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Exercices “Structures algébriques” (A)
Exercice 1
Problème: Soient les applications f:R→R et g:R→R définies par f(x)=3x−2 et g(x)=x2+1.
Déterminer l’expression de la composition g∘f.
Déterminer l’expression de la composition f∘g.
Calculer (g∘f)(2) et (f∘g)(2). Les compositions sont-elles égales ?
Solution
Méthode: Pour trouver l’expression d’une composition d’applications comme g∘f, on applique la définition : (g∘f)(x)=g(f(x)). Cela signifie qu’on remplace d’abord f(x) par son expression, puis on applique l’application g au résultat obtenu. On procède de manière similaire pour f∘g.
Étapes:
Détermination de g∘f:
On applique la définition de la composition :
(g∘f)(x)=g(f(x)).
On remplace f(x) par son expression, 3x−2 :
(g∘f)(x)=g(3x−2).
Maintenant, on applique la définition de g(y)=y2+1 en posant y=3x−2 :
(g∘f)(x)=(3x−2)2+1.
On développe l’expression :
(g∘f)(x)=(9x2−12x+4)+1=9x2−12x+5.
Détermination de f∘g:
On applique la définition de la composition :
(f∘g)(x)=f(g(x)).
On remplace g(x) par son expression, x2+1 :
(f∘g)(x)=f(x2+1).
Maintenant, on applique la définition de f(y)=3y−2 en posant y=x2+1 :
(f∘g)(x)=3(x2+1)−2.
On développe l’expression :
(f∘g)(x)=3x2+3−2=3x2+1.
Calculs et conclusion:
On utilise les expressions trouvées :
Pour (g∘f)(2) :
(g∘f)(2)=9(2)2−12(2)+5=9(4)−24+5=36−24+5=17.
Pour (f∘g)(2) :
(f∘g)(2)=3(2)2+1=3(4)+1=12+1=13.
Puisque (g∘f)(2)=17 et (f∘g)(2)=13, les résultats sont différents. Cela confirme que les applications g∘f et f∘g ne sont pas égales. La composition des applications n’est pas commutative en général.
Réponse:
(g∘f)(x)=9x2−12x+5
(f∘g)(x)=3x2+1
(g∘f)(2)=17 et (f∘g)(2)=13. Les compositions ne sont pas égales.
Exercice 2
Problème: Soit l’application f(x)=x2−4x+5. Étudier si f est injective, surjective ou bijective dans les cas suivants :
f1:R→R
f2:[2,+∞[→R
f3:[2,+∞[→[1,+∞[
Solution
Méthode: Pour étudier les propriétés de f, il est utile de connaître son graphe. On met l’expression sous forme canonique pour trouver le sommet de la parabole.
f(x)=(x2−4x+4)+1=(x−2)2+1.
C’est une parabole tournée vers le haut, dont le sommet est au point (2,1). La valeur minimale de f(x) est 1, atteinte en x=2.
Étapes:
Cas 1 : f1:R→R
Injectivité : Une application est injective si des éléments distincts ont des images distinctes. Cherchons deux nombres réels distincts ayant la même image. Par symétrie par rapport à l’axe x=2, on peut prendre x1=1 et x2=3.
f1(1)=(1−2)2+1=(−1)2+1=2.
f1(3)=(3−2)2+1=12+1=2.
Puisque 1=3 mais f1(1)=f1(3), l’application n’est pas injective.
Surjectivité : Une application est surjective si tout élément de l’ensemble d’arrivée a au moins un antécédent. L’image de f1 est [1,+∞[ car le minimum de la fonction est 1. Un réel comme y=0∈R (ensemble d’arrivée) n’a pas d’antécédent, car l’équation (x−2)2+1=0 n’a pas de solution réelle. L’application n’est pas surjective.
Conclusion :f1 n’est ni injective, ni surjective, donc non bijective.
Cas 2 : f2:[2,+∞[→R
Injectivité : L’ensemble de départ est [2,+∞[. Sur cet intervalle, la fonction f(x)=(x−2)2+1 est strictement croissante. Soient x1,x2∈[2,+∞[ tels que f2(x1)=f2(x2).
(x1−2)2+1=(x2−2)2+1⟹(x1−2)2=(x2−2)2.
Comme x1,x2≥2, on a x1−2≥0 et x2−2≥0. Donc, on peut prendre la racine carrée :
x1−2=x2−2⟹x1=x2.
L’application est injective.
Surjectivité : L’ensemble d’arrivée est R. L’image de f2 sur [2,+∞[ est [f2(2),limx→∞f2(x)[=[1,+∞[. Un réel comme y=0 n’a toujours pas d’antécédent. L’application n’est pas surjective.
Conclusion :f2 est injective mais pas surjective.
Cas 3 : f3:[2,+∞[→[1,+∞[
Injectivité : L’ensemble de départ est le même que pour f2, donc l’application est injective.
Surjectivité : L’ensemble d’arrivée est [1,+∞[. Comme nous l’avons vu, l’image de f sur l’ensemble de départ [2,+∞[ est exactement [1,+∞[. L’image de l’application est égale à son ensemble d’arrivée. L’application est surjective.
Conclusion :f3 est injective et surjective, elle est bijective.
Réponse:
f1: Ni injective, ni surjective.
f2: Injective mais pas surjective.
f3: Bijective.
Exercice 3
Problème: On définit sur l’ensemble E=R∖{−1} une opération binaire ∗ par :
a∗b=a+b+ab
Étudier si (E,∗) est un groupe. L’opération est-elle commutative ?
Solution
Méthode: Pour vérifier si (E,∗) est un groupe, nous devons vérifier les quatre points suivants :
La loi ∗ est une loi de composition interne sur E.
La loi ∗ est associative.
Il existe un élément neutre dans E.
Chaque élément de E admet un inverse (symétrique) dans E.
Enfin, nous vérifierons la commutativité.
Étapes:
Loi de composition interne :
Soient a,b∈E. Cela signifie a=−1 et b=−1. On doit vérifier que a∗b=−1.
Supposons par l’absurde que a∗b=−1.
a+b+ab=−1
1+a+b+ab=0
(1+a)+b(1+a)=0
(1+a)(1+b)=0
Ceci implique que 1+a=0 ou 1+b=0, donc a=−1 ou b=−1. C’est une contradiction avec le fait que a,b∈E.
Les deux expressions sont égales, donc la loi est associative.
Élément neutre :
On cherche e∈E tel que pour tout a∈E, a∗e=a.
a+e+ae=a
e+ae=0
e(1+a)=0
Puisque a∈E, a=−1, donc 1+a=0. On peut diviser par (1+a) pour obtenir e=0.
Vérifions que 0 est bien dans E (0=−1) et qu’il est aussi neutre à gauche : 0∗a=0+a+0a=a.
L’élément neutre est e=0.
Inverse (symétrique) :
Pour un a∈E donné, on cherche a′∈E tel que a∗a′=e=0.
a+a′+aa′=0
a′(1+a)=−a
Puisque a=−1, on peut diviser par 1+a : a′=1+a−a.
Pour que a′ soit l’inverse de a, il doit appartenir à E, c’est-à-dire a′=−1.
Supposons a′=−1⟹1+a−a=−1⟹−a=−(1+a)⟹−a=−1−a⟹0=−1, ce qui est impossible.
Donc a′ est toujours différent de −1 et appartient à E.
Chaque élément a∈Eadmet un inverse, a′=1+a−a.
Commutativité :
Soient a,b∈E.
a∗b=a+b+ab.
b∗a=b+a+ba.
Puisque l’addition et la multiplication dans R sont commutatives, a∗b=b∗a.
La loi est commutative.
Conclusion:(E,∗) vérifie tous les axiomes d’un groupe (associativité, élément neutre, inverse) et est de plus commutatif.
Réponse: Oui, (E,∗) est un groupe abélien (commutatif).
Exercice 4
Problème: Soit G l’ensemble des matrices de la forme Ma=(10a1) où a∈R. Montrer que G, muni de la multiplication matricielle, est un groupe. Est-il abélien ?
Solution
Méthode: Nous devons vérifier les axiomes d’un groupe pour (G,×) où × est la multiplication matricielle.
Le résultat est une matrice de la forme Ma+b. Comme a+b∈R, la matrice Ma+b appartient à G. La multiplication est donc bien une loi de composition interne.
Associativité :
La multiplication des matrices est associative en général. Cette propriété est donc héritée par les matrices de G.
On peut le vérifier explicitement : (Ma×Mb)×Mc=Ma+b×Mc=M(a+b)+c.
Ma×(Mb×Mc)=Ma×Mb+c=Ma+(b+c).
Comme l’addition dans R est associative, (a+b)+c=a+(b+c), donc la loi est associative.
Élément neutre :
On cherche une matrice Me∈G telle que Ma×Me=Ma pour tout a∈R.
Ma×Me=Ma+e. On veut que Ma+e=Ma, ce qui implique a+e=a, donc e=0.
L’élément neutre est M0=(1001)=I2, la matrice identité, qui appartient bien à G.
Inverse :
Pour une matrice Ma∈G, on cherche son inverse Ma′∈G tel que Ma×Ma′=M0.
Ma×Ma′=Ma+a′. On veut que Ma+a′=M0, ce qui implique a+a′=0, donc a′=−a.
L’inverse de Ma est M−a=(10−a1). Comme −a∈R, cet inverse est toujours dans G.
Commutativité :
On compare Ma×Mb et Mb×Ma.
Ma×Mb=Ma+b.
Mb×Ma=Mb+a.
Puisque l’addition dans R est commutative (a+b=b+a), on a Ma+b=Mb+a.
Le groupe est donc abélien.
Conclusion:(G,×) satisfait tous les axiomes d’un groupe abélien.
Réponse: Oui, (G,×) est un groupe abélien.
Exercice 5
Problème: Soit (C∗,×) le groupe des nombres complexes non nuls muni de la multiplication. Montrer que le cercle unité, U={z∈C∣∣z∣=1}, est un sous-groupe de C∗.
Solution
Méthode: Pour montrer que U est un sous-groupe de C∗, nous allons utiliser la caractérisation des sous-groupes : U est un sous-groupe si et seulement si U est non vide et pour tous x,y∈U, on a xy−1∈U.
Étapes:
Vérifier que U est non vide :
L’élément neutre de (C∗,×) est 1. On vérifie si 1∈U.
Le module de 1 est ∣1∣=1. Donc 1∈U, et U n’est pas vide.
Utiliser la caractérisation du sous-groupe :
Soient x∈U et y∈U.
Par définition, cela signifie que ∣x∣=1 et ∣y∣=1.
On doit montrer que xy−1∈U, c’est-à-dire que ∣xy−1∣=1.
Calculer le module :
On utilise les propriétés du module : ∣z1z2∣=∣z1∣∣z2∣ et ∣z−1∣=1/∣z∣.
∣xy−1∣=∣x∣⋅∣y−1∣=∣x∣⋅∣y∣1.
Puisque ∣x∣=1 et ∣y∣=1, on a :
∣xy−1∣=1⋅11=1.
La condition est vérifiée.
Conclusion:
Puisque U est une partie non vide de C∗ et que pour tous x,y∈U, on a xy−1∈U, alors U est un sous-groupe de (C∗,×).
Réponse: L’ensemble U={z∈C∣∣z∣=1} est un sous-groupe de (C∗,×).
Exercice 6
Problème: On considère l’ensemble Z[2]={a+b2∣a,b∈Z}.
Montrer que (Z[2],+,×) est un anneau commutatif.
Est-ce un anneau intègre ?
Est-ce un corps ?
Solution
Méthode: Pour montrer que c’est un anneau, on peut vérifier les axiomes. Une méthode plus rapide est de montrer que c’est un sous-anneau de (R,+,×), qui est un anneau connu. Un sous-ensemble est un sous-anneau s’il contient 1, et s’il est stable par soustraction et multiplication.
Étapes:
Montrer que c’est un anneau commutatif :
(Z[2],+) est un sous-groupe de (R,+).
L’élément neutre 0=0+02 est dans Z[2].
Soient x=a+b2 et y=c+d2.
x−y=(a−c)+(b−d)2. Comme a−c∈Z et b−d∈Z, x−y∈Z[2]. C’est donc un sous-groupe additif de R. Étant un sous-groupe d’un groupe abélien, il est abélien.
Comme ac+2bd∈Z et ad+bc∈Z, le produit xy est dans Z[2].
Élément neutre pour la multiplication : 1=1+02 est dans Z[2].
La multiplication est associative et distributive car ce sont des propriétés de la multiplication dans R.
La multiplication est commutative car (a+b2)(c+d2)=(c+d2)(a+b2).
Conclusion : Z[2] est un sous-anneau commutatif de R, donc c’est un anneau commutatif.
Intégrité :
Un anneau est intègre s’il est commutatif, non nul, et n’a pas de diviseur de zéro.
On a déjà montré qu’il est commutatif. 1=0.
Soient x=a+b2 et y=c+d2 deux éléments de Z[2] tels que xy=0.
Puisque Z[2] est un sous-ensemble de R, et que R est un corps (donc un anneau intègre), si le produit de deux nombres réels est nul, l’un des deux doit être nul.
Donc xy=0⟹x=0 ou y=0.
L’anneau est intègre.
Corps :
Pour être un corps, tout élément non nul doit avoir un inverse multiplicatif dans l’anneau lui-même.
Considérons l’élément x=2=2+02∈Z[2]. Son inverse dans R est 1/2.
Cherchons si 1/2 appartient à Z[2]. On cherche a,b∈Z tels que a+b2=1/2.
Si b=0, alors a=1/2, ce qui n’est pas un entier.
Si b=0, alors 2=(1/2−a)/b. Le membre de droite serait un nombre rationnel, alors que 2 est irrationnel. C’est une contradiction.
Donc 1/2∈/Z[2]. L’élément 2 n’a pas d’inverse dans Z[2].
L’anneau n’est pas un corps.
Réponse:
Oui, (Z[2],+,×) est un anneau commutatif.
Oui, c’est un anneau intègre.
Non, ce n’est pas un corps.
Exercice 7
Problème: On travaille dans le corps fini (Z/7Z,+,×).
Dresser la table de multiplication de Z/7Z.
Trouver l’inverse multiplicatif de chaque élément non nul.
Résoudre l’équation 3ˉx+5ˉ=1ˉ.
Solution
Méthode: Les calculs se font modulo 7. Pour trouver l’inverse d’un élément aˉ, on cherche un élément bˉ tel que aˉ×bˉ=1ˉ. Pour résoudre l’équation, on isole l’inconnue x en utilisant les opérations du corps.
Problème: Soit l’application f:(R,+)→(C∗,×) définie par f(x)=cos(x)+isin(x)=eix.
Montrer que f est un morphisme de groupes.
Déterminer le noyau de f, noté Ker(f).
Déterminer l’image de f, notée Im(f). f est-elle injective ? Surjective ?
Solution
Méthode:
Pour montrer que f est un morphisme de groupes, on doit vérifier que f(x+y)=f(x)×f(y) pour tous x,y∈R.
Le noyau est l’ensemble des x∈R tels que f(x) est l’élément neutre de (C∗,×), c’est-à-dire f(x)=1.
L’image est l’ensemble des valeurs prises par f(x) lorsque x parcourt R. On conclura sur l’injectivité et la surjectivité à partir du noyau et de l’image.
Étapes:
Vérification du morphisme :
Soient x,y∈R.
f(x+y)=ei(x+y)=eix⋅eiy.
Par définition, f(x)=eix et f(y)=eiy.
Donc, f(x+y)=f(x)×f(y).
La propriété est vérifiée, f est bien un morphisme de groupes.
Détermination du noyau :
On cherche les x∈R tels que f(x)=1.
eix=1⟺cos(x)+isin(x)=1+i⋅0.
Cela est équivalent au système :
{cos(x)=1sin(x)=0
Cette condition est remplie si et seulement si x est un multiple entier de 2π.
Donc, Ker(f)={2kπ∣k∈Z}.
Détermination de l’image et propriétés :
Image : L’image de f est l’ensemble des nombres complexes de la forme eix pour x∈R. Le module de ces nombres est ∣eix∣=cos2(x)+sin2(x)=1.
L’image est donc l’ensemble des nombres complexes de module 1, c’est-à-dire le cercle unité U.
Im(f)={z∈C∗∣∣z∣=1}.
Injectivité : Un morphisme est injectif si et seulement si son noyau est réduit à l’élément neutre du groupe de départ. L’élément neutre de (R,+) est 0.
Ici, Ker(f)=2πZ, qui contient une infinité d’éléments. Le noyau n’est pas {0}.
Donc fn’est pas injective. Par exemple, f(0)=1 et f(2π)=1.
Surjectivité : Un morphisme est surjectif si son image est égale à l’ensemble d’arrivée.
Ici, Im(f)=U et l’ensemble d’arrivée est C∗.
Puisque U est un sous-ensemble strict de C∗ (par exemple, le nombre 2∈C∗ mais 2∈/U), l’application fn’est pas surjective.
Réponse:
f est un morphisme de groupes.
Ker(f)={2kπ∣k∈Z}=2πZ.
Im(f)=U={z∈C∗∣∣z∣=1}. L’application n’est ni injective, ni surjective.
Exercice 9
Problème: Sur l’ensemble E=R2, on définit la relation ∼ par :
(x,y)∼(x′,y′)⟺x2+y2=(x′)2+(y′)2
Montrer que ∼ est une relation d’équivalence.
Décrire géométriquement la classe d’équivalence d’un point (a,b)∈R2.
Décrire l’ensemble quotient R2/∼.
Solution
Méthode: Pour montrer que ∼ est une relation d’équivalence, il faut vérifier qu’elle est réflexive, symétrique et transitive. La description géométrique se déduit de l’interprétation de la condition x2+y2=C.
Étapes:
Vérification de la relation d’équivalence :
Réflexivité : Soit (x,y)∈R2. On a x2+y2=x2+y2, donc (x,y)∼(x,y). La relation est réflexive.
Symétrie : Soient (x,y),(x′,y′)∈R2 tels que (x,y)∼(x′,y′).
Cela signifie x2+y2=(x′)2+(y′)2.
L’égalité étant symétrique, on peut écrire (x′)2+(y′)2=x2+y2, ce qui signifie (x′,y′)∼(x,y). La relation est symétrique.
Transitivité : Soient (x,y),(x′,y′),(x′′,y′′)∈R2 tels que (x,y)∼(x′,y′) et (x′,y′)∼(x′′,y′′).
On a x2+y2=(x′)2+(y′)2 et (x′)2+(y′)2=(x′′)2+(y′′)2.
Par transitivité de l’égalité dans R, on en déduit x2+y2=(x′′)2+(y′′)2, ce qui signifie (x,y)∼(x′′,y′′). La relation est transitive.
Conclusion : La relation ∼ est bien une relation d’équivalence.
Description de la classe d’équivalence :
La classe d’équivalence d’un point (a,b), notée cl(a,b), est l’ensemble de tous les points (x,y) tels que (x,y)∼(a,b).
C’est donc l’ensemble des points (x,y) vérifiant x2+y2=a2+b2.
Géométriquement, l’équation x2+y2=R2 (avec R≥0) décrit un cercle de centre l’origine (0,0) et de rayon R.
Ici, R2=a2+b2, donc R=a2+b2 (la distance du point (a,b) à l’origine).
Si (a,b)=(0,0), la classe d’équivalence est l’ensemble des points (x,y) tels que x2+y2=0, ce qui n’est possible que si x=0 et y=0. La classe est donc juste le point {(0,0)}.
Si (a,b)=(0,0), la classe d’équivalence est le cercle centré à l’origine passant par le point (a,b).
Description de l’ensemble quotient :
L’ensemble quotient R2/∼ est l’ensemble de toutes les classes d’équivalence.
D’après la question précédente, les classes d’équivalence sont les cercles centrés à l’origine (plus l’origine elle-même comme un cercle de rayon 0).
Chaque cercle est entièrement déterminé par son rayon R≥0. Deux cercles sont distincts si et seulement si leurs rayons sont distincts.
On peut donc identifier chaque classe d’équivalence avec son rayon R=x2+y2. L’ensemble de tous les rayons possibles est l’ensemble des réels positifs ou nuls, R+=[0,+∞[.
L’ensemble quotient est donc en bijection avec R+.
Réponse:
La relation ∼ est réflexive, symétrique et transitive, c’est donc une relation d’équivalence.
La classe d’équivalence de (a,b) est le cercle de centre l’origine et de rayon a2+b2. Si (a,b)=(0,0), c’est le point origine lui-même.
L’ensemble quotient R2/∼ peut être identifié à l’ensemble des rayons possibles, c’est-à-dire l’intervalle [0,+∞[.
Exercice 10
Problème: On considère l’anneau quotient A=Z/10Z.
Quels sont les éléments inversibles de cet anneau ? (c’est-à-dire les éléments de (Z/10Z)×)
Trouver tous les diviseurs de zéro dans cet anneau.
Calculer (3ˉ+9ˉ)×7ˉ.
Solution
Méthode:
Un élément kˉ dans Z/nZ est inversible si et seulement si k et n sont premiers entre eux (pgcd(k,n)=1).
Un élément non nul aˉ est un diviseur de zéro s’il existe un élément non nul bˉ tel que aˉ×bˉ=0ˉ. Cela se produit lorsque pgcd(a,n)>1.
Les calculs se font modulo 10.
Étapes:
Éléments inversibles :
On cherche les entiers k∈{1,2,...,9} tels que pgcd(k,10)=1.
pgcd(1,10)=1⟹1ˉ est inversible.
pgcd(2,10)=2=1.
pgcd(3,10)=1⟹3ˉ est inversible.
pgcd(4,10)=2=1.
pgcd(5,10)=5=1.
pgcd(6,10)=2=1.
pgcd(7,10)=1⟹7ˉ est inversible.
pgcd(8,10)=2=1.
pgcd(9,10)=1⟹9ˉ est inversible.
Les éléments inversibles sont 1ˉ,3ˉ,7ˉ,9ˉ.
Diviseurs de zéro :
Ce sont les éléments non nuls qui ne sont pas inversibles. D’après la question 1, il s’agit des éléments kˉ où k∈{2,4,5,6,8}.
Vérifions pour quelques-uns :
2ˉ×5ˉ=10=0ˉ. Donc 2ˉ et 5ˉ sont des diviseurs de zéro.
4ˉ×5ˉ=20=0ˉ. Donc 4ˉ est un diviseur de zéro.
6ˉ×5ˉ=30=0ˉ. Donc 6ˉ est un diviseur de zéro.
8ˉ×5ˉ=40=0ˉ. Donc 8ˉ est un diviseur de zéro.
Les diviseurs de zéro sont 2ˉ,4ˉ,5ˉ,6ˉ,8ˉ.
Calcul :
On calcule d’abord la parenthèse :
3ˉ+9ˉ=12.
Modulo 10, 12=2ˉ.
On calcule ensuite le produit :
2ˉ×7ˉ=14.
Modulo 10, 14=4ˉ.
Le résultat est 4ˉ.
Réponse:
Les éléments inversibles sont {1ˉ,3ˉ,7ˉ,9ˉ}.
Les diviseurs de zéro sont {2ˉ,4ˉ,5ˉ,6ˉ,8ˉ}.
(3ˉ+9ˉ)×7ˉ=4ˉ.
Exercice 11
Problème: Démontrer par récurrence que pour tout entier n≥1, le nombre 4n−1 est divisible par 3.
Solution
Méthode: Nous allons utiliser le principe de récurrence. Soit P(n) la propriété ”4n−1 est divisible par 3”. Nous devons prouver l’initialisation (pour n=1) et l’hérédité (si P(k) est vraie, alors P(k+1) est vraie).
Étapes:
Initialisation (pour n=1) :
On vérifie si la propriété P(1) est vraie.
Pour n=1, l’expression est 41−1=3.
Le nombre 3 est bien divisible par 3.
Donc l’initialisation est vérifiée.
Hérédité :
On suppose que la propriété P(k) est vraie pour un certain entier k≥1.
C’est l’hypothèse de récurrence (HR) : on suppose que 4k−1 est divisible par 3.
Cela signifie qu’il existe un entier m tel que 4k−1=3m, ou encore 4k=3m+1.
On doit maintenant démontrer que P(k+1) est vraie, c’est-à-dire que 4k+1−1 est divisible par 3.
On part de l’expression au rang k+1 :
4k+1−1=4×4k−1.
On utilise l’hypothèse de récurrence pour remplacer 4k par 3m+1 :
4k+1−1=4×(3m+1)−1.
On développe l’expression :
4k+1−1=12m+4−1=12m+3.
On met 3 en facteur :
4k+1−1=3(4m+1).
Puisque m est un entier, 4m+1 est aussi un entier. L’expression 4k+1−1 est donc bien un multiple de 3.
L’hérédité est prouvée.
Conclusion :
Par le principe de récurrence, puisque l’initialisation et l’hérédité sont vraies, la propriété P(n) est vraie pour tout entier n≥1.
Réponse: La proposition ”4n−1 est divisible par 3” est vraie pour tout entier n≥1.
Exercice 12
Problème: Soit l’anneau des polynômes à coefficients réels, A=R[X]. Soit I l’ensemble des polynômes de A qui s’annulent en 5, c’est-à-dire I={P(X)∈R[X]∣P(5)=0}. Montrer que I est un idéal de A.
Solution
Méthode: Pour montrer que I est un idéal de l’anneau commutatif A=R[X], nous devons vérifier deux conditions :
(I,+) est un sous-groupe de (A,+).
I absorbe la multiplication par n’importe quel élément de A.
Une autre méthode est de voir I comme le noyau d’un morphisme d’anneaux.
Étapes (Méthode 1 : par définition) :
Vérifier que (I,+) est un sous-groupe :
Le polynôme nul, P0(X)=0, est dans I car P0(5)=0. Donc I est non vide.
Stabilité par addition : Soient P(X)∈I et Q(X)∈I. Cela signifie que P(5)=0 et Q(5)=0.
Considérons leur somme S(X)=P(X)+Q(X). On a S(5)=P(5)+Q(5)=0+0=0. Donc S(X)∈I.
Stabilité par opposé : Soit P(X)∈I, donc P(5)=0.
Considérons son opposé −P(X). On a (−P)(5)=−P(5)=−0=0. Donc −P(X)∈I.
Ces trois points montrent que (I,+) est un sous-groupe de (R[X],+).
Vérifier l’absorption par multiplication externe :
Soit P(X)∈I (donc P(5)=0) et soit A(X) un polynôme quelconque dans R[X].
On doit montrer que le produit A(X)⋅P(X) est dans I.
Calculons la valeur de ce produit en X=5 :
(A⋅P)(5)=A(5)⋅P(5).
Puisque P(5)=0, on a :
(A⋅P)(5)=A(5)⋅0=0.
Le polynôme produit s’annule bien en 5, donc il appartient à I.
Conclusion (Méthode 1) :
Puisque I est un sous-groupe additif de R[X] et qu’il absorbe la multiplication par tout polynôme de R[X], I est un idéal de R[X].
Étapes (Méthode 2 : avec un morphisme) :
Définir un morphisme d’anneaux :
Considérons l’application “évaluation en 5”, notée ev5, qui va de l’anneau R[X] dans l’anneau R :
ev5:R[X]→R
P(X)↦P(5)
Vérifier que c’est un morphisme d’anneaux :
ev5(P+Q)=(P+Q)(5)=P(5)+Q(5)=ev5(P)+ev5(Q).
ev5(P⋅Q)=(P⋅Q)(5)=P(5)⋅Q(5)=ev5(P)⋅ev5(Q).
ev5(1)=1 (où le 1 à gauche est le polynôme constant 1).
C’est bien un morphisme d’anneaux.
Identifier l’idéal comme un noyau :
Le noyau de ce morphisme est l’ensemble des polynômes P(X) tels que ev5(P) est l’élément neutre de (R,+), c’est-à-dire 0.
Ker(ev5)={P(X)∈R[X]∣P(5)=0}.
Ceci est exactement la définition de l’ensemble I.
Conclusion (Méthode 2) :
On sait que le noyau d’un morphisme d’anneaux est toujours un idéal de l’anneau de départ. Puisque I=Ker(ev5), I est un idéal de R[X].
Réponse: L’ensemble I={P(X)∈R[X]∣P(5)=0} est bien un idéal de R[X].
Exercice 13: Isomorphismes d’ensembles ordonnés
Problème: Soit c un nombre réel. Montrer que l’application f:R→R définie par f(x)=x+c est un isomorphisme d’ensembles ordonnés pour l’ordre usuel (R,≤).
Solution
Méthode: Pour montrer que f est un isomorphisme d’ensembles ordonnés, nous devons vérifier deux conditions :
f est une bijection.
f et son application réciproque f−1 sont toutes les deux croissantes.
Une condition équivalente et plus directe est de vérifier que f est bijective et que, pour tous x,y∈R, on a x≤y⟺f(x)≤f(y).
Étapes:
Vérifier la bijectivité :
Injectivité : Soient x1,x2∈R tels que f(x1)=f(x2). Alors x1+c=x2+c. En soustrayant c des deux côtés, on obtient x1=x2. L’application est injective.
Surjectivité : Soit y∈R un élément quelconque de l’ensemble d’arrivée. On cherche un antécédent x∈R tel que f(x)=y. L’équation est x+c=y, qui a pour solution x=y−c. Cet antécédent existe toujours dans R. L’application est surjective.
Puisque f est injective et surjective, elle est bijective. Son application réciproque est f−1(y)=y−c.
Vérifier la préservation de l’ordre :
On doit montrer l’équivalence x≤y⟺f(x)≤f(y).
Sens direct (⇒) : Supposons que x≤y.
En ajoutant la constante c aux deux membres de l’inégalité, le sens de l’inégalité est préservé :
x+c≤y+c.
Ceci est équivalent à f(x)≤f(y).
Donc f est une application croissante.
Sens réciproque (⇐) : Supposons que f(x)≤f(y).
Ceci signifie que x+c≤y+c.
En soustrayant la constante c aux deux membres, le sens de l’inégalité est préservé :
x≤y.
La condition est donc bien une équivalence.
Conclusion:
L’application f(x)=x+c est une bijection qui préserve l’ordre dans les deux sens. C’est donc un isomorphisme d’ensembles ordonnés.
Réponse: L’application f(x)=x+c est un isomorphisme d’ensembles ordonnés de (R,≤) sur lui-même.