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Exercices “Rappels de logique et suites numériques” (A)

Exercise 1: [Raisonnement Logique]

Problem: Soit nn un entier. Démontrer par contraposée l’implication suivante : “Si n3+5n^3 + 5 est impair, alors nn est pair”.

Solution

Method: Pour démontrer l’implication ABA \Rightarrow B par contraposée, nous allons démontrer son équivalente logique non(B)non(A)non(B) \Rightarrow non(A).

L’implication à prouver est ABA \Rightarrow B avec :

  • AA : ”n3+5n^3 + 5 est impair”
  • BB : ”nn est pair”

La contraposée est non(B)non(A)non(B) \Rightarrow non(A) :

  • non(B)non(B) : ”nn n’est pas pair”, c’est-à-dire ”nn est impair”.
  • non(A)non(A) : ”n3+5n^3 + 5 n’est pas impair”, c’est-à-dire ”n3+5n^3 + 5 est pair”.

Nous allons donc prouver : “Si nn est impair, alors n3+5n^3 + 5 est pair”.

Steps:

  1. Supposons que nn est impair (hypothèse non(B)non(B)). Par définition, il existe un entier kk tel que n=2k+1n = 2k + 1.

  2. Exprimons n3+5n^3 + 5 en fonction de kk:

    n3=(2k+1)3=(2k)3+3(2k)2(1)+3(2k)(1)2+13=8k3+12k2+6k+1n^3 = (2k+1)^3 = (2k)^3 + 3(2k)^2(1) + 3(2k)(1)^2 + 1^3 = 8k^3 + 12k^2 + 6k + 1.

  3. Maintenant, calculons n3+5n^3 + 5:

    n3+5=(8k3+12k2+6k+1)+5=8k3+12k2+6k+6n^3 + 5 = (8k^3 + 12k^2 + 6k + 1) + 5 = 8k^3 + 12k^2 + 6k + 6.

  4. Nous voulons montrer que cette expression est paire. Pour cela, nous la factorisons par 2:

    n3+5=2(4k3+6k2+3k+3)n^3 + 5 = 2(4k^3 + 6k^2 + 3k + 3).

  5. Puisque kk est un entier, l’expression 4k3+6k2+3k+34k^3 + 6k^2 + 3k + 3 est aussi un entier. Posons q=4k3+6k2+3k+3q = 4k^3 + 6k^2 + 3k + 3.

    Nous avons n3+5=2qn^3 + 5 = 2q, ce qui prouve par définition que n3+5n^3 + 5 est un nombre pair.

  6. Nous avons bien démontré que si nn est impair, alors n3+5n^3+5 est pair. La contraposée est vraie, donc l’implication initiale est vraie.

Answer: L’implication “Si n3+5n^3 + 5 est impair, alors nn est pair” est démontrée par contraposée.

Exercise 2: [Implication et Réciproque]

Problem: Soit xx un nombre réel. Considérons l’implication (P):x>2x2>4(P): x > 2 \Rightarrow x^2 > 4.

  1. L’implication (P)(P) est-elle vraie ? Justifier.
  2. Énoncer l’implication réciproque (R)(R).
  3. L’implication réciproque (R)(R) est-elle vraie ? Si non, fournir un contre-exemple.
Solution

Method: Nous allons analyser chaque implication séparément. Pour prouver qu’une implication est vraie, nous utilisons un raisonnement direct. Pour prouver qu’elle est fausse, nous cherchons un contre-exemple, c’est-à-dire une valeur de xx pour laquelle l’hypothèse est vraie mais la conclusion est fausse.

Steps:

  1. Analyse de l’implication (P):x>2x2>4(P): x > 2 \Rightarrow x^2 > 4

    • Supposons que l’hypothèse x>2x > 2 est vraie.
    • Puisque xx est un nombre positif, on peut élever au carré les deux membres de l’inégalité sans en changer le sens.
    • x>2    xx>2xx > 2 \implies x \cdot x > 2 \cdot x et xx>22x \cdot x > 2 \cdot 2.
    • On obtient x2>4x^2 > 4. La conclusion est vraie.
    • L’implication (P)(P) est donc vraie.
  2. Énoncé de la réciproque (R)(R)

    • L’implication réciproque s’obtient en inversant l’hypothèse et la conclusion.
    • (R):x2>4x>2(R): x^2 > 4 \Rightarrow x > 2.
  3. Analyse de l’implication réciproque (R)(R)

    • Nous cherchons un contre-exemple : un réel xx tel que x2>4x^2 > 4 (hypothèse vraie) mais x2x \ngtr 2 (conclusion fausse), c’est-à-dire x2x \le 2.
    • L’inégalité x2>4x^2 > 4 est équivalente à x24>0x^2 - 4 > 0, soit (x2)(x+2)>0(x-2)(x+2) > 0. Ceci est vrai pour x],2[]2,+[x \in ]-\infty, -2[ \cup ]2, +\infty[.
    • Nous cherchons un xx dans cet ensemble qui vérifie aussi x2x \le 2.
    • Choisissons x=3x=-3.
    • Vérification de l’hypothèse : x2=(3)2=9x^2 = (-3)^2 = 9. On a bien 9>49 > 4. L’hypothèse est vraie.
    • Vérification de la conclusion : x=3x = -3. On n’a pas 3>2-3 > 2. La conclusion est fausse.
    • x=3x = -3 est un contre-exemple.
    • L’implication réciproque (R)(R) est donc fausse.

Answer:

  1. L’implication (P)(P) est vraie.
  2. La réciproque (R)(R) est : x2>4x>2x^2 > 4 \Rightarrow x > 2.
  3. La réciproque (R)(R) est fausse. Un contre-exemple est x=3x=-3.

Exercise 3: [Quantificateurs et Négation]

Problem: Soit la proposition PP: “Pour tout nombre réel xx, il existe un nombre réel yy tel que y2=xy^2 = x”.

  1. Traduire la proposition PP en langage formel avec des quantificateurs.
  2. La proposition PP est-elle vraie ou fausse ? Justifier.
  3. Écrire la négation de PP, notée non(P)non(P), en langage formel.
  4. Traduire non(P)non(P) en langage courant.
Solution

Method: Nous allons traduire la phrase en suivant l’ordre des quantificateurs. Ensuite, nous évaluerons sa vérité en cherchant un contre-exemple. La négation formelle s’obtient en inversant les quantificateurs et en niant la propriété finale.

Steps:

  1. Traduction formelle de P:

    • “Pour tout nombre réel xx” se traduit par xR\forall x \in \mathbb{R}.
    • “il existe un nombre réel yy” se traduit par yR\exists y \in \mathbb{R}.
    • “tel que y2=xy^2 = x” est la propriété y2=xy^2=x.
    • La proposition PP s’écrit donc: P:xR,yR,y2=xP: \forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, y^2 = x.
  2. Valeur de vérité de P:

    • La proposition affirme que tout nombre réel a une racine carrée réelle.
    • Ceci est faux. Pour prouver que cette proposition universelle (x...\forall x...) est fausse, il suffit de trouver un contre-exemple.
    • Considérons x=1x = -1.
    • Existe-t-il un réel yy tel que y2=1y^2 = -1 ? Non, car le carré d’un nombre réel est toujours positif ou nul.
    • Donc, la proposition PP est fausse.
  3. Négation formelle de P:

    • On part de P:xR,yR,y2=xP: \forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, y^2 = x.
    • Pour nier, on change \forall en \exists, \exists en \forall, et on nie la propriété y2=xy^2=x.
    • non(P):non(xR,yR,y2=x)non(P): non(\forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, y^2 = x)
    • non(P):xR,non(yR,y2=x)non(P): \exists x \in \mathbb{R}, non(\exists y \in \mathbb{R}, y^2 = x)
    • non(P):xR,yR,non(y2=x)non(P): \exists x \in \mathbb{R}, \forall y \in \mathbb{R}, non(y^2 = x)
    • non(P):xR,yR,y2xnon(P): \exists x \in \mathbb{R}, \forall y \in \mathbb{R}, y^2 \neq x.
  4. Traduction de non(P) en langage courant:

    • xR\exists x \in \mathbb{R}: “Il existe un nombre réel xx…”
    • yR\forall y \in \mathbb{R}: “…tel que pour tout nombre réel yy…”
    • y2xy^2 \neq x: “…le carré de yy est différent de xx”.
    • Phrase complète : “Il existe un nombre réel xx qui n’est le carré d’aucun nombre réel”. Cette proposition est vraie (par exemple x=1x=-1).

Answer:

  1. P:xR,yR,y2=xP: \forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, y^2 = x.
  2. La proposition PP est fausse.
  3. non(P):xR,yR,y2xnon(P): \exists x \in \mathbb{R}, \forall y \in \mathbb{R}, y^2 \neq x.
  4. “Il existe un nombre réel xx tel que pour tout nombre réel yy, on a y2xy^2 \neq x.”

Exercise 4: [Ordre des Quantificateurs]

Problem: Considérons les deux propositions suivantes dans R\mathbb{R}:

A:xR,yR,x+y=0A: \forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, x+y = 0

B:yR,xR,x+y=0B: \exists y \in \mathbb{R}, \forall x \in \mathbb{R}, x+y = 0

Déterminer pour chacune si elle est vraie ou fausse, en justifiant soigneusement votre réponse.

Solution

Method: Nous analysons le sens de chaque proposition en respectant l’ordre des quantificateurs. Pour AA, le choix de yy peut dépendre de xx. Pour BB, le yy doit être “universel” et fonctionner pour tous les xx.

Steps:

  1. Analyse de la proposition A:

    • A:xR,yR,x+y=0A: \forall x \in \mathbb{R}, \exists y \in \mathbb{R}, x+y = 0.
    • Traduction : “Pour tout nombre réel xx, on peut trouver un nombre réel yy tel que leur somme soit nulle.”
    • Soit xx un réel quelconque. Nous cherchons un yy qui vérifie x+y=0x+y=0.
    • L’équation a une solution unique : y=xy = -x.
    • Puisque pour n’importe quel xRx \in \mathbb{R}, son opposé x-x est aussi un réel, nous pouvons toujours trouver un tel yy (en le choisissant égal à x-x).
    • La proposition AA est donc vraie.
  2. Analyse de la proposition B:

    • B:yR,xR,x+y=0B: \exists y \in \mathbb{R}, \forall x \in \mathbb{R}, x+y = 0.
    • Traduction : “Il existe un nombre réel yy qui, ajouté à n’importe quel réel xx, donne une somme nulle.”
    • Cette proposition affirme l’existence d’un yy “magique” qui est l’opposé de tous les nombres réels à la fois.
    • Supposons qu’un tel yy existe. Appelons-le y0y_0.
    • Alors, pour tout xx, on aurait x+y0=0x + y_0 = 0.
    • Si on choisit x=1x=1, on doit avoir 1+y0=01 + y_0 = 0, donc y0=1y_0 = -1.
    • Si on choisit x=2x=2, on doit avoir 2+y0=02 + y_0 = 0, donc y0=2y_0 = -2.
    • On obtient une contradiction, car y0y_0 ne peut pas être à la fois 1-1 et 2-2.
    • Il est donc impossible de trouver un tel y0y_0.
    • La proposition BB est donc fausse.

Answer:

  • La proposition AA est vraie.
  • La proposition BB est fausse.

Exercise 5: [Raisonnement par Récurrence]

Problem: Démontrer par récurrence que pour tout entier n1n \ge 1, la somme des nn premiers carrés est donnée par la formule :

k=1nk2=n(n+1)(2n+1)6\sum_{k=1}^{n} k^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6}

Solution

Method: Nous utilisons un raisonnement par récurrence en deux étapes : initialisation et hérédité.

Soit P(n)P(n) la proposition : "k=1nk2=n(n+1)(2n+1)6\sum_{k=1}^{n} k^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6}".

Steps:

  1. Initialisation (pour n=1n=1)

    • Calculons le membre de gauche : k=11k2=12=1\sum_{k=1}^{1} k^2 = 1^2 = 1.
    • Calculons le membre de droite : 1(1+1)(21+1)6=1236=66=1\frac{1(1+1)(2 \cdot 1+1)}{6} = \frac{1 \cdot 2 \cdot 3}{6} = \frac{6}{6} = 1.
    • Les deux membres sont égaux, donc P(1)P(1) est vraie.
  2. Hérédité

    • Soit p1p \ge 1 un entier quelconque.
    • Hypothèse de récurrence (HR) : Supposons que P(p)P(p) est vraie, c’est-à-dire : k=1pk2=p(p+1)(2p+1)6\sum_{k=1}^{p} k^2 = \frac{p(p+1)(2p+1)}{6}.
    • But : Montrons que P(p+1)P(p+1) est vraie, c’est-à-dire : k=1p+1k2=(p+1)((p+1)+1)(2(p+1)+1)6=(p+1)(p+2)(2p+3)6\sum_{k=1}^{p+1} k^2 = \frac{(p+1)((p+1)+1)(2(p+1)+1)}{6} = \frac{(p+1)(p+2)(2p+3)}{6}.
  3. Démonstration de l’hérédité

    • Partons du membre de gauche de P(p+1)P(p+1) et décomposons-le pour faire apparaître la somme jusqu’à pp:

      k=1p+1k2=(k=1pk2)+(p+1)2\sum_{k=1}^{p+1} k^2 = \left(\sum_{k=1}^{p} k^2\right) + (p+1)^2

    • Utilisons l’hypothèse de récurrence pour remplacer la somme :

      =p(p+1)(2p+1)6+(p+1)2= \frac{p(p+1)(2p+1)}{6} + (p+1)^2

    • Mettons au même dénominateur et factorisons par le terme commun (p+1)(p+1):

      =p(p+1)(2p+1)+6(p+1)26=(p+1)[p(2p+1)+6(p+1)]6= \frac{p(p+1)(2p+1) + 6(p+1)^2}{6} = \frac{(p+1)[p(2p+1) + 6(p+1)]}{6}

    • Développons l’expression entre crochets :

      [p(2p+1)+6(p+1)]=[2p2+p+6p+6]=[2p2+7p+6][p(2p+1) + 6(p+1)] = [2p^2 + p + 6p + 6] = [2p^2 + 7p + 6]

    • Factorisons le trinôme 2p2+7p+62p^2 + 7p + 6. Les racines sont p=7±49484=7±14p = \frac{-7 \pm \sqrt{49-48}}{4} = \frac{-7 \pm 1}{4}, soit p=2p=-2 et p=3/2p=-3/2.

      La factorisation est 2(p(2))(p(3/2))=(p+2)(2p+3)2(p - (-2))(p - (-3/2)) = (p+2)(2p+3).

    • Substituons cette factorisation dans notre expression :

      (p+1)[2p2+7p+6]6=(p+1)(p+2)(2p+3)6\frac{(p+1)[2p^2 + 7p + 6]}{6} = \frac{(p+1)(p+2)(2p+3)}{6}

    • C’est exactement le membre de droite de P(p+1)P(p+1). L’hérédité est prouvée.

  4. Conclusion

    • Par le principe de récurrence, la proposition P(n)P(n) est vraie pour tout entier n1n \ge 1.

Answer: La formule k=1nk2=n(n+1)(2n+1)6\sum_{k=1}^{n} k^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6} est démontrée par récurrence pour tout n1n \ge 1.

Exercise 6: [Récurrence et Inégalités]

Problem: Démontrer par récurrence que pour tout entier n4n \ge 4, on a 2nn22^n \ge n^2.

Solution

Method: Nous appliquons le raisonnement par récurrence. L’étape clé de l’hérédité consistera à utiliser l’hypothèse de récurrence et à montrer que l’écart entre 2k+12^{k+1} et (k+1)2(k+1)^2 reste favorable.

Soit P(n)P(n) la proposition : "2nn22^n \ge n^2".

Steps:

  1. Initialisation (pour n=4n=4, le premier rang concerné)

    • Membre de gauche : 24=162^4 = 16.
    • Membre de droite : 42=164^2 = 16.
    • On a bien 161616 \ge 16, donc P(4)P(4) est vraie.
  2. Hérédité

    • Soit k4k \ge 4 un entier.
    • Hypothèse de récurrence (HR) : Supposons P(k)P(k) vraie, soit 2kk22^k \ge k^2.
    • But : Montrer P(k+1)P(k+1) vraie, soit 2k+1(k+1)22^{k+1} \ge (k+1)^2.
  3. Démonstration de l’hérédité

    • Partons du membre de gauche de P(k+1)P(k+1):

      2k+1=22k2^{k+1} = 2 \cdot 2^k

    • En utilisant l’HR (2kk22^k \ge k^2), on peut minorer cette expression :

      2k+12k22^{k+1} \ge 2 \cdot k^2

    • Maintenant, nous voulons montrer que 2k2(k+1)22k^2 \ge (k+1)^2. Si nous y parvenons, alors par transitivité, nous aurons 2k+1(k+1)22^{k+1} \ge (k+1)^2.

    • Étudions la différence 2k2(k+1)22k^2 - (k+1)^2:

      2k2(k2+2k+1)=k22k12k^2 - (k^2 + 2k + 1) = k^2 - 2k - 1

    • Nous devons montrer que k22k10k^2 - 2k - 1 \ge 0 pour k4k \ge 4.

    • Considérons le polynôme f(x)=x22x1f(x)=x^2-2x-1. Ses racines sont x=2±4+42=1±2x = \frac{2 \pm \sqrt{4+4}}{2} = 1 \pm \sqrt{2}.

    • 1+21+1.414=2.4141+\sqrt{2} \approx 1+1.414 = 2.414.

    • Le polynôme est positif à l’extérieur de ses racines. Comme k4k \ge 4, on a k>1+2k > 1+\sqrt{2}, donc k22k1>0k^2-2k-1 > 0.

    • On a donc bien 2k2>(k+1)22k^2 > (k+1)^2 pour k4k \ge 4.

    • En résumé : 2k+12k22^{k+1} \ge 2k^2 et 2k2>(k+1)22k^2 > (k+1)^2, donc 2k+1>(k+1)22^{k+1} > (k+1)^2.

    • Ceci prouve que P(k+1)P(k+1) est vraie.

  4. Conclusion

    • Par le principe de récurrence, P(n)P(n) est vraie pour tout entier n4n \ge 4.

Answer: L’inégalité 2nn22^n \ge n^2 est démontrée par récurrence pour tout entier n4n \ge 4.

Exercise 7: [Définition de la Convergence]

Problem: En utilisant la définition formelle de la limite (avec ϵ\epsilon et NN), montrer que la suite (un)n1(u_n)_{n \ge 1} définie par un=3n+2n+1u_n = \frac{3n+2}{n+1} converge vers 33.

Solution

Method: Nous devons montrer que ϵ>0,NN,nN,un3ϵ\forall \epsilon > 0, \exists N \in \mathbb{N}, \forall n \ge N, |u_n - 3| \le \epsilon.

Notre but est de fixer un ϵ>0\epsilon > 0 arbitraire, puis de manipuler l’inégalité un3ϵ|u_n - 3| \le \epsilon pour trouver une condition sur nn de la forme nNn \ge N. Ce NN dépendra de ϵ\epsilon.

Steps:

  1. Soit ϵ>0\epsilon > 0 un nombre réel fixé.

  2. Calculons et simplifions l’expression un3|u_n - 3|:

    un3=3n+2n+13=3n+23(n+1)n+1=3n+23n3n+1=1n+1|u_n - 3| = \left| \frac{3n+2}{n+1} - 3 \right| = \left| \frac{3n+2 - 3(n+1)}{n+1} \right| = \left| \frac{3n+2 - 3n - 3}{n+1} \right| = \left| \frac{-1}{n+1} \right|

  3. Puisque n1n \ge 1, n+1n+1 est positif. Donc 1/(n+1)=1/(n+1)|-1/(n+1)| = 1/(n+1).

    L’inégalité que nous voulons résoudre est :

    1n+1ϵ\frac{1}{n+1} \le \epsilon

  4. Isolons nn. Comme ϵ>0\epsilon > 0 et n+1>0n+1 > 0, nous pouvons inverser les termes en changeant le sens de l’inégalité :

    n+11ϵn+1 \ge \frac{1}{\epsilon}

    n1ϵ1n \ge \frac{1}{\epsilon} - 1

  5. Nous avons trouvé la condition sur nn. Il nous suffit de choisir un entier NN qui la satisfait.

    Posons NN comme un entier tel que N1ϵ1N \ge \frac{1}{\epsilon} - 1. Par exemple, nous pouvons choisir N=max(1,1ϵ1+1)N = \max\left(1, \lfloor \frac{1}{\epsilon} - 1 \rfloor + 1\right) pour nous assurer que NN est un entier positif et supérieur à la valeur requise.

  6. Vérifions notre choix. Soit un tel NN choisi. Pour tout entier nNn \ge N, on a aussi n1ϵ1n \ge \frac{1}{\epsilon} - 1, ce qui implique n+11ϵn+1 \ge \frac{1}{\epsilon}, et donc 1n+1ϵ\frac{1}{n+1} \le \epsilon.

    Ceci est équivalent à un3ϵ|u_n - 3| \le \epsilon.

  7. La définition est satisfaite. Nous avons montré que pour tout ϵ>0\epsilon > 0, on peut trouver un rang NN à partir duquel les termes de la suite sont à une distance de 33 inférieure ou égale à ϵ\epsilon.

Answer: La suite (un)(u_n) converge bien vers 33 selon la définition formelle.

limn3n+2n+1=3\lim_{n \to \infty} \frac{3n+2}{n+1} = 3

Exercise 8: [Suite Bornée et Divergente]

Problem: Soit la suite (un)nN(u_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par un=sin(nπ2)u_n = \sin(\frac{n\pi}{2}).

  1. Calculer les 5 premiers termes de la suite (pour n=0,1,2,3,4n=0, 1, 2, 3, 4).
  2. Montrer que la suite est bornée.
  3. En utilisant un raisonnement par l’absurde, montrer que la suite est divergente.
Solution

Method: Nous allons d’abord calculer les termes pour comprendre le comportement de la suite. Pour montrer qu’elle est bornée, nous utilisons les propriétés de la fonction sinus. Pour la divergence, nous supposons qu’elle converge vers une limite ll et nous montrons que cela mène à une contradiction en utilisant la définition de la convergence.

Steps:

  1. Calcul des premiers termes:

    • u0=sin(0)=0u_0 = \sin(0) = 0
    • u1=sin(π/2)=1u_1 = \sin(\pi/2) = 1
    • u2=sin(π)=0u_2 = \sin(\pi) = 0
    • u3=sin(3π/2)=1u_3 = \sin(3\pi/2) = -1
    • u4=sin(2π)=0u_4 = \sin(2\pi) = 0
    • La suite est périodique de période 4 et ses termes sont 0,1,0,1,0,1,0,1,0, 1, 0, -1, 0, 1, 0, -1, \dots
  2. Montrer que la suite est bornée:

    • Pour tout xRx \in \mathbb{R}, on sait que 1sin(x)1-1 \le \sin(x) \le 1.
    • Donc, pour tout nNn \in \mathbb{N}, on a 1sin(nπ2)1-1 \le \sin(\frac{n\pi}{2}) \le 1.
    • Cela signifie que 1un1-1 \le u_n \le 1.
    • La suite est minorée par 1-1 et majorée par 11. Elle est donc bornée. On peut aussi dire que un1|u_n| \le 1 pour tout nn.
  3. Montrer que la suite est divergente:

    • Raisonnement par l’absurde : Supposons que la suite (un)(u_n) converge vers une limite lRl \in \mathbb{R}.
    • Selon la définition de la convergence, pour n’importe quel ϵ>0\epsilon > 0, il existe un rang NN tel que pour tout nNn \ge N, on a unlϵ|u_n - l| \le \epsilon.
    • Choisissons ϵ=1/2\epsilon = 1/2. Il doit donc exister un rang NN tel que pour nNn \ge N, tous les termes unu_n sont dans l’intervalle [l1/2,l+1/2][l-1/2, l+1/2].
    • Cependant, la suite prend une infinité de fois la valeur 11 (pour n=1,5,9,n = 1, 5, 9, \dots) et une infinité de fois la valeur 1-1 (pour n=3,7,11,n = 3, 7, 11, \dots).
    • On peut donc trouver un entier n1Nn_1 \ge N tel que un1=1u_{n_1}=1. Pour ce terme, on doit avoir 1l1/2|1-l| \le 1/2, ce qui implique l[1/2,3/2]l \in [1/2, 3/2].
    • On peut aussi trouver un entier n2Nn_2 \ge N tel que un2=1u_{n_2}=-1. Pour ce terme, on doit avoir 1l1/2|-1-l| \le 1/2, ce qui implique l[3/2,1/2]l \in [-3/2, -1/2].
    • La limite ll doit appartenir simultanément aux intervalles [1/2,3/2][1/2, 3/2] et [3/2,1/2][-3/2, -1/2].
    • Ces deux intervalles sont disjoints. C’est une contradiction.
    • Notre hypothèse de départ (“la suite converge”) est donc fausse. La suite (un)(u_n) est divergente.

Answer: La suite (un)(u_n) est bornée mais divergente.

Exercise 9: [Algèbre des Limites]

Problem: Calculer la limite de la suite (un)nN(u_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par un=2n3+5n84n3+n2+1u_n = \frac{-2n^3 + 5n - 8}{4n^3 + n^2 + 1}.

Solution

Method: La suite est une fraction rationnelle en nn. Lorsque nn \to \infty, nous avons une forme indéterminée du type "/\infty/\infty". Pour lever l’indétermination, on factorise le numérateur et le dénominateur par le terme de plus haut degré, ici n3n^3.

Steps:

  1. Factorisons n3n^3 au numérateur et au dénominateur :

    un=n3(2+5nn38n3)n3(4+n2n3+1n3)u_n = \frac{n^3(-2 + \frac{5n}{n^3} - \frac{8}{n^3})}{n^3(4 + \frac{n^2}{n^3} + \frac{1}{n^3})}

  2. Simplifions l’expression en simplifiant par n3n^3 (pour n1n \ge 1, n30n^3 \neq 0) et en réduisant les fractions :

    un=2+5n28n34+1n+1n3u_n = \frac{-2 + \frac{5}{n^2} - \frac{8}{n^3}}{4 + \frac{1}{n} + \frac{1}{n^3}}

  3. Utilisons les limites de référence. On sait que pour k>0k > 0, limn1nk=0\lim_{n \to \infty} \frac{1}{n^k} = 0.

    Donc, limn5n2=0\lim_{n \to \infty} \frac{5}{n^2} = 0, limn8n3=0\lim_{n \to \infty} \frac{8}{n^3} = 0, limn1n=0\lim_{n \to \infty} \frac{1}{n} = 0, limn1n3=0\lim_{n \to \infty} \frac{1}{n^3} = 0.

  4. Appliquons l’algèbre des limites (limite d’une somme, d’un quotient) :

    • Limite du numérateur : limn(2+5n28n3)=2+00=2\lim_{n \to \infty} (-2 + \frac{5}{n^2} - \frac{8}{n^3}) = -2 + 0 - 0 = -2.
    • Limite du dénominateur : limn(4+1n+1n3)=4+0+0=4\lim_{n \to \infty} (4 + \frac{1}{n} + \frac{1}{n^3}) = 4 + 0 + 0 = 4.
  5. La limite du dénominateur est non nulle (404 \neq 0), on peut donc calculer la limite du quotient :

    limnun=lim(numeˊrateur)lim(deˊnominateur)=24=12\lim_{n \to \infty} u_n = \frac{\lim (\text{numérateur})}{\lim (\text{dénominateur})} = \frac{-2}{4} = -\frac{1}{2}

Answer: limn2n3+5n84n3+n2+1=12\lim_{n \to \infty} \frac{-2n^3 + 5n - 8}{4n^3 + n^2 + 1} = -\frac{1}{2}

Exercise 10: [Limite et Composition]

Problem: Calculer la limite de la suite (un)n1(u_n)_{n \ge 1} définie par un=9n22nn2+3n+1u_n = \sqrt{\frac{9n^2 - 2n}{n^2 + 3n + 1}}.

Solution

Method: La suite est de la forme un=f(vn)u_n = f(v_n) avec f(x)=xf(x) = \sqrt{x} et vn=9n22nn2+3n+1v_n = \frac{9n^2 - 2n}{n^2 + 3n + 1}. Nous allons d’abord calculer la limite de la suite (vn)(v_n) en utilisant la méthode pour les fractions rationnelles. Ensuite, comme la fonction racine carrée est continue, nous pourrons appliquer le théorème de composition des limites.

Steps:

  1. Calculer la limite de la suite interne (vn)(v_n):

    vn=9n22nn2+3n+1v_n = \frac{9n^2 - 2n}{n^2 + 3n + 1}

    On factorise par le terme de plus haut degré, n2n^2:

    vn=n2(92n)n2(1+3n+1n2)=92n1+3n+1n2v_n = \frac{n^2(9 - \frac{2}{n})}{n^2(1 + \frac{3}{n} + \frac{1}{n^2})} = \frac{9 - \frac{2}{n}}{1 + \frac{3}{n} + \frac{1}{n^2}}

    En utilisant limncnk=0\lim_{n \to \infty} \frac{c}{n^k} = 0, on obtient:

    limnvn=901+0+0=9\lim_{n \to \infty} v_n = \frac{9 - 0}{1 + 0 + 0} = 9

    Soit l=9l = 9.

  2. Appliquer le théorème de composition:

    • La suite (vn)(v_n) converge vers l=9l = 9.
    • La fonction f(x)=xf(x) = \sqrt{x} est continue sur son domaine de définition [0,+[[0, +\infty[. En particulier, elle est continue en x=9x=9.
    • Le théorème de composition des limites nous dit que si vnlv_n \to l et ff est continue en ll, alors limnf(vn)=f(l)\lim_{n \to \infty} f(v_n) = f(l).
  3. Calculer la limite finale:

    limnun=limnf(vn)=f(limnvn)=f(9)=9=3\lim_{n \to \infty} u_n = \lim_{n \to \infty} f(v_n) = f(\lim_{n \to \infty} v_n) = f(9) = \sqrt{9} = 3

Answer: limn9n22nn2+3n+1=3\lim_{n \to \infty} \sqrt{\frac{9n^2 - 2n}{n^2 + 3n + 1}} = 3

Exercise 11: [Limite et Quantité Conjuguée]

Problem: Calculer la limite de la suite (un)nN(u_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par un=n2+4nnu_n = \sqrt{n^2 + 4n} - n.

Solution

Method: Lorsque nn \to \infty, nous avons une forme indéterminée du type "\infty - \infty". Pour lever cette indétermination, nous utilisons la technique de la “quantité conjuguée”. Cela consiste à multiplier et diviser l’expression par son conjugué, qui est ici n2+4n+n\sqrt{n^2 + 4n} + n. On utilise l’identité remarquable (ab)(a+b)=a2b2(a-b)(a+b) = a^2 - b^2.

Steps:

  1. Multiplions et divisons unu_n par sa quantité conjuguée :

    un=(n2+4nn)×n2+4n+nn2+4n+nu_n = (\sqrt{n^2 + 4n} - n) \times \frac{\sqrt{n^2 + 4n} + n}{\sqrt{n^2 + 4n} + n}

  2. Appliquons l’identité remarquable au numérateur :

    un=(n2+4n)2n2n2+4n+n=(n2+4n)n2n2+4n+n=4nn2+4n+nu_n = \frac{(\sqrt{n^2 + 4n})^2 - n^2}{\sqrt{n^2 + 4n} + n} = \frac{(n^2 + 4n) - n^2}{\sqrt{n^2 + 4n} + n} = \frac{4n}{\sqrt{n^2 + 4n} + n}

  3. Nous avons maintenant une forme indéterminée "/\infty/\infty". Pour la lever, nous factorisons par le terme dominant au dénominateur. Sous la racine, le terme dominant est n2n^2.

    n2+4n=n2(1+4n)=n21+4n=n1+4n\sqrt{n^2 + 4n} = \sqrt{n^2(1 + \frac{4}{n})} = \sqrt{n^2}\sqrt{1 + \frac{4}{n}} = |n|\sqrt{1 + \frac{4}{n}}

    Comme nn \to \infty, nn est positif, donc n=n|n|=n.

    Le dénominateur devient : n1+4n+nn\sqrt{1 + \frac{4}{n}} + n.

  4. Factorisons par nn au dénominateur et simplifions l’expression de unu_n:

    un=4nn(1+4n+1)=41+4n+1u_n = \frac{4n}{n(\sqrt{1 + \frac{4}{n}} + 1)} = \frac{4}{\sqrt{1 + \frac{4}{n}} + 1}

  5. Calculons la limite de cette nouvelle expression. On sait que limn4n=0\lim_{n \to \infty} \frac{4}{n} = 0.

    limnun=41+0+1=41+1=41+1=42=2\lim_{n \to \infty} u_n = \frac{4}{\sqrt{1 + 0} + 1} = \frac{4}{\sqrt{1} + 1} = \frac{4}{1+1} = \frac{4}{2} = 2

Answer: limn(n2+4nn)=2\lim_{n \to \infty} (\sqrt{n^2 + 4n} - n) = 2