Ce contenu a été généré par une intelligence artificielle (LLM) et peut contenir des imprécisions ou des erreurs malgré notre relecture attentive. Il s'agit d'un outil d'apprentissage et non d'une référence académique.
Si vous constatez des erreurs, merci de nous les signaler via la page "À propos".
Exercices “Division euclidienne” (A)
Exercice 1
Problème: Soit l’anneau A=(Z/12Z)[X]. On considère les polynômes P(X)=4X2+3X+1 et Q(X)=3X+2.
Calculez P(X)+Q(X) et déterminez son degré.
Calculez P(X)⋅Q(X) et déterminez son degré.
Comparez deg(P⋅Q) avec deg(P)+deg(Q). Qu’observez-vous ?
Solution
Méthode: Les opérations sur les polynômes dans (Z/12Z)[X] suivent les règles standards de l’addition et de la multiplication, mais les calculs sur les coefficients sont effectués modulo 12. Une attention particulière doit être portée au degré du produit, car l’anneau Z/12Z n’est pas intègre.
Étapes:
Calcul de la somme :
On additionne les coefficients des termes de même degré.
P(X)+Q(X)=(4X2+3X+1)+(3X+2)
P(X)+Q(X)=4X2+(3+3)X+(1+2)
P(X)+Q(X)=4X2+6X+3
Le degré de la somme est deg(P+Q)=2.
Calcul du produit :
On utilise la distributivité, en effectuant les calculs des coefficients modulo 12.
P(X)⋅Q(X)=(4X2+3X+1)⋅(3X+2)
=4X2(3X+2)+3X(3X+2)+1(3X+2)
=(12X3+8X2)+(9X2+6X)+(3X+2)
On regroupe les termes de même degré :
=12X3+(8+9)X2+(6+3)X+2
=0X3+17X2+9X+2
Comme 17≡5(mod12), on a :
P(X)⋅Q(X)=5X2+9X+2
Le degré du produit est deg(P⋅Q)=2.
Comparaison des degrés :
On a deg(P)=2 et deg(Q)=1.
La somme des degrés est deg(P)+deg(Q)=2+1=3.
On observe que deg(P⋅Q)=2, ce qui est strictement inférieur à deg(P)+deg(Q)=3.
Cette situation est possible car l’anneau des coefficients Z/12Z n’est pas intègre. Le produit des coefficients dominants de P et Q, qui sont 4 et 3, est 4⋅3=12≡0(mod12). L’annulation de ce produit a fait chuter le degré du polynôme produit.
Réponse:
P(X)+Q(X)=4X2+6X+3, deg(P+Q)=2
P(X)⋅Q(X)=5X2+9X+2, deg(P⋅Q)=2
deg(P⋅Q)<deg(P)+deg(Q), car Z/12Z n’est pas un anneau intègre.
Exercice 2
Problème: Expliquez pourquoi l’anneau Z[X] des polynômes à coefficients entiers n’est pas un anneau euclidien. Pour cela, essayez d’effectuer la division euclidienne du polynôme A(X)=X par le polynôme B(X)=2.
Solution
Méthode: On utilise la définition d’un anneau euclidien. Si Z[X] était euclidien, il devrait exister une division euclidienne pour tout couple de polynômes (A,B) avec B=0. Le stathme usuel pour les polynômes est le degré. Nous allons montrer par l’absurde que la division de A(X)=X par B(X)=2 est impossible.
Étapes:
Hypothèse : Supposons que Z[X] est un anneau euclidien. Le stathme naturel serait le degré, δ(P)=deg(P).
Application de la division euclidienne : On veut diviser A(X)=X par B(X)=2. Selon la définition d’un anneau euclidien, il devrait exister un quotient Q(X)∈Z[X] et un reste R(X)∈Z[X] tels que :
A(X)=B(X)⋅Q(X)+R(X) et deg(R)<deg(B).
Analyse de l’équation :
L’équation s’écrit : X=2⋅Q(X)+R(X).
Le degré du diviseur est deg(B)=deg(2)=0.
La condition sur le reste est donc deg(R)<0, ce qui signifie que deg(R)=−∞. Le seul polynôme de degré −∞ est le polynôme nul.
Donc, si une telle division était possible, on devrait avoir R(X)=0.
Contradiction :
L’équation devient alors X=2⋅Q(X).
Soit Q(X)=anXn+⋯+a1X+a0 un polynôme de Z[X] (les ai sont des entiers).
Alors 2⋅Q(X)=2anXn+⋯+2a1X+2a0.
Pour que 2⋅Q(X) soit égal à X, on doit identifier les coefficients.
Le coefficient de X doit être 1, donc 2a1=1.
Tous les autres coefficients doivent être nuls.
L’équation 2a1=1 n’a pas de solution dans l’anneau des entiers Z, car a1 devrait être 1/2.
Conclusion : Il n’existe pas de polynôme Q(X) à coefficients entiers tel que X=2⋅Q(X). La division euclidienne de X par 2 est donc impossible dans Z[X]. Par conséquent, Z[X] n’est pas un anneau euclidien.
Réponse: L’anneau Z[X] n’est pas euclidien car la division euclidienne n’est pas toujours possible. Par exemple, pour diviser X par 2, il faudrait trouver Q(X),R(X)∈Z[X] tels que X=2Q(X)+R(X) avec deg(R)<deg(2)=0. Ceci impose R(X)=0, et donc X=2Q(X). Cette équation n’a pas de solution dans Z[X], car le coefficient de X dans 2Q(X) est toujours un entier pair.
Exercice 3
Problème: Dans l’anneau Q[X], effectuez la division euclidienne du polynôme A(X)=2X4−3X3+X2+5X−3 par le polynôme B(X)=X2−2X+3.
Solution
Méthode: On utilise l’algorithme de division longue (ou division posée) pour les polynômes, qui est analogue à la division longue pour les entiers. À chaque étape, on cherche à éliminer le terme de plus haut degré du dividende partiel.
Étapes:
Initialisation :
Dividende : A(X)=2X4−3X3+X2+5X−3
Diviseur : B(X)=X2−2X+3
Étape 1 :
On divise le terme de plus haut degré de A(X), soit 2X4, par le terme de plus haut degré de B(X), soit X2.
2X4/X2=2X2. C’est le premier terme du quotient.
On multiplie B(X) par 2X2 : 2X2(X2−2X+3)=2X4−4X3+6X2.
On soustrait ce résultat de A(X) :
(2X4−3X3+X2+5X−3)−(2X4−4X3+6X2)=X3−5X2+5X−3.
Étape 2 :
Le nouveau dividende est X3−5X2+5X−3.
On divise son terme de plus haut degré, X3, par X2 : X3/X2=X. C’est le deuxième terme du quotient.
On multiplie B(X) par X : X(X2−2X+3)=X3−2X2+3X.
On soustrait :
(X3−5X2+5X−3)−(X3−2X2+3X)=−3X2+2X−3.
Étape 3 :
Le nouveau dividende est −3X2+2X−3.
On divise son terme de plus haut degré, −3X2, par X2 : −3X2/X2=−3. C’est le troisième terme du quotient.
On multiplie B(X) par −3 : −3(X2−2X+3)=−3X2+6X−9.
On soustrait :
(−3X2+2X−3)−(−3X2+6X−9)=−4X+6.
Conclusion :
Le quotient est Q(X)=2X2+X−3.
Le dernier reste est R(X)=−4X+6.
Le degré du reste, deg(R)=1, est strictement inférieur au degré du diviseur, deg(B)=2. L’algorithme est terminé.
Réponse: Le quotient est Q(X)=2X2+X−3 et le reste est R(X)=−4X+6. L’équation de la division euclidienne est :
2X4−3X3+X2+5X−3=(X2−2X+3)(2X2+X−3)+(−4X+6)
Exercice 4
Problème: Soient les entiers a=126 et b=46.
Calculez le PGCD de a et b en utilisant l’algorithme d’Euclide.
Trouvez un couple d’entiers (u,v) tel que au+bv=pgcd(a,b) (identité de Bézout).
Solution
Méthode: On applique d’abord l’algorithme d’Euclide en effectuant des divisions successives pour trouver le PGCD (le dernier reste non nul). Ensuite, on “remonte” les équations de ces divisions pour exprimer le PGCD comme une combinaison linéaire de a et b.
Étapes:
Algorithme d’Euclide :
126=2⋅46+34(L1)
46=1⋅34+12(L2)
34=2⋅12+10(L3)
12=1⋅10+2(L4)
10=5⋅2+0
Le dernier reste non nul est 2. Donc, pgcd(126,46)=2.
Algorithme d’Euclide étendu (remontée) :
On part de l’avant-dernière ligne (L4) et on exprime le PGCD :
2=12−1⋅10
On utilise la ligne précédente (L3) pour exprimer le reste 10 : 10=34−2⋅12.
On substitue cette expression de 10 dans l’équation pour 2 :
2=12−1⋅(34−2⋅12)=12−34+2⋅12=3⋅12−1⋅34
On utilise la ligne (L2) pour exprimer le reste 12 : 12=46−1⋅34.
On substitue :
2=3⋅(46−1⋅34)−1⋅34=3⋅46−3⋅34−1⋅34=3⋅46−4⋅34
Enfin, on utilise la ligne (L1) pour exprimer le reste 34 : 34=126−2⋅46.
On substitue :
2=3⋅46−4⋅(126−2⋅46)=3⋅46−4⋅126+8⋅46
2=(3+8)⋅46−4⋅126=11⋅46−4⋅126
On a donc l’identité 126(−4)+46(11)=2.
Un couple de coefficients de Bézout est (u,v)=(−4,11).
Réponse:
pgcd(126,46)=2
Un couple (u,v) est (−4,11), ce qui donne l’identité de Bézout : 126⋅(−4)+46⋅11=2.
Exercice 5
Problème: Dans l’anneau R[X], on considère les polynômes A(X)=X3+2X2−X−2 et B(X)=X2−1.
Calculez le PGCD de A(X) et B(X).
Trouvez deux polynômes U(X) et V(X) de R[X] tels que A(X)U(X)+B(X)V(X)=pgcd(A(X),B(X)).
Solution
Méthode: On applique l’algorithme d’Euclide pour les polynômes. Le PGCD est le dernier reste non nul, rendu unitaire (en divisant par son coefficient dominant). Ensuite, on remonte les divisions pour trouver les polynômes de Bézout U(X) et V(X).
Étapes:
Algorithme d’Euclide pour les polynômes :
On divise A(X) par B(X) :
X3+2X2−X−2=(X+2)(X2−1)+0.
La division donne X3+2X2−X−2=(X2−1)(X+2).
Le reste de la première division est R1(X)=0.
Cela signifie que B(X) divise A(X).
Dans ce cas, le PGCD est simplement B(X) (ou un polynôme associé).
Le PGCD unitaire est X2−1.
Note : Si le reste n’était pas nul, on continuerait l’algorithme.
Par exemple, si A(X)=X3+1 et B(X)=X2+1.
X3+1=X(X2+1)+(−X+1). Reste R1(X)=−X+1.
X2+1=(−X−1)(−X+1)+2. Reste R2(X)=2.
Le dernier reste non nul est 2. Le PGCD unitaire est 1.
Identité de Bézout :
Puisque B(X) divise A(X), on a A(X)=Q(X)B(X) où Q(X)=X+2.
On peut écrire A(X)−(X+2)B(X)=0.
Le PGCD est D(X)=X2−1=B(X).
On cherche U(X) et V(X) tels que A(X)U(X)+B(X)V(X)=B(X).
Une solution évidente est de prendre U(X)=0 et V(X)=1.
On a bien A(X)⋅0+B(X)⋅1=B(X).
Réponse:
Comme A(X)=(X+2)(X2−1), B(X) divise A(X), donc pgcd(A(X),B(X))=X2−1.
Une solution pour l’identité de Bézout est U(X)=0 et V(X)=1.
Exercice 6
Problème: Soit I l’idéal de R[X] engendré par les polynômes P(X)=X3−8 et Q(X)=X2+X−6.
Comme R[X] est un anneau principal, I est un idéal principal. Trouvez le polynôme unitaire D(X) tel que I=(D(X)).
Solution
Méthode: L’idéal engendré par P(X) et Q(X), noté I=(P(X),Q(X)), est l’ensemble des combinaisons linéaires P(X)U(X)+Q(X)V(X). Dans un anneau principal, cet idéal est aussi engendré par un seul élément, qui est le PGCD de P(X) et Q(X). Il suffit donc de calculer pgcd(P(X),Q(X)).
Étapes:
Calculer le PGCD de P(X) et Q(X) avec l’algorithme d’Euclide.
P(X)=X3−8
Q(X)=X2+X−6
Première division : diviser P(X) par Q(X).
Par division longue :
(X3−8)=(X−1)(X2+X−6)+(7X−14).
Le premier reste est R1(X)=7X−14.
Deuxième division : diviser Q(X) par R1(X).
Q(X)=X2+X−6. On peut simplifier R1(X) en le rendant unitaire pour faciliter le calcul : R1′(X)=71R1(X)=X−2. Le PGCD sera le même.
Divisons Q(X) par X−2. On peut utiliser la division synthétique (ou de Horner) puisque le diviseur est de degré 1. La racine est 2.
Q(2)=22+2−6=4+2−6=0.
Puisque Q(2)=0, (X−2) divise Q(X).
X2+X−6=(X−2)(X+3).
Le reste de la division de Q(X) par (X−2) est 0.
Conclusion de l’algorithme.
Le dernier reste non nul (avant simplification) était R1(X)=7X−14.
Le PGCD est donc 7X−14.
Le générateur unitaire de l’idéal est obtenu en divisant le PGCD par son coefficient dominant (7).
D(X)=71(7X−14)=X−2.
Vérification.
L’idéal I=(X3−8,X2+X−6) est donc égal à l’idéal (X−2).
On peut vérifier que X−2 divise bien les deux polynômes.
X3−8=(X−2)(X2+2X+4).
X2+X−6=(X−2)(X+3).
C’est correct.
Réponse: L’idéal I est engendré par le polynôme unitaire D(X)=X−2. Donc I=(X−2).
Exercice 7
Problème: Soit le polynôme P(X)=X4+X2−2∈R[X].
Décomposez P(X) en produit de facteurs irréductibles dans R[X].
Décomposez P(X) en produit de facteurs irréductibles dans C[X].
Solution
Méthode:
Pour la décomposition dans R[X], on cherche d’abord les racines réelles et les facteurs de degré 1. Ensuite, on cherche des facteurs de degré 2 qui n’ont pas de racines réelles. On peut faire un changement de variable Y=X2 pour trouver les racines de Y2+Y−2.
Pour la décomposition dans C[X], on sait que tout polynôme se scinde en facteurs de degré 1 (théorème de d’Alembert-Gauss). On cherche donc toutes les racines complexes du polynôme.
Étapes:
Décomposition dans R[X] :
On pose Y=X2. L’équation P(X)=0 devient Y2+Y−2=0.
C’est une équation du second degré en Y. Le discriminant est Δ=12−4(1)(−2)=1+8=9.
Les solutions pour Y sont Y1=2−1−9=−2 et Y2=2−1+9=1.
On revient à X :
X2=Y1=−2. Cette équation n’a pas de solution dans R. Le polynôme X2+2 est donc un facteur irréductible de P(X) dans R[X].
X2=Y2=1. Cette équation a pour solutions X=1 et X=−1. Les polynômes X−1 et X+1 sont donc des facteurs de P(X).
La décomposition de P(X) est donc le produit de ces facteurs :
P(X)=(X−1)(X+1)(X2+2).
Vérifions les facteurs : (X−1), (X+1) sont irréductibles (degré 1). (X2+2) est irréductible dans R[X] car son discriminant est Δ=02−4(1)(2)=−8<0.
Décomposition dans C[X] :
On repart de la décomposition dans R[X]: P(X)=(X−1)(X+1)(X2+2).
Les facteurs de degré 1 sont déjà irréductibles dans C[X].
On s’intéresse au facteur X2+2. Dans C, on peut le factoriser en trouvant ses racines.
X2=−2⟹X=±−2⟹X=±i2.
Donc, X2+2=(X−i2)(X+i2).
En combinant tous les facteurs, on obtient la décomposition complète dans C[X] :
P(X)=(X−1)(X+1)(X−i2)(X+i2).
Tous les facteurs sont de degré 1, donc ils sont irréductibles dans C[X].
Réponse:
Dans R[X], la décomposition est P(X)=(X−1)(X+1)(X2+2).
Dans C[X], la décomposition est P(X)=(X−1)(X+1)(X−i2)(X+i2).
Exercice 8
Problème: Dans un anneau intègre, un élément premier est toujours irréductible. La réciproque est vraie dans un anneau principal, mais pas toujours en général.
Considérons l’anneau A=Z[i5]={a+ib5∣a,b∈Z}. Dans cet anneau, on a l’égalité 6=2⋅3=(1+i5)(1−i5). On admet que les éléments 2, 3, 1+i5 et 1−i5 sont tous irréductibles dans A.
En utilisant cette information, montrez que l’élément 2 est irréductible mais pas premier dans A.
Solution
Méthode: On utilise les définitions d’élément irréductible et d’élément premier.
Irréductible : L’énoncé nous demande de l’admettre.
Premier : Un élément p est premier si, pour tous a,b∈A, p∣ab⟹p∣a ou p∣b.
Nous allons montrer que 2 ne vérifie pas cette condition de divisibilité.
Étapes:
Vérifier la condition “irréductible” : Par hypothèse de l’énoncé, on admet que 2 est irréductible dans A=Z[i5].
Vérifier la condition “premier” :
On part de l’égalité 6=(1+i5)(1−i5).
Comme 6=2⋅3, on peut dire que 2 divise 6.
Donc, 2 divise le produit (1+i5)(1−i5).
Appliquer la définition d’un élément premier :
Si 2 était premier, alors du fait que 2∣(1+i5)(1−i5), on devrait avoir :
2∣(1+i5) OU 2∣(1−i5).
Tester les conditions de divisibilité :
Est-ce que 2 divise 1+i5 ?
Si c’était le cas, il existerait un élément z=a+ib5∈A tel que 1+i5=2(a+ib5)=2a+i(2b)5.
Par identification des parties réelle et imaginaire (coefficient de i5), on aurait :
1=2a et 1=2b.
Ces équations n’ont pas de solution pour a,b∈Z. Donc 2 ne divise pas 1+i5.
Est-ce que 2 divise 1−i5 ?
De même, il existerait z=a+ib5∈A tel que 1−i5=2(a+ib5).
Cela donnerait 1=2a et −1=2b, qui n’ont pas de solution dans Z. Donc 2 ne divise pas 1−i5.
Conclusion :
On a trouvé une situation où 2 divise un produit, mais ne divise aucun des facteurs. Par conséquent, 2 ne satisfait pas la définition d’un élément premier.
Réponse: L’élément 2 est irréductible par hypothèse. Cependant, 2 n’est pas premier car il divise le produit (1+i5)(1−i5)=6, mais il ne divise ni 1+i5 ni 1−i5 dans l’anneau Z[i5].
Exercice 9
Problème: Soit la matrice A=(2213)∈M2(R).
Calculez le polynôme caractéristique χA(X) de A.
Vérifiez le théorème de Cayley-Hamilton, c’est-à-dire que χA(A)=0.
Déterminez le polynôme minimal MA(X) de A.
Solution
Méthode:
Le polynôme caractéristique est χA(X)=det(XI2−A).
On remplace X par A dans l’expression de χA(X) et on vérifie si on obtient la matrice nulle.
Le polynôme minimal MA(X) divise le polynôme caractéristique χA(X). On teste les diviseurs unitaires de χA(X) pour trouver celui de plus bas degré qui annule A.
Étapes:
Calcul du polynôme caractéristique :
χA(X)=det(XI2−A)=det(X−2−2−1X−3)
χA(X)=(X−2)(X−3)−(−1)(−2)
χA(X)=X2−5X+6−2=X2−5X+4.
Vérification de Cayley-Hamilton :
On doit vérifier que A2−5A+4I2=0.
Calculons A2 :
A2=(2213)(2213)=(4+24+62+32+9)=(610511).
Calculons A2−5A+4I2 :
(610511)−5(2213)+4(1001)
=(610511)−(1010515)+(4004)
=(6−10+410−10+05−5+011−15+4)=(0000).
Le théorème de Cayley-Hamilton est bien vérifié.
Détermination du polynôme minimal :
Le polynôme minimal MA(X) doit diviser le polynôme caractéristique χA(X)=X2−5X+4.
Factorisons χA(X). Les racines de X2−5X+4=0 sont X=1 et X=4.
Donc, χA(X)=(X−1)(X−4).
Les diviseurs unitaires de χA(X) sont 1, X−1, X−4 et (X−1)(X−4).
Le polynôme minimal ne peut pas être 1 (qui n’annule jamais une matrice).
Puisqu’aucun polynôme de degré 1 n’annule A, le polynôme minimal doit être de degré 2.
Comme MA(X) doit diviser χA(X) et être unitaire, la seule possibilité est MA(X)=χA(X).
Réponse:
χA(X)=X2−5X+4
Le calcul montre que A2−5A+4I2=0.
Le polynôme minimal est MA(X)=X2−5X+4.
Exercice 10
Problème: Soit la matrice A=(01−12). En utilisant son polynôme minimal, calculez An pour tout n∈N.
Solution
Méthode: On cherche d’abord le polynôme minimal MA(X). L’égalité MA(A)=0 nous donne une relation de récurrence sur les puissances de A. Ensuite, on utilise la division euclidienne du polynôme Xn par MA(X) pour exprimer An en fonction de I et A.