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Structures algébriques - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'une application (ou fonction) ?

Solution

Soient XX et YY deux ensembles. Une application (ou fonction) ff de XX dans YY, notée f:XYf: X \to Y, est une règle qui associe à chaque élément xx de l'ensemble de départ XX un unique élément yy de l'ensemble d'arrivée YY. Cet unique élément yy est noté f(x)f(x) et est appelé l'image de xx par ff.

Deux conditions sont donc essentielles :

  1. Existence : Chaque élément de l'ensemble de départ XX doit avoir une image dans YY.
  2. Unicité : Chaque élément de XX ne doit avoir qu'une seule image.

Formellement, le graphe de l'application est un sous-ensemble ΓfX×Y\Gamma_f \subset X \times Y tel que pour tout xXx \in X, il existe un et un seul yYy \in Y pour lequel le couple (x,y)(x, y) appartient à Γf\Gamma_f.

Exemple :

L'application f:RRf: \mathbb{R} \to \mathbb{R} définie par f(x)=x2f(x) = x^2.

  • À chaque réel xx, on associe un unique réel x2x^2. Par exemple, f(3)=9f(3) = 9.
  • Un contre-exemple serait une relation qui à x=4x=4 associerait y=2y=2 et y=2y=-2. Ce ne serait pas une application car l'image ne serait pas unique.

Définissez l'injectivité, la surjectivité et la bijectivité d'une application.

Solution

Soit f:XYf : X \to Y une application.

  1. Injectivité

    On dit que ff est injective si deux éléments distincts de l'ensemble de départ ont toujours des images distinctes. Autrement dit, chaque élément de l'ensemble d'arrivée YY est l'image d'au plus un élément de XX.

    Mathématiquement : Pour tous x1,x2Xx_1, x_2 \in X,

    f(x1)=f(x2)    x1=x2f(x_1) = f(x_2) \implies x_1 = x_2

  2. Surjectivité

    On dit que ff est surjective si tout élément de l'ensemble d'arrivée est l'image d'au moins un élément de l'ensemble de départ.

    Mathématiquement : Pour tout yYy \in Y, il existe au moins un xXx \in X tel que :

    f(x)=yf(x) = y

  3. Bijectivité

    On dit que ff est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela signifie que pour tout élément yYy \in Y, il existe un et un seul xXx \in X tel que f(x)=yf(x)=y. Une bijection établit une correspondance parfaite "un pour un" entre les éléments de XX et de YY.

Exemple :

Soit f:RRf: \mathbb{R} \to \mathbb{R} définie par f(x)=2x3f(x) = 2x - 3.

  • Elle est injective car si 2x13=2x232x_1 - 3 = 2x_2 - 3, alors x1=x2x_1=x_2.
  • Elle est surjective car pour tout yRy \in \mathbb{R}, on peut trouver x=(y+3)/2x = (y+3)/2 tel que f(x)=yf(x)=y.
  • Elle est donc bijective.

Qu'est-ce qu'une loi de composition interne (ou opération binaire) ?

Solution

Une loi de composition interne (LCI) ou opération binaire sur un ensemble non vide XX est une application :X×XX*: X \times X \to X.

Cela signifie qu'une opération binaire prend deux éléments de l'ensemble XX et leur associe un unique élément qui appartient aussi à XX. Pour un couple (x,y)X×X(x, y) \in X \times X, on note l'image (x,y)*(x,y) par la notation infixe xyx*y.

La propriété fondamentale est la stabilité : le résultat de l'opération sur deux éléments de XX reste dans XX.

Exemples :

  • L'addition (+)(+) est une loi de composition interne sur l'ensemble des entiers Z\mathbb{Z}, car la somme de deux entiers est toujours un entier.
  • La division (/)(/) n'est pas une loi de composition interne sur Z\mathbb{Z}, car le résultat de 3/23/2 n'est pas un entier.

Contre-exemple :

L'addition sur l'ensemble I={1,3,5,...}I = \{1, 3, 5, ...\} des entiers impairs n'est pas une loi de composition interne, car 1+3=41+3=4, et 4 n'est pas dans II.

Qu'est-ce qu'un groupe ? Listez ses trois axiomes.

Solution

Un groupe est un couple (G,)(G, *)GG est un ensemble non vide et * est une loi de composition interne sur GG, satisfaisant les quatre axiomes suivants "SANI":

  1. Stabilité : L’opération ( * : E \times E \to E ) est une loi de composition interne, c’est-à-dire que pour tout ( x, y \in E ), on a ( x * y \in E ).

  2. Associativité : L'opération est associative. Pour tous a,b,cGa, b, c \in G, on a :

    (ab)c=a(bc)(a * b) * c = a * (b * c)

  3. Élément Neutre : Il existe un élément eGe \in G, appelé élément neutre, tel que pour tout aGa \in G :

    ae=ea=aa * e = e * a = a

  4. Inverse : Pour chaque élément aGa \in G, il existe un élément a1Ga^{-1} \in G, appelé l'inverse de aa, tel que :

    aa1=a1a=ea * a^{-1} = a^{-1} * a = e

Si, de plus, l'opération * est commutative (ab=baa * b = b * a), on dit que le groupe est abélien (ou commutatif).

Exemple fondamental :

L'ensemble des entiers relatifs muni de l'addition, (Z,+)(\mathbb{Z}, +), est un groupe abélien.

  • L'addition est associative.
  • L'élément neutre est 00.
  • L'inverse de tout entier aa est son opposé a-a.

Expliquez la notion d'anneau intègre et donnez un exemple d'anneau non intègre.

Solution

Un anneau intègre est un anneau (A,+,×)(A, +, \times) qui remplit trois conditions :

  1. Il est commutatif (la multiplication a×b=b×aa \times b = b \times a est commutative).

  2. Il n'est pas l'anneau nul, c'est-à-dire que son élément neutre pour l'addition 00 est différent de son élément neutre pour la multiplication 11 (101 \neq 0).

  3. Il n'a pas de diviseurs de zéro. Cela signifie que si l'on prend deux éléments quelconques a,bAa, b \in A, leur produit ne peut être nul que si l'un des deux est nul :

    a×b=0    a=0 ou b=0a \times b = 0 \implies a=0 \text{ ou } b=0

Exemple d'anneau intègre :

L'anneau des entiers (Z,+,×)(\mathbb{Z}, +, \times) est intègre. Si le produit de deux entiers a×ba \times b est 00, alors il est certain que a=0a=0 ou b=0b=0.

Exemple d'anneau non intègre :

L'anneau Z/6Z\mathbb{Z}/6\mathbb{Z} des entiers modulo 6 n'est pas intègre. Dans cet anneau, les éléments sont les classes {0ˉ,1ˉ,2ˉ,3ˉ,4ˉ,5ˉ}\{\bar{0}, \bar{1}, \bar{2}, \bar{3}, \bar{4}, \bar{5}\}. On a :

2ˉ×3ˉ=2×3=6ˉ=0ˉ\bar{2} \times \bar{3} = \overline{2 \times 3} = \bar{6} = \bar{0}

Pourtant, 2ˉ0ˉ\bar{2} \neq \bar{0} et 3ˉ0ˉ\bar{3} \neq \bar{0}. Les éléments 2ˉ\bar{2} et 3ˉ\bar{3} sont des diviseurs de zéro.

Quelle est la différence fondamentale entre un anneau et un corps ?

Solution

La différence fondamentale réside dans la structure de la multiplication pour les éléments non nuls.

Un anneau (A,+,×)(A, +, \times) est une structure où :

  • (A,+)(A, +) est un groupe abélien.
  • (A,×)(A, \times) est un monoïde (la multiplication est associative et a un neutre, 1).
  • La multiplication est distributive sur l'addition.

Un corps (K,+,×)(K, +, \times) est un anneau qui a des propriétés supplémentaires :

  • L'anneau est commutatif.
  • 101 \neq 0.
  • Tout élément non nul est inversible pour la multiplication.

En d'autres termes, un corps est un anneau commutatif où l'ensemble des éléments non nuls, noté K=K{0}K^* = K \setminus \{0\}, forme un groupe pour la multiplication.

Illustration par l'exemple :

  • L'anneau (Z,+,×)(\mathbb{Z}, +, \times) n'est pas un corps. C'est un anneau intègre, mais la plupart des éléments non nuls n'ont pas d'inverse multiplicatif dans Z\mathbb{Z}. Par exemple, l'inverse de 2 est 1/21/2, qui n'est pas un entier. Les seuls éléments inversibles sont 11 et 1-1.
  • L'ensemble des nombres rationnels (Q,+,×)(\mathbb{Q}, +, \times) est un corps. Tout rationnel non nul p/qp/q a un inverse multiplicatif q/pq/p qui est aussi dans Q\mathbb{Q}.

Comment prouver qu'un sous-ensemble HH d'un groupe GG est un sous-groupe ?

Solution

Il existe deux méthodes principales pour montrer qu'un sous-ensemble HH d'un groupe (G,)(G, *) est un sous-groupe.

Méthode 1 : Vérification des 3 axiomes

Un sous-ensemble HGH \subseteq G est un sous-groupe si :

  1. HH est non vide. Le plus simple est de vérifier que l'élément neutre de GG, noté eGe_G, est dans HH.
  2. HH est stable par l'opération : pour tous x,yHx, y \in H, le produit xyx * y est aussi dans HH.
  3. HH est stable par passage à l'inverse : pour tout xHx \in H, son inverse x1x^{-1} est aussi dans HH.

Méthode 2 : Utilisation du critère unique (plus rapide)

Un sous-ensemble non vide HH de GG est un sous-groupe si et seulement si :

x,yH,xy1H\forall x, y \in H, \quad x * y^{-1} \in H

Cette unique propriété combine la stabilité par l'opération et par l'inverse.

Exemple avec le critère unique :

Montrons que H=nZH = n\mathbb{Z} est un sous-groupe de (Z,+)(\mathbb{Z}, +).

  1. HH est non vide car 0=n0H0 = n \cdot 0 \in H.

  2. Soient x,ynZx, y \in n\mathbb{Z}. Alors x=nk1x=nk_1 et y=nk2y=nk_2 pour k1,k2Zk_1, k_2 \in \mathbb{Z}. L'opération est l'addition et l'inverse de yy est son opposé y-y. On calcule x+(y)=xyx + (-y) = x-y.

    xy=nk1nk2=n(k1k2)x - y = nk_1 - nk_2 = n(k_1 - k_2)

    Puisque k1k2k_1 - k_2 est un entier, xyx - y est un multiple de nn et appartient donc à HH.

  3. Le critère est vérifié, donc nZn\mathbb{Z} est un sous-groupe de Z\mathbb{Z}.

Qu'est-ce qu'un morphisme de groupes ?

Solution

Un morphisme de groupes est une application entre deux groupes qui "préserve" la structure de groupe.

Soient (G,G,eG)(G, *_G, e_G) et (H,H,eH)(H, *_H, e_H) deux groupes. Une application f:GHf : G \to H est un morphisme de groupes si elle respecte l'opération de groupe, c'est-à-dire :

g1,g2G,f(g1Gg2)=f(g1)Hf(g2)\forall g_1, g_2 \in G, \quad f(g_1 *_G g_2) = f(g_1) *_H f(g_2)

L'image du produit est le produit des images.

Propriétés importantes :

  • Un morphisme de groupes envoie toujours l'élément neutre du premier groupe sur l'élément neutre du second : f(eG)=eHf(e_G) = e_H.
  • Il préserve aussi les inverses : f(g1)=(f(g))1f(g^{-1}) = (f(g))^{-1}.

Exemple : Le déterminant

L'application déterminant, det:(GLn(R),×)(R,×)\det: (\text{GL}_n(\mathbb{R}), \times) \to (\mathbb{R}^*, \times), est un morphisme de groupes.

  • GLn(R)\text{GL}_n(\mathbb{R}) est le groupe des matrices carrées inversibles.
  • R\mathbb{R}^* est le groupe des réels non nuls.
  • La propriété det(A×B)=det(A)×det(B)\det(A \times B) = \det(A) \times \det(B) montre que le déterminant est un morphisme.

Définissez le noyau et l'image d'un morphisme de groupes.

Solution

Soit f:(G,G,eG)(H,H,eH)f : (G, *_G, e_G) \to (H, *_H, e_H) un morphisme de groupes.

  1. Noyau (Kernel)

    Le noyau de ff, noté Ker(f)\text{Ker}(f), est le sous-ensemble des éléments du groupe de départ GG qui sont envoyés sur l'élément neutre eHe_H du groupe d'arrivée.

    Ker(f)={gGf(g)=eH}\text{Ker}(f) = \{ g \in G \mid f(g) = e_H \}

    Le noyau est un sous-groupe de GG.

  2. Image

    L'image de ff, notée Im(f)\text{Im}(f), est le sous-ensemble des éléments du groupe d'arrivée HH qui sont l'image d'au moins un élément de GG.

    Im(f)={f(g)gG}\text{Im}(f) = \{ f(g) \mid g \in G \}

    L'image est un sous-groupe de HH.

Relation avec l'injectivité et la surjectivité :

  • Un morphisme ff est injectif si et seulement si son noyau est réduit à l'élément neutre : Ker(f)={eG}\text{Ker}(f) = \{e_G\}.
  • Un morphisme ff est surjectif si et seulement si son image est le groupe d'arrivée tout entier : Im(f)=H\text{Im}(f) = H.

Exemple :

Pour le morphisme det:GLn(R)R\det : \text{GL}_n(\mathbb{R}) \to \mathbb{R}^*,

  • Le noyau est l'ensemble des matrices MM telles que det(M)=1\det(M)=1. C'est le groupe spécial linéaire SLn(R)\text{SL}_n(\mathbb{R}).
  • L'image est R\mathbb{R}^*, car tout réel non nul peut être le déterminant d'une matrice inversible.

Qu'est-ce qu'une relation d'équivalence ?

Solution

Une relation d'équivalence sur un ensemble EE est une relation binaire, notée \sim, qui est :

  1. Réflexive : Chaque élément est en relation avec lui-même.

    xE,xx\forall x \in E, \quad x \sim x

  2. Symétrique : Si xx est en relation avec yy, alors yy est en relation avec xx.

    x,yE,(xy    yx)\forall x, y \in E, \quad (x \sim y \implies y \sim x)

  3. Transitive : Si xx est en relation avec yy, et yy est en relation avec zz, alors xx est en relation avec zz.

    x,y,zE,(xy et yz    xz)\forall x, y, z \in E, \quad (x \sim y \text{ et } y \sim z \implies x \sim z)

Une relation d'équivalence permet de regrouper les éléments d'un ensemble en "paquets" appelés classes d'équivalence, où tous les éléments d'un même paquet sont considérés comme équivalents.

Exemple : La congruence modulo 3 sur Z\mathbb{Z}

On dit que aba \sim b si aba-b est un multiple de 3.

  • Réflexive : aa=0a-a=0, qui est un multiple de 3. Donc aaa \sim a.
  • Symétrique : Si ab=3ka-b = 3k, alors ba=3k=3(k)b-a = -3k = 3(-k), donc bab \sim a.
  • Transitive : Si ab=3k1a-b = 3k_1 et bc=3k2b-c = 3k_2, alors ac=(ab)+(bc)=3k1+3k2=3(k1+k2)a-c = (a-b)+(b-c) = 3k_1+3k_2 = 3(k_1+k_2), donc aca \sim c.

Les classes d'équivalence sont les ensembles des nombres ayant le même reste dans la division par 3: {,3,0,3,}\{\dots, -3, 0, 3, \dots\}, {,2,1,4,}\{\dots, -2, 1, 4, \dots\}, et {,1,2,5,}\{\dots, -1, 2, 5, \dots\}.

Qu'est-ce qu'un idéal d'un anneau commutatif ?

Solution

Soit (A,+,×)(A, +, \times) un anneau commutatif. Un sous-ensemble IAI \subseteq A est un idéal de AA s'il satisfait deux conditions :

  1. (I,+)(I, +) est un sous-groupe additif de (A,+)(A, +).

    Cela implique que 0I0 \in I, et que pour tous x,yIx, y \in I, leur différence xyx-y est aussi dans II.

  2. Propriété d'absorption : Pour tout élément aAa \in A (de l'anneau entier) et tout élément xIx \in I, le produit axax est encore dans II.

    aA,xI,axI\forall a \in A, \forall x \in I, \quad ax \in I

Un idéal est donc un sous-groupe additif qui "absorbe" la multiplication par n'importe quel élément de l'anneau. C'est une notion plus forte que celle de sous-anneau.

Exemple fondamental :

Dans l'anneau des entiers (Z,+,×)(\mathbb{Z}, +, \times), les idéaux sont exactement les ensembles de la forme nZn\mathbb{Z} (les multiples de nn).

  • Prenons I=5ZI = 5\mathbb{Z}. C'est bien un sous-groupe additif.
  • Vérifions l'absorption : soit aZa \in \mathbb{Z} et x5Zx \in 5\mathbb{Z}. On peut écrire x=5kx=5k pour un certain kZk \in \mathbb{Z}. Le produit ax=a(5k)=5(ak)ax = a(5k) = 5(ak). Comme akak est un entier, axax est bien un multiple de 5, donc il est dans 5Z5\mathbb{Z}.

Expliquez la construction d'un anneau quotient A/IA/I.

Solution

La construction d'un anneau quotient permet de créer un nouvel anneau à partir d'un anneau existant AA et d'un de ses idéaux II. L'idée est de "rendre nuls" tous les éléments de l'idéal II.

Étapes de la construction :

  1. Relation d'équivalence : On définit sur l'anneau AA la relation ab    abIa \sim b \iff a-b \in I. C'est une relation d'équivalence.

  2. Ensemble quotient : On considère l'ensemble des classes d'équivalence, noté A/IA/I. La classe d'un élément aa est l'ensemble a+I={a+iiI}a+I = \{a+i \mid i \in I\}, souvent notée aˉ\bar{a}.

  3. Définition des opérations : On munit l'ensemble A/IA/I de deux opérations :

    • Addition : aˉ+bˉ=a+b\bar{a} + \bar{b} = \overline{a+b}
    • Multiplication : aˉ×bˉ=ab\bar{a} \times \bar{b} = \overline{ab}

Le fait que II soit un idéal (et pas seulement un sous-anneau) est crucial pour garantir que la multiplication est bien définie, c'est-à-dire que le résultat ne dépend pas des représentants aa et bb choisis dans leurs classes.

Le triplet (A/I,+,×)(A/I, +, \times) est alors un nouvel anneau, appelé anneau quotient.

  • Son élément nul est 0ˉ=I\bar{0} = I.
  • Son élément unité est 1ˉ=1+I\bar{1} = 1+I.

Exemple : L'anneau Z/4Z\mathbb{Z}/4\mathbb{Z}

  • On part de l'anneau A=ZA=\mathbb{Z} et de l'idéal I=4ZI=4\mathbb{Z}.
  • L'anneau quotient Z/4Z\mathbb{Z}/4\mathbb{Z} a pour éléments {0ˉ,1ˉ,2ˉ,3ˉ}\{\bar{0}, \bar{1}, \bar{2}, \bar{3}\}.
  • Dans cet anneau, on a par exemple 2ˉ+3ˉ=2+3=5ˉ=1ˉ\bar{2} + \bar{3} = \overline{2+3} = \bar{5} = \bar{1}, et 2ˉ×3ˉ=2×3=6ˉ=2ˉ\bar{2} \times \bar{3} = \overline{2 \times 3} = \bar{6} = \bar{2}.

Qu'est-ce qu'une application croissante entre deux ensembles ordonnés ?

Solution

Soient (E,E)(E, \le_E) et (F,F)(F, \le_F) deux ensembles ordonnés.

Une application f:EFf: E \to F est dite croissante si elle préserve la relation d'ordre. C'est-à-dire que si un élément est "plus petit" qu'un autre dans l'ensemble de départ, alors son image doit être "plus petite" que l'image de l'autre dans l'ensemble d'arrivée.

Mathématiquement : Pour tous x,yEx, y \in E, xEy    f(x)Ff(y)x \le_E y \implies f(x) \le_F f(y)

Exemple : L'application f:(R,)(R,)f: (\mathbb{R}, \le) \to (\mathbb{R}, \le) définie par f(x)=2xf(x) = 2x est croissante. Si xyx \le y, alors en multipliant par 2 (qui est positif), on obtient 2x2y2x \le 2y, donc f(x)f(y)f(x) \le f(y).

Contre-exemple : L'application g:(R,)(R,)g: (\mathbb{R}, \le) \to (\mathbb{R}, \le) définie par g(x)=xg(x) = -x n'est pas croissante. Par exemple, 232 \le 3, mais g(2)=2g(2)=-2 et g(3)=3g(3)=-3, et on n'a pas 23-2 \le -3. Cette application est dite décroissante.

Qu'est-ce qu'un isomorphisme d'ensembles ordonnés ?

Solution

Un isomorphisme d'ensembles ordonnés est une application f:(E,E)(F,F)f: (E, \le_E) \to (F, \le_F) qui préserve parfaitement la structure d'ordre entre les deux ensembles. Pour cela, elle doit satisfaire deux conditions :

  1. Être une bijection : L'application doit établir une correspondance "un pour un" entre les éléments de EE et FF.
  2. Préserver l'ordre dans les deux sens : La relation d'ordre entre deux éléments doit être équivalente à la relation d'ordre entre leurs images.

Mathématiquement, une application bijective f:EFf: E \to F est un isomorphisme d'ordre si pour tous x,yEx, y \in E : xEy    f(x)Ff(y)x \le_E y \iff f(x) \le_F f(y)

Cette condition unique implique que ff est croissante et que sa réciproque f1f^{-1} est aussi croissante.

Intuition : Si deux ensembles ordonnés sont isomorphes, alors du point de vue de leur structure d'ordre, ils sont "identiques". Ils ont la même "forme". Par exemple, si l'un a un plus grand élément, l'autre en aura un aussi.

Exemple : L'application f:(N,)(2N,)f: (\mathbb{N}, \le) \to (2\mathbb{N}, \le) définie par f(n)=2nf(n)=2n (où 2N={0,2,4,...}2\mathbb{N}=\{0, 2, 4, ...\}) est un isomorphisme. Elle est bijective, et n1n2    2n12n2n_1 \le n_2 \iff 2n_1 \le 2n_2.