Avertissement

Ce contenu a été généré par une intelligence artificielle (LLM) et peut contenir des imprécisions ou des erreurs malgré notre relecture attentive. Il s'agit d'un outil d'apprentissage et non d'une référence académique.

Si vous constatez des erreurs, merci de nous les signaler via la page "À propos".

Exercices “Division euclidienne” (A)


Exercice 1

Problème: Soit l’anneau A=(Z/12Z)[X]A = (\mathbb{Z}/12\mathbb{Z})[X]. On considère les polynômes P(X)=4X2+3X+1P(X) = \overline{4}X^2 + \overline{3}X + \overline{1} et Q(X)=3X+2Q(X) = \overline{3}X + \overline{2}.

  1. Calculez P(X)+Q(X)P(X) + Q(X) et déterminez son degré.
  2. Calculez P(X)Q(X)P(X) \cdot Q(X) et déterminez son degré.
  3. Comparez deg(PQ)\text{deg}(P \cdot Q) avec deg(P)+deg(Q)\text{deg}(P) + \text{deg}(Q). Qu’observez-vous ?
Solution

Méthode: Les opérations sur les polynômes dans (Z/12Z)[X](\mathbb{Z}/12\mathbb{Z})[X] suivent les règles standards de l’addition et de la multiplication, mais les calculs sur les coefficients sont effectués modulo 12. Une attention particulière doit être portée au degré du produit, car l’anneau Z/12Z\mathbb{Z}/12\mathbb{Z} n’est pas intègre.

Étapes:

  1. Calcul de la somme :

    On additionne les coefficients des termes de même degré.

    P(X)+Q(X)=(4X2+3X+1)+(3X+2)P(X) + Q(X) = (\overline{4}X^2 + \overline{3}X + \overline{1}) + (\overline{3}X + \overline{2})

    P(X)+Q(X)=4X2+(3+3)X+(1+2)P(X) + Q(X) = \overline{4}X^2 + (\overline{3}+\overline{3})X + (\overline{1}+\overline{2})

    P(X)+Q(X)=4X2+6X+3P(X) + Q(X) = \overline{4}X^2 + \overline{6}X + \overline{3}

    Le degré de la somme est deg(P+Q)=2\text{deg}(P+Q) = 2.

  2. Calcul du produit :

    On utilise la distributivité, en effectuant les calculs des coefficients modulo 12.

    P(X)Q(X)=(4X2+3X+1)(3X+2)P(X) \cdot Q(X) = (\overline{4}X^2 + \overline{3}X + \overline{1}) \cdot (\overline{3}X + \overline{2})

    =4X2(3X+2)+3X(3X+2)+1(3X+2)= \overline{4}X^2(\overline{3}X + \overline{2}) + \overline{3}X(\overline{3}X + \overline{2}) + \overline{1}(\overline{3}X + \overline{2})

    =(12X3+8X2)+(9X2+6X)+(3X+2)= (\overline{12}X^3 + \overline{8}X^2) + (\overline{9}X^2 + \overline{6}X) + (\overline{3}X + \overline{2})

    On regroupe les termes de même degré :

    =12X3+(8+9)X2+(6+3)X+2= \overline{12}X^3 + (\overline{8}+\overline{9})X^2 + (\overline{6}+\overline{3})X + \overline{2}

    =0X3+17X2+9X+2= \overline{0}X^3 + \overline{17}X^2 + \overline{9}X + \overline{2}

    Comme 175(mod12)\overline{17} \equiv \overline{5} \pmod{12}, on a :

    P(X)Q(X)=5X2+9X+2P(X) \cdot Q(X) = \overline{5}X^2 + \overline{9}X + \overline{2}

    Le degré du produit est deg(PQ)=2\text{deg}(P \cdot Q) = 2.

  3. Comparaison des degrés :

    On a deg(P)=2\text{deg}(P) = 2 et deg(Q)=1\text{deg}(Q) = 1.

    La somme des degrés est deg(P)+deg(Q)=2+1=3\text{deg}(P) + \text{deg}(Q) = 2+1=3.

    On observe que deg(PQ)=2\text{deg}(P \cdot Q) = 2, ce qui est strictement inférieur à deg(P)+deg(Q)=3\text{deg}(P) + \text{deg}(Q) = 3.

    Cette situation est possible car l’anneau des coefficients Z/12Z\mathbb{Z}/12\mathbb{Z} n’est pas intègre. Le produit des coefficients dominants de PP et QQ, qui sont 4\overline{4} et 3\overline{3}, est 43=120(mod12)\overline{4} \cdot \overline{3} = \overline{12} \equiv \overline{0} \pmod{12}. L’annulation de ce produit a fait chuter le degré du polynôme produit.

Réponse:

  1. P(X)+Q(X)=4X2+6X+3P(X)+Q(X) = \overline{4}X^2 + \overline{6}X + \overline{3}, deg(P+Q)=2\text{deg}(P+Q) = 2
  2. P(X)Q(X)=5X2+9X+2P(X) \cdot Q(X) = \overline{5}X^2 + \overline{9}X + \overline{2}, deg(PQ)=2\text{deg}(P \cdot Q) = 2
  3. deg(PQ)<deg(P)+deg(Q)\text{deg}(P \cdot Q) < \text{deg}(P) + \text{deg}(Q), car Z/12Z\mathbb{Z}/12\mathbb{Z} n’est pas un anneau intègre.

Exercice 2

Problème: Expliquez pourquoi l’anneau Z[X]\mathbb{Z}[X] des polynômes à coefficients entiers n’est pas un anneau euclidien. Pour cela, essayez d’effectuer la division euclidienne du polynôme A(X)=XA(X)=X par le polynôme B(X)=2B(X)=2.

Solution

Méthode: On utilise la définition d’un anneau euclidien. Si Z[X]\mathbb{Z}[X] était euclidien, il devrait exister une division euclidienne pour tout couple de polynômes (A,B)(A, B) avec B0B \ne 0. Le stathme usuel pour les polynômes est le degré. Nous allons montrer par l’absurde que la division de A(X)=XA(X)=X par B(X)=2B(X)=2 est impossible.

Étapes:

  1. Hypothèse : Supposons que Z[X]\mathbb{Z}[X] est un anneau euclidien. Le stathme naturel serait le degré, δ(P)=deg(P)\delta(P) = \text{deg}(P).

  2. Application de la division euclidienne : On veut diviser A(X)=XA(X) = X par B(X)=2B(X) = 2. Selon la définition d’un anneau euclidien, il devrait exister un quotient Q(X)Z[X]Q(X) \in \mathbb{Z}[X] et un reste R(X)Z[X]R(X) \in \mathbb{Z}[X] tels que :

    A(X)=B(X)Q(X)+R(X)A(X) = B(X) \cdot Q(X) + R(X) et deg(R)<deg(B)\text{deg}(R) < \text{deg}(B).

  3. Analyse de l’équation :

    L’équation s’écrit : X=2Q(X)+R(X)X = 2 \cdot Q(X) + R(X).

    Le degré du diviseur est deg(B)=deg(2)=0\text{deg}(B) = \text{deg}(2) = 0.

    La condition sur le reste est donc deg(R)<0\text{deg}(R) < 0, ce qui signifie que deg(R)=\text{deg}(R) = -\infty. Le seul polynôme de degré -\infty est le polynôme nul.

    Donc, si une telle division était possible, on devrait avoir R(X)=0R(X)=0.

  4. Contradiction :

    L’équation devient alors X=2Q(X)X = 2 \cdot Q(X).

    Soit Q(X)=anXn++a1X+a0Q(X) = a_n X^n + \dots + a_1 X + a_0 un polynôme de Z[X]\mathbb{Z}[X] (les aia_i sont des entiers).

    Alors 2Q(X)=2anXn++2a1X+2a02 \cdot Q(X) = 2a_n X^n + \dots + 2a_1 X + 2a_0.

    Pour que 2Q(X)2 \cdot Q(X) soit égal à XX, on doit identifier les coefficients.

    • Le coefficient de XX doit être 1, donc 2a1=12a_1 = 1.
    • Tous les autres coefficients doivent être nuls.

    L’équation 2a1=12a_1 = 1 n’a pas de solution dans l’anneau des entiers Z\mathbb{Z}, car a1a_1 devrait être 1/21/2.

  5. Conclusion : Il n’existe pas de polynôme Q(X)Q(X) à coefficients entiers tel que X=2Q(X)X = 2 \cdot Q(X). La division euclidienne de XX par 22 est donc impossible dans Z[X]\mathbb{Z}[X]. Par conséquent, Z[X]\mathbb{Z}[X] n’est pas un anneau euclidien.

Réponse: L’anneau Z[X]\mathbb{Z}[X] n’est pas euclidien car la division euclidienne n’est pas toujours possible. Par exemple, pour diviser XX par 22, il faudrait trouver Q(X),R(X)Z[X]Q(X), R(X) \in \mathbb{Z}[X] tels que X=2Q(X)+R(X)X = 2Q(X) + R(X) avec deg(R)<deg(2)=0\text{deg}(R) < \text{deg}(2)=0. Ceci impose R(X)=0R(X)=0, et donc X=2Q(X)X=2Q(X). Cette équation n’a pas de solution dans Z[X]\mathbb{Z}[X], car le coefficient de XX dans 2Q(X)2Q(X) est toujours un entier pair.


Exercice 3

Problème: Dans l’anneau Q[X]\mathbb{Q}[X], effectuez la division euclidienne du polynôme A(X)=2X43X3+X2+5X3A(X) = 2X^4 - 3X^3 + X^2 + 5X - 3 par le polynôme B(X)=X22X+3B(X) = X^2 - 2X + 3.

Solution

Méthode: On utilise l’algorithme de division longue (ou division posée) pour les polynômes, qui est analogue à la division longue pour les entiers. À chaque étape, on cherche à éliminer le terme de plus haut degré du dividende partiel.

Étapes:

  1. Initialisation :

    Dividende : A(X)=2X43X3+X2+5X3A(X) = 2X^4 - 3X^3 + X^2 + 5X - 3

    Diviseur : B(X)=X22X+3B(X) = X^2 - 2X + 3

  2. Étape 1 :

    On divise le terme de plus haut degré de A(X)A(X), soit 2X42X^4, par le terme de plus haut degré de B(X)B(X), soit X2X^2.

    2X4/X2=2X22X^4 / X^2 = 2X^2. C’est le premier terme du quotient.

    On multiplie B(X)B(X) par 2X22X^2 : 2X2(X22X+3)=2X44X3+6X22X^2(X^2 - 2X + 3) = 2X^4 - 4X^3 + 6X^2.

    On soustrait ce résultat de A(X)A(X) :

    (2X43X3+X2+5X3)(2X44X3+6X2)=X35X2+5X3(2X^4 - 3X^3 + X^2 + 5X - 3) - (2X^4 - 4X^3 + 6X^2) = X^3 - 5X^2 + 5X - 3.

  3. Étape 2 :

    Le nouveau dividende est X35X2+5X3X^3 - 5X^2 + 5X - 3.

    On divise son terme de plus haut degré, X3X^3, par X2X^2 : X3/X2=XX^3 / X^2 = X. C’est le deuxième terme du quotient.

    On multiplie B(X)B(X) par XX : X(X22X+3)=X32X2+3XX(X^2 - 2X + 3) = X^3 - 2X^2 + 3X.

    On soustrait :

    (X35X2+5X3)(X32X2+3X)=3X2+2X3(X^3 - 5X^2 + 5X - 3) - (X^3 - 2X^2 + 3X) = -3X^2 + 2X - 3.

  4. Étape 3 :

    Le nouveau dividende est 3X2+2X3-3X^2 + 2X - 3.

    On divise son terme de plus haut degré, 3X2-3X^2, par X2X^2 : 3X2/X2=3-3X^2 / X^2 = -3. C’est le troisième terme du quotient.

    On multiplie B(X)B(X) par 3-3 : 3(X22X+3)=3X2+6X9-3(X^2 - 2X + 3) = -3X^2 + 6X - 9.

    On soustrait :

    (3X2+2X3)(3X2+6X9)=4X+6(-3X^2 + 2X - 3) - (-3X^2 + 6X - 9) = -4X + 6.

  5. Conclusion :

    Le quotient est Q(X)=2X2+X3Q(X) = 2X^2 + X - 3.

    Le dernier reste est R(X)=4X+6R(X) = -4X + 6.

    Le degré du reste, deg(R)=1\text{deg}(R) = 1, est strictement inférieur au degré du diviseur, deg(B)=2\text{deg}(B) = 2. L’algorithme est terminé.

    On a bien : A(X)=B(X)Q(X)+R(X)A(X) = B(X) \cdot Q(X) + R(X).

    (X22X+3)(2X2+X3)+(4X+6)=2X43X3+X2+9X94X+6=2X43X3+X2+5X3(X^2 - 2X + 3)(2X^2 + X - 3) + (-4X + 6) = 2X^4 - 3X^3 + X^2 + 9X - 9 - 4X + 6 = 2X^4 - 3X^3 + X^2 + 5X - 3.

Réponse: Le quotient est Q(X)=2X2+X3Q(X) = 2X^2 + X - 3 et le reste est R(X)=4X+6R(X) = -4X + 6. L’équation de la division euclidienne est :

2X43X3+X2+5X3=(X22X+3)(2X2+X3)+(4X+6)2X^4 - 3X^3 + X^2 + 5X - 3 = (X^2 - 2X + 3)(2X^2 + X - 3) + (-4X + 6)


Exercice 4

Problème: Soient les entiers a=126a=126 et b=46b=46.

  1. Calculez le PGCD de aa et bb en utilisant l’algorithme d’Euclide.
  2. Trouvez un couple d’entiers (u,v)(u, v) tel que au+bv=pgcd(a,b)au+bv = \text{pgcd}(a,b) (identité de Bézout).
Solution

Méthode: On applique d’abord l’algorithme d’Euclide en effectuant des divisions successives pour trouver le PGCD (le dernier reste non nul). Ensuite, on “remonte” les équations de ces divisions pour exprimer le PGCD comme une combinaison linéaire de aa et bb.

Étapes:

  1. Algorithme d’Euclide :

    • 126=246+34(L1)126 = 2 \cdot 46 + 34 \quad (L_1)
    • 46=134+12(L2)46 = 1 \cdot 34 + 12 \quad (L_2)
    • 34=212+10(L3)34 = 2 \cdot 12 + 10 \quad (L_3)
    • 12=110+2(L4)12 = 1 \cdot 10 + 2 \quad (L_4)
    • 10=52+010 = 5 \cdot 2 + 0

    Le dernier reste non nul est 2. Donc, pgcd(126,46)=2\text{pgcd}(126, 46) = 2.

  2. Algorithme d’Euclide étendu (remontée) :

    On part de l’avant-dernière ligne (L4)(L_4) et on exprime le PGCD :

    2=121102 = 12 - 1 \cdot 10

    On utilise la ligne précédente (L3)(L_3) pour exprimer le reste 1010 : 10=3421210 = 34 - 2 \cdot 12.

    On substitue cette expression de 1010 dans l’équation pour 22 :

    2=121(34212)=1234+212=3121342 = 12 - 1 \cdot (34 - 2 \cdot 12) = 12 - 34 + 2 \cdot 12 = 3 \cdot 12 - 1 \cdot 34

    On utilise la ligne (L2)(L_2) pour exprimer le reste 1212 : 12=4613412 = 46 - 1 \cdot 34.

    On substitue :

    2=3(46134)134=346334134=3464342 = 3 \cdot (46 - 1 \cdot 34) - 1 \cdot 34 = 3 \cdot 46 - 3 \cdot 34 - 1 \cdot 34 = 3 \cdot 46 - 4 \cdot 34

    Enfin, on utilise la ligne (L1)(L_1) pour exprimer le reste 3434 : 34=12624634 = 126 - 2 \cdot 46.

    On substitue :

    2=3464(126246)=3464126+8462 = 3 \cdot 46 - 4 \cdot (126 - 2 \cdot 46) = 3 \cdot 46 - 4 \cdot 126 + 8 \cdot 46

    2=(3+8)464126=114641262 = (3+8) \cdot 46 - 4 \cdot 126 = 11 \cdot 46 - 4 \cdot 126

    On a donc l’identité 126(4)+46(11)=2126(-4) + 46(11) = 2.

    Un couple de coefficients de Bézout est (u,v)=(4,11)(u,v) = (-4, 11).

Réponse:

  1. pgcd(126,46)=2\text{pgcd}(126, 46) = 2
  2. Un couple (u,v)(u,v) est (4,11)(-4, 11), ce qui donne l’identité de Bézout : 126(4)+4611=2126 \cdot (-4) + 46 \cdot 11 = 2.

Exercice 5

Problème: Dans l’anneau R[X]\mathbb{R}[X], on considère les polynômes A(X)=X3+2X2X2A(X) = X^3 + 2X^2 - X - 2 et B(X)=X21B(X) = X^2 - 1.

  1. Calculez le PGCD de A(X)A(X) et B(X)B(X).
  2. Trouvez deux polynômes U(X)U(X) et V(X)V(X) de R[X]\mathbb{R}[X] tels que A(X)U(X)+B(X)V(X)=pgcd(A(X),B(X))A(X)U(X) + B(X)V(X) = \text{pgcd}(A(X), B(X)).
Solution

Méthode: On applique l’algorithme d’Euclide pour les polynômes. Le PGCD est le dernier reste non nul, rendu unitaire (en divisant par son coefficient dominant). Ensuite, on remonte les divisions pour trouver les polynômes de Bézout U(X)U(X) et V(X)V(X).

Étapes:

  1. Algorithme d’Euclide pour les polynômes :

    • On divise A(X)A(X) par B(X)B(X) :

      X3+2X2X2=(X+2)(X21)+0X^3 + 2X^2 - X - 2 = (X+2)(X^2-1) + 0.

      La division donne X3+2X2X2=(X21)(X+2)X^3 + 2X^2 - X - 2 = (X^2-1)(X+2).

      Le reste de la première division est R1(X)=0R_1(X)=0.

      Cela signifie que B(X)B(X) divise A(X)A(X).

    • Dans ce cas, le PGCD est simplement B(X)B(X) (ou un polynôme associé).

      Le PGCD unitaire est X21X^2-1.

      Note : Si le reste n’était pas nul, on continuerait l’algorithme.

      Par exemple, si A(X)=X3+1A(X) = X^3+1 et B(X)=X2+1B(X) = X^2+1.

      X3+1=X(X2+1)+(X+1)X^3+1 = X(X^2+1) + (-X+1). Reste R1(X)=X+1R_1(X) = -X+1.

      X2+1=(X1)(X+1)+2X^2+1 = (-X-1)(-X+1) + 2. Reste R2(X)=2R_2(X) = 2.

      Le dernier reste non nul est 2. Le PGCD unitaire est 1.

  2. Identité de Bézout :

    Puisque B(X)B(X) divise A(X)A(X), on a A(X)=Q(X)B(X)A(X) = Q(X)B(X)Q(X)=X+2Q(X)=X+2.

    On peut écrire A(X)(X+2)B(X)=0A(X) - (X+2)B(X) = 0.

    Le PGCD est D(X)=X21=B(X)D(X) = X^2-1 = B(X).

    On cherche U(X)U(X) et V(X)V(X) tels que A(X)U(X)+B(X)V(X)=B(X)A(X)U(X) + B(X)V(X) = B(X).

    Une solution évidente est de prendre U(X)=0U(X) = 0 et V(X)=1V(X) = 1.

    On a bien A(X)0+B(X)1=B(X)A(X) \cdot 0 + B(X) \cdot 1 = B(X).

Réponse:

  1. Comme A(X)=(X+2)(X21)A(X) = (X+2)(X^2-1), B(X)B(X) divise A(X)A(X), donc pgcd(A(X),B(X))=X21\text{pgcd}(A(X), B(X)) = X^2-1.
  2. Une solution pour l’identité de Bézout est U(X)=0U(X) = 0 et V(X)=1V(X) = 1.

Exercice 6

Problème: Soit II l’idéal de R[X]\mathbb{R}[X] engendré par les polynômes P(X)=X38P(X) = X^3 - 8 et Q(X)=X2+X6Q(X) = X^2 + X - 6.

Comme R[X]\mathbb{R}[X] est un anneau principal, II est un idéal principal. Trouvez le polynôme unitaire D(X)D(X) tel que I=(D(X))I = (D(X)).

Solution

Méthode: L’idéal engendré par P(X)P(X) et Q(X)Q(X), noté I=(P(X),Q(X))I=(P(X), Q(X)), est l’ensemble des combinaisons linéaires P(X)U(X)+Q(X)V(X)P(X)U(X) + Q(X)V(X). Dans un anneau principal, cet idéal est aussi engendré par un seul élément, qui est le PGCD de P(X)P(X) et Q(X)Q(X). Il suffit donc de calculer pgcd(P(X),Q(X))\text{pgcd}(P(X), Q(X)).

Étapes:

  1. Calculer le PGCD de P(X)P(X) et Q(X)Q(X) avec l’algorithme d’Euclide.

    P(X)=X38P(X) = X^3 - 8

    Q(X)=X2+X6Q(X) = X^2 + X - 6

  2. Première division : diviser P(X)P(X) par Q(X)Q(X).

    Par division longue :

    (X38)=(X1)(X2+X6)+(7X14)(X^3 - 8) = (X-1)(X^2+X-6) + (7X - 14).

    Le premier reste est R1(X)=7X14R_1(X) = 7X - 14.

  3. Deuxième division : diviser Q(X)Q(X) par R1(X)R_1(X).

    Q(X)=X2+X6Q(X) = X^2 + X - 6. On peut simplifier R1(X)R_1(X) en le rendant unitaire pour faciliter le calcul : R1(X)=17R1(X)=X2R'_1(X) = \frac{1}{7}R_1(X) = X-2. Le PGCD sera le même.

    Divisons Q(X)Q(X) par X2X-2. On peut utiliser la division synthétique (ou de Horner) puisque le diviseur est de degré 1. La racine est 2.

    Q(2)=22+26=4+26=0Q(2) = 2^2 + 2 - 6 = 4+2-6=0.

    Puisque Q(2)=0Q(2)=0, (X2)(X-2) divise Q(X)Q(X).

    X2+X6=(X2)(X+3)X^2 + X - 6 = (X-2)(X+3).

    Le reste de la division de Q(X)Q(X) par (X2)(X-2) est 0.

  4. Conclusion de l’algorithme.

    Le dernier reste non nul (avant simplification) était R1(X)=7X14R_1(X) = 7X-14.

    Le PGCD est donc 7X147X-14.

    Le générateur unitaire de l’idéal est obtenu en divisant le PGCD par son coefficient dominant (7).

    D(X)=17(7X14)=X2D(X) = \frac{1}{7}(7X-14) = X-2.

  5. Vérification.

    L’idéal I=(X38,X2+X6)I = (X^3-8, X^2+X-6) est donc égal à l’idéal (X2)(X-2).

    On peut vérifier que X2X-2 divise bien les deux polynômes.

    X38=(X2)(X2+2X+4)X^3-8 = (X-2)(X^2+2X+4).

    X2+X6=(X2)(X+3)X^2+X-6 = (X-2)(X+3).

    C’est correct.

Réponse: L’idéal II est engendré par le polynôme unitaire D(X)=X2D(X) = X-2. Donc I=(X2)I = (X-2).


Exercice 7

Problème: Soit le polynôme P(X)=X4+X22R[X]P(X) = X^4 + X^2 - 2 \in \mathbb{R}[X].

  1. Décomposez P(X)P(X) en produit de facteurs irréductibles dans R[X]\mathbb{R}[X].
  2. Décomposez P(X)P(X) en produit de facteurs irréductibles dans C[X]\mathbb{C}[X].
Solution

Méthode:

  1. Pour la décomposition dans R[X]\mathbb{R}[X], on cherche d’abord les racines réelles et les facteurs de degré 1. Ensuite, on cherche des facteurs de degré 2 qui n’ont pas de racines réelles. On peut faire un changement de variable Y=X2Y=X^2 pour trouver les racines de Y2+Y2Y^2+Y-2.
  2. Pour la décomposition dans C[X]\mathbb{C}[X], on sait que tout polynôme se scinde en facteurs de degré 1 (théorème de d’Alembert-Gauss). On cherche donc toutes les racines complexes du polynôme.

Étapes:

  1. Décomposition dans R[X]\mathbb{R}[X] :

    • On pose Y=X2Y=X^2. L’équation P(X)=0P(X)=0 devient Y2+Y2=0Y^2+Y-2=0.

    • C’est une équation du second degré en YY. Le discriminant est Δ=124(1)(2)=1+8=9\Delta = 1^2 - 4(1)(-2) = 1+8=9.

    • Les solutions pour YY sont Y1=192=2Y_1 = \frac{-1-\sqrt{9}}{2} = -2 et Y2=1+92=1Y_2 = \frac{-1+\sqrt{9}}{2} = 1.

    • On revient à XX :

      • X2=Y1=2X^2 = Y_1 = -2. Cette équation n’a pas de solution dans R\mathbb{R}. Le polynôme X2+2X^2+2 est donc un facteur irréductible de P(X)P(X) dans R[X]\mathbb{R}[X].
      • X2=Y2=1X^2 = Y_2 = 1. Cette équation a pour solutions X=1X=1 et X=1X=-1. Les polynômes X1X-1 et X+1X+1 sont donc des facteurs de P(X)P(X).
    • La décomposition de P(X)P(X) est donc le produit de ces facteurs :

      P(X)=(X1)(X+1)(X2+2)P(X) = (X-1)(X+1)(X^2+2).

    • Vérifions les facteurs : (X1)(X-1), (X+1)(X+1) sont irréductibles (degré 1). (X2+2)(X^2+2) est irréductible dans R[X]\mathbb{R}[X] car son discriminant est Δ=024(1)(2)=8<0\Delta = 0^2 - 4(1)(2) = -8 < 0.

  2. Décomposition dans C[X]\mathbb{C}[X] :

    • On repart de la décomposition dans R[X]\mathbb{R}[X]: P(X)=(X1)(X+1)(X2+2)P(X) = (X-1)(X+1)(X^2+2).

    • Les facteurs de degré 1 sont déjà irréductibles dans C[X]\mathbb{C}[X].

    • On s’intéresse au facteur X2+2X^2+2. Dans C\mathbb{C}, on peut le factoriser en trouvant ses racines.

    • X2=2    X=±2    X=±i2X^2 = -2 \implies X = \pm \sqrt{-2} \implies X = \pm i\sqrt{2}.

    • Donc, X2+2=(Xi2)(X+i2)X^2+2 = (X - i\sqrt{2})(X + i\sqrt{2}).

    • En combinant tous les facteurs, on obtient la décomposition complète dans C[X]\mathbb{C}[X] :

      P(X)=(X1)(X+1)(Xi2)(X+i2)P(X) = (X-1)(X+1)(X - i\sqrt{2})(X + i\sqrt{2}).

    • Tous les facteurs sont de degré 1, donc ils sont irréductibles dans C[X]\mathbb{C}[X].

Réponse:

  1. Dans R[X]\mathbb{R}[X], la décomposition est P(X)=(X1)(X+1)(X2+2)P(X) = (X-1)(X+1)(X^2+2).
  2. Dans C[X]\mathbb{C}[X], la décomposition est P(X)=(X1)(X+1)(Xi2)(X+i2)P(X) = (X-1)(X+1)(X - i\sqrt{2})(X + i\sqrt{2}).

Exercice 8

Problème: Dans un anneau intègre, un élément premier est toujours irréductible. La réciproque est vraie dans un anneau principal, mais pas toujours en général.

Considérons l’anneau A=Z[i5]={a+ib5a,bZ}A = \mathbb{Z}[i\sqrt{5}] = \{a+ib\sqrt{5} \mid a,b \in \mathbb{Z}\}. Dans cet anneau, on a l’égalité 6=23=(1+i5)(1i5)6 = 2 \cdot 3 = (1+i\sqrt{5})(1-i\sqrt{5}). On admet que les éléments 22, 33, 1+i51+i\sqrt{5} et 1i51-i\sqrt{5} sont tous irréductibles dans AA.

En utilisant cette information, montrez que l’élément 22 est irréductible mais pas premier dans AA.

Solution

Méthode: On utilise les définitions d’élément irréductible et d’élément premier.

  • Irréductible : L’énoncé nous demande de l’admettre.
  • Premier : Un élément pp est premier si, pour tous a,bAa, b \in A, pab    pap|ab \implies p|a ou pbp|b.

Nous allons montrer que 22 ne vérifie pas cette condition de divisibilité.

Étapes:

  1. Vérifier la condition “irréductible” : Par hypothèse de l’énoncé, on admet que 22 est irréductible dans A=Z[i5]A=\mathbb{Z}[i\sqrt{5}].

  2. Vérifier la condition “premier” :

    • On part de l’égalité 6=(1+i5)(1i5)6 = (1+i\sqrt{5})(1-i\sqrt{5}).
    • Comme 6=236 = 2 \cdot 3, on peut dire que 22 divise 66.
    • Donc, 22 divise le produit (1+i5)(1i5)(1+i\sqrt{5})(1-i\sqrt{5}).
  3. Appliquer la définition d’un élément premier :

    Si 22 était premier, alors du fait que 2(1+i5)(1i5)2 | (1+i\sqrt{5})(1-i\sqrt{5}), on devrait avoir :

    2(1+i5)2 | (1+i\sqrt{5}) OU 2(1i5)2 | (1-i\sqrt{5}).

  4. Tester les conditions de divisibilité :

    • Est-ce que 22 divise 1+i51+i\sqrt{5} ?

      Si c’était le cas, il existerait un élément z=a+ib5Az = a+ib\sqrt{5} \in A tel que 1+i5=2(a+ib5)=2a+i(2b)51+i\sqrt{5} = 2(a+ib\sqrt{5}) = 2a + i(2b)\sqrt{5}.

      Par identification des parties réelle et imaginaire (coefficient de i5i\sqrt{5}), on aurait :

      1=2a1 = 2a et 1=2b1 = 2b.

      Ces équations n’ont pas de solution pour a,bZa, b \in \mathbb{Z}. Donc 22 ne divise pas 1+i51+i\sqrt{5}.

    • Est-ce que 22 divise 1i51-i\sqrt{5} ?

      De même, il existerait z=a+ib5Az = a+ib\sqrt{5} \in A tel que 1i5=2(a+ib5)1-i\sqrt{5} = 2(a+ib\sqrt{5}).

      Cela donnerait 1=2a1=2a et 1=2b-1=2b, qui n’ont pas de solution dans Z\mathbb{Z}. Donc 22 ne divise pas 1i51-i\sqrt{5}.

  5. Conclusion :

    On a trouvé une situation où 22 divise un produit, mais ne divise aucun des facteurs. Par conséquent, 22 ne satisfait pas la définition d’un élément premier.

Réponse: L’élément 22 est irréductible par hypothèse. Cependant, 22 n’est pas premier car il divise le produit (1+i5)(1i5)=6(1+i\sqrt{5})(1-i\sqrt{5}) = 6, mais il ne divise ni 1+i51+i\sqrt{5} ni 1i51-i\sqrt{5} dans l’anneau Z[i5]\mathbb{Z}[i\sqrt{5}].


Exercice 9

Problème: Soit la matrice A=(2123)M2(R)A = \begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 2 & 3 \end{pmatrix} \in M_2(\mathbb{R}).

  1. Calculez le polynôme caractéristique χA(X)\chi_A(X) de A.
  2. Vérifiez le théorème de Cayley-Hamilton, c’est-à-dire que χA(A)=0\chi_A(A) = 0.
  3. Déterminez le polynôme minimal MA(X)M_A(X) de A.
Solution

Méthode:

  1. Le polynôme caractéristique est χA(X)=det(XI2A)\chi_A(X) = \det(XI_2 - A).
  2. On remplace XX par AA dans l’expression de χA(X)\chi_A(X) et on vérifie si on obtient la matrice nulle.
  3. Le polynôme minimal MA(X)M_A(X) divise le polynôme caractéristique χA(X)\chi_A(X). On teste les diviseurs unitaires de χA(X)\chi_A(X) pour trouver celui de plus bas degré qui annule AA.

Étapes:

  1. Calcul du polynôme caractéristique :

    χA(X)=det(XI2A)=det(X212X3)\chi_A(X) = \det(XI_2 - A) = \det \begin{pmatrix} X-2 & -1 \\ -2 & X-3 \end{pmatrix}

    χA(X)=(X2)(X3)(1)(2)\chi_A(X) = (X-2)(X-3) - (-1)(-2)

    χA(X)=X25X+62=X25X+4\chi_A(X) = X^2 - 5X + 6 - 2 = X^2 - 5X + 4.

  2. Vérification de Cayley-Hamilton :

    On doit vérifier que A25A+4I2=0A^2 - 5A + 4I_2 = 0.

    • Calculons A2A^2 :

      A2=(2123)(2123)=(4+22+34+62+9)=(651011)A^2 = \begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 2 & 3 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 2 & 3 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 4+2 & 2+3 \\ 4+6 & 2+9 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 6 & 5 \\ 10 & 11 \end{pmatrix}.

    • Calculons A25A+4I2A^2 - 5A + 4I_2 :

      (651011)5(2123)+4(1001)\begin{pmatrix} 6 & 5 \\ 10 & 11 \end{pmatrix} - 5 \begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 2 & 3 \end{pmatrix} + 4 \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}

      =(651011)(1051015)+(4004)= \begin{pmatrix} 6 & 5 \\ 10 & 11 \end{pmatrix} - \begin{pmatrix} 10 & 5 \\ 10 & 15 \end{pmatrix} + \begin{pmatrix} 4 & 0 \\ 0 & 4 \end{pmatrix}

      =(610+455+01010+01115+4)=(0000)= \begin{pmatrix} 6-10+4 & 5-5+0 \\ 10-10+0 & 11-15+4 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 & 0 \\ 0 & 0 \end{pmatrix}.

    Le théorème de Cayley-Hamilton est bien vérifié.

  3. Détermination du polynôme minimal :

    • Le polynôme minimal MA(X)M_A(X) doit diviser le polynôme caractéristique χA(X)=X25X+4\chi_A(X) = X^2 - 5X + 4.

    • Factorisons χA(X)\chi_A(X). Les racines de X25X+4=0X^2-5X+4=0 sont X=1X=1 et X=4X=4.

      Donc, χA(X)=(X1)(X4)\chi_A(X) = (X-1)(X-4).

    • Les diviseurs unitaires de χA(X)\chi_A(X) sont 11, X1X-1, X4X-4 et (X1)(X4)(X-1)(X-4).

    • Le polynôme minimal ne peut pas être 11 (qui n’annule jamais une matrice).

    • Testons les diviseurs de degré 1 :

      • P1(X)=X1P_1(X) = X-1. P1(A)=AI=(211231)=(1122)0P_1(A) = A-I = \begin{pmatrix} 2-1 & 1 \\ 2 & 3-1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 2 & 2 \end{pmatrix} \ne 0.
      • P2(X)=X4P_2(X) = X-4. P2(A)=A4I=(241234)=(2121)0P_2(A) = A-4I = \begin{pmatrix} 2-4 & 1 \\ 2 & 3-4 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -2 & 1 \\ 2 & -1 \end{pmatrix} \ne 0.
    • Puisqu’aucun polynôme de degré 1 n’annule AA, le polynôme minimal doit être de degré 2.

    • Comme MA(X)M_A(X) doit diviser χA(X)\chi_A(X) et être unitaire, la seule possibilité est MA(X)=χA(X)M_A(X) = \chi_A(X).

Réponse:

  1. χA(X)=X25X+4\chi_A(X) = X^2 - 5X + 4
  2. Le calcul montre que A25A+4I2=0A^2 - 5A + 4I_2 = 0.
  3. Le polynôme minimal est MA(X)=X25X+4M_A(X) = X^2 - 5X + 4.

Exercice 10

Problème: Soit la matrice A=(0112)A = \begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 2 \end{pmatrix}. En utilisant son polynôme minimal, calculez AnA^n pour tout nNn \in \mathbb{N}.

Solution

Méthode: On cherche d’abord le polynôme minimal MA(X)M_A(X). L’égalité MA(A)=0M_A(A)=0 nous donne une relation de récurrence sur les puissances de AA. Ensuite, on utilise la division euclidienne du polynôme XnX^n par MA(X)M_A(X) pour exprimer AnA^n en fonction de II et AA.

Étapes:

  1. Trouver le polynôme minimal de A:

    • Polynôme caractéristique : χA(X)=det(XIA)=det(X11X2)=X(X2)(1)=X22X+1=(X1)2\chi_A(X) = \det(XI-A) = \det \begin{pmatrix} X & 1 \\ -1 & X-2 \end{pmatrix} = X(X-2) - (-1) = X^2 - 2X + 1 = (X-1)^2.
    • Le polynôme minimal MA(X)M_A(X) divise χA(X)\chi_A(X). Les diviseurs unitaires sont 11, X1X-1, (X1)2(X-1)^2.
    • Testons X1X-1 : AI=(1111)0A-I = \begin{pmatrix} -1 & -1 \\ 1 & 1 \end{pmatrix} \ne 0.
    • Donc le polynôme minimal est MA(X)=(X1)2=X22X+1M_A(X) = (X-1)^2 = X^2 - 2X + 1.
  2. Utiliser la relation du polynôme minimal :

    MA(A)=0    A22A+I=0M_A(A)=0 \implies A^2 - 2A + I = 0, soit A2=2AIA^2 = 2A - I.

    Cette relation permet de réduire les puissances de AA.

  3. Effectuer la division euclidienne de XnX^n par MA(X)M_A(X) :

    On divise XnX^n par MA(X)=(X1)2M_A(X) = (X-1)^2. Il existe Q(X)Q(X) et R(X)R(X) tels que :

    Xn=Q(X)(X1)2+R(X)X^n = Q(X)(X-1)^2 + R(X), avec deg(R)<2\text{deg}(R) < 2.

    Donc, R(X)R(X) est de la forme aX+baX+b.

    Xn=Q(X)(X1)2+aX+bX^n = Q(X)(X-1)^2 + aX+b.

  4. Trouver les coefficients aa et bb :

    • On évalue l’équation en la racine du diviseur, ici X=1X=1.

      1n=Q(1)(11)2+a(1)+b    1=a+b1^n = Q(1)(1-1)^2 + a(1)+b \implies 1 = a+b.

    • Comme la racine est double, on peut dériver l’équation par rapport à XX avant d’évaluer.

      nXn1=Q(X)(X1)2+Q(X)2(X1)+anX^{n-1} = Q'(X)(X-1)^2 + Q(X) \cdot 2(X-1) + a.

    • On évalue la dérivée en X=1X=1 :

      n(1)n1=0+0+a    n=an(1)^{n-1} = 0 + 0 + a \implies n = a.

    • On résout le système : a=na=n et a+b=1    b=1na+b=1 \implies b=1-n.

    • Le reste est donc R(X)=nX+(1n)R(X) = nX + (1-n).

  5. Calculer AnA^n :

    On évalue la relation de division en X=AX=A :

    An=Q(A)(AI)2+nA+(1n)IA^n = Q(A)(A-I)^2 + nA + (1-n)I.

    Comme (AI)2=MA(A)=0(A-I)^2 = M_A(A)=0, le premier terme s’annule.

    Il reste : An=nA+(1n)IA^n = nA + (1-n)I.

  6. Exprimer le résultat final sous forme de matrice :

    An=n(0112)+(1n)(1001)A^n = n \begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 2 \end{pmatrix} + (1-n) \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}

    An=(0nn2n)+(1n001n)=(1nnn1+n)A^n = \begin{pmatrix} 0 & -n \\ n & 2n \end{pmatrix} + \begin{pmatrix} 1-n & 0 \\ 0 & 1-n \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1-n & -n \\ n & 1+n \end{pmatrix}.

Réponse: Pour tout nNn \in \mathbb{N},

An=(1nnn1+n)A^n = \begin{pmatrix} 1-n & -n \\ n & 1+n \end{pmatrix}