,5),(5,6),(6,4),(6,5),(6,6)}\mathcal{R} = \{(1,1), (1,3), (3,1), (3,3), (2,2), (4,4), (4,5), (4,6), (5,4), (5,5), (5,6), (6,4), (6,5), (6,6)\}.

Exercice 9

Problème: Soit l’ensemble A={2,3,4,6,8,12}A = \{2, 3, 4, 6, 8, 12\}. On considère la relation R\mathcal{R} sur AA définie par xRy    x divise yx \mathcal{R} y \iff x \text{ divise } y. On note cette relation ” | ”.

  1. Montrer que (A,)(A, |) est un ensemble partiellement ordonné.
  2. Cet ordre est-il total ? Justifier.
  3. Déterminer les éléments minimaux et maximaux de AA.
  4. L’ensemble AA possède-t-il un plus petit élément ? Un plus grand élément ?
Solution

Méthode:

  1. Pour montrer que c’est un ordre partiel, on vérifie la réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité.
  2. Pour vérifier si l’ordre est total, on doit voir si toutes les paires d’éléments sont comparables. Il suffit de trouver une seule paire d’éléments incomparables pour prouver que l’ordre n’est pas total.
  3. Un élément minimal n’est devancé par aucun autre. Un élément maximal ne devance aucun autre.
  4. Un plus petit élément doit être inférieur (selon la relation) à tous les autres. Un plus grand élément doit être supérieur à tous les autres.

Étapes:

  1. Vérification de la relation d’ordre :

    • Réflexivité : Pour tout xAx \in A, xx se divise lui-même (xxx|x). Donc la relation est réflexive.
    • Antisymétrie : Soient x,yAx, y \in A tels que xyx|y et yxy|x. Comme les éléments de AA sont des entiers positifs, cela implique x=yx=y. Donc la relation est antisymétrique.
    • Transitivité : Soient x,y,zAx, y, z \in A tels que xyx|y et yzy|z. Par la propriété de la divisibilité, si xx divise yy et yy divise zz, alors xx divise zz. Donc la relation est transitive.
    • Puisque la relation est réflexive, antisymétrique et transitive, c’est une relation d’ordre partiel.
  2. L’ordre est-il total ?

    Un ordre est total si pour toute paire d’éléments {x,y}\{x, y\}, on a xyx|y ou yxy|x.

    Considérons les éléments 22 et 33 de AA.

    • Est-ce que 22 divise 33 ? Non.
    • Est-ce que 33 divise 22 ? Non.

    Puisque 22 et 33 ne sont pas comparables, l’ordre n’est pas total.

  3. Éléments minimaux et maximaux :

    • Éléments minimaux : On cherche les éléments de AA qui ne sont divisés par aucun autre élément de AA (à part eux-mêmes).

      • 22 n’est divisé par aucun autre élément de AA. 22 est minimal.
      • 33 n’est divisé par aucun autre élément de AA. 33 est minimal.
      • 44 est divisé par 22.
      • 66 est divisé par 22 et 33.
      • 88 est divisé par 22 et 44.
      • 1212 est divisé par 2,3,4,62, 3, 4, 6.

      Les éléments minimaux sont {2,3}\{2, 3\}.

    • Éléments maximaux : On cherche les éléments de AA qui ne divisent aucun autre élément de AA.

      • 88 : les multiples de 8 dans AA sont-ils autres que 8 ? Non. 88 est maximal.
      • 1212 : les multiples de 12 dans AA sont-ils autres que 12 ? Non. 1212 est maximal.
      • Tous les autres éléments divisent un autre élément (ex: 24,36,48,6122|4, 3|6, 4|8, 6|12).

      Les éléments maximaux sont {8,12}\{8, 12\}.

  4. Plus petit et plus grand élément :

    • Plus petit élément : Un plus petit élément doit diviser tous les autres éléments de AA.

      • 22 ne divise pas 33. Donc 22 n’est pas le plus petit élément.
      • 33 ne divise pas 22. Donc 33 n’est pas le plus petit élément.

      Il n’y a pas de plus petit élément. (Note: s’il y en avait un, il serait l’unique élément minimal).

    • Plus grand élément : Un plus grand élément doit être un multiple de tous les autres éléments de AA.

      • 88 n’est pas un multiple de 33 (ou 66 ou 1212).
      • 1212 n’est pas un multiple de 88.

      Il n’y a pas de plus grand élément. (Note: s’il y en avait un, il serait l’unique élément maximal).

Réponse:

  1. (A,)(A, |) est un ensemble partiellement ordonné.
  2. L’ordre n’est pas total car, par exemple, 22 et 33 sont incomparables.
  3. Éléments minimaux : {2,3}\{2, 3\}. Éléments maximaux : {8,12}\{8, 12\}.
  4. Il n’y a ni plus petit élément, ni plus grand élément.

Exercice 10

Problème: Montrer par récurrence que pour tout entier n1n \ge 1, la somme des nn premiers carrés est donnée par la formule :

i=1ni2=n(n+1)(2n+1)6\sum_{i=1}^{n} i^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6}

Solution

Méthode: On utilise le principe de récurrence simple.

  1. Initialisation : On vérifie que la formule est vraie pour le premier cas, ici n=1n=1.
  2. Hérédité : On suppose que la formule est vraie pour un entier k1k \ge 1 (hypothèse de récurrence) et on démontre qu’elle est alors aussi vraie pour l’entier suivant, k+1k+1.

Étapes:

Soit P(n)P(n) la proposition : "i=1ni2=n(n+1)(2n+1)6\sum_{i=1}^{n} i^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6}".

  1. Initialisation (pour n=1n=1) :

    • Calcul du membre de gauche : i=11i2=12=1\sum_{i=1}^{1} i^2 = 1^2 = 1.
    • Calcul du membre de droite : 1(1+1)(21+1)6=1236=66=1\frac{1(1+1)(2 \cdot 1+1)}{6} = \frac{1 \cdot 2 \cdot 3}{6} = \frac{6}{6} = 1.
    • Les deux membres sont égaux, donc P(1)P(1) est vraie.
  2. Hérédité :

    • Soit k1k \ge 1 un entier quelconque.

    • Hypothèse de récurrence : On suppose que P(k)P(k) est vraie, c’est-à-dire :

      i=1ki2=k(k+1)(2k+1)6\sum_{i=1}^{k} i^2 = \frac{k(k+1)(2k+1)}{6}

    • But : On veut montrer que P(k+1)P(k+1) est vraie, c’est-à-dire :

      i=1k+1i2=(k+1)((k+1)+1)(2(k+1)+1)6=(k+1)(k+2)(2k+3)6\sum_{i=1}^{k+1} i^2 = \frac{(k+1)((k+1)+1)(2(k+1)+1)}{6} = \frac{(k+1)(k+2)(2k+3)}{6}

    • Démonstration : On part du membre de gauche de P(k+1)P(k+1) et on essaie d’arriver au membre de droite.

      i=1k+1i2=(i=1ki2)+(k+1)2\sum_{i=1}^{k+1} i^2 = \left(\sum_{i=1}^{k} i^2\right) + (k+1)^2

      On utilise l’hypothèse de récurrence pour remplacer la somme :

      =k(k+1)(2k+1)6+(k+1)2= \frac{k(k+1)(2k+1)}{6} + (k+1)^2

      On met (k+1)(k+1) en facteur commun pour simplifier l’expression :

      =(k+1)[k(2k+1)6+(k+1)]= (k+1) \left[ \frac{k(2k+1)}{6} + (k+1) \right]

      On met tout sur le même dénominateur à l’intérieur des crochets :

      =(k+1)[2k2+k6+6(k+1)6]=(k+1)[2k2+k+6k+66]= (k+1) \left[ \frac{2k^2+k}{6} + \frac{6(k+1)}{6} \right] = (k+1) \left[ \frac{2k^2+k+6k+6}{6} \right]

      =(k+1)[2k2+7k+66]=(k+1)(2k2+7k+6)6= (k+1) \left[ \frac{2k^2+7k+6}{6} \right] = \frac{(k+1)(2k^2+7k+6)}{6}

      Maintenant, on factorise le trinôme 2k2+7k+62k^2+7k+6. On cherche des racines. On peut voir que (k+2)(k+2) est un facteur probable. En effet, 2k2+7k+6=(k+2)(2k+3)2k^2+7k+6 = (k+2)(2k+3).

      (Vérification : (k+2)(2k+3)=2k2+3k+4k+6=2k2+7k+6(k+2)(2k+3) = 2k^2+3k+4k+6 = 2k^2+7k+6).

      On remplace le trinôme factorisé dans notre expression :

      =(k+1)(k+2)(2k+3)6= \frac{(k+1)(k+2)(2k+3)}{6}

      Ceci est exactement le membre de droite de la proposition P(k+1)P(k+1). L’hérédité est donc prouvée.

  3. Conclusion :

    Par le principe de récurrence, la proposition P(n)P(n) est vraie pour tout entier n1n \ge 1.

Réponse: La démonstration par récurrence, en vérifiant l’initialisation pour n=1n=1 et en prouvant l’hérédité de kk à k+1k+1, établit que la formule i=1ni2=n(n+1)(2n+1)6\sum_{i=1}^{n} i^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6} est vraie pour tout n1n \ge 1.