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Principes de dénombrement - fiches de révision (B)
Démontrer le Théorème 1.1 : Pour , il existe une injection de dans si et seulement si .
Solution
La démonstration se fait en deux parties :
1. Condition suffisante () : Si , alors il existe une injection de dans .
Cette implication est directe. L'application identité restreinte à , définie par pour tout , est bien définie car si , alors , donc . Elle est clairement injective car si , alors .
2. Condition nécessaire () : S'il existe une injection , alors .
On procède par récurrence sur . Soit l'assertion : "pour tout , si injective, alors ".
-
Initialisation (): L'ensemble est l'ensemble vide. L'application est l'application vide. La condition est toujours vraie pour tout . Donc est vraie.
-
Hérédité: Supposons que est vraie pour un certain . Montrons .
Soit une injection. L'ensemble étant non vide, son image par est non vide, donc doit aussi être non vide, ce qui implique .
Soit .
- **Cas 1 : $f(n+1) = m$**. La restriction de $f$ à $[n]$, notée $f|_{[n]}$, est une application de $[n]$ dans $[m-1]$ (car pour tout $i \in [n]$, $f(i) \neq f(n+1)=m$). Cette restriction est toujours injective. Par l'hypothèse de récurrence $P(n)$, l'existence d'une injection de $[n]$ dans $[m-1]$ implique $n \le m-1$. En ajoutant 1 de chaque côté, on obtient $n+1 \le m$.
- **Cas 2 : $f(n+1) = k \neq m$**. Soit $\sigma$ la transposition sur $[m]$ qui échange $k$ et $m$ (et laisse les autres éléments fixes). L'application $g = \sigma \circ f$ est une injection de $[n+1]$ dans $[m]$ car c'est la composée de deux injections. De plus, $g(n+1) = \sigma(f(n+1)) = \sigma(k) = m$. On est alors ramené au Cas 1 avec l'injection $g$. On en déduit que $n+1 \le m$.
Dans tous les cas, l'assertion est vraie pour . Par le principe de récurrence, est vraie pour tout .
Énoncer le Théorème de Cantor-Bernstein et expliquer son importance pour démontrer l'équipotence.
Solution
Théorème de Cantor-Bernstein
Soient et deux ensembles. S'il existe une injection de dans et une injection de dans , alors et sont équipotents (c'est-à-dire qu'il existe une bijection entre et ).
Formellement :
Importance et application
Ce théorème est un outil extrêmement puissant en théorie des ensembles, particulièrement pour comparer les cardinaux d'ensembles infinis. Son importance réside dans le fait qu'il permet de prouver l'équipotence de deux ensembles sans avoir à construire explicitement une bijection entre eux.
La construction d'une bijection peut être très complexe. Il est souvent beaucoup plus simple de trouver deux injections dans des sens opposés.
Exemple d'utilisation : Pour prouver que est dénombrable (équipotent à ), on montre :
- Qu'il existe une injection de dans (évident, ).
- Qu'il existe une injection de dans (en associant à après quelques ajustements pour le signe et l'unicité).
Comme est équipotent à , on a une injection de dans . Le théorème de Cantor-Bernstein permet alors de conclure que et sont équipotents.
Soit un sous-ensemble de avec . Montrer qu'il existe deux éléments distincts tels que divise .
Solution
C'est une application classique du principe des tiroirs de Dirichlet.
1. Définition des "objets" et des "tiroirs" :
- Les objets sont les entiers de l'ensemble .
- Pour définir les tiroirs, on utilise le fait que tout entier peut s'écrire de manière unique sous la forme , où est un entier impair et . L'entier est la partie impaire de .
- Les tiroirs seront l'ensemble des parties impaires possibles pour un nombre dans . Les nombres impairs dans sont . Il y a exactement de ces nombres impairs.
2. Application du principe :
- On définit une application qui à chaque associe sa partie impaire .
- Nous avons objets (les éléments de ) et tiroirs (les parties impaires possibles).
- D'après le principe des tiroirs de Dirichlet, comme le nombre d'objets est strictement supérieur au nombre de tiroirs (), il doit exister au moins un tiroir contenant au moins deux objets.
3. Conclusion :
-
Il existe donc deux éléments distincts qui ont la même partie impaire. Soit cette partie impaire commune.
-
On peut donc écrire et pour des entiers .
-
Comme et sont distincts, on doit avoir .
-
Supposons, sans perte de généralité, que . Alors on peut écrire :
-
Puisque , est un entier supérieur à 1. L'équation ci-dessus montre que divise .
Démontrer le Théorème de Cantor : Pour tout ensemble , il n'existe pas de surjection de dans son ensemble des parties .
Solution
La démonstration se fait par l'absurde en utilisant un argument diagonal.
Soit un ensemble quelconque. Supposons par l'absurde qu'il existe une application surjective . Cela signifie que pour tout sous-ensemble (donc ), il existe au moins un élément tel que .
Considérons l'ensemble "diagonal" défini comme suit :
L'ensemble est un sous-ensemble de (il est formé d'éléments de qui n'appartiennent pas à leur propre image par ). Par conséquent, .
Puisque nous avons supposé que est surjective, doit avoir un antécédent. C'est-à-dire qu'il doit exister un élément tel que .
Analysons maintenant si cet élément peut appartenir à ou non.
-
Cas 1 : .
Par la définition de , si , alors doit satisfaire la condition . Mais nous avons posé que . Donc, si , cela implique . C'est une contradiction.
-
Cas 2 : .
Par la définition de , si , cela signifie que ne satisfait pas la condition d'appartenance à . La négation de "" est "". Donc, si , cela implique . Mais encore une fois, comme , cela implique . C'est aussi une contradiction.
Dans les deux cas possibles, nous arrivons à une contradiction de la forme . L'hypothèse de départ, à savoir l'existence d'une application surjective , doit donc être fausse.
Conclusion : Il n'existe aucune surjection de dans , et par conséquent, il n'existe pas de bijection. Cela implique que pour tout ensemble .
Expliquer le principe des bergers dans son cas régulier et illustrer sa puissance en esquissant la preuve du Théorème de Lagrange en théorie des groupes.
Solution
Principe des bergers (cas régulier)
Soient et deux ensembles finis et une application surjective. Si toutes les préimages (ou fibres) des éléments de ont le même cardinal (c'est-à-dire ), alors le cardinal de est lié au cardinal de par la relation :
Ce principe est souvent utilisé pour trouver le cardinal de (les "moutons") en comptant un ensemble plus simple (les "pattes") et en divisant par (le nombre de pattes par mouton).
Application : Preuve du Théorème de Lagrange
Théorème de Lagrange : Soit un groupe fini et un sous-groupe de . Alors l'ordre (le cardinal) de divise l'ordre de .
Démonstration avec le principe des bergers :
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Définir les ensembles , et l'application :
- Soit , le groupe lui-même.
- Soit , l'ensemble des classes à gauche de suivant .
- Soit l'application de projection canonique définie par .
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Vérifier les conditions du principe :
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Surjectivité : L'application est surjective par définition même de l'ensemble quotient . Toute classe est l'image de (et de tous les autres éléments de la classe).
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Fibres de taille constante : La fibre d'un élément est l'ensemble de tous les éléments tels que .
On sait que . Donc, la fibre de est précisément la classe elle-même.
Toutes les classes à gauche ont le même cardinal que le sous-groupe . En effet, l'application définie par est une bijection. Le cardinal de chaque fibre est donc .
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-
Appliquer la formule :
Puisque les conditions du principe des bergers (cas r égulier) sont remplies, on a :
L'entier est appelé l'indice de dans , noté . La relation montre que est un multiple entier de , ce qui signifie que divise .
Démontrer le cas simple du Théorème d'Erdos-Szekeres : Toute séquence de nombres réels distincts contient une sous-séquence monotone (croissante ou décroissante) de longueur .
Solution
La preuve utilise le principe des tiroirs de Dirichlet de manière ingénieuse.
Soit une séquence avec et les sont des réels distincts.
1. Définition des objets et des tiroirs :
- Les objets sont les termes de la séquence, .
- Pour chaque terme de la séquence, on associe un couple d'entiers où :
- est la longueur de la plus longue sous-séquence croissante se terminant par .
- est la longueur de la plus longue sous-séquence décroissante se terminant par .
- Les tiroirs sont les couples possibles.
2. Hypothèse par l'absurde :
Supposons que le théorème est faux. Cela signifie qu'il n'existe aucune sous-séquence monotone de longueur .
Par conséquent, pour chaque , les longueurs et doivent être au plus .
Le nombre total de tiroirs (couples possibles) est donc