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Structures algébriques - fiches de révision (A)
Qu'est-ce qu'une application (ou fonction) ?
Solution
Soient et deux ensembles. Une application (ou fonction) de dans , notée , est une règle qui associe à chaque élément de l'ensemble de départ un unique élément de l'ensemble d'arrivée . Cet unique élément est noté et est appelé l'image de par .
Deux conditions sont donc essentielles :
- Existence : Chaque élément de l'ensemble de départ doit avoir une image dans .
- Unicité : Chaque élément de ne doit avoir qu'une seule image.
Formellement, le graphe de l'application est un sous-ensemble tel que pour tout , il existe un et un seul pour lequel le couple appartient à .
Exemple :
L'application définie par .
- À chaque réel , on associe un unique réel . Par exemple, .
- Un contre-exemple serait une relation qui à associerait et . Ce ne serait pas une application car l'image ne serait pas unique.
Définissez l'injectivité, la surjectivité et la bijectivité d'une application.
Solution
Soit une application.
-
Injectivité
On dit que est injective si deux éléments distincts de l'ensemble de départ ont toujours des images distinctes. Autrement dit, chaque élément de l'ensemble d'arrivée est l'image d'au plus un élément de .
Mathématiquement : Pour tous ,
-
Surjectivité
On dit que est surjective si tout élément de l'ensemble d'arrivée est l'image d'au moins un élément de l'ensemble de départ.
Mathématiquement : Pour tout , il existe au moins un tel que :
-
Bijectivité
On dit que est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela signifie que pour tout élément , il existe un et un seul tel que . Une bijection établit une correspondance parfaite "un pour un" entre les éléments de et de .
Exemple :
Soit définie par .
- Elle est injective car si , alors .
- Elle est surjective car pour tout , on peut trouver tel que .
- Elle est donc bijective.
Qu'est-ce qu'une loi de composition interne (ou opération binaire) ?
Solution
Une loi de composition interne (LCI) ou opération binaire sur un ensemble non vide est une application .
Cela signifie qu'une opération binaire prend deux éléments de l'ensemble et leur associe un unique élément qui appartient aussi à . Pour un couple , on note l'image par la notation infixe .
La propriété fondamentale est la stabilité : le résultat de l'opération sur deux éléments de reste dans .
Exemples :
- L'addition est une loi de composition interne sur l'ensemble des entiers , car la somme de deux entiers est toujours un entier.
- La division n'est pas une loi de composition interne sur , car le résultat de n'est pas un entier.
Contre-exemple :
L'addition sur l'ensemble des entiers impairs n'est pas une loi de composition interne, car , et 4 n'est pas dans .
Qu'est-ce qu'un groupe ? Listez ses trois axiomes.
Solution
Un groupe est un couple où est un ensemble non vide et est une loi de composition interne sur , satisfaisant les quatre axiomes suivants "SANI":
-
Stabilité : L’opération ( * : E \times E \to E ) est une loi de composition interne, c’est-à-dire que pour tout ( x, y \in E ), on a ( x * y \in E ).
-
Associativité : L'opération est associative. Pour tous , on a :
-
Élément Neutre : Il existe un élément , appelé élément neutre, tel que pour tout :
-
Inverse : Pour chaque élément , il existe un élément , appelé l'inverse de , tel que :
Si, de plus, l'opération est commutative (), on dit que le groupe est abélien (ou commutatif).
Exemple fondamental :
L'ensemble des entiers relatifs muni de l'addition, , est un groupe abélien.
- L'addition est associative.
- L'élément neutre est .
- L'inverse de tout entier est son opposé .
Expliquez la notion d'anneau intègre et donnez un exemple d'anneau non intègre.
Solution
Un anneau intègre est un anneau qui remplit trois conditions :
-
Il est commutatif (la multiplication est commutative).
-
Il n'est pas l'anneau nul, c'est-à-dire que son élément neutre pour l'addition est différent de son élément neutre pour la multiplication ().
-
Il n'a pas de diviseurs de zéro. Cela signifie que si l'on prend deux éléments quelconques , leur produit ne peut être nul que si l'un des deux est nul :
Exemple d'anneau intègre :
L'anneau des entiers est intègre. Si le produit de deux entiers est , alors il est certain que ou .
Exemple d'anneau non intègre :
L'anneau des entiers modulo 6 n'est pas intègre. Dans cet anneau, les éléments sont les classes . On a :
Pourtant, et . Les éléments et sont des diviseurs de zéro.
Quelle est la différence fondamentale entre un anneau et un corps ?
Solution
La différence fondamentale réside dans la structure de la multiplication pour les éléments non nuls.
Un anneau est une structure où :
- est un groupe abélien.
- est un monoïde (la multiplication est associative et a un neutre, 1).
- La multiplication est distributive sur l'addition.
Un corps est un anneau qui a des propriétés supplémentaires :
- L'anneau est commutatif.
- .
- Tout élément non nul est inversible pour la multiplication.
En d'autres termes, un corps est un anneau commutatif où l'ensemble des éléments non nuls, noté , forme un groupe pour la multiplication.
Illustration par l'exemple :
- L'anneau n'est pas un corps. C'est un anneau intègre, mais la plupart des éléments non nuls n'ont pas d'inverse multiplicatif dans . Par exemple, l'inverse de 2 est , qui n'est pas un entier. Les seuls éléments inversibles sont et .
- L'ensemble des nombres rationnels est un corps. Tout rationnel non nul a un inverse multiplicatif qui est aussi dans .
Comment prouver qu'un sous-ensemble d'un groupe est un sous-groupe ?
Solution
Il existe deux méthodes principales pour montrer qu'un sous-ensemble d'un groupe est un sous-groupe.
Méthode 1 : Vérification des 3 axiomes
Un sous-ensemble est un sous-groupe si :
- est non vide. Le plus simple est de vérifier que l'élément neutre de , noté , est dans .
- est stable par l'opération : pour tous , le produit est aussi dans .
- est stable par passage à l'inverse : pour tout , son inverse est aussi dans .
Méthode 2 : Utilisation du critère unique (plus rapide)
Un sous-ensemble non vide de est un sous-groupe si et seulement si :
Cette unique propriété combine la stabilité par l'opération et par l'inverse.
Exemple avec le critère unique :
Montrons que est un sous-groupe de .
-
est non vide car .
-
Soient . Alors et pour . L'opération est l'addition et l'inverse de est son opposé . On calcule .
Puisque est un entier, est un multiple de et appartient donc à .
-
Le critère est vérifié, donc est un sous-groupe de .
Qu'est-ce qu'un morphisme de groupes ?
Solution
Un morphisme de groupes est une application entre deux groupes qui "préserve" la structure de groupe.
Soient et deux groupes. Une application est un morphisme de groupes si elle respecte l'opération de groupe, c'est-à-dire :
L'image du produit est le produit des images.
Propriétés importantes :
- Un morphisme de groupes envoie toujours l'élément neutre du premier groupe sur l'élément neutre du second : .
- Il préserve aussi les inverses : .
Exemple : Le déterminant
L'application déterminant, , est un morphisme de groupes.
- est le groupe des matrices carrées inversibles.
- est le groupe des réels non nuls.
- La propriété montre que le déterminant est un morphisme.
Définissez le noyau et l'image d'un morphisme de groupes.
Solution
Soit un morphisme de groupes.
-
Noyau (Kernel)
Le noyau de , noté , est le sous-ensemble des éléments du groupe de départ qui sont envoyés sur l'élément neutre du groupe d'arrivée.
Le noyau est un sous-groupe de .
-
Image
L'image de , notée , est le sous-ensemble des éléments du groupe d'arrivée qui sont l'image d'au moins un élément de .
L'image est un sous-groupe de .
Relation avec l'injectivité et la surjectivité :
- Un morphisme est injectif si et seulement si son noyau est réduit à l'élément neutre : .
- Un morphisme est surjectif si et seulement si son image est le groupe d'arrivée tout entier : .
Exemple :
Pour le morphisme ,
- Le noyau est l'ensemble des matrices telles que . C'est le groupe spécial linéaire .
- L'image est , car tout réel non nul peut être le déterminant d'une matrice inversible.
Qu'est-ce qu'une relation d'équivalence ?
Solution
Une relation d'équivalence sur un ensemble est une relation binaire, notée , qui est :
-
Réflexive : Chaque élément est en relation avec lui-même.
-
Symétrique : Si est en relation avec , alors est en relation avec .
-
Transitive : Si est en relation avec , et est en relation avec , alors est en relation avec .
Une relation d'équivalence permet de regrouper les éléments d'un ensemble en "paquets" appelés classes d'équivalence, où tous les éléments d'un même paquet sont considérés comme équivalents.
Exemple : La congruence modulo 3 sur
On dit que si est un multiple de 3.
- Réflexive : , qui est un multiple de 3. Donc .
- Symétrique : Si , alors , donc .
- Transitive : Si et , alors , donc .
Les classes d'équivalence sont les ensembles des nombres ayant le même reste dans la division par 3: , , et .
Qu'est-ce qu'un idéal d'un anneau commutatif ?
Solution
Soit un anneau commutatif. Un sous-ensemble est un idéal de s'il satisfait deux conditions :
-
est un sous-groupe additif de .
Cela implique que , et que pour tous , leur différence est aussi dans .
-
Propriété d'absorption : Pour tout élément (de l'anneau entier) et tout élément , le produit est encore dans .
Un idéal est donc un sous-groupe additif qui "absorbe" la multiplication par n'importe quel élément de l'anneau. C'est une notion plus forte que celle de sous-anneau.
Exemple fondamental :
Dans l'anneau des entiers , les idéaux sont exactement les ensembles de la forme (les multiples de ).
- Prenons . C'est bien un sous-groupe additif.
- Vérifions l'absorption : soit et . On peut écrire pour un certain . Le produit . Comme est un entier, est bien un multiple de 5, donc il est dans .
Expliquez la construction d'un anneau quotient .
Solution
La construction d'un anneau quotient permet de créer un nouvel anneau à partir d'un anneau existant et d'un de ses idéaux . L'idée est de "rendre nuls" tous les éléments de l'idéal .
Étapes de la construction :
-
Relation d'équivalence : On définit sur l'anneau la relation . C'est une relation d'équivalence.
-
Ensemble quotient : On considère l'ensemble des classes d'équivalence, noté . La classe d'un élément est l'ensemble , souvent notée .
-
Définition des opérations : On munit l'ensemble de deux opérations :
- Addition :
- Multiplication :
Le fait que soit un idéal (et pas seulement un sous-anneau) est crucial pour garantir que la multiplication est bien définie, c'est-à-dire que le résultat ne dépend pas des représentants et choisis dans leurs classes.
Le triplet est alors un nouvel anneau, appelé anneau quotient.
- Son élément nul est .
- Son élément unité est .
Exemple : L'anneau
- On part de l'anneau et de l'idéal .
- L'anneau quotient a pour éléments .
- Dans cet anneau, on a par exemple , et .
Qu'est-ce qu'une application croissante entre deux ensembles ordonnés ?
Solution
Soient et deux ensembles ordonnés.
Une application est dite croissante si elle préserve la relation d'ordre. C'est-à-dire que si un élément est "plus petit" qu'un autre dans l'ensemble de départ, alors son image doit être "plus petite" que l'image de l'autre dans l'ensemble d'arrivée.
Mathématiquement : Pour tous ,
Exemple : L'application définie par est croissante. Si , alors en multipliant par 2 (qui est positif), on obtient , donc .
Contre-exemple : L'application définie par n'est pas croissante. Par exemple, , mais et , et on n'a pas . Cette application est dite décroissante.
Qu'est-ce qu'un isomorphisme d'ensembles ordonnés ?
Solution
Un isomorphisme d'ensembles ordonnés est une application qui préserve parfaitement la structure d'ordre entre les deux ensembles. Pour cela, elle doit satisfaire deux conditions :
- Être une bijection : L'application doit établir une correspondance "un pour un" entre les éléments de et .
- Préserver l'ordre dans les deux sens : La relation d'ordre entre deux éléments doit être équivalente à la relation d'ordre entre leurs images.
Mathématiquement, une application bijective est un isomorphisme d'ordre si pour tous :
Cette condition unique implique que est croissante et que sa réciproque est aussi croissante.
Intuition : Si deux ensembles ordonnés sont isomorphes, alors du point de vue de leur structure d'ordre, ils sont "identiques". Ils ont la même "forme". Par exemple, si l'un a un plus grand élément, l'autre en aura un aussi.
Exemple : L'application définie par (où ) est un isomorphisme. Elle est bijective, et .