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Rappels de logique et suites numériques - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'une implication logique (ABA \Rightarrow B) et quand est-elle vraie ?

Solution

Une implication est un énoncé de la forme "Si A est vraie, alors B est vraie", noté ABA \Rightarrow B.

  • AA est l'hypothèse.
  • BB est la conclusion.

Une implication ABA \Rightarrow B est considérée comme vraie dans tous les cas, sauf un seul : lorsque l'hypothèse AA est vraie et que la conclusion BB est fausse.

Cela peut paraître surprenant, mais si l'hypothèse AA est fausse, l'implication est toujours considérée comme vraie, peu importe la conclusion. Par exemple, l'affirmation "Si la lune est en fromage (AA, faux), alors 2+2=52+2=5 (BB, faux)" est une implication logiquement vraie.

Exemple : Soit l'implication x=3x2=9x = 3 \Rightarrow x^2 = 9.

  • Si x=3x=3 (hypothèse vraie), alors x2=9x^2=9 (conclusion vraie). L'implication est vraie.
  • Si x=3x=-3 (hypothèse fausse), alors x2=9x^2=9 (conclusion vraie). L'implication est vraie.
  • Si x=2x=2 (hypothèse fausse), alors x2=4x^2=4 (conclusion fausse). L'implication est vraie.

Le seul cas qui rendrait cette implication fausse serait de trouver un xx tel que x=3x=3 soit vrai mais x2=9x^2=9 soit faux, ce qui est impossible.

Expliquez le principe de la démonstration par contraposée.

Solution

La démonstration par contraposée est une technique de preuve indirecte. Elle repose sur le fait qu'une implication ABA \Rightarrow B est logiquement équivalente à sa contraposée : non(B)non(A)non(B) \Rightarrow non(A).

(AB)(non(B)non(A))(A \Rightarrow B) \Leftrightarrow (non(B) \Rightarrow non(A))

Cela signifie que prouver l'une revient exactement à prouver l'autre. On utilise cette méthode lorsque la démonstration de la contraposée est plus simple ou plus intuitive que la démonstration directe de l'implication originale.

Étapes :

  1. Identifier l'hypothèse AA et la conclusion BB de l'implication à prouver.
  2. Énoncer la contraposée : formuler la négation de la conclusion (non(B)non(B)) et la négation de l'hypothèse (non(A)non(A)).
  3. Prouver l'implication non(B)non(A)non(B) \Rightarrow non(A) par un raisonnement direct.
  4. Conclure que, puisque la contraposée est vraie, l'implication originale ABA \Rightarrow B est également vraie.

Exemple : Montrons que "Si n2n^2 est pair, alors nn est pair" pour un entier nn.

  • A:A : "n2n^2 est pair"
  • B:B : "nn est pair"

La contraposée est non(B)non(A)non(B) \Rightarrow non(A), ce qui se traduit par : "Si nn est impair, alors n2n^2 est impair".

Démonstration de la contraposée :

Supposons que nn est impair (non(B)non(B)). Il existe donc un entier kk tel que n=2k+1n = 2k + 1.

Calculons n2n^2 :

n2=(2k+1)2=4k2+4k+1=2(2k2+2k)+1n^2 = (2k+1)^2 = 4k^2 + 4k + 1 = 2(2k^2 + 2k) + 1.

En posant k=2k2+2kk' = 2k^2 + 2k, on a n2=2k+1n^2 = 2k' + 1, ce qui prouve que n2n^2 est impair (non(A)non(A)).

La contraposée est vraie, donc l'implication originale l'est aussi.

Que sont les quantificateurs universel (\forall) et existentiel (\exists) ?

Solution

Les quantificateurs sont des symboles logiques qui précisent pour combien d'éléments d'un ensemble une certaine propriété est vraie.

  1. Le Quantificateur Universel (\forall)

    • Symbole : \forall
    • Signification : "Pour tout" ou "Quel que soit".
    • Utilisation : Une proposition xE,P(x)\forall x \in E, P(x) affirme que la propriété P(x)P(x) est vraie pour tous les éléments sans exception de l'ensemble EE.
    • Pour être vraie : La propriété doit être vérifiée par chaque élément de EE. Un seul contre-exemple suffit à la rendre fausse.

    Exemple : xR,x20\forall x \in \mathbb{R}, x^2 \ge 0. (Vrai)

  2. Le Quantificateur Existentiel (\exists)

    • Symbole : \exists
    • Signification : "Il existe".
    • Utilisation : Une proposition xE,P(x)\exists x \in E, P(x) affirme qu'il y a au moins un élément dans l'ensemble EE qui vérifie la propriété P(x)P(x).
    • Pour être vraie : Il suffit de trouver un seul élément de EE qui vérifie la propriété.

    Exemple : xR,x24=0\exists x \in \mathbb{R}, x^2 - 4 = 0. (Vrai, car x=2x=2 est une solution).

Un quantificateur apparenté est !\exists! qui signifie "il existe un unique".

Pourquoi l'ordre des quantificateurs est-il crucial ? Illustrez avec un exemple.

Solution

Inverser l'ordre de deux quantificateurs de nature différente (\forall et \exists) change radicalement le sens d'une proposition.

Considérons une propriété P(x,y)P(x,y) qui dépend de deux variables xEx \in E et yFy \in F.

  1. xE,yF,P(x,y)\forall x \in E, \exists y \in F, P(x, y)

    • Lecture : "Pour chaque xx que l'on choisit, on peut trouver un yy qui fait que P(x,y)P(x,y) est vraie."
    • Interprétation : Le choix de yy peut dépendre de xx. Pour un x1x_1, on peut trouver un y1y_1. Pour un autre x2x_2, on peut trouver un y2y_2 différent.
  2. yF,xE,P(x,y)\exists y \in F, \forall x \in E, P(x, y)

    • Lecture : "Il existe un yy particulier qui fonctionne pour tous les xx à la fois."
    • Interprétation : Ce yy est "universel", il ne dépend pas de xx. C'est une condition beaucoup plus forte que la première.

Exemple : Soit f:RRf: \mathbb{R} \to \mathbb{R} une fonction.

  • Proposition 1 : xR,MR,f(x)M\forall x \in \mathbb{R}, \exists M \in \mathbb{R}, f(x) \le M.

    • Signification : Pour n'importe quel xx, f(x)f(x) est une valeur réelle. On peut toujours trouver un MM plus grand, par exemple M=f(x)+1M = f(x)+1. Cette proposition est toujours vraie pour n'importe quelle fonction.
  • Proposition 2 : MR,xR,f(x)M\exists M \in \mathbb{R}, \forall x \in \mathbb{R}, f(x) \le M.

    • Signification : Il existe un nombre MM qui est plus grand que toutes les valeurs prises par la fonction ff.
    • Ceci est la définition d'une fonction majorée. C'est vrai pour f(x)=x2f(x)=-x^2 (on peut prendre M=0M=0), mais faux pour f(x)=xf(x)=x.

L'inversion des quantificateurs a transformé une affirmation triviale en une propriété mathématique importante (être majorée).

Comment nie-t-on une proposition contenant des quantificateurs ?

Solution

Pour nier une proposition quantifiée, on suit deux règles simples :

  1. On transforme chaque \forall en \exists.
  2. On transforme chaque \exists en \forall.
  3. On nie la propriété qui suit les quantificateurs.

¬(xE,P(x))xE,¬(P(x))\neg(\forall x \in E, P(x)) \Leftrightarrow \exists x \in E, \neg(P(x))

La négation de "pour tous les xx, P(x)P(x) est vraie" est "il existe au moins un xx pour lequel P(x)P(x) est fausse".

¬(xE,P(x))xE,¬(P(x))\neg(\exists x \in E, P(x)) \Leftrightarrow \forall x \in E, \neg(P(x))

La négation de "il existe un xx tel que P(x)P(x) est vraie" est "pour tous les xx, P(x)P(x) est fausse".

Exemple : Nier la proposition "Tous les chats (\forall) sont noirs (PP)".

  • ¬( chat, est_noir(chat))\neg(\forall~\text{chat},~\text{est\_noir}(\text{chat}))
  •   chat, ¬(est_noir(chat))\Leftrightarrow~\exists~\text{chat},~\neg(\text{est\_noir}(\text{chat}))
  • Traduction : "Il existe au moins un chat qui n'est pas noir".

Exemple avec plusieurs quantificateurs :

Nier P:xR,yR,x+y>0P : \forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, x+y > 0.

  • ¬(P)¬(xR,yR,x+y>0)\neg(P) \Leftrightarrow \neg(\forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, x+y > 0)
  • xR,¬(yR,x+y>0)\Leftrightarrow \exists x \in \mathbb{R}, \neg(\exists y \in \mathbb{R}, x+y > 0)
  • xR,yR,¬(x+y>0)\Leftrightarrow \exists x \in \mathbb{R}, \forall y \in \mathbb{R}, \neg(x+y > 0)
  • xR,yR,x+y0\Leftrightarrow \exists x \in \mathbb{R}, \forall y \in \mathbb{R}, x+y \le 0

Comment structurer une démonstration par récurrence ?

Solution

Une démonstration par récurrence sert à prouver qu'une propriété P(n)P(n) est vraie pour tous les entiers nn à partir d'un certain rang n0n_0. Elle se déroule en deux étapes cruciales.

Étapes :

  1. Initialisation (ou Cas de base)

    • On vérifie que la propriété est vraie pour le premier entier concerné, n0n_0.
    • On calcule ce que donne la propriété pour n=n0n=n_0 et on s'assure que l'énoncé est vrai.
    • Cette étape est indispensable, c'est le "premier domino qui tombe".
  2. Hérédité (ou Pas de récurrence)

    • L'objectif est de prouver que si la propriété est vraie pour un certain rang, alors elle est aussi vraie pour le rang suivant. On prouve l'implication P(k)P(k+1)P(k) \Rightarrow P(k+1) pour un entier kn0k \ge n_0 quelconque.
    • Hypothèse de Récurrence (HR) : On suppose que P(k)P(k) est vraie pour un entier kn0k \ge n_0 fixé. On énonce clairement cette hypothèse.
    • Démonstration : En utilisant l'hypothèse de récurrence comme un fait acquis, on doit démontrer que P(k+1)P(k+1) est vraie. On part généralement d'une expression de P(k+1)P(k+1) pour la manipuler et faire apparaître l'expression de P(k)P(k), que l'on peut alors remplacer grâce à l'HR.

Conclusion :

Si l'initialisation et l'hérédité sont vérifiées, on conclut par le principe de récurrence que la propriété P(n)P(n) est vraie pour tout entier nn0n \ge n_0.

Démontrez par récurrence que pour tout n1n \ge 1, i=1n(2i1)=n2\sum_{i=1}^{n} (2i-1) = n^2.

Solution

Soit P(n)P(n) la proposition : i=1n(2i1)=n2\sum_{i=1}^{n} (2i-1) = n^2.

  1. Initialisation (pour n=1n=1)

    • Le membre de gauche est i=11(2i1)=2(1)1=1\sum_{i=1}^{1} (2i-1) = 2(1)-1 = 1.
    • Le membre de droite est 12=11^2 = 1.
    • On a bien 1=11=1, donc P(1)P(1) est vraie.
  2. Hérédité

    • Soit k1k \ge 1 un entier quelconque.
    • Hypothèse de Récurrence (HR) : Supposons que P(k)P(k) est vraie, c'est-à-dire : i=1k(2i1)=k2\sum_{i=1}^{k} (2i-1) = k^2.
    • But : Montrons que P(k+1)P(k+1) est vraie, c'est-à-dire : i=1k+1(2i1)=(k+1)2\sum_{i=1}^{k+1} (2i-1) = (k+1)^2.

    Calculons la somme au rang k+1k+1 en séparant le dernier terme :

    i=1k+1(2i1)=(i=1k(2i1))+(2(k+1)1)\sum_{i=1}^{k+1} (2i-1) = \left( \sum_{i=1}^{k} (2i-1) \right) + (2(k+1)-1)

    Grâce à l'hypothèse de récurrence, nous pouvons remplacer la somme jusqu'à kk par k2k^2 :

    =k2+(2(k+1)1)= k^2 + (2(k+1)-1)

    =k2+(2k+21)= k^2 + (2k+2-1)

    =k2+2k+1= k^2 + 2k + 1

    On reconnaît une identité remarquable :

    =(k+1)2= (k+1)^2

    Nous avons bien prouvé que i=1k+1(2i1)=(k+1)2\sum_{i=1}^{k+1} (2i-1) = (k+1)^2. Donc P(k+1)P(k+1) est vraie.

Conclusion : Par le principe de récurrence, la propriété P(n)P(n) est vraie pour tout entier n1n \ge 1.

Quelle est la définition formelle de la convergence d'une suite (sn)(s_n) vers une limite ll ?

Solution

Une suite (sn)nN(s_n)_{n \in \mathbb{N}} à valeurs dans K\mathbb{K} (typiquement R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}) converge vers une limite lKl \in \mathbb{K} si :

ϵ>0,NN,nN,(nNsnlϵ)\forall \epsilon > 0, \exists N \in \mathbb{N}, \forall n \in \mathbb{N}, (n \ge N \Rightarrow |s_n - l| \le \epsilon)

On note alors limn+sn=l\lim_{n \to +\infty} s_n = l.

Explication détaillée de la définition :

  • ϵ>0\forall \epsilon > 0 : "Pour n'importe quelle marge d'erreur ϵ\epsilon..."

    Imaginez que ϵ\epsilon est un seuil de tolérance, aussi petit que vous voulez (ex: 0.1, 0.001, ...). Il définit un "corridor" de largeur 2ϵ2\epsilon autour de la limite ll, c'est-à-dire l'intervalle [lϵ,l+ϵ][l-\epsilon, l+\epsilon].

  • NN\exists N \in \mathbb{N} : "...il existe un certain rang NN..."

    Pour le ϵ\epsilon que vous avez choisi, je suis capable de trouver un rang NN dans la suite. Ce rang NN dépend du ϵ\epsilon : plus ϵ\epsilon est petit, plus NN devra être grand.

  • nNsnlϵ\forall n \ge N \Rightarrow |s_n - l| \le \epsilon : "...tel qu'à partir de ce rang, tous les termes de la suite sont dans le corridor."

    Cette partie garantit que pour tous les indices nn qui viennent après NN, le terme correspondant sns_n est à une distance de ll plus petite que ϵ\epsilon. La suite "rentre" dans le corridor et n'en sort plus jamais.

En résumé, la convergence signifie que la suite finit par s'accumuler aussi près que l'on veut de la limite ll.

En utilisant la définition formelle, montrez que la suite sn=1ns_n = \frac{1}{n} (pour n1n \ge 1) converge vers 0.

Solution

Nous voulons montrer que limn+1n=0\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n} = 0.

La limite candidate est l=0l=0. Nous devons appliquer la définition en ϵN\epsilon-N.

Soit ϵ>0\epsilon > 0 un réel quelconque.

Nous devons trouver un rang NNN \in \mathbb{N} tel que pour tout entier nNn \ge N, on ait snlϵ|s_n - l| \le \epsilon.

Remplaçons sns_n et ll par leurs valeurs :

1n0ϵ|\frac{1}{n} - 0| \le \epsilon

1nϵ(car n1, donc 1/n>0)\frac{1}{n} \le \epsilon \quad (\text{car } n \ge 1, \text{ donc } 1/n > 0)

Pour trouver NN, nous devons isoler nn. Comme nn et ϵ\epsilon sont positifs, on peut inverser l'inégalité en changeant son sens :

n1ϵn \ge \frac{1}{\epsilon}

La condition sn0ϵ|s_n - 0| \le \epsilon est donc satisfaite pour tous les entiers nn qui sont plus grands ou égaux à 1/ϵ1/\epsilon.

Nous pouvons donc choisir un entier NN qui vérifie cette condition. Un choix possible est N=1ϵ+1N = \lfloor \frac{1}{\epsilon} \rfloor + 1 (la partie entière de 1/ϵ1/\epsilon plus un, ce qui garantit d'avoir un entier supérieur à 1/ϵ1/\epsilon).

Conclusion formelle :

Pour tout ϵ>0\epsilon > 0, posons N=1ϵ+1N = \lfloor \frac{1}{\epsilon} \rfloor + 1. Alors pour tout entier nNn \ge N, on a :

n1ϵ+1>1ϵn \ge \lfloor \frac{1}{\epsilon} \rfloor + 1 > \frac{1}{\epsilon}

    1n<ϵ\implies \frac{1}{n} < \epsilon

    1n0<ϵ\implies |\frac{1}{n} - 0| < \epsilon

Comme on peut prendre \le à la place de <<, la définition est bien vérifiée. Donc, limn+1n=0\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n} = 0.

Quelle est la relation entre une suite convergente et le fait d'être bornée ? La réciproque est-elle vraie ?

Solution

Théorème : Toute suite convergente est bornée.

Si une suite (sn)(s_n) converge vers une limite ll, alors il existe un nombre réel positif AA tel que snA|s_n| \le A pour tous les entiers nn.

Intuition :

Si une suite converge, ses termes se rapprochent de la limite ll. À partir d'un certain rang, tous les termes sont "piégés" dans un petit intervalle autour de ll et sont donc bornés. Les quelques termes au début de la suite sont en nombre fini, donc ils ne peuvent pas "s'échapper vers l'infini". L'ensemble de tous les termes est donc borné.

La réciproque est FAUSSE.

Une suite peut être bornée sans être convergente. Être bornée est une condition nécessaire à la convergence, mais pas suffisante.

Contre-exemple :

La suite sn=(1)ns_n = (-1)^n. Les termes de la suite sont 1,1,1,1,1, -1, 1, -1, \dots.

  • Elle est bornée : Pour tout nn, sn=(1)n=1|s_n| = |(-1)^n| = 1. On peut donc prendre A=1A=1. La suite est bien bornée.
  • Elle est divergente : La suite oscille perpétuellement entre 1 et -1 et ne se rapproche d'aucune valeur unique. Elle ne peut donc pas converger.

Quelles sont les principales règles de calcul (algèbre) sur les limites de suites ?

Solution

Soient (sn)(s_n) et (tn)(t_n) deux suites qui convergent respectivement vers les limites ll et ll'. Soit λ\lambda un scalaire (un nombre réel ou complexe).

  • Limite d'une somme : La suite (sn+tn)(s_n + t_n) converge et sa limite est la somme des limites.

    limn+(sn+tn)=l+l\lim_{n \to +\infty} (s_n + t_n) = l + l'

  • Limite d'un produit par un scalaire : La suite (λsn)(\lambda s_n) converge.

    limn+(λsn)=λl\lim_{n \to +\infty} (\lambda s_n) = \lambda l

  • Limite d'un produit : La suite (sntn)(s_n \cdot t_n) converge et sa limite est le produit des limites.

    limn+(sntn)=ll\lim_{n \to +\infty} (s_n \cdot t_n) = l \cdot l'

  • Limite d'un inverse : Si la limite ll est non nulle (l0l \ne 0), alors la suite (1/sn)(1/s_n) converge.

    limn+1sn=1l\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{s_n} = \frac{1}{l}

  • Limite d'un quotient : Si la limite ll' est non nulle (l0l' \ne 0), alors la suite (sn/tn)(s_n / t_n) converge.

    limn+sntn=ll\lim_{n \to +\infty} \frac{s_n}{t_n} = \frac{l}{l'}

Attention : Ces règles ne s'appliquent pas directement en cas de formes indéterminées comme "/\infty/\infty", "\infty-\infty", etc.

Comment calcule-t-on la limite de sn=3n24n+12n2+5s_n = \frac{3n^2 - 4n + 1}{2n^2 + 5} quand n+n \to +\infty ?

Solution

Cette limite est une forme indéterminée du type "/\infty/\infty", on ne peut donc pas appliquer directement le théorème sur le quotient des limites. La méthode consiste à factoriser le numérateur et le dénominateur par le terme de plus haut degré.

Étapes :

  1. Identifier le terme dominant : Au numérateur et au dénominateur, le terme de plus haut degré est n2n^2.

  2. Factoriser par ce terme :

    sn=n2(34nn2+1n2)n2(2+5n2)s_n = \frac{n^2(3 - \frac{4n}{n^2} + \frac{1}{n^2})}{n^2(2 + \frac{5}{n^2})}

  3. Simplifier l'expression :

    sn=34n+1n22+5n2s_n = \frac{3 - \frac{4}{n} + \frac{1}{n^2}}{2 + \frac{5}{n^2}}

  4. Calculer la limite des nouvelles expressions :

    On utilise le fait que limn+1n=0\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n} = 0 et limn+1n2=0\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n^2} = 0.

    • Limite du numérateur :

      limn+(34n+1n2)=34(0)+0=3\lim_{n \to +\infty} (3 - \frac{4}{n} + \frac{1}{n^2}) = 3 - 4(0) + 0 = 3

    • Limite du dénominateur :

      limn+(2+5n2)=2+5(0)=2\lim_{n \to +\infty} (2 + \frac{5}{n^2}) = 2 + 5(0) = 2

  5. Appliquer la règle du quotient :

    Comme la limite du dénominateur est 202 \ne 0, on peut maintenant appliquer la règle :

    limn+sn=32\lim_{n \to +\infty} s_n = \frac{3}{2}

Règle générale : La limite d'une fraction rationnelle en nn à l'infini est égale à la limite du quotient de ses termes de plus haut degré. Ici, lim3n22n2=32\lim \frac{3n^2}{2n^2} = \frac{3}{2}.

Qu'est-ce qu'un contre-exemple et à quoi sert-il ?

Solution

Un contre-exemple est un cas particulier qui suffit à démontrer qu'une affirmation générale (une proposition universelle) est fausse.

Il est utilisé pour réfuter des énoncés de la forme "Pour tout xx dans l'ensemble EE, la propriété P(x)P(x) est vraie" (noté xE,P(x)\forall x \in E, P(x)).

Pour prouver que cet énoncé est faux, il n'est pas nécessaire de montrer qu'il est faux pour tous les xx. Il suffit de trouver un seul élément x0Ex_0 \in E pour lequel P(x0)P(x_0) est fausse. Cet élément x0x_0 est le contre-exemple.

Exemple 1 :

  • Affirmation : "Tous les nombres premiers sont impairs."
  • Analyse : C'est une proposition universelle sur l'ensemble des nombres premiers.
  • Contre-exemple : Le nombre 2 est un nombre premier, mais il est pair, et non impair.
  • Conclusion : L'affirmation est fausse.

Exemple 2 :

  • Affirmation : Pour tout réel xx, x2=9x=3x^2 = 9 \Rightarrow x = 3.
  • Analyse : On teste la validité de l'implication réciproque de x=3x2=9x=3 \Rightarrow x^2=9.
  • Contre-exemple : Prenons x=3x = -3.
    • L'hypothèse x2=9x^2=9 est vraie, car (3)2=9(-3)^2 = 9.
    • La conclusion x=3x=3 est fausse, car 33-3 \ne 3.
  • Conclusion : Puisqu'on a trouvé un cas où l'hypothèse est vraie et la conclusion fausse, l'implication est fausse.