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Exercices “Principes de dénombrement” (A)
Exercice 1
Problème: Soit l’ensemble des voyelles de l’alphabet français. Déterminez le cardinal de en construisant une bijection explicite entre et un ensemble pour un certain entier .
Solution
Méthode: Pour trouver le cardinal d’un ensemble fini , il faut, par définition, trouver un entier naturel et une bijection , où . Nous allons lister les éléments de et leur assigner un numéro unique de 1 jusqu’à ce que tous les éléments soient numérotés.
Étapes:
- Listons les éléments de l’ensemble : .
- Nous devons construire une application qui associe chaque voyelle à un entier unique. Le premier entier que nous utilisons est 1, le deuxième est 2, et ainsi de suite.
- Définissons l’application comme suit :
- L’ensemble d’arrivée est .
- Vérifions que est une bijection :
- Injectivité: Chaque voyelle est associée à un numéro différent. Il n’y a pas deux voyelles qui ont la même image.
- Surjectivité: Tous les numéros de 1 à 6 sont l’image d’une voyelle. Il n’y a pas de numéro “oublié” dans l’ensemble d’arrivée.
- Puisqu’il existe une bijection entre et , le cardinal de est, par définition, 6.
Réponse:
Exercice 2
Problème: Soit l’ensemble des nombres entiers pairs entre 1 et 100 (inclus) et l’ensemble des nombres entiers impairs entre 101 et 200 (inclus). Montrez que en construisant une bijection explicite de vers .
Solution
Méthode: Le principe de bijection stipule que s’il existe une bijection entre deux ensembles, alors ils ont le même cardinal. Notre objectif est de trouver une fonction et de prouver qu’elle est à la fois injective et surjective.
Étapes:
-
Identifions les ensembles.
- . Un élément de peut s’écrire sous la forme pour . Donc .
- . Un élément de peut s’écrire sous la forme pour . Le nombre d’éléments est . Donc .
- Nous savons déjà que les cardinaux sont égaux. L’exercice demande de le prouver via une bijection.
-
Cherchons une règle simple pour transformer un élément de en un élément de . Essayons une fonction linéaire simple. Prenons un élément . On veut lui associer un élément .
- Prenons le plus petit élément de , . On pourrait l’associer au plus petit élément de , . Une idée est d’ajouter une constante : .
- Vérifions si cette règle fonctionne pour d’autres éléments. Si , , qui est bien dans . Si , , qui est le dernier élément de .
- La fonction semble être .
-
Définissons formellement l’application par .
-
Prouvons que est une bijection :
- L’application est bien définie: Si , alors est pair. Donc est impair. De plus, si , alors , ce qui donne . Donc est bien un élément de .
- Injectivité: Supposons que pour . Alors , ce qui implique . Donc est injective.
- Surjectivité: Soit un élément quelconque de . Nous devons trouver un antécédent tel que . L’équation est , donc . Puisque , est impair et . Alors est pair, et , ce qui donne . Donc cet antécédent est bien dans . La fonction est surjective.
-
Puisque nous avons construit une bijection de vers , le principe de bijection nous permet de conclure que les deux ensembles ont le même cardinal.
Réponse: La fonction est une bijection de vers , ce qui prouve que .
Exercice 3
Problème: On choisit 6 nombres entiers distincts dans l’ensemble . Montrez qu’il existe au moins une paire de nombres parmi ceux choisis dont la somme est égale à 11.
Solution
Méthode: C’est un problème classique d’application du principe des tiroirs. Il faut identifier les “objets” (les nombres choisis) et les “tiroirs” (des catégories dans lesquelles on range ces nombres). Si le nombre d’objets est supérieur au nombre de tiroirs, alors au moins un tiroir contiendra au moins deux objets.
Étapes:
-
Identifier les objets : Les objets sont les 6 nombres que nous choisissons dans l’ensemble .
-
Identifier les tiroirs : Nous devons regrouper les nombres de en paires dont la somme est 11.
- (somme 11)
- (somme 11)
- (somme 11)
- (somme 11)
- (somme 11)
Nous avons ainsi 5 paires. Ces paires seront nos “tiroirs”.
-
Définir l’application de rangement : L’application associe chaque nombre choisi au “tiroir” (la paire) auquel il appartient.
- Par exemple, si on choisit le nombre 3, on le met dans le tiroir . Si on choisit 7, on le met dans le tiroir .
-
Appliquer le principe des tiroirs :
- Nous avons objets (les 6 nombres choisis).
- Nous avons tiroirs (les 5 paires).
- Puisque le nombre d’objets (6) est strictement supérieur au nombre de tiroirs (5), le principe des tiroirs garantit qu’il existe au moins un tiroir qui contient au moins deux objets.
-
Interpréter le résultat : Un tiroir contenant deux objets signifie que nous avons choisi les deux nombres qui forment la paire correspondante. Par exemple, si le tiroir reçoit deux objets, cela signifie que nous avons choisi à la fois le nombre 3 et le nombre 8. La somme de ces deux nombres est .
-
Conclusion : Par conséquent, parmi les 6 nombres choisis, il y en a forcément deux qui appartiennent à la même paire, et leur somme est donc égale à 11.
Réponse: En formant 5 paires de nombres dont la somme est 11, le choix de 6 nombres impose, par le principe des tiroirs, que deux des nombres choisis appartiennent à la même paire, garantissant ainsi une somme de 11.
Exercice 4
Problème: Un amphithéâtre contient 200 étudiants. Montrez qu’au moins 17 d’entre eux sont nés le même mois. Expliquez le raisonnement en utilisant la version généralisée du principe des tiroirs.
Solution
Méthode: La version généralisée du principe des tiroirs stipule que si l’on range objets dans tiroirs, il existe au moins un tiroir contenant au moins objets, où est la fonction partie entière supérieure.
Étapes:
-
Identifier les objets : Les objets sont les étudiants.
-
Identifier les tiroirs : Les tiroirs sont les mois de l’année.
-
Définir l’application de rangement : On associe chaque étudiant (objet) à son mois de naissance (tiroir).
-
Appliquer le principe des tiroirs généralisé :
- Nous avons objets et tiroirs.
- Le principe garantit qu’au moins un tiroir (un mois) contiendra au moins objets (étudiants).
-
Calculer la valeur :
Effectuons la division :
La partie entière supérieure de est 17.
-
Conclusion : Le principe des tiroirs généralisé nous assure qu’il y a au moins un mois de l’année qui est le mois de naissance d’au moins 17 étudiants.
Réponse: Il y a au moins étudiants nés le même mois.
Exercice 5
Problème: Une librairie propose 12 romans de science-fiction, 8 romans policiers et 5 biographies. Un client souhaite acheter un seul livre. Combien de choix différents a-t-il ?
Solution
Méthode: Le client doit choisir un livre parmi trois catégories distinctes. Les ensembles de livres de chaque catégorie sont disjoints (un livre n’est pas à la fois un roman policier et une biographie). Nous pouvons donc utiliser le principe d’addition pour les ensembles disjoints.
Étapes:
-
Définissons les ensembles :
- Soit l’ensemble des romans de science-fiction. .
- Soit l’ensemble des romans policiers. .
- Soit l’ensemble des biographies. .
-
Ces trois ensembles sont deux à deux disjoints. , , et .
-
Le nombre total de choix est le cardinal de l’union de ces trois ensembles, .
-
En appliquant le principe d’addition pour des ensembles disjoints :
-
Effectuons le calcul :
Réponse: Le client a 25 choix différents.
Exercice 6
Problème: Dans un groupe de 50 musiciens, 25 jouent du piano, 28 jouent de la guitare et 10 jouent des deux instruments.
- Combien de musiciens jouent au moins d’un de ces deux instruments ?
- Combien de musiciens ne jouent ni du piano, ni de la guitare ?
Solution
Méthode: Ce problème implique deux ensembles non-disjoints (les pianistes et les guitaristes). Nous devons utiliser la formule d’inclusion-exclusion pour deux ensembles : . Pour la deuxième question, nous utiliserons le principe du complémentaire.
Étapes:
-
Définir les ensembles :
- Soit l’ensemble de tous les musiciens, .
- Soit l’ensemble des musiciens qui jouent du piano, .
- Soit l’ensemble des musiciens qui jouent de la guitare, .
- L’ensemble des musiciens qui jouent des deux est l’intersection . On nous donne .
-
Combien de musiciens jouent au moins d’un de ces deux instruments ?
- Cela correspond au cardinal de l’union .
- On applique la formule d’inclusion-exclusion :
- Calcul :
- Il y a donc 43 musiciens qui jouent du piano ou de la guitare (ou les deux).
-
Combien de musiciens ne jouent ni du piano, ni de la guitare ?
- Cela correspond au nombre de musiciens qui ne sont pas dans l’ensemble . C’est le cardinal du complémentaire de dans l’ensemble total .
- Le nombre de musiciens ne jouant d’aucun des deux instruments est .
- Calcul :
- Il y a donc 7 musiciens qui ne jouent ni du piano ni de la guitare.
Réponse:
- Nombre de musiciens jouant au moins d’un instrument : .
- Nombre de musiciens ne jouant d’aucun des deux instruments : .
Exercice 7
Problème: On souhaite créer un mot de passe de 4 caractères. Le premier caractère doit être une lettre majuscule (26 choix), les deux suivants doivent être des chiffres (0-9), et le dernier caractère doit être un des symboles suivants : {@, #, $, %}. Combien de mots de passe différents peut-on créer ?
Solution
Méthode: La création du mot de passe est une séquence de 4 choix indépendants. Le nombre total de possibilités est le produit du nombre de possibilités pour chaque choix. C’est une application directe du principe de multiplication.
Étapes:
-
Analyser la structure du mot de passe : Un mot de passe est un quadruplet .
-
Dénombrer les choix pour chaque position :
- Position 1 (): Une lettre majuscule. Il y a 26 possibilités.
- Position 2 (): Un chiffre de 0 à 9. Il y a 10 possibilités.
- Position 3 (): Un chiffre de 0 à 9. Il y a 10 possibilités.
- Position 4 (): Un symbole parmi
{@, #, $, %}. Il y a 4 possibilités.
-
Appliquer le principe de multiplication : Le nombre total de mots de passe est le produit du nombre de choix pour chaque position.
-
Effectuer le calcul :
Réponse: Il est possible de créer mots de passe différents.
Exercice 8
Problème: 6 personnes souhaitent s’asseoir autour d’une table ronde. Deux arrangements sont considérés identiques si chaque personne a les mêmes voisins (la même personne à sa gauche et la même à sa droite). Combien y a-t-il de manières distinctes de les placer ?
Solution
Méthode: C’est un problème classique qui se résout avec le principe des bergers. On commence par compter un ensemble plus grand et plus simple (les permutations en ligne), puis on “divise” par le nombre de permutations qui correspondent à un même arrangement circulaire.
Étapes:
-
Compter un ensemble plus simple (E) : Comptons d’abord le nombre de façons de placer les 6 personnes en ligne (sur un banc). C’est le nombre de permutations de 6 éléments.
-
Définir l’ensemble que l’on veut compter (F) : Soit l’ensemble des arrangements distincts autour de la table ronde. Nous cherchons .
-
Définir l’application (f) : Soit l’application qui à un arrangement en ligne associe l’arrangement circulaire obtenu en joignant les deux bouts de la ligne. Par exemple, la ligne (A, B, C, D, E, F) devient un cercle où A est assis entre F et B.
-
Trouver le nombre d’antécédents (p) : Pour un arrangement circulaire donné, combien d’arrangements en ligne lui correspondent ?
- Prenons un arrangement circulaire, par exemple celui où l’ordre est A-B-C-D-E-F.
- Les arrangements en ligne suivants donneront tous ce même arrangement circulaire :
- (A, B, C, D, E, F)
- (B, C, D, E, F, A) (une rotation)
- (C, D, E, F, A, B) (une autre rotation)
- …
- (F, A, B, C, D, E)
- Il y a 6 rotations possibles pour un même arrangement circulaire. Donc, chaque arrangement dans a exactement antécédents dans .
- Formellement, pour tout .
-
Appliquer le principe des bergers : Ce principe nous dit que .
-
Calculer |F| :
Une autre façon de voir le résultat est pour personnes, soit .
Réponse: Il y a manières distinctes de placer les 6 personnes.
Exercice 9
Problème: Combien de nombres entiers entre 1 et 1000 (inclus) sont soit des multiples de 5, soit des multiples de 7 ?
Solution
Méthode: Nous cherchons le cardinal de l’union de deux ensembles : les multiples de 5 et les multiples de 7. Ces ensembles ne sont pas disjoints (par exemple, 35 est dans les deux). Nous devons donc utiliser la formule d’inclusion-exclusion : .
Étapes:
-
Définir les ensembles :
- Soit .
- Soit l’ensemble des nombres dans qui sont multiples de 5.
- Soit l’ensemble des nombres dans qui sont multiples de 7.
- Nous cherchons .
-
Calculer le cardinal de chaque ensemble :
- Pour trouver le nombre de multiples de jusqu’à , on calcule .
- .
- .
-
Calculer le cardinal de l’intersection :
- L’intersection contient les nombres qui sont multiples de 5 ET de 7. Ce sont les multiples du plus petit commun multiple de 5 et 7, qui est .
- .
-
Appliquer la formule d’inclusion-exclusion :
Réponse: Il y a nombres entiers entre 1 et 1000 qui sont multiples de 5 ou de 7.
Exercice 10
Problème: Montrez que l’ensemble des entiers multiples de 3 est un ensemble dénombrable en construisant une bijection explicite entre et .
Solution
Méthode: Un ensemble est dénombrable s’il est équipotent à ou . Comme l’ensemble des entiers relatifs est lui-même dénombrable, il suffit de montrer que est en bijection avec pour prouver qu’il est dénombrable. Nous allons construire une fonction simple et prouver qu’elle est une bijection.
Étapes:
-
Analyser les ensembles :
- . Chaque élément de est de la forme pour un certain .
-
Proposer une bijection : L’association la plus naturelle est de relier chaque entier à son multiple par 3, qui est .
Définissons l’application par :
-
Vérifier que est une bijection :
-
L’application est bien définie : Pour tout , est par définition un multiple de 3, donc appartient bien à .
-
Injectivité : Supposons pour .
Alors . En divisant par 3, on obtient . L’application est donc injective.
-
Surjectivité : Soit un élément quelconque de . Par définition de , est un multiple de 3, donc il existe un entier tel que . Cet entier est un élément de et il est l’antécédent de car . L’application est donc surjective.
-
-
Conclusion : Puisque est une bijection de vers , les deux ensembles sont équipotents. Comme est un ensemble dénombrable, l’est aussi.
Réponse: L’application est une bijection de à , prouvant que est dénombrable.
Exercice 11
Problème: Expliquez pourquoi l’ensemble de toutes les suites infinies de 0 et de 1 (par exemple, ) est un ensemble non dénombrable. Utilisez l’argument diagonal de Cantor.
Solution
Méthode: Pour montrer qu’un ensemble est non dénombrable, on doit prouver qu’il ne peut pas être mis en bijection avec . On utilise un raisonnement par l’absurde. On suppose qu’une telle bijection existe (c’est-à-dire qu’on peut lister toutes les suites), puis on construit une nouvelle suite qui ne peut pas être dans la liste, ce qui mène à une contradiction.
Étapes:
-
Hypothèse par l’absurde : Supposons que l’ensemble de toutes les suites infinies de 0 et de 1 soit dénombrable. Cela signifie que nous pouvons énumérer toutes les suites de dans une liste infinie, une par une. Appelons-les .
-
Représentation de la liste : Chaque suite est composée de chiffres. Notons le -ième chiffre de la -ième suite. La liste ressemblerait à ceci :
- …
-
Construction de la suite “diagonale” : Nous allons construire une nouvelle suite, que nous appellerons , qui est garantie de ne pas être dans cette liste. On la construit en s’assurant qu’elle diffère de chaque suite de la liste en au moins une position. La méthode la plus simple est de s’assurer que le -ième chiffre de est différent du -ième chiffre de .
-
Pour le premier chiffre de , on regarde le premier chiffre de (soit ). On choisit le chiffre opposé. Si , on prend . Si , on prend .
-
Pour le deuxième chiffre de , on regarde le deuxième chiffre de (soit ). On choisit le chiffre opposé.
-
De manière générale, le -ième chiffre de , noté , est défini par :
(ou en logique binaire).
-
-
La contradiction : La suite que nous avons construite est une suite infinie de 0 et de 1. Elle devrait donc appartenir à l’ensemble et se trouver quelque part dans notre liste.
- Supposons que soit la -ième suite de la liste, c’est-à-dire .
- Comparons le -ième chiffre de ces deux suites.
- Par construction, le -ième chiffre de est .
- Le -ième chiffre de est .
- Si , alors leurs -ièmes chiffres doivent être identiques, ce qui signifie .
- Mais cela nous mène à l’équation , qui est impossible pour des chiffres qui ne peuvent être que 0 ou 1. (Si , on a . Si , on a ).
- C’est une contradiction.
-
Conclusion : L’hypothèse de départ, selon laquelle on peut lister toutes les suites, doit être fausse. Par conséquent, l’ensemble de toutes les suites infinies de 0 et de 1 n’est pas dénombrable.
Réponse: En supposant que l’ensemble est dénombrable, on peut lister toutes les suites. L’argument diagonal de Cantor permet de construire une nouvelle suite qui diffère de la -ième suite de la liste à la -ième position. Cette nouvelle suite ne peut donc pas être dans la liste, ce qui contredit l’hypothèse initiale. L’ensemble est donc non dénombrable.