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Division euclidienne - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'un polynôme à coefficients dans un anneau commutatif AA ?

Solution

Un polynôme à coefficients dans A est une somme formelle de la forme :

P(X)=nNanXn=a0+a1X+a2X2+P(X) = \sum_{n \in \mathbb{N}} a_n X^n = a_0 + a_1 X + a_2 X^2 + \dots

où les coefficients ana_n sont des éléments de l'anneau AA et sont tous nuls sauf un nombre fini d'entre eux. L'ensemble de ces polynômes est noté A[X]A[X].

Un polynôme est un objet algébrique formel, pas une fonction. L'indéterminée XX est un symbole pour organiser les coefficients.

Opérations :

Soient P(X)=anXnP(X) = \sum a_n X^n et Q(X)=bnXnQ(X) = \sum b_n X^n.

  • Addition : P(X)+Q(X)=nN(an+bn)XnP(X) + Q(X) = \sum_{n \in \mathbb{N}} (a_n + b_n) X^n (on additionne les coefficients de même degré).
  • Multiplication : P(X)Q(X)=nN(p+q=napbq)XnP(X) \cdot Q(X) = \sum_{n \in \mathbb{N}} \left(\sum_{p+q=n} a_p b_q\right) X^n.

Degré :

Le degré d'un polynôme non nul PP, noté deg(P)\text{deg}(P), est le plus grand entier nn tel que an0a_n \ne 0. Par convention, deg(0)=\text{deg}(0) = -\infty.

Exemple :

Dans Z[X]\mathbb{Z}[X], le polynôme P(X)=5X32X+1P(X) = 5X^3 - 2X + 1 a pour coefficients (1,2,0,5,0,)(1, -2, 0, 5, 0, \dots). Son degré est 3.

Expliquez les propriétés du degré pour la somme et le produit de deux polynômes PP et QQ.

Solution

Soient P,QP, Q deux polynômes dans A[X]A[X].

1. Degré de la somme :

deg(P+Q)max(deg(P),deg(Q))\text{deg}(P+Q) \le \max(\text{deg}(P), \text{deg}(Q))

L'inégalité est stricte si deg(P)=deg(Q)\text{deg}(P) = \text{deg}(Q) et si la somme des coefficients dominants est nulle. Sinon, il y a égalité.

Exemple d'inégalité stricte :

Dans Z[X]\mathbb{Z}[X], si P(X)=2X2+3XP(X) = 2X^2 + 3X et Q(X)=2X2+X+1Q(X) = -2X^2 + X + 1.

deg(P)=2\text{deg}(P) = 2 et deg(Q)=2\text{deg}(Q) = 2.

P(X)+Q(X)=(22)X2+(3+1)X+1=4X+1P(X) + Q(X) = (2-2)X^2 + (3+1)X + 1 = 4X+1.

Le degré de la somme est deg(P+Q)=1\text{deg}(P+Q) = 1, ce qui est bien inférieur à max(2,2)=2\max(2, 2) = 2.

2. Degré du produit :

deg(PQ)deg(P)+deg(Q)\text{deg}(PQ) \le \text{deg}(P) + \text{deg}(Q)

Cette inégalité devient une égalité si l'anneau AA est intègre. Un anneau est intègre s'il est commutatif et si ab=0    a=0ab=0 \implies a=0 ou b=0b=0. Dans ce cas, le produit des coefficients dominants de PP et QQ ne peut pas être nul.

Exemple où l'anneau n'est pas intègre :

Dans (Z/6Z)[X](\mathbb{Z}/6\mathbb{Z})[X], soient P(X)=2XP(X) = 2X et Q(X)=3XQ(X) = 3X.

deg(P)=1,deg(Q)=1\text{deg}(P)=1, \text{deg}(Q)=1.

P(X)Q(X)=(23)X2=6X2=0(mod6)P(X)Q(X) = (2 \cdot 3)X^2 = 6X^2 = 0 \pmod 6.

deg(PQ)=\text{deg}(PQ) = -\infty, ce qui est bien inférieur à 1+1=21+1=2. Cela est dû au fait que 23=02 \cdot 3 = 0 dans Z/6Z\mathbb{Z}/6\mathbb{Z}.

Qu'est-ce qu'un anneau euclidien ?

Solution

Un anneau euclidien est un anneau intègre AA pour lequel il existe une fonction δ:AN{}\delta : A \to \mathbb{N} \cup \{-\infty\}, appelée stathme euclidien, qui satisfait aux conditions suivantes :

  1. Condition sur le zéro :

    Pour tout aAa \in A, δ(a)=\delta(a) = -\infty si et seulement si a=0a=0.

  2. Division euclidienne :

    Pour tout aAa \in A et tout bA{0}b \in A \setminus \{0\}, il existe un quotient qAq \in A et un reste rAr \in A tels que :

    a=bq+retδ(r)<δ(b)a = bq + r \quad \text{et} \quad \delta(r) < \delta(b)

    Le reste doit être "strictement plus petit" que le diviseur, au sens du stathme.

  3. Compatibilité avec la multiplication :

    Pour tous a,bA{0}a, b \in A \setminus \{0\}, on a δ(ab)δ(b)\delta(ab) \ge \delta(b).

Cette structure généralise la division avec reste des entiers et permet d'utiliser des algorithmes comme l'algorithme d'Euclide.

Exemples fondamentaux :

  • L'anneau Z\mathbb{Z} des entiers, avec le stathme δ(n)=n\delta(n) = |n| (et δ(0)=\delta(0)=-\infty).
  • L'anneau K[X]K[X] des polynômes sur un corps KK, avec le stathme δ(P)=deg(P)\delta(P) = \text{deg}(P).

Qu'est-ce qu'un anneau principal ?

Solution

Un anneau principal est un anneau intègre AA dans lequel tous les idéaux sont principaux.

  • Un idéal II de AA est un sous-ensemble de AA stable par addition et par multiplication par n'importe quel élément de AA.

  • Un idéal est dit principal s'il peut être engendré par un seul élément. C'est-à-dire, il existe un élément aAa \in A tel que l'idéal est l'ensemble de tous les multiples de aa :

I=(a)={axxA}I = (a) = \{ax \mid x \in A\}

Un anneau est principal si n'importe quel idéal, même s'il est défini comme engendré par plusieurs éléments, par exemple (a,b)={ax+byx,yA}(a, b) = \{ax+by \mid x,y \in A\}, peut être simplifié et représenté comme engendré par un seul élément, disons (d)(d).

Théorème clé : Tout anneau euclidien est un anneau principal.

La preuve repose sur le fait que dans un idéal non nul, on peut choisir un élément de stathme minimal, et montrer que cet élément engendre tout l'idéal.

Exemples : Z\mathbb{Z} et K[X]K[X] (où KK est un corps) sont des anneaux principaux car ils sont euclidiens.

Contre-exemple : Z[X]\mathbb{Z}[X] n'est pas principal. L'idéal (2,X)(2, X) ne peut pas être engendré par un seul polynôme.

Quelle est la définition du PGCD dans un anneau principal et quel est le lien avec l'identité de Bézout ?

Solution

Soit AA un anneau principal et a,bAa, b \in A.

Définition du PGCD :

Le Plus Grand Commun Diviseur (PGCD) de aa et bb est un générateur de l'idéal somme (a)+(b)(a) + (b). On le note d=pgcd(a,b)d = \text{pgcd}(a, b), et par définition on a :

(a,b)=(d)(a,b) = (d)

L'idéal (a,b)(a,b) est l'ensemble de toutes les combinaisons linéaires {ax+byx,yA}\{ax + by \mid x, y \in A\}.

Identité de Bézout :

Comme dd est dans l'idéal (d)=(a,b)(d) = (a,b), il doit pouvoir s'écrire comme une combinaison linéaire de aa et bb. Il existe donc u,vAu, v \in A tels que :

au+bv=dau + bv = d

Cette équation est appelée l'identité de Bézout.

Théorème de Bézout :

Deux éléments aa et bb sont premiers entre eux si leur PGCD est un élément inversible (comme 1 dans Z\mathbb{Z}). Cela est équivalent à dire qu'il existe u,vAu, v \in A tels que :

au+bv=1au + bv = 1

Le PGCD est unique à une multiplication par un élément inversible près.

Comment trouver le PGCD et les coefficients de Bézout de 84 et 30 avec l'algorithme d'Euclide étendu ?

Solution

Objectif : Trouver d=pgcd(84,30)d = \text{pgcd}(84, 30) et des entiers u,vu, v tels que 84u+30v=d84u + 30v = d.

Étape 1 : Divisions euclidiennes successives

  1. 84=230+2484 = 2 \cdot 30 + 24
  2. 30=124+630 = 1 \cdot 24 + 6
  3. 24=46+024 = 4 \cdot 6 + 0

Le dernier reste non nul est 6. Donc, pgcd(84,30)=6\text{pgcd}(84, 30) = 6.

Étape 2 : Remonter les calculs pour trouver uu et vv

On part de l'avant-dernière ligne et on exprime le PGCD :

De la ligne (2) : 6=301246 = 30 - 1 \cdot 24

Ensuite, on utilise la ligne précédente pour remplacer le reste qui apparaît (ici, 24).

De la ligne (1) : 24=8423024 = 84 - 2 \cdot 30

On substitue cette expression de 24 dans l'équation pour 6 :

6=301(84230)6 = 30 - 1 \cdot (84 - 2 \cdot 30)

6=30184+2306 = 30 - 1 \cdot 84 + 2 \cdot 30

6=(1+2)301846 = (1+2) \cdot 30 - 1 \cdot 84

6=330+(1)846 = 3 \cdot 30 + (-1) \cdot 84

On a donc trouvé l'identité de Bézout : 84(1)+30(3)=684(-1) + 30(3) = 6.

Les coefficients sont u=1u = -1 et v=3v = 3.

Quelle est la différence entre un élément premier et un élément irréductible dans un anneau intègre ?

Solution

Soit AA un anneau intègre et pAp \in A un élément non nul et non inversible.

Élément irréductible : (notion de "non-factorisable")

pp est irréductible si, dès que l'on écrit p=abp=ab, alors soit aa, soit bb doit être un élément inversible.

En d'autres termes, on ne peut pas "casser" pp en un produit de deux éléments "plus petits".

Exemple dans Z\mathbb{Z} : 7 est irréductible car ses seuls diviseurs sont ±1\pm 1 (inversibles) et ±7\pm 7.

Élément premier : (notion de divisibilité, généralisation du lemme d'Euclide)

pp est premier si, pour tous a,bAa, b \in A, la condition pabp | ab implique pap | a ou pbp | b.

Si pp divise un produit, il doit diviser l'un des facteurs.

Exemple dans Z\mathbb{Z} : Si 7 divise abab, alors 7 doit diviser aa ou bb. Donc 7 est premier.

Relation entre les deux :

  1. Dans tout anneau intègre, tout élément premier est irréductible.
  2. La réciproque n'est pas toujours vraie. Cependant, dans un anneau principal (et donc dans un anneau euclidien), tout élément irréductible est aussi premier.

Conclusion : Dans les anneaux Z\mathbb{Z} et K[X]K[X] (sur un corps KK), les notions d'élément premier et d'élément irréductible sont équivalentes.

Énoncez le théorème de la décomposition unique en facteurs irréductibles.

Solution

Théorème fondamental de l'arithmétique (généralisé)

Soit AA un anneau euclidien.

  1. Existence : Tout élément aAa \in A non nul et non inversible peut s'écrire comme un produit fini d'éléments irréductibles :

    a=p1p2pna = p_1 p_2 \cdots p_n

  2. Unicité : Cette décomposition est unique à l'ordre des facteurs et à la multiplication par des éléments inversibles près (on dit "à l'ordre et aux associés près").

Explication de "aux associés près" :

Deux éléments x,yx, y sont associés s'il existe un élément inversible uu tel que x=uyx = uy.

Par exemple, dans Z\mathbb{Z}, les inversibles sont {1,1}\{1, -1\}. Les décompositions 12=22312 = 2 \cdot 2 \cdot 3 et 12=(2)2(3)12 = (-2) \cdot 2 \cdot (-3) sont considérées comme identiques car 22 et 2-2 sont associés, et 33 et 3-3 sont associés.

Pour obtenir une unicité stricte, on impose une convention :

  • Dans Z\mathbb{Z}, on choisit les facteurs premiers positifs.
  • Dans K[X]K[X], on choisit les polynômes irréductibles unitaires (dont le coefficient dominant est 1).

Exemple dans R[X]\mathbb{R}[X] :

P(X)=X41=(X1)(X+1)(X2+1)P(X) = X^4 - 1 = (X-1)(X+1)(X^2+1).

Les facteurs (X1)(X-1), (X+1)(X+1) et (X2+1)(X^2+1) sont irréductibles et unitaires dans R[X]\mathbb{R}[X]. La décomposition est unique.

Qu'est-ce que le polynôme minimal d'un endomorphisme uu en dimension finie ?

Solution

Soit uu un endomorphisme d'un KK-espace vectoriel EE de dimension finie (ou AA une matrice carrée n×nn \times n).

  1. Polynôme annulateur : Un polynôme P(X)K[X]P(X) \in K[X] est dit annulateur de uu si P(u)=0P(u) = 0.

    (Où P(u)P(u) est l'endomorphisme obtenu en remplaçant XX par uu dans le polynôme, par ex. P(X)=X2+1    P(u)=u2+IdP(X)=X^2+1 \implies P(u)=u^2+\text{Id}).

  2. Idéal annulateur : L'ensemble de tous les polynômes annulateurs de uu forme un idéal de K[X]K[X], noté Ann(u)\text{Ann}(u). Cet idéal n'est jamais réduit à {0}\{0\} en dimension finie.

  3. Définition du polynôme minimal :

    Comme K[X]K[X] est un anneau principal, l'idéal Ann(u)\text{Ann}(u) est engendré par un seul polynôme. Le polynôme minimal de uu, noté Mu(X)M_u(X), est l'unique générateur unitaire (coefficient dominant égal à 1) de cet idéal.

Propriétés fondamentales :

  • C'est le polynôme unitaire de plus bas degré qui annule uu.
  • Un polynôme PP annule uu si et seulement si le polynôme minimal Mu(X)M_u(X) divise P(X)P(X).
  • Théorème de Cayley-Hamilton : Le polynôme minimal divise toujours le polynôme caractéristique : Mu(X)χu(X)M_u(X) | \chi_u(X).
  • Les racines du polynôme minimal sont exactement les valeurs propres de uu.

Comment déterminer le polynôme minimal de la matrice A=(3003)A = \begin{pmatrix} 3 & 0 \\ 0 & 3 \end{pmatrix} ?

Solution

Étape 1 : Trouver un polynôme annulateur.

La matrice AA est une matrice d'homothétie, A=3I2A = 3I_2.

On peut réécrire ceci comme A3I2=0A - 3I_2 = 0.

Si on considère le polynôme P(X)=X3P(X) = X-3, alors P(A)=A3I2=0P(A) = A - 3I_2 = 0.

Donc, P(X)=X3P(X) = X-3 est un polynôme annulateur de AA.

Étape 2 : Vérifier si c'est le polynôme de plus bas degré.

Le polynôme P(X)=X3P(X)=X-3 est de degré 1. Le seul degré inférieur possible pour un polynôme non nul est 0 (un polynôme constant).

Un polynôme constant non nul, disons Q(X)=cQ(X)=c avec c0c \ne 0, donne Q(A)=cI20Q(A) = c \cdot I_2 \ne 0.

Donc, il n'existe pas de polynôme annulateur de degré 0.

Le polynôme annulateur de plus bas degré est donc de degré 1.

Étape 3 : S'assurer qu'il est unitaire.

Le polynôme X3X-3 a un coefficient dominant égal à 1, il est donc unitaire.

Conclusion :

Le polynôme minimal de AA est MA(X)=X3M_A(X) = X-3.

Remarque : Le polynôme caractéristique de AA est χA(X)=det(XI2A)=det(X300X3)=(X3)2\chi_A(X) = \det(XI_2-A) = \det\begin{pmatrix} X-3 & 0 \\ 0 & X-3 \end{pmatrix} = (X-3)^2. On vérifie bien que le polynôme minimal MA(X)M_A(X) divise le polynôme caractéristique χA(X)\chi_A(X).