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Rappels de logique et suites numériques - preuves (A)

Raisonnement par Contraposée

Montrer que pour tout entier nNn \in \mathbb{N}, si 3n+23n + 2 est un entier impair, alors nn est un entier impair.

Indice

Au lieu de démontrer l'implication directe ABA \Rightarrow B (qui nécessiterait de manipuler la propriété "être impair"), utilisez la contraposée.

La contraposée de "ABA \Rightarrow B" est "non(B)non(A)\text{non}(B) \Rightarrow \text{non}(A)".

Ici, quelle est la négation de "nn est impair" ?

Supposez que nn vérifie cette négation et montrez que 3n+23n+2 vérifie la négation de l'hypothèse de départ.

Solution

Nous allons utiliser un raisonnement par contraposée.

L'implication à démontrer est : PQP \Rightarrow Q avec :

PP : "3n+23n+2 est impair"

QQ : "nn est impair"

La contraposée est non(Q)non(P)\text{non}(Q) \Rightarrow \text{non}(P), c'est-à-dire :

"Si nn est pair, alors 3n+23n+2 est pair".

Étape 1 : Hypothèse

Supposons que nn est pair.

Par définition, il existe un entier kk tel que n=2kn = 2k.

Étape 2 : Calcul

Substituons nn dans l'expression 3n+23n + 2 :

3n+2=3(2k)+2=6k+23n + 2 = 3(2k) + 2 = 6k + 2

Étape 3 : Conclusion sur la parité

On peut factoriser par 2 :

6k+2=2(3k+1)6k + 2 = 2(3k + 1)

Posons k=3k+1k' = 3k + 1. Comme kk est entier, kk' est entier.

On a donc 3n+2=2k3n + 2 = 2k', ce qui signifie que 3n+23n + 2 est pair.

Conclusion :

Nous avons démontré que si nn est pair, alors 3n+23n+2 est pair. Par le principe de la contraposée, cela équivaut à dire que si 3n+23n+2 est impair, alors nn est impair.

Raisonnement par l'Absurde (Irrationalité)

Montrer que 2\sqrt{2} n'est pas un nombre rationnel (c'est-à-dire 2Q\sqrt{2} \notin \mathbb{Q}).

Indice

Utilisez un raisonnement par l'absurde.

Supposez le contraire : 2Q\sqrt{2} \in \mathbb{Q}.

Cela signifie qu'on peut écrire 2=pq\sqrt{2} = \frac{p}{q} sous forme d'une fraction irréductible (où pp et qq sont des entiers premiers entre eux).

Élevez au carré et utilisez des arguments de parité pour montrer que pp et qq seraient tous deux pairs, ce qui contredit l'hypothèse que la fraction est irréductible.

Solution

Supposons par l'absurde que 2\sqrt{2} est rationnel.

Étape 1 : Formulation de l'hypothèse absurde

Il existe deux entiers pp et qq (avec q0q \neq 0), premiers entre eux (fraction irréductible), tels que :

2=pq\sqrt{2} = \frac{p}{q}

Étape 2 : Analyse de la parité de pp

En élevant au carré, on obtient 2=p2q22 = \frac{p^2}{q^2}, soit :

p2=2q2p^2 = 2q^2

L'équation montre que p2p^2 est un nombre pair. Par conséquent, pp doit être pair (car le carré d'un impair est impair).

On peut donc écrire p=2kp = 2k pour un entier kk.

Étape 3 : Analyse de la parité de qq

Substituons p=2kp = 2k dans l'équation p2=2q2p^2 = 2q^2 :

(2k)2=2q2(2k)^2 = 2q^2

4k2=2q24k^2 = 2q^2

En divisant par 2 :

2k2=q22k^2 = q^2

Cette équation montre que q2q^2 est pair, et donc que qq doit aussi être pair.

Conclusion :

Nous avons montré que pp est pair et que qq est pair. Ils ont donc un diviseur commun (2). Cela contredit l'hypothèse initiale selon laquelle la fraction pq\frac{p}{q} était irréductible.

L'hypothèse de départ est donc fausse : 2\sqrt{2} n'est pas rationnel.

Récurrence : Somme des premiers entiers

Montrer par récurrence que pour tout nNn \in \mathbb{N}^* (entier naturel non nul) :

k=1nk=1+2++n=n(n+1)2\sum_{k=1}^n k = 1 + 2 + \dots + n = \frac{n(n+1)}{2}

Indice

Suivez les deux étapes du raisonnement par récurrence :

  1. Initialisation : Vérifiez la formule pour n=1n=1.
  2. Hérédité : Supposez que la formule est vraie pour un certain entier kk. Montrez qu'elle reste vraie pour k+1k+1.

Lors de l'étape d'hérédité, écrivez la somme pour k+1k+1 comme étant la somme pour kk (qui vaut k(k+1)2\frac{k(k+1)}{2} par hypothèse) plus le terme (k+1)(k+1). Factorisez ensuite.

Solution

Soit P(n)P(n) la propriété : k=1nk=n(n+1)2\sum_{k=1}^n k = \frac{n(n+1)}{2}.

Étape 1 : Initialisation

Pour n=1n=1 :

Membre de gauche : k=11k=1\sum_{k=1}^1 k = 1.

Membre de droite : 1(1+1)2=22=1\frac{1(1+1)}{2} = \frac{2}{2} = 1.

La propriété est vraie pour n=1n=1.

Étape 2 : Hérédité

Supposons que pour un entier n1n \ge 1 fixé, on ait k=1nk=n(n+1)2\sum_{k=1}^n k = \frac{n(n+1)}{2} (Hypothèse de Récurrence - HR).

Montrons que k=1n+1k=(n+1)(n+2)2\sum_{k=1}^{n+1} k = \frac{(n+1)(n+2)}{2}.

On décompose la somme :

k=1n+1k=(k=1nk)+(n+1)\sum_{k=1}^{n+1} k = \left( \sum_{k=1}^n k \right) + (n+1)

D'après l'HR, on remplace la somme par la formule :

=n(n+1)2+(n+1)= \frac{n(n+1)}{2} + (n+1)

On factorise par (n+1)(n+1) :

=(n+1)[n2+1]= (n+1) \left[ \frac{n}{2} + 1 \right]

=(n+1)[n+22]= (n+1) \left[ \frac{n + 2}{2} \right]

=(n+1)(n+2)2= \frac{(n+1)(n+2)}{2}

C'est exactement la formule attendue au rang n+1n+1.

Conclusion :

Par le principe de récurrence, la formule est vraie pour tout n1n \ge 1.

Récurrence : Somme géométrique

Soit qq un nombre réel tel que q1q \neq 1. Montrer par récurrence que pour tout nNn \in \mathbb{N} :

k=0nqk=1+q+q2++qn=1qn+11q\sum_{k=0}^n q^k = 1 + q + q^2 + \dots + q^n = \frac{1-q^{n+1}}{1-q}

Indice

Initialisation : Testez pour n=0n=0. Rappelez-vous que q0=1q^0 = 1.

Hérédité : Séparez le dernier terme de la somme au rang n+1n+1 (qn+1q^{n+1}). Utilisez l'hypothèse de récurrence pour remplacer la somme jusqu'à nn. Mettez tout au même dénominateur (1q1-q) pour simplifier l'expression.

Solution

Soit P(n)P(n) la propriété : k=0nqk=1qn+11q\sum_{k=0}^n q^k = \frac{1-q^{n+1}}{1-q}.

Étape 1 : Initialisation

Pour n=0n=0 :

Gauche : q0=1q^0 = 1.

Droite : 1q0+11q=1q1q=1\frac{1-q^{0+1}}{1-q} = \frac{1-q}{1-q} = 1.

P(0)P(0) est vraie.

Étape 2 : Hérédité

Supposons P(n)P(n) vraie. Montrons P(n+1)P(n+1), c'est-à-dire k=0n+1qk=1qn+21q\sum_{k=0}^{n+1} q^k = \frac{1-q^{n+2}}{1-q}.

k=0n+1qk=(k=0nqk)+qn+1\sum_{k=0}^{n+1} q^k = \left( \sum_{k=0}^n q^k \right) + q^{n+1}

Utilisons l'HR :

=1qn+11q+qn+1= \frac{1-q^{n+1}}{1-q} + q^{n+1}

Mettons au même dénominateur :

=1qn+1+qn+1(1q)1q= \frac{1-q^{n+1} + q^{n+1}(1-q)}{1-q}

=1qn+1+qn+1qn+21q= \frac{1-q^{n+1} + q^{n+1} - q^{n+2}}{1-q}

Les termes qn+1q^{n+1} s'annulent :

=1qn+21q= \frac{1 - q^{n+2}}{1-q}

La propriété est donc héréditaire.

Conclusion :

La formule est vraie pour tout nNn \in \mathbb{N}.

Définition de la limite (ϵN\epsilon-N)

En utilisant la définition formelle de la limite (avec ϵ\epsilon et NN), montrer que la suite (un)(u_n) définie par un=2n+1n+1u_n = \frac{2n+1}{n+1} converge vers l=2l=2.

Indice
  1. Écrivez l'expression un2|u_n - 2| et simplifiez-la algébriquement.
  2. Vous devez montrer que pour tout ϵ>0\epsilon > 0, on peut rendre cette quantité plus petite que ϵ\epsilon dès que nn est assez grand.
  3. Cherchez une condition sur nn de la forme n>n > \dots (en fonction de ϵ\epsilon) pour satisfaire l'inégalité.
  4. Le rang NN sera la partie entière de cette valeur.
Solution

Nous devons montrer : ϵ>0,NN,nN,un2ϵ\forall \epsilon > 0, \exists N \in \mathbb{N}, \forall n \ge N, |u_n - 2| \le \epsilon.

Étape 1 : Simplification de unl|u_n - l|

Calculons la différence :

un2=2n+1n+12=2n+12(n+1)n+1|u_n - 2| = \left| \frac{2n+1}{n+1} - 2 \right| = \left| \frac{2n+1 - 2(n+1)}{n+1} \right|

=2n+12n2n+1=1n+1= \left| \frac{2n+1 - 2n - 2}{n+1} \right| = \left| \frac{-1}{n+1} \right|

Comme nNn \in \mathbb{N}, n+1>0n+1 > 0, donc :

un2=1n+1|u_n - 2| = \frac{1}{n+1}

Étape 2 : Recherche de NN

Soit ϵ>0\epsilon > 0 fixé. Nous cherchons nn tel que :

1n+1ϵ\frac{1}{n+1} \le \epsilon

En inversant l'inégalité (car tout est positif) :

n+11ϵn+1 \ge \frac{1}{\epsilon}

n1ϵ1n \ge \frac{1}{\epsilon} - 1

Étape 3 : Conclusion

Il suffit de choisir un entier NN supérieur ou égal à 1ϵ1\frac{1}{\epsilon} - 1.

Posons par exemple N=1ϵ+1N = \lfloor \frac{1}{\epsilon} \rfloor + 1.

Pour tout nNn \ge N, l'inégalité un2ϵ|u_n - 2| \le \epsilon est vérifiée.

La suite converge donc vers 2.

Unicité de la Limite

Montrer que si une suite (un)(u_n) converge, alors sa limite est unique.

Indice

Utilisez un raisonnement par l'absurde.

Supposez que la suite converge vers deux limites distinctes l1l_1 et l2l_2 (avec l1l2l_1 \neq l_2).

Posez ϵ=l1l22\epsilon = \frac{|l_1 - l_2|}{2}. C'est la moitié de la distance entre les deux limites.

Utilisez la définition de la convergence pour l1l_1 et l2l_2 pour trouver un rang NN où les termes de la suite devraient être simultanément "proches" de l1l_1 (à distance ϵ\epsilon) et de l2l_2 (à distance ϵ\epsilon).

Utilisez l'inégalité triangulaire pour montrer une contradiction : les "bulles" de rayon ϵ\epsilon autour de l1l_1 et l2l_2 ne se touchent pas.

Solution

Supposons que (un)(u_n) converge vers deux limites distinctes l1l_1 et l2l_2.

Supposons l1l2l_1 \neq l_2, donc l1l2>0|l_1 - l_2| > 0.

Étape 1 : Choix de ϵ\epsilon

Choisissons ϵ=l1l23\epsilon = \frac{|l_1 - l_2|}{3} (une valeur suffisamment petite pour séparer les voisinages).

Étape 2 : Application de la définition

Comme unl1u_n \to l_1, N1,nN1,unl1ϵ\exists N_1, \forall n \ge N_1, |u_n - l_1| \le \epsilon.

Comme unl2u_n \to l_2, N2,nN2,unl2ϵ\exists N_2, \forall n \ge N_2, |u_n - l_2| \le \epsilon.

Soit nmax(N1,N2)n \ge \max(N_1, N_2). Pour ce nn, on a à la fois unl1ϵ|u_n - l_1| \le \epsilon et unl2ϵ|u_n - l_2| \le \epsilon.

Étape 3 : Inégalité triangulaire

Évaluons la distance entre l1l_1 et l2l_2 :

l1l2=(l1un)+(unl2)|l_1 - l_2| = |(l_1 - u_n) + (u_n - l_2)|

Par l'inégalité triangulaire (a+ba+b|a+b| \le |a|+|b|) :

l1l2l1un+unl2|l_1 - l_2| \le |l_1 - u_n| + |u_n - l_2|

l1l2unl1+unl2|l_1 - l_2| \le |u_n - l_1| + |u_n - l_2|

l1l2ϵ+ϵ=2ϵ|l_1 - l_2| \le \epsilon + \epsilon = 2\epsilon

Étape 4 : Contradiction

Nous avons choisi ϵ=l1l23\epsilon = \frac{|l_1 - l_2|}{3}, donc 2ϵ=23l1l22\epsilon = \frac{2}{3}|l_1 - l_2|.

L'inégalité précédente devient :

l1l223l1l2|l_1 - l_2| \le \frac{2}{3}|l_1 - l_2|

Puisque l1l2>0|l_1 - l_2| > 0, nous pouvons diviser par ce nombre, obtenant 1231 \le \frac{2}{3}, ce qui est impossible.

Conclusion :

L'hypothèse de départ est fausse. La limite doit être unique.

Convergence et Bornage

Montrer que toute suite convergente est bornée.

Indice

Soit (un)(u_n) une suite convergeant vers ll.

Appliquez la définition de la convergence avec une valeur fixe pour ϵ\epsilon, par exemple ϵ=1\epsilon = 1.

Cela vous donne un rang NN à partir duquel unl1|u_n - l| \le 1. Utilisez l'inégalité triangulaire inverse pour borner un|u_n| pour nNn \ge N.

Pour les termes avant NN (u0,u1,,uN1u_0, u_1, \dots, u_{N-1}), il n'y en a qu'un nombre fini. Une collection finie de nombres admet toujours un maximum.

Combinez ces deux faits pour trouver une borne globale pour toute la suite.

Solution

Soit (un)(u_n) une suite convergeant vers ll. Nous voulons trouver un réel M>0M > 0 tel que nN,unM\forall n \in \mathbb{N}, |u_n| \le M.

Étape 1 : Comportement à l'infini (la "queue" de la suite)

Prenons ϵ=1\epsilon = 1. D'après la définition de la convergence, il existe un rang NN tel que :

nN,unl1\forall n \ge N, |u_n - l| \le 1

D'après l'inégalité triangulaire (abab|a| - |b| \le |a-b|), on a :

unlunl1|u_n| - |l| \le |u_n - l| \le 1

Donc, pour tout nNn \ge N :

unl+1|u_n| \le |l| + 1

Étape 2 : Comportement initial (les premiers termes)

Considérons l'ensemble des termes avant le rang NN : {u0,u1,,uN1}\{ |u_0|, |u_1|, \dots, |u_{N-1}| \}.

Cet ensemble est fini, il possède donc un maximum.

Étape 3 : Construction de la borne globale

Soit M=max(u0,u1,,uN1,l+1)M = \max(|u_0|, |u_1|, \dots, |u_{N-1}|, |l|+1).

  • Si n<Nn < N, alors unmax(u0,,uN1)M|u_n| \le \max(|u_0|, \dots, |u_{N-1}|) \le M.
  • Si nNn \ge N, alors unl+1M|u_n| \le |l| + 1 \le M.

Conclusion :

Pour tout nNn \in \mathbb{N}, unM|u_n| \le M. La suite est donc bornée.

Divergence d'une suite oscillante

En utilisant la négation de la définition de la limite, montrer que la suite un=(1)nu_n = (-1)^n ne converge pas vers l=1l=1.

Indice

La définition de "un1u_n \to 1" est : ϵ>0,N,nN,un1ϵ\forall \epsilon > 0, \exists N, \forall n \ge N, |u_n - 1| \le \epsilon.

La négation est : ϵ>0,N,nN,un1>ϵ\exists \epsilon > 0, \forall N, \exists n \ge N, |u_n - 1| > \epsilon.

Vous devez trouver (choisir) une valeur de ϵ\epsilon assez petite pour que le terme 1-1 (qui apparaît infiniment souvent dans la suite) soit "hors" de l'intervalle [1ϵ,1+ϵ][1-\epsilon, 1+\epsilon].

Essayez ϵ=1\epsilon = 1.

Solution

Nous voulons montrer que la proposition "un1u_n \to 1" est fausse.

Négation à prouver : ϵ>0,NN,nN,un1>ϵ\exists \epsilon > 0, \forall N \in \mathbb{N}, \exists n \ge N, |u_n - 1| > \epsilon.

Étape 1 : Choix de ϵ\epsilon

Choisissons ϵ=1\epsilon = 1.

Étape 2 : Démonstration pour tout NN

Soit NNN \in \mathbb{N} un rang quelconque. Nous devons trouver un entier nNn \ge N tel que un1>1|u_n - 1| > 1.

La suite (un)(u_n) alterne entre 1-1 et 11.

Nous avons besoin d'un terme égal à 1-1. Les termes impairs valent 1-1.

Choisissons un entier impair nn tel que nNn \ge N. (Par exemple n=Nn=N si NN est impair, ou n=N+1n=N+1 si NN est pair).

Étape 3 : Vérification de l'inégalité

Pour ce nn impair, un=1u_n = -1.

Calculons la distance :

un1=11=2=2|u_n - 1| = |-1 - 1| = |-2| = 2

Or, 2>12 > 1 (donc >ϵ> \epsilon).

Conclusion :

Nous avons trouvé un ϵ\epsilon tel que, quel que soit le rang NN, il existe un terme ultérieur qui sort de l'intervalle [1ϵ,1+ϵ][1-\epsilon, 1+\epsilon]. La suite ne converge pas vers 1.

Algèbre des Limites : Somme

Soient (un)(u_n) et (vn)(v_n) deux suites convergeant respectivement vers l1l_1 et l2l_2. Montrer que la suite (un+vn)(u_n + v_n) converge vers l1+l2l_1 + l_2.

Indice

Vous devez majorer (un+vn)(l1+l2)|(u_n + v_n) - (l_1 + l_2)|.

Regroupez les termes : (unl1)+(vnl2)|(u_n - l_1) + (v_n - l_2)|.

Utilisez l'inégalité triangulaire pour séparer la somme.

Puisque vous voulez que la somme totale soit inférieure à ϵ\epsilon, faites en sorte que chaque partie (unl1|u_n - l_1| et vnl2|v_n - l_2|) soit inférieure à ϵ/2\epsilon/2 pour nn assez grand.

Solution

Soit ϵ>0\epsilon > 0. Nous cherchons NN tel que nN,(un+vn)(l1+l2)ϵ\forall n \ge N, |(u_n + v_n) - (l_1 + l_2)| \le \epsilon.

Étape 1 : Inégalité triangulaire

(un+vn)(l1+l2)=(unl1)+(vnl2)|(u_n + v_n) - (l_1 + l_2)| = |(u_n - l_1) + (v_n - l_2)|

unl1+vnl2\le |u_n - l_1| + |v_n - l_2|

Étape 2 : Utilisation des convergences individuelles

Puisque unl1u_n \to l_1, pour ϵ=ϵ/2\epsilon' = \epsilon/2, il existe N1N_1 tel que :

nN1,unl1ϵ/2\forall n \ge N_1, |u_n - l_1| \le \epsilon/2.

Puisque vnl2v_n \to l_2, pour ϵ=ϵ/2\epsilon' = \epsilon/2, il existe N2N_2 tel que :

nN2,vnl2ϵ/2\forall n \ge N_2, |v_n - l_2| \le \epsilon/2.

Étape 3 : Combinaison

Posons N=max(N1,N2)N = \max(N_1, N_2).

Pour tout nNn \ge N, les deux conditions sont vérifiées simultanément.

(un+vn)(l1+l2)unl1+vnl2|(u_n + v_n) - (l_1 + l_2)| \le |u_n - l_1| + |v_n - l_2|

ϵ2+ϵ2=ϵ\le \frac{\epsilon}{2} + \frac{\epsilon}{2} = \epsilon

Conclusion :

La suite (un+vn)(u_n + v_n) converge vers l1+l2l_1 + l_2.

Algèbre des Limites : Produit par une suite bornée

Soient (un)(u_n) une suite qui converge vers 0 et (vn)(v_n) une suite bornée (mais pas nécessairement convergente). Montrer que la suite produit (unvn)(u_n v_n) converge vers 0.

Indice

Comme (vn)(v_n) est bornée, il existe M>0M > 0 tel que vnM|v_n| \le M pour tout nn.

Vous devez évaluer unvn0=unvn|u_n v_n - 0| = |u_n| |v_n|.

Majorez cette expression en utilisant MM.

Puisque un0u_n \to 0, vous pouvez rendre un|u_n| aussi petit que vous le souhaitez (par exemple inférieur à ϵ/M\epsilon/M).

Solution

Nous voulons montrer que lim(unvn)=0\lim (u_n v_n) = 0. Soit ϵ>0\epsilon > 0.

Étape 1 : Utilisation de la propriété "bornée"

La suite (vn)(v_n) est bornée, donc il existe un réel M>0M > 0 tel que nN,vnM\forall n \in \mathbb{N}, |v_n| \le M.

Étape 2 : Majoration du produit

unvn0=unvnunM|u_n v_n - 0| = |u_n| \cdot |v_n| \le |u_n| \cdot M

Étape 3 : Utilisation de la convergence de unu_n

Puisque un0u_n \to 0, pour tout ϵ>0\epsilon' > 0, il existe un rang à partir duquel unϵ|u_n| \le \epsilon'.

Choisissons ϵ=ϵM\epsilon' = \frac{\epsilon}{M}.

Il existe NNN \in \mathbb{N} tel que nN,unϵM\forall n \ge N, |u_n| \le \frac{\epsilon}{M}.

Étape 4 : Conclusion

Pour tout nNn \ge N :

unvnunMϵMM=ϵ|u_n v_n| \le |u_n| M \le \frac{\epsilon}{M} \cdot M = \epsilon

La définition de la convergence vers 0 est vérifiée.