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Structures algébriques - preuves (A)

Associativité de la composition d'applications

Prouver que si f:XYf : X \to Y, g:YZg : Y \to Z et h:ZTh : Z \to T sont trois applications, alors la composition est associative, c'est-à-dire h(gf)=(hg)fh \circ (g \circ f) = (h \circ g) \circ f.

Indice

Deux applications sont égales si elles ont le même ensemble de départ, le même ensemble d'arrivée, et si elles associent la même image à chaque élément de l'ensemble de départ.

Appliquez cette définition aux deux applications h(gf)h \circ (g \circ f) et (hg)f(h \circ g) \circ f. Pour un élément arbitraire xXx \in X, calculez son image par chaque application en utilisant la définition de la composition.

Solution

Pour prouver l'égalité de deux applications, nous devons vérifier trois points : qu'elles ont le même ensemble de départ, le même ensemble d'arrivée et qu'elles donnent la même image pour tout élément de l'ensemble de départ.

Étape 1 : Ensembles de départ et d'arrivée

L'application gfg \circ f est définie de XX vers ZZ. Par conséquent, l'application h(gf)h \circ (g \circ f) est définie de XX vers TT.

De même, l'application hgh \circ g est définie de YY vers TT. Par conséquent, l'application (hg)f(h \circ g) \circ f est définie de XX vers TT.

Les deux applications h(gf)h \circ (g \circ f) et (hg)f(h \circ g) \circ f ont donc le même ensemble de départ XX et le même ensemble d'arrivée TT.

Étape 2 : Égalité des images

Soit xx un élément quelconque de XX. Nous calculons l'image de xx par chaque application.

Pour h(gf)h \circ (g \circ f), on applique la définition de la composition deux fois :

(h(gf))(x)=h((gf)(x))=h(g(f(x)))(h \circ (g \circ f))(x) = h((g \circ f)(x)) = h(g(f(x)))

Pour (hg)f(h \circ g) \circ f, on fait de même :

((hg)f)(x)=(hg)(f(x))=h(g(f(x)))((h \circ g) \circ f)(x) = (h \circ g)(f(x)) = h(g(f(x)))

Conclusion

Pour tout xXx \in X, les deux applications donnent la même image h(g(f(x)))h(g(f(x))). Puisqu'elles ont les mêmes ensembles de départ et d'arrivée et associent la même image à chaque élément, les deux applications sont égales. On a donc bien :

h(gf)=(hg)fh \circ (g \circ f) = (h \circ g) \circ f

Unicité de l'élément neutre

Prouver que si un ensemble (X,)(X, *) muni d'une opération binaire admet un élément neutre, alors cet élément neutre est unique.

Indice

Raisonnez par l'absurde. Supposez qu'il existe deux éléments neutres distincts, disons ee et ee'.

Utilisez la définition de l'élément neutre pour chacun d'eux. Considérez le produit eee * e'. Que pouvez-vous en déduire en considérant ee comme élément neutre ? Et en considérant ee' comme élément neutre ?

Solution

Soit (X,)(X, *) un ensemble muni d'une opération binaire. Supposons qu'il existe deux éléments neutres, que nous noterons ee et ee'.

Étape 1 : Utiliser la propriété de ee

Puisque ee est un élément neutre, par définition, pour tout xXx \in X, on a ex=xe=xe * x = x * e = x.

En particulier, si on choisit x=ex = e', on obtient :

ee=ee * e' = e'

Étape 2 : Utiliser la propriété de ee'

Puisque ee' est un élément neutre, par définition, pour tout xXx \in X, on a ex=xe=xe' * x = x * e' = x.

En particulier, si on choisit x=ex = e, on obtient :

ee=ee * e' = e

Conclusion

En combinant les résultats des deux étapes, nous avons :

e=ee=ee' = e * e' = e

Cela montre que e=ee = e'. Les deux éléments neutres que nous avions supposés sont en fait égaux. L'élément neutre, s'il existe, est donc unique.

Unicité de l'inverse dans un groupe

Prouver que dans un groupe (G,)(G, *), chaque élément aGa \in G admet un inverse unique.

Indice

Soit aGa \in G. Supposez que bb et cc sont deux inverses de aa. Vous devez montrer que b=cb=c.

Par définition, vous avez ab=ba=ea*b = b*a = e et ac=ca=ea*c = c*a = e, où ee est l'élément neutre.

Considérez l'expression c(ab)c * (a * b). Calculez-la de deux manières différentes en utilisant l'associativité de l'opération *.

Solution

Preuve de l'unicité de l'inverse dans un groupe

Soit (G) un groupe, (a \in G), et supposons que (c) et (b) sont deux inverses de (a). Par définition d'inverse, on a :

ac=eetab=e,a * c = e \quad \text{et} \quad a * b = e,

où (e) est l'élément neutre de (G).

Pour montrer que (c = b), on procède comme suit :

  1. On écrit ( c ) en insérant l'élément neutre (e) :
c=cec = c * e
  1. Or ( e = a * b ), donc
c=c(ab)c = c * (a * b)
  1. Par associativité,
c(ab)=(ca)bc * (a * b) = (c * a) * b
  1. Puisque (c) est inverse de (a), on a (c * a = e), donc
(ca)b=eb=b(c * a) * b = e * b = b
  1. On conclut donc que
c=bc = b

Cela montre que l'inverse d'un élément dans un groupe est unique.

Composition de deux applications injectives

Prouver que si f:XYf : X \to Y et g:YZg : Y \to Z sont deux applications injectives, alors leur composition gf:XZg \circ f : X \to Z est également injective.

Indice

Pour prouver qu'une application hh est injective, vous devez montrer que pour tous x1,x2x_1, x_2 dans son ensemble de départ, h(x1)=h(x2)h(x_1) = h(x_2) implique x1=x2x_1 = x_2.

Appliquez cette démarche à h=gfh = g \circ f. Partez de l'hypothèse (gf)(x1)=(gf)(x2)(g \circ f)(x_1) = (g \circ f)(x_2) et utilisez successivement l'injectivité de gg puis celle de ff pour arriver à la conclusion x1=x2x_1 = x_2.

Solution

Soient f:XYf : X \to Y et g:YZg : Y \to Z deux applications injectives. Nous voulons prouver que l'application gf:XZg \circ f : X \to Z est injective.

Étape 1 : Énoncé de l'objectif

Selon la définition de l'injectivité, nous devons montrer que pour tous les éléments x1,x2Xx_1, x_2 \in X, l'égalité (gf)(x1)=(gf)(x2)(g \circ f)(x_1) = (g \circ f)(x_2) implique que x1=x2x_1 = x_2.

Étape 2 : Application de la définition de la composition

Soient x1,x2Xx_1, x_2 \in X tels que (gf)(x1)=(gf)(x2)(g \circ f)(x_1) = (g \circ f)(x_2).

Par définition de la composition d'applications, cela signifie que :

g(f(x1))=g(f(x2))g(f(x_1)) = g(f(x_2))

Étape 3 : Utilisation de l'injectivité de gg

Nous avons une égalité entre les images de deux éléments, f(x1)f(x_1) et f(x2)f(x_2), par l'application gg. Puisque gg est injective, cette égalité implique que les antécédents sont égaux :

f(x1)=f(x2)f(x_1) = f(x_2)

Étape 4 : Utilisation de l'injectivité de ff

Nous avons maintenant une égalité entre les images de x1x_1 et x2x_2 par l'application ff. Puisque ff est injective, cette égalité implique que les antécédents sont égaux :

x1=x2x_1 = x_2

Conclusion

Nous avons montré que si (gf)(x1)=(gf)(x2)(g \circ f)(x_1) = (g \circ f)(x_2), alors x1=x2x_1 = x_2. Par conséquent, l'application gfg \circ f est injective.

Composition de deux applications surjectives

Prouver que si f:XYf : X \to Y et g:YZg : Y \to Z sont deux applications surjectives, alors leur composition gf:XZg \circ f : X \to Z est également surjective.

Indice

Pour prouver qu'une application h:ABh: A \to B est surjective, vous devez montrer que pour tout élément bBb \in B, il existe au moins un élément aAa \in A tel que h(a)=bh(a) = b.

Appliquez cette démarche à h=gfh = g \circ f. Prenez un élément arbitraire zZz \in Z. Utilisez d'abord la surjectivité de gg pour trouver un antécédent yYy \in Y à zz. Ensuite, utilisez la surjectivité de ff pour trouver un antécédent xXx \in X à ce yy.

Solution

Soient f:XYf : X \to Y et g:YZg : Y \to Z deux applications surjectives. Nous voulons prouver que l'application gf:XZg \circ f : X \to Z est surjective.

Étape 1 : Énoncé de l'objectif

Selon la définition de la surjectivité, nous devons montrer que pour tout élément zZz \in Z, il existe au moins un élément xXx \in X tel que (gf)(x)=z(g \circ f)(x) = z.

Étape 2 : Utilisation de la surjectivité de gg

Soit zz un élément quelconque de l'ensemble d'arrivée ZZ.

Puisque l'application g:YZg: Y \to Z est surjective, il existe par définition au moins un élément yYy \in Y tel que g(y)=zg(y) = z.

Étape 3 : Utilisation de la surjectivité de ff

Nous avons trouvé un élément yy dans l'ensemble YY.

Puisque l'application f:XYf: X \to Y est surjective, il existe par définition au moins un élément xXx \in X tel que f(x)=yf(x) = y.

Étape 4 : Combinaison des résultats

Nous avons maintenant un xXx \in X tel que f(x)=yf(x) = y, et ce yy est tel que g(y)=zg(y) = z.

Calculons l'image de cet xx par gfg \circ f :

(gf)(x)=g(f(x))=g(y)=z(g \circ f)(x) = g(f(x)) = g(y) = z

Conclusion

Pour un zz arbitraire dans ZZ, nous avons réussi à trouver un antécédent xx dans XX par l'application gfg \circ f. Ceci prouve que gfg \circ f est surjective.

Inverse d'un produit dans un groupe

Soit (G,)(G, *) un groupe. Prouver que pour tous les éléments a,bGa, b \in G, on a (ab)1=b1a1(a * b)^{-1} = b^{-1} * a^{-1}.

Indice

Par définition, l'inverse d'un élément xx est l'unique élément yy tel que xy=ex*y = e et yx=ey*x = e.

Pour prouver que b1a1b^{-1} * a^{-1} est l'inverse de (ab)(a * b), vous devez donc vérifier que (ab)(b1a1)=e(a * b) * (b^{-1} * a^{-1}) = e et (b1a1)(ab)=e(b^{-1} * a^{-1}) * (a * b) = e. Utilisez l'associativité pour réarranger les parenthèses.

Solution

Soit (G,)(G, *) un groupe, et ee son élément neutre. Soient a,bGa, b \in G. Nous voulons montrer que l'inverse de l'élément (ab)(a*b) est b1a1b^{-1} * a^{-1}. Pour ce faire, nous devons vérifier que leur produit dans les deux sens donne l'élément neutre ee.

Étape 1 : Produit à droite

Calculons le produit (ab)(b1a1)(a * b) * (b^{-1} * a^{-1}).

(ab)(b1a1)=a(bb1)a1(par associativiteˊ)=aea1(par deˊfinition de l’inverse b1)=aa1(par deˊfinition de l’eˊleˊment neutre e)=e(par deˊfinition de l’inverse a1) \begin{align*} (a * b) * (b^{-1} * a^{-1}) &= a * (b * b^{-1}) * a^{-1} & & \text{(par associativité)} \\ &= a * e * a^{-1} & & \text{(par définition de l'inverse } b^{-1}) \\ &= a * a^{-1} & & \text{(par définition de l'élément neutre } e) \\ &= e & & \text{(par définition de l'inverse } a^{-1}) \end{align*}

Étape 2 : Produit à gauche

Calculons maintenant le produit (b1a1)(ab)(b^{-1} * a^{-1}) * (a * b).

(b1a1)(ab)=b1(a1a)b(par associativiteˊ)=b1eb(par deˊfinition de l’inverse a1)=b1b(par deˊfinition de l’eˊleˊment neutre e)=e(par deˊfinition de l’inverse b1) \begin{align*} (b^{-1} * a^{-1}) * (a * b) &= b^{-1} * (a^{-1} * a) * b & & \text{(par associativité)} \\ &= b^{-1} * e * b & & \text{(par définition de l'inverse } a^{-1}) \\ &= b^{-1} * b & & \text{(par définition de l'élément neutre } e) \\ &= e & & \text{(par définition de l'inverse } b^{-1}) \end{align*}

Conclusion

Puisque (ab)(b1a1)=e(a * b) * (b^{-1} * a^{-1}) = e et (b1a1)(ab)=e(b^{-1} * a^{-1}) * (a * b) = e, l'élément b1a1b^{-1} * a^{-1} est bien l'inverse de (ab)(a * b) par définition. On a donc :

(ab)1=b1a1(a * b)^{-1} = b^{-1} * a^{-1}

Absorption par zéro dans un anneau

Prouver que pour tout élément aa d'un anneau (A,+,×)(A, +, \times), on a a×0=0×a=0a \times 0 = 0 \times a = 0.

Indice

Rappelez-vous que dans un anneau, 00 est l'élément neutre pour l'addition, ce qui signifie que 0+0=00 + 0 = 0.

Utilisez cette propriété et la distributivité de la multiplication par rapport à l'addition. Partez de l'expression a×0a \times 0 et remplacez 00 par (0+0)(0+0). Après avoir appliqué la distributivité, vous obtiendrez une équation dans le groupe (A,+)(A, +) que vous pourrez simplifier.

Solution

Soit (A,+,×)(A, +, \times) un anneau. Soit 00 l'élément neutre de l'addition. Soit aAa \in A. Nous allons prouver que a×0=0a \times 0 = 0. La preuve pour 0×a=00 \times a = 0 est analogue en utilisant la distributivité à droite.

Étape 1 : Utiliser la propriété de l'élément neutre additif

Par définition de l'élément neutre pour l'addition, nous savons que 0=0+00 = 0 + 0.

Étape 2 : Utiliser la distributivité

Considérons l'expression a×0a \times 0. En substituant 00 par 0+00+0, nous obtenons :

a×0=a×(0+0)a \times 0 = a \times (0 + 0)

Par la propriété de distributivité de ×\times sur ++, nous pouvons développer le membre de droite :

a×(0+0)=(a×0)+(a×0)a \times (0 + 0) = (a \times 0) + (a \times 0)

Nous avons donc l'égalité :

a×0=(a×0)+(a×0)a \times 0 = (a \times 0) + (a \times 0)

Étape 3 : Simplifier dans le groupe (A,+)(A, +)

Notons x=a×0x = a \times 0. L'équation devient x=x+xx = x + x.

Puisque (A,+)(A, +) est un groupe, chaque élément a un opposé (inverse additif). Ajoutons l'opposé de xx, noté x-x, à chaque côté de l'équation :

x+(x)=(x+x)+(x)x + (-x) = (x + x) + (-x)

Par définition de l'opposé, le membre de gauche est 00.

0=x+(x+(x))(par associativiteˊ de +)0 = x + (x + (-x)) \quad \text{(par associativité de +)}

0=x+0(par deˊfinition de l’opposeˊ)0 = x + 0 \quad \text{(par définition de l'opposé)}

0=x(par deˊfinition de l’eˊleˊment neutre)0 = x \quad \text{(par définition de l'élément neutre)}

Conclusion

Puisque x=a×0x = a \times 0, nous avons prouvé que a×0=0a \times 0 = 0. La preuve que 0×a=00 \times a = 0 se fait de manière identique en partant de (0+0)×a(0+0) \times a.

Un corps est un anneau intègre

Prouver que tout corps (K,+,×)(K, +, \times) est un anneau intègre.

Indice

Un anneau est dit intègre s'il est commutatif, non nul (101 \neq 0), et n'a pas de diviseurs de zéro.

Par définition (dans ce cours), un corps est un anneau commutatif où 101 \neq 0. Il vous reste donc à prouver la troisième propriété : l'absence de diviseurs de zéro.

Pour cela, prenez deux éléments a,bKa, b \in K tels que a×b=0a \times b = 0. Vous devez montrer que soit a=0a=0, soit b=0b=0. Procédez par disjonction de cas : si a=0a=0, c'est terminé. Si a0a \neq 0, que pouvez-vous dire de aa dans un corps ? Utilisez cette propriété pour montrer que bb doit être nul.

Solution

Soit (K,+,×)(K, +, \times) un corps. Pour prouver que KK est un anneau intègre, nous devons vérifier trois conditions.

1. KK est un anneau commutatif

Par définition, un corps est un anneau dont la multiplication est commutative. Cette condition est donc satisfaite.

2. KK est non nul (101 \neq 0)

La définition d'un corps inclut explicitement l'axiome 101 \neq 0. Cette condition est également satisfaite.

3. KK n'a pas de diviseurs de zéro

C'est le point principal à démontrer. Nous devons prouver que pour tous a,bKa, b \in K, si a×b=0a \times b = 0, alors a=0a = 0 ou b=0b = 0.

Soient a,bKa, b \in K tels que a×b=0a \times b = 0.

Nous raisonnons par disjonction de cas sur aa.

  • Cas 1 : a=0a = 0

    Dans ce cas, la condition (a=0a=0 ou b=0b=0) est immédiatement satisfaite.

  • Cas 2 : a0a \neq 0

    Puisque KK est un corps, tout élément non nul est inversible pour la multiplication. Donc, si a0a \neq 0, il existe un élément a1Ka^{-1} \in K tel que a1×a=1a^{-1} \times a = 1.

    Partons de notre équation a×b=0a \times b = 0. Multiplions les deux membres à gauche par a1a^{-1} :

    a1×(a×b)=a1×0a^{-1} \times (a \times b) = a^{-1} \times 0

    En utilisant l'associativité de la multiplication et la propriété d'absorption par zéro (prouvée précédemment) :

    (a1×a)×b=0(a^{-1} \times a) \times b = 0

    Par définition de l'inverse :

    1×b=01 \times b = 0

    Et par définition de l'élément neutre multiplicatif :

    b=0b = 0

    Dans ce cas, nous avons montré que bb doit être nul.

Conclusion

Dans tous les cas, si a×b=0a \times b = 0, alors on a nécessairement a=0a=0 ou b=0b=0. L'anneau KK n'a pas de diviseurs de zéro.

Puisque les trois conditions sont remplies, tout corps est un anneau intègre.

Caractérisation d'un sous-groupe

Soit (G,)(G, *) un groupe et HH un sous-ensemble de GG. Prouver que HH est un sous-groupe de GG si et seulement si HH est non vide et pour tous x,yHx, y \in H, on a xy1Hx * y^{-1} \in H.

Indice

Il s'agit d'une preuve par double implication ("si et seulement si").

Sens direct (\Rightarrow): Supposez que HH est un sous-groupe. Vous devez montrer que HH est non vide et que pour tous x,yHx, y \in H, xy1Hx * y^{-1} \in H. Cela découle directement de la définition d'un sous-groupe (stabilité par inverse et par produit).

Sens réciproque (\Leftarrow): Supposez que HH est non vide et que pour tous x,yHx, y \in H, xy1Hx * y^{-1} \in H. Vous devez prouver que HH est un sous-groupe, c'est-à-dire que HH vérifie les trois axiomes (NOSOI, NOn-vide, Stable Opération Inverse) :

  1. L'élément neutre ee est dans HH. (Utilisez le fait que HH est non vide: prenez un élément xHx \in H et appliquez la propriété avec y=xy=x).
  2. HH est stable par passage à l'inverse. (Prenez yHy \in H. Utilisez la propriété avec x=ex=e, que vous venez de prouver être dans HH).
  3. HH est stable par l'opération *. (Prenez x,zHx, z \in H. Vous voulez montrer que xzHx*z \in H. Utilisez la propriété avec y=z1y=z^{-1}, dont vous venez de prouver l'appartenance à HH).
Solution

Il s'agit d'une preuve par double implication.

Partie 1 : Implication directe (\Rightarrow)

Supposons que HH est un sous-groupe de GG. Nous devons montrer que HH est non vide et que pour tous x,yHx, y \in H, xy1Hx * y^{-1} \in H.

  1. Par définition, un sous-groupe contient l'élément neutre eGe_G, donc HH n'est pas vide.
  2. Soient x,yHx, y \in H. Puisque HH est un sous-groupe, il est stable par passage à l'inverse. Donc, y1Hy^{-1} \in H.
  3. Puisque HH est stable par l'opération *, et que xHx \in H et y1Hy^{-1} \in H, leur produit xy1x * y^{-1} est aussi dans HH.

L'implication directe est donc prouvée.

Partie 2 : Implication réciproque (\Leftarrow)

Supposons que HH est un sous-ensemble non vide de GG tel que pour tous x,yHx, y \in H, l'élément xy1x * y^{-1} est aussi dans HH. Nous devons montrer que HH est un sous-groupe, c'est-à-dire qu'il vérifie les trois axiomes d'un sous-groupe.

  1. Présence de l'élément neutre :

    Puisque HH est non vide, il existe au moins un élément aHa \in H.

    Appliquons la propriété avec x=ax=a et y=ay=a. Puisque aHa \in H, on doit avoir aa1Ha * a^{-1} \in H.

    Or, aa1=eGa * a^{-1} = e_G. Donc, eGHe_G \in H.

  2. Stabilité par passage à l'inverse :

    Soit yy un élément quelconque de HH. Nous voulons montrer que y1Hy^{-1} \in H.

    Nous savons maintenant que eGHe_G \in H. Appliquons la propriété avec x=eGx=e_G et notre élément yHy \in H.

    On doit avoir eGy1He_G * y^{-1} \in H.

    Or, eGy1=y1e_G * y^{-1} = y^{-1}. Donc, y1Hy^{-1} \in H.

    HH est donc stable par passage à l'inverse.

  3. Stabilité par l'opération :

    Soient xx et zz deux éléments quelconques de HH. Nous voulons montrer que xzHx * z \in H.

    D'après le point précédent, puisque zHz \in H, son inverse z1z^{-1} est aussi dans HH.

    Appliquons maintenant la propriété de l'énoncé aux éléments xHx \in H et y=z1Hy = z^{-1} \in H.

    On doit avoir x(z1)1Hx * (z^{-1})^{-1} \in H.

    Or, (z1)1=z(z^{-1})^{-1} = z. Donc, xzHx * z \in H.

    HH est donc stable par l'opération *.

Conclusion

Nous avons prouvé que si la condition est vraie, alors HH contient le neutre, est stable par inverse et par produit. HH est donc bien un sous-groupe. L'équivalence est démontrée.

Le noyau d'un morphisme de groupes est un sous-groupe

Soient (G,G,eG)(G, *_G, e_G) et (H,H,eH)(H, *_H, e_H) deux groupes et f:GHf: G \to H un morphisme de groupes. Prouver que le noyau de ff, défini par Ker(f)={gGf(g)=eH}\text{Ker}(f) = \{ g \in G \mid f(g) = e_H \}, est un sous-groupe de GG.

Indice

Pour prouver que Ker(f)\text{Ker}(f) est un sous-groupe de GG, le plus simple est d'utiliser la caractérisation des sous-groupes :

  1. Montrer que Ker(f)\text{Ker}(f) n'est pas vide. (Il suffit de montrer que eGe_G est dedans. Quelle est l'image de eGe_G par un morphisme ?)
  2. Montrer que pour tous x,yKer(f)x, y \in \text{Ker}(f), on a xGy1Ker(f)x *_G y^{-1} \in \text{Ker}(f). (Pour cela, calculez f(xGy1)f(x *_G y^{-1}) en utilisant les propriétés des morphismes et montrez que le résultat est eHe_H).
Solution

Soit f:GHf: G \to H un morphisme de groupes. Le noyau de ff est Ker(f)={gGf(g)=eH}\text{Ker}(f) = \{ g \in G \mid f(g) = e_H \}. Nous utilisons la caractérisation des sous-groupes pour prouver que Ker(f)\text{Ker}(f) est un sous-groupe de GG.

Étape 1 : Montrer que Ker(f)\text{Ker}(f) est non vide

Une propriété des morphismes de groupes est qu'ils envoient l'élément neutre sur l'élément neutre, i.e., f(eG)=eHf(e_G) = e_H. (Pour le prouver : f(eG)=f(eGGeG)=f(eG)Hf(eG)f(e_G) = f(e_G *_G e_G) = f(e_G) *_H f(e_G). En simplifiant par f(eG)f(e_G) dans le groupe HH, on obtient eH=f(eG)e_H = f(e_G)).

Puisque f(eG)=eHf(e_G) = e_H, par définition du noyau, eGKer(f)e_G \in \text{Ker}(f).

Le noyau n'est donc pas vide.

Étape 2 : Montrer la stabilité par l'opération xy1x * y^{-1}

Soient x,yx, y deux éléments quelconques de Ker(f)\text{Ker}(f). Par définition du noyau, cela signifie que :

  • f(x)=eHf(x) = e_H
  • f(y)=eHf(y) = e_H

Nous devons montrer que xGy1x *_G y^{-1} appartient aussi à Ker(f)\text{Ker}(f). Pour cela, calculons son image par ff :

f(xGy1)f(x *_G y^{-1})

Puisque ff est un morphisme, il respecte l'opération et les inverses :

f(xGy1)=f(x)Hf(y1)=f(x)H(f(y))1f(x *_G y^{-1}) = f(x) *_H f(y^{-1}) = f(x) *_H (f(y))^{-1}

Maintenant, nous utilisons le fait que xx et yy sont dans le noyau :

f(x)H(f(y))1=eHH(eH)1f(x) *_H (f(y))^{-1} = e_H *_H (e_H)^{-1}

L'inverse de l'élément neutre est lui-même, donc (eH)1=eH(e_H)^{-1} = e_H.

eHH(eH)1=eHHeH=eHe_H *_H (e_H)^{-1} = e_H *_H e_H = e_H

Nous avons donc montré que f(xGy1)=eHf(x *_G y^{-1}) = e_H. Par définition du noyau, cela signifie que xGy1Ker(f)x *_G y^{-1} \in \text{Ker}(f).

Conclusion

Puisque Ker(f)\text{Ker}(f) est une partie non vide de GG et que pour tous x,yKer(f)x, y \in \text{Ker}(f), on a xGy1Ker(f)x *_G y^{-1} \in \text{Ker}(f), nous pouvons conclure que Ker(f)\text{Ker}(f) est un sous-groupe de GG.

Somme des nn premiers entiers par récurrence

Prouver par récurrence que pour tout entier n0n \geq 0, la somme des entiers de 0 à nn est donnée par la formule :

i=0ni=n(n+1)2\sum_{i=0}^{n} i = \frac{n(n+1)}{2}

Indice

Suivez les deux étapes canoniques d'une démonstration par récurrence.

  1. Initialisation : Vérifiez que la formule est correcte pour le premier cas, n=0n=0. Le membre de gauche est la somme de 0 à 0, et le membre de droite est le calcul de la formule pour n=0n=0.

  2. Hérédité : Supposez que la formule est vraie pour un certain entier k0k \geq 0. C'est votre hypothèse de récurrence : i=0ki=k(k+1)2\sum_{i=0}^{k} i = \frac{k(k+1)}{2}.

    Votre objectif est de prouver que la formule est vraie pour le rang suivant, k+1k+1. Pour cela, partez de la somme i=0k+1i\sum_{i=0}^{k+1} i, séparez le dernier terme, utilisez l'hypothèse de récurrence, puis simplifiez l'expression algébrique pour obtenir (k+1)(k+2)2\frac{(k+1)(k+2)}{2}.

Solution

Soit P(n)P(n) la proposition : "i=0ni=n(n+1)2\sum_{i=0}^{n} i = \frac{n(n+1)}{2}". Nous allons prouver par récurrence que P(n)P(n) est vraie pour tout entier n0n \geq 0.

Étape 1 : Initialisation

Nous devons vérifier que la proposition P(0)P(0) est vraie.

Pour n=0n=0, le membre de gauche de l'égalité est :

i=00i=0\sum_{i=0}^{0} i = 0

Le membre de droite est :

0(0+1)2=02=0\frac{0(0+1)}{2} = \frac{0}{2} = 0

Les deux membres sont égaux, donc P(0)P(0) est vraie.

Étape 2 : Hérédité

Supposons que P(k)P(k) est vraie pour un certain entier k0k \geq 0. C'est notre hypothèse de récurrence :

i=0ki=k(k+1)2(HR)\sum_{i=0}^{k} i = \frac{k(k+1)}{2} \quad (HR)

Nous devons montrer que P(k+1)P(k+1) est également vraie, c'est-à-dire que :

i=0k+1i=(k+1)((k+1)+1)2=(k+1)(k+2)2\sum_{i=0}^{k+1} i = \frac{(k+1)((k+1)+1)}{2} = \frac{(k+1)(k+2)}{2}

Considérons la somme jusqu'au rang k+1k+1 et isolons le dernier terme :

i=0k+1i=(i=0ki)+(k+1)\sum_{i=0}^{k+1} i = \left( \sum_{i=0}^{k} i \right) + (k+1)

Nous pouvons maintenant utiliser l'hypothèse de récurrence (HR) pour remplacer la somme jusqu'à kk :

i=0k+1i=k(k+1)2+(k+1)\sum_{i=0}^{k+1} i = \frac{k(k+1)}{2} + (k+1)

Mettons les termes au même dénominateur et factorisons :

k(k+1)2+2(k+1)2=k(k+1)+2(k+1)2\frac{k(k+1)}{2} + \frac{2(k+1)}{2} = \frac{k(k+1) + 2(k+1)}{2}

=(k+1)(k+2)2= \frac{(k+1)(k+2)}{2}

Ceci est exactement la formule que nous voulions prouver pour le rang k+1k+1. L'hérédité est donc établie.

Conclusion

Par le principe de récurrence, la proposition P(n)P(n) est vraie pour tout entier n0n \geq 0.

Composition de deux isomorphismes d'ensembles ordonnés

Prouver que si f:(E,E)(F,F)f: (E, \le_E) \to (F, \le_F) et g:(F,F)(H,H)g: (F, \le_F) \to (H, \le_H) sont deux isomorphismes d'ensembles ordonnés, alors leur composition gf:(E,E)(H,H)g \circ f: (E, \le_E) \to (H, \le_H) est aussi un isomorphisme d'ensembles ordonnés.

Indice

Pour prouver que gfg \circ f est un isomorphisme d'ensembles ordonnés, vous devez vérifier deux points :

  1. gfg \circ f est une bijection. (Utilisez le fait que la composition de deux bijections est une bijection).
  2. gfg \circ f préserve l'ordre dans les deux sens, c'est-à-dire que pour tous x,yEx, y \in E, on a xEy    (gf)(x)H(gf)(y)x \le_E y \iff (g \circ f)(x) \le_H (g \circ f)(y).

Pour prouver le point 2, séparez l'équivalence en deux implications et utilisez les propriétés d'isomorphisme de ff et gg successivement.

Solution

Soient f:(E,E)(F,F)f: (E, \le_E) \to (F, \le_F) et g:(F,F)(H,H)g: (F, \le_F) \to (H, \le_H) deux isomorphismes d'ensembles ordonnés. Nous devons prouver que leur composition h=gfh = g \circ f est également un isomorphisme d'ensembles ordonnés.

Étape 1 : Vérifier que gfg \circ f est une bijection

  • Par définition, un isomorphisme est une bijection. Donc ff et gg sont toutes les deux des bijections.
  • La composition de deux bijections est une bijection. L'application gf:EHg \circ f: E \to H est donc une bijection.

Étape 2 : Vérifier la préservation de l'ordre

Nous devons montrer que pour tous les éléments x,yEx, y \in E, l'équivalence suivante est vraie : xEy    (gf)(x)H(gf)(y)x \le_E y \iff (g \circ f)(x) \le_H (g \circ f)(y)

Pour ce faire, nous allons prouver les deux implications séparément.

  • Implication directe (\Rightarrow) :

    • Supposons que xEyx \le_E y.
    • Puisque ff est un isomorphisme d'ordre, elle est croissante. Donc, f(x)Ff(y)f(x) \le_F f(y).
    • Puisque gg est un isomorphisme d'ordre, elle est également croissante. En appliquant gg à l'inégalité précédente, on obtient : g(f(x))Hg(f(y))g(f(x)) \le_H g(f(y)).
    • Ceci est équivalent à (gf)(x)H(gf)(y)(g \circ f)(x) \le_H (g \circ f)(y).
    • L'implication directe est donc prouvée.
  • Implication réciproque (\Leftarrow) :

    • Supposons que (gf)(x)H(gf)(y)(g \circ f)(x) \le_H (g \circ f)(y). Cela signifie g(f(x))Hg(f(y))g(f(x)) \le_H g(f(y)).
    • Puisque gg est un isomorphisme d'ordre, sa réciproque g1g^{-1} est aussi croissante. Appliquons g1g^{-1} à l'inégalité : g1(g(f(x)))Fg1(g(f(y)))g^{-1}(g(f(x))) \le_F g^{-1}(g(f(y))).
    • Cela se simplifie en f(x)Ff(y)f(x) \le_F f(y).
    • Puisque ff est un isomorphisme d'ordre, sa réciproque f1f^{-1} est aussi croissante. Appliquons f1f^{-1} à l'inégalité : f1(f(x))Ef1(f(y))f^{-1}(f(x)) \le_E f^{-1}(f(y)).
    • Cela se simplifie en xEyx \le_E y.
    • L'implication réciproque est donc prouvée.

Conclusion

Nous avons montré que gfg \circ f est une bijection et que pour tous x,yEx, y \in E, xEy    (gf)(x)H(gf)(y)x \le_E y \iff (g \circ f)(x) \le_H (g \circ f)(y). Par conséquent, gfg \circ f est un isomorphisme d'ensembles ordonnés.