Avertissement
Ce contenu a été généré par une intelligence artificielle (LLM) et peut contenir des imprécisions ou des erreurs malgré notre relecture attentive. Il s'agit d'un outil d'apprentissage et non d'une référence académique.
Si vous constatez des erreurs, merci de nous les signaler via la page "À propos".
Rappels de logique et suites numériques - fiches de révision (A)
Qu'est-ce qu'une implication logique () et quand est-elle vraie ?
Solution
Une implication est un énoncé de la forme "Si A est vraie, alors B est vraie", noté .
- est l'hypothèse.
- est la conclusion.
Une implication est considérée comme vraie dans tous les cas, sauf un seul : lorsque l'hypothèse est vraie et que la conclusion est fausse.
Cela peut paraître surprenant, mais si l'hypothèse est fausse, l'implication est toujours considérée comme vraie, peu importe la conclusion. Par exemple, l'affirmation "Si la lune est en fromage (, faux), alors (, faux)" est une implication logiquement vraie.
Exemple : Soit l'implication .
- Si (hypothèse vraie), alors (conclusion vraie). L'implication est vraie.
- Si (hypothèse fausse), alors (conclusion vraie). L'implication est vraie.
- Si (hypothèse fausse), alors (conclusion fausse). L'implication est vraie.
Le seul cas qui rendrait cette implication fausse serait de trouver un tel que soit vrai mais soit faux, ce qui est impossible.
Expliquez le principe de la démonstration par contraposée.
Solution
La démonstration par contraposée est une technique de preuve indirecte. Elle repose sur le fait qu'une implication est logiquement équivalente à sa contraposée : .
Cela signifie que prouver l'une revient exactement à prouver l'autre. On utilise cette méthode lorsque la démonstration de la contraposée est plus simple ou plus intuitive que la démonstration directe de l'implication originale.
Étapes :
- Identifier l'hypothèse et la conclusion de l'implication à prouver.
- Énoncer la contraposée : formuler la négation de la conclusion () et la négation de l'hypothèse ().
- Prouver l'implication par un raisonnement direct.
- Conclure que, puisque la contraposée est vraie, l'implication originale est également vraie.
Exemple : Montrons que "Si est pair, alors est pair" pour un entier .
- " est pair"
- " est pair"
La contraposée est , ce qui se traduit par : "Si est impair, alors est impair".
Démonstration de la contraposée :
Supposons que est impair (). Il existe donc un entier tel que .
Calculons :
.
En posant , on a , ce qui prouve que est impair ().
La contraposée est vraie, donc l'implication originale l'est aussi.
Que sont les quantificateurs universel () et existentiel () ?
Solution
Les quantificateurs sont des symboles logiques qui précisent pour combien d'éléments d'un ensemble une certaine propriété est vraie.
-
Le Quantificateur Universel ()
- Symbole :
- Signification : "Pour tout" ou "Quel que soit".
- Utilisation : Une proposition affirme que la propriété est vraie pour tous les éléments sans exception de l'ensemble .
- Pour être vraie : La propriété doit être vérifiée par chaque élément de . Un seul contre-exemple suffit à la rendre fausse.
Exemple : . (Vrai)
-
Le Quantificateur Existentiel ()
- Symbole :
- Signification : "Il existe".
- Utilisation : Une proposition affirme qu'il y a au moins un élément dans l'ensemble qui vérifie la propriété .
- Pour être vraie : Il suffit de trouver un seul élément de qui vérifie la propriété.
Exemple : . (Vrai, car est une solution).
Un quantificateur apparenté est qui signifie "il existe un unique".
Pourquoi l'ordre des quantificateurs est-il crucial ? Illustrez avec un exemple.
Solution
Inverser l'ordre de deux quantificateurs de nature différente ( et ) change radicalement le sens d'une proposition.
Considérons une propriété qui dépend de deux variables et .
-
- Lecture : "Pour chaque que l'on choisit, on peut trouver un qui fait que est vraie."
- Interprétation : Le choix de peut dépendre de . Pour un , on peut trouver un . Pour un autre , on peut trouver un différent.
-
- Lecture : "Il existe un particulier qui fonctionne pour tous les à la fois."
- Interprétation : Ce est "universel", il ne dépend pas de . C'est une condition beaucoup plus forte que la première.
Exemple : Soit une fonction.
-
Proposition 1 : .
- Signification : Pour n'importe quel , est une valeur réelle. On peut toujours trouver un plus grand, par exemple . Cette proposition est toujours vraie pour n'importe quelle fonction.
-
Proposition 2 : .
- Signification : Il existe un nombre qui est plus grand que toutes les valeurs prises par la fonction .
- Ceci est la définition d'une fonction majorée. C'est vrai pour (on peut prendre ), mais faux pour .
L'inversion des quantificateurs a transformé une affirmation triviale en une propriété mathématique importante (être majorée).
Comment nie-t-on une proposition contenant des quantificateurs ?
Solution
Pour nier une proposition quantifiée, on suit deux règles simples :
- On transforme chaque en .
- On transforme chaque en .
- On nie la propriété qui suit les quantificateurs.
La négation de "pour tous les , est vraie" est "il existe au moins un pour lequel est fausse".
La négation de "il existe un tel que est vraie" est "pour tous les , est fausse".
Exemple : Nier la proposition "Tous les chats () sont noirs ()".
- Traduction : "Il existe au moins un chat qui n'est pas noir".
Exemple avec plusieurs quantificateurs :
Nier .
Comment structurer une démonstration par récurrence ?
Solution
Une démonstration par récurrence sert à prouver qu'une propriété est vraie pour tous les entiers à partir d'un certain rang . Elle se déroule en deux étapes cruciales.
Étapes :
-
Initialisation (ou Cas de base)
- On vérifie que la propriété est vraie pour le premier entier concerné, .
- On calcule ce que donne la propriété pour et on s'assure que l'énoncé est vrai.
- Cette étape est indispensable, c'est le "premier domino qui tombe".
-
Hérédité (ou Pas de récurrence)
- L'objectif est de prouver que si la propriété est vraie pour un certain rang, alors elle est aussi vraie pour le rang suivant. On prouve l'implication pour un entier quelconque.
- Hypothèse de Récurrence (HR) : On suppose que est vraie pour un entier fixé. On énonce clairement cette hypothèse.
- Démonstration : En utilisant l'hypothèse de récurrence comme un fait acquis, on doit démontrer que est vraie. On part généralement d'une expression de pour la manipuler et faire apparaître l'expression de , que l'on peut alors remplacer grâce à l'HR.
Conclusion :
Si l'initialisation et l'hérédité sont vérifiées, on conclut par le principe de récurrence que la propriété est vraie pour tout entier .
Démontrez par récurrence que pour tout , .
Solution
Soit la proposition : .
-
Initialisation (pour )
- Le membre de gauche est .
- Le membre de droite est .
- On a bien , donc est vraie.
-
Hérédité
- Soit un entier quelconque.
- Hypothèse de Récurrence (HR) : Supposons que est vraie, c'est-à-dire : .
- But : Montrons que est vraie, c'est-à-dire : .
Calculons la somme au rang en séparant le dernier terme :
Grâce à l'hypothèse de récurrence, nous pouvons remplacer la somme jusqu'à par :
On reconnaît une identité remarquable :
Nous avons bien prouvé que . Donc est vraie.
Conclusion : Par le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout entier .
Quelle est la définition formelle de la convergence d'une suite vers une limite ?
Solution
Une suite à valeurs dans (typiquement ou ) converge vers une limite si :
On note alors .
Explication détaillée de la définition :
-
: "Pour n'importe quelle marge d'erreur ..."
Imaginez que est un seuil de tolérance, aussi petit que vous voulez (ex: 0.1, 0.001, ...). Il définit un "corridor" de largeur autour de la limite , c'est-à-dire l'intervalle .
-
: "...il existe un certain rang ..."
Pour le que vous avez choisi, je suis capable de trouver un rang dans la suite. Ce rang dépend du : plus est petit, plus devra être grand.
-
: "...tel qu'à partir de ce rang, tous les termes de la suite sont dans le corridor."
Cette partie garantit que pour tous les indices qui viennent après , le terme correspondant est à une distance de plus petite que . La suite "rentre" dans le corridor et n'en sort plus jamais.
En résumé, la convergence signifie que la suite finit par s'accumuler aussi près que l'on veut de la limite .
En utilisant la définition formelle, montrez que la suite (pour ) converge vers 0.
Solution
Nous voulons montrer que .
La limite candidate est . Nous devons appliquer la définition en .
Soit un réel quelconque.
Nous devons trouver un rang tel que pour tout entier , on ait .
Remplaçons et par leurs valeurs :
Pour trouver , nous devons isoler . Comme et sont positifs, on peut inverser l'inégalité en changeant son sens :
La condition est donc satisfaite pour tous les entiers qui sont plus grands ou égaux à .
Nous pouvons donc choisir un entier qui vérifie cette condition. Un choix possible est (la partie entière de plus un, ce qui garantit d'avoir un entier supérieur à ).
Conclusion formelle :
Pour tout , posons . Alors pour tout entier , on a :
Comme on peut prendre à la place de , la définition est bien vérifiée. Donc, .
Quelle est la relation entre une suite convergente et le fait d'être bornée ? La réciproque est-elle vraie ?
Solution
Théorème : Toute suite convergente est bornée.
Si une suite converge vers une limite , alors il existe un nombre réel positif tel que pour tous les entiers .
Intuition :
Si une suite converge, ses termes se rapprochent de la limite . À partir d'un certain rang, tous les termes sont "piégés" dans un petit intervalle autour de et sont donc bornés. Les quelques termes au début de la suite sont en nombre fini, donc ils ne peuvent pas "s'échapper vers l'infini". L'ensemble de tous les termes est donc borné.
La réciproque est FAUSSE.
Une suite peut être bornée sans être convergente. Être bornée est une condition nécessaire à la convergence, mais pas suffisante.
Contre-exemple :
La suite . Les termes de la suite sont .
- Elle est bornée : Pour tout , . On peut donc prendre . La suite est bien bornée.
- Elle est divergente : La suite oscille perpétuellement entre 1 et -1 et ne se rapproche d'aucune valeur unique. Elle ne peut donc pas converger.
Quelles sont les principales règles de calcul (algèbre) sur les limites de suites ?
Solution
Soient et deux suites qui convergent respectivement vers les limites et . Soit un scalaire (un nombre réel ou complexe).
-
Limite d'une somme : La suite converge et sa limite est la somme des limites.
-
Limite d'un produit par un scalaire : La suite converge.
-
Limite d'un produit : La suite converge et sa limite est le produit des limites.
-
Limite d'un inverse : Si la limite est non nulle (), alors la suite converge.
-
Limite d'un quotient : Si la limite est non nulle (), alors la suite converge.
Attention : Ces règles ne s'appliquent pas directement en cas de formes indéterminées comme "", "", etc.
Comment calcule-t-on la limite de quand ?
Solution
Cette limite est une forme indéterminée du type "", on ne peut donc pas appliquer directement le théorème sur le quotient des limites. La méthode consiste à factoriser le numérateur et le dénominateur par le terme de plus haut degré.
Étapes :
-
Identifier le terme dominant : Au numérateur et au dénominateur, le terme de plus haut degré est .
-
Factoriser par ce terme :
-
Simplifier l'expression :
-
Calculer la limite des nouvelles expressions :
On utilise le fait que et .
-
Limite du numérateur :
-
Limite du dénominateur :
-
-
Appliquer la règle du quotient :
Comme la limite du dénominateur est , on peut maintenant appliquer la règle :
Règle générale : La limite d'une fraction rationnelle en à l'infini est égale à la limite du quotient de ses termes de plus haut degré. Ici, .
Qu'est-ce qu'un contre-exemple et à quoi sert-il ?
Solution
Un contre-exemple est un cas particulier qui suffit à démontrer qu'une affirmation générale (une proposition universelle) est fausse.
Il est utilisé pour réfuter des énoncés de la forme "Pour tout dans l'ensemble , la propriété est vraie" (noté ).
Pour prouver que cet énoncé est faux, il n'est pas nécessaire de montrer qu'il est faux pour tous les . Il suffit de trouver un seul élément pour lequel est fausse. Cet élément est le contre-exemple.
Exemple 1 :
- Affirmation : "Tous les nombres premiers sont impairs."
- Analyse : C'est une proposition universelle sur l'ensemble des nombres premiers.
- Contre-exemple : Le nombre 2 est un nombre premier, mais il est pair, et non impair.
- Conclusion : L'affirmation est fausse.
Exemple 2 :
- Affirmation : Pour tout réel , .
- Analyse : On teste la validité de l'implication réciproque de .
- Contre-exemple : Prenons .
- L'hypothèse est vraie, car .
- La conclusion est fausse, car .
- Conclusion : Puisqu'on a trouvé un cas où l'hypothèse est vraie et la conclusion fausse, l'implication est fausse.