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Outillage - fiches de révision (B)

Démontrez que l'implication PQP \Rightarrow Q est logiquement équivalente à sa contraposée ¬Q¬P\neg Q \Rightarrow \neg P.

Solution

Pour démontrer l'équivalence (PQ)(¬Q¬P)(P \Rightarrow Q) \Leftrightarrow (\neg Q \Rightarrow \neg P), nous pouvons utiliser la définition alternative de l'implication, (AB)(¬AB)(A \Rightarrow B) \Leftrightarrow (\neg A \lor B), et les propriétés de la logique propositionnelle.

Preuve par équivalences logiques :

  1. On part de la contraposée ¬Q¬P\neg Q \Rightarrow \neg P.

  2. En utilisant la définition de l'implication, cette expression est équivalente à :

    ¬(¬Q)(¬P)\neg(\neg Q) \lor (\neg P)

  3. Par la loi de la double négation, ¬(¬Q)Q\neg(\neg Q) \Leftrightarrow Q. L'expression devient :

    Q¬PQ \lor \neg P

  4. Par la commutativité de la disjonction (\lor), ceci est équivalent à :

    ¬PQ\neg P \lor Q

  5. En réutilisant la définition de l'implication, cette dernière expression est équivalente à :

    PQP \Rightarrow Q

Nous avons donc montré que (¬Q¬P)(PQ)(\neg Q \Rightarrow \neg P) \Leftrightarrow (P \Rightarrow Q) en utilisant une chaîne d'équivalences logiques. Une autre méthode consisterait à comparer leurs tables de vérité, qui seraient identiques.

Tags: #preuve #logique #contraposition #théorème

Expliquez la différence fondamentale entre l'implication en tant que connecteur logique (PQP \Rightarrow Q) et son utilisation abusive dans une chaîne de déductions.

Solution

La distinction est cruciale et repose sur la différence entre un énoncé conditionnel (une proposition) et un acte de déduction (un raisonnement).

  1. Connecteur Logique (PQP \Rightarrow Q):

    • C'est une opération qui construit une nouvelle proposition, "PQP \Rightarrow Q", à partir de deux propositions PP et QQ.
    • Sa valeur de vérité est définie par sa table de vérité : elle n'est fausse que si PP est vraie et QQ est fausse.
    • L'énoncé "2=3π=02=3 \Rightarrow \pi=0" est une proposition vraie, car l'antécédent est faux. Il n'y a aucun lien de causalité ou de déduction nécessaire entre les deux parties.
  2. Déduction (Raisonnement):

    • La déduction est un processus intellectuel qui permet de conclure qu'une proposition est vraie à partir d'autres propositions supposées vraies.
    • Le principal outil de déduction lié à l'implication est le modus ponens. Il stipule : Si la proposition "PQP \Rightarrow Q" est vraie, ET si la proposition "PP" est vraie, ALORS on peut en déduire que la proposition "QQ" est vraie.
    • L'écriture "Soit x=2x=2. Alors x2=4x^2=4. Donc x24=0x^2-4=0." est une déduction correcte.

L'abus de langage courant, comme écrire "x=2x2=4x24=0x=2 \Rightarrow x^2=4 \Rightarrow x^2-4=0", confond ces deux notions. Il enchaîne des propositions avec le symbole \Rightarrow comme s'il s'agissait d'étapes de raisonnement, alors que ce sont des propositions distinctes. La structure logique sous-jacente est une séquence d'applications du modus ponens.

Tags: #concept #logique #implication #déduction #modusponens

Démontrez la loi de De Morgan pour la négation des quantificateurs : ¬(xE,P(x))(xE,¬P(x))\neg(\forall x \in E, P(x)) \Leftrightarrow (\exists x \in E, \neg P(x)).

Solution

La démonstration se fait en revenant à la sémantique (le sens) des quantificateurs.

Proposition : ¬(xE,P(x))\neg(\forall x \in E, P(x))

Cette proposition est vraie si et seulement si la proposition "(xE,P(x))(\forall x \in E, P(x))" est fausse.

Par définition du quantificateur universel, "(xE,P(x))(\forall x \in E, P(x))" est vraie si P(x)P(x) est vraie pour tous les éléments xx de EE.

Par conséquent, "(xE,P(x))(\forall x \in E, P(x))" est fausse s'il existe au moins un élément x0x_0 dans EE pour lequel la proposition P(x0)P(x_0) est fausse.

Dire que "P(x0)P(x_0) est fausse" est équivalent à dire que "¬P(x0)\neg P(x_0) est vraie".

Donc, ¬(xE,P(x))\neg(\forall x \in E, P(x)) est vraie si et seulement s'il existe au moins un x0Ex_0 \in E tel que ¬P(x0)\neg P(x_0) est vraie.

Ceci est précisément la définition de la proposition "(xE,¬P(x))(\exists x \in E, \neg P(x))".

L'équivalence est donc démontrée. Le raisonnement est analogue pour ¬(xE,P(x))(xE,¬P(x))\neg(\exists x \in E, P(x)) \Leftrightarrow (\forall x \in E, \neg P(x)).

Tags: #preuve #logique #quantificateurs #demorgan

Prouvez par double inclusion la distributivité de l'intersection sur l'union : A(BC)=(AB)(AC)A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C).

Solution

Pour prouver l'égalité de deux ensembles EE et FF, on démontre EFE \subset F et FEF \subset E.

Partie 1 : Montrons que A(BC)(AB)(AC)A \cap (B \cup C) \subset (A \cap B) \cup (A \cap C).

Soit xA(BC)x \in A \cap (B \cup C).

Par définition de l'intersection, on a (xA)(xBC)(x \in A) \land (x \in B \cup C).

Par définition de l'union, xBCx \in B \cup C signifie (xB)(xC)(x \in B) \lor (x \in C).

On a donc la proposition logique : xA(xBxC)x \in A \land (x \in B \lor x \in C).

Par distributivité de \land sur \lor en logique propositionnelle, ceci est équivalent à :

(xAxB)(xAxC)(x \in A \land x \in B) \lor (x \in A \land x \in C).

Ceci se traduit en termes ensemblistes par :

(xAB)(xAC)(x \in A \cap B) \lor (x \in A \cap C).

Par définition de l'union, cela signifie x(AB)(AC)x \in (A \cap B) \cup (A \cap C).

L'inclusion est donc prouvée.

Partie 2 : Montrons que (AB)(AC)A(BC)(A \cap B) \cup (A \cap C) \subset A \cap (B \cup C).

Soit x(AB)(AC)x \in (A \cap B) \cup (A \cap C).

Par définition de l'union, on a (xAB)(xAC)(x \in A \cap B) \lor (x \in A \cap C).

  • Cas 1: xABx \in A \cap B. Alors xAx \in A et xBx \in B. Si xBx \in B, alors xBCx \in B \cup C. Donc xAx \in A et xBCx \in B \cup C, ce qui signifie xA(BC)x \in A \cap (B \cup C).
  • Cas 2: xACx \in A \cap C. Alors xAx \in A et xCx \in C. Si xCx \in C, alors xBCx \in B \cup C. Donc xAx \in A et xBCx \in B \cup C, ce qui signifie xA(BC)x \in A \cap (B \cup C).

Dans les deux cas, on a xA(BC)x \in A \cap (B \cup C).

L'inclusion est donc prouvée.

Puisque les deux inclusions sont vraies, l'égalité est démontrée.

Tags: #preuve #ensembles #distributivité #doubleinclusion

Comment la théorie axiomatique des ensembles, telle que ZFC, résout-elle le paradoxe de Russell ?

Solution

Le paradoxe de Russell émerge dans la théorie "naïve" des ensembles, où l'on suppose que toute propriété définissable peut former un ensemble (axiome de compréhension non restreint). Le paradoxe est le suivant :

Soit RR l'ensemble de tous les ensembles qui ne se contiennent pas eux-mêmes : R={xxx}R = \{x \mid x \notin x\}.

La question est : RRR \in R ?

  • Si RRR \in R, alors par définition de RR, RR doit satisfaire la propriété RRR \notin R. C'est une contradiction.
  • Si RRR \notin R, alors par définition de RR, RR satisfait la propriété pour être un membre de RR, donc RRR \in R. C'est aussi une contradiction.

La théorie axiomatique ZFC (Zermelo-Fraenkel avec l'axiome du Choix) évite ce paradoxe en remplaçant l'axiome de compréhension non restreint par un schéma d'axiomes de compréhension (ou de séparation) plus faible.

Cet axiome stipule qu'on ne peut pas créer un ensemble à partir de rien avec une propriété. On peut seulement sélectionner un sous-ensemble d'un ensemble déjà existant.

Formellement, pour toute propriété ϕ(x)\phi(x) et tout ensemble AA existant, l'axiome garantit l'existence de l'ensemble :

B={xAϕ(x)}B = \{x \in A \mid \phi(x)\}

Dans le cas du paradoxe de Russell, pour construire l'ensemble RR, il faudrait partir d'un "ensemble de tous les ensembles", notons-le VV. On aurait R={xVxx}R = \{x \in V \mid x \notin x\}. Or, il est prouvable dans ZFC qu'un tel ensemble VV de tous les ensembles n'existe pas. On ne peut donc jamais construire l'objet paradoxal RR.

En bref, ZFC impose une hiérarchie de construction des ensembles qui empêche la formation d'ensembles auto-référentiels problématiques.

Tags: #recherche #logique #ensembles #ZFC #paradoxe #axiome

Démontrez qu'une fonction f:ABf: A \to B est bijective si et seulement s'il existe une fonction g:BAg: B \to A telle que gf=idAg \circ f = \text{id}_A et fg=idBf \circ g = \text{id}_B.

Solution

C'est un théorème fondamental qui caractérise la bijectivité par l'existence d'une fonction inverse.

(\Rightarrow) Supposons que ff est bijective.

Cela signifie que ff est à la fois injective et surjective.

Par surjectivité, pour tout bBb \in B, l'ensemble des antécédents {aAf(a)=b}\{a \in A \mid f(a)=b\} est non vide.

Par injectivité, cet ensemble contient au plus un élément.

Combinés, pour tout bBb \in B, il existe un et un seul aAa \in A tel que f(a)=bf(a)=b.

Ceci nous permet de définir une fonction g:BAg: B \to A en posant g(b)g(b) comme cet unique antécédent de bb.

Vérifions les compositions :

  1. Soit aAa \in A. Posons b=f(a)b=f(a). Par définition de gg, g(b)=ag(b)=a. Donc g(f(a))=ag(f(a))=a.

    Ceci est vrai pour tout aAa \in A, donc gf=idAg \circ f = \text{id}_A.

  2. Soit bBb \in B. Par définition de gg, a=g(b)a=g(b) est l'unique élément tel que f(a)=bf(a)=b. Donc f(g(b))=bf(g(b))=b.

    Ceci est vrai pour tout bBb \in B, donc fg=idBf \circ g = \text{id}_B.

(\Leftarrow) Supposons qu'il existe une fonction g:BAg: B \to A avec les propriétés gf=idAg \circ f = \text{id}_A et fg=idBf \circ g = \text{id}_B.

  1. Injectivité de ff:

    Soient a1,a2Aa_1, a_2 \in A tels que f(a1)=f(a2)f(a_1)=f(a_2).

    Appliquons gg aux deux membres : g(f(a1))=g(f(a2))g(f(a_1))=g(f(a_2)).

    Par définition de la composition, (gf)(a1)=(gf)(a2)(g \circ f)(a_1)=(g \circ f)(a_2).

    Puisque gf=idAg \circ f = \text{id}_A, on a idA(a1)=idA(a2)\text{id}_A(a_1)=\text{id}_A(a_2), ce qui signifie a1=a2a_1=a_2.

    Donc ff est injective.

  2. Surjectivité de ff:

    Soit bBb \in B. Nous cherchons un antécédent aAa \in A tel que f(a)=bf(a)=b.

    Considérons l'élément a=g(b)a=g(b). Cet élément existe car gg est définie sur tout BB.

    Calculons f(a)=f(g(b))f(a) = f(g(b)).

    Par définition de la composition, f(g(b))=(fg)(b)f(g(b)) = (f \circ g)(b).

    Puisque fg=idBf \circ g = \text{id}_B, on a (fg)(b)=b(f \circ g)(b)=b.

    Donc f(a)=bf(a)=b, ce qui prouve que tout bBb \in B a un antécédent.

    ff est donc surjective.

Puisque ff est à la fois injective et surjective, elle est bijective.

Tags: #preuve #théorème #fonctions #bijection #inverse

Énoncez la propriété d'Archimède pour R\mathbb{R} et démontrez-la en utilisant l'axiome de la borne supérieure.

Solution

Énoncé de la propriété d'Archimède :

Pour tout nombre réel xRx \in \mathbb{R}, il existe un entier naturel nNn \in \mathbb{N} tel que n>xn > x.

De manière équivalente, pour tous réels x>0x>0 et yy, il existe nNn \in \mathbb{N} tel que nx>ynx > y.

Démonstration par l'absurde en utilisant l'axiome de la borne supérieure :

L'axiome de la borne supérieure stipule que toute partie non vide et majorée de R\mathbb{R} admet une borne supérieure dans R\mathbb{R}.

Supposons, par l'absurde, que la propriété d'Archimède est fausse. Cela signifie qu'il existe un réel x0x_0 tel que pour tout entier naturel nn, on ait nx0n \le x_0.

Cette assertion implique que l'ensemble des entiers naturels N\mathbb{N} est une partie non vide de R\mathbb{R} qui est majorée (par x0x_0).

En vertu de l'axiome de la borne supérieure, N\mathbb{N} admet une borne supérieure dans R\mathbb{R}. Notons-la s=sup(N)s = \sup(\mathbb{N}).

Par définition de la borne supérieure, ss est le plus petit des majorants de N\mathbb{N}.

Considérons le nombre réel s1s-1. Puisque s1<ss-1 < s, s1s-1 ne peut pas être un majorant de N\mathbb{N}.

Il existe donc un entier naturel mNm \in \mathbb{N} tel que m>s1m > s-1.

En ajoutant 1 des deux côtés, on obtient m+1>sm+1 > s.

Or, mm est un entier naturel, donc m+1m+1 est aussi un entier naturel.

Nous avons trouvé un élément de N\mathbb{N} (à savoir m+1m+1) qui est strictement supérieur à ss.

Ceci contredit le fait que ss est un majorant de N\mathbb{N}.

La supposition initiale est donc fausse. La propriété d'Archimède est vraie.

Tags: #preuve #théorème #analyse #réels #archimède #bornesupérieure

Démontrez la densité de Q\mathbb{Q} dans R\mathbb{R} : pour tous réels x,yx, y avec x<yx < y, il existe un rationnel qq tel que x<q<yx < q < y.

Solution

La preuve s'appuie sur la propriété d'Archimède.

Preuve :

Soient x,yRx, y \in \mathbb{R} avec x<yx < y. On a donc yx>0y-x > 0.

  1. Trouver un dénominateur adéquat :

    Puisque yx>0y-x > 0, son inverse 1yx\frac{1}{y-x} est un nombre réel. D'après la propriété d'Archimède, il existe un entier naturel nNn \in \mathbb{N}^* (non nul) tel que :

    n>1yxn > \frac{1}{y-x}

    En manipulant cette inégalité, on obtient :

    n(yx)>1nynx>1n(y-x) > 1 \quad \Leftrightarrow \quad ny - nx > 1

    L'écart entre les nombres nxnx et nyny est donc strictement supérieur à 1. Il doit donc y avoir au moins un entier entre eux.

  2. Trouver un numérateur adéquat :

    Soit mm l'entier immédiatement supérieur à nxnx. On peut le définir en utilisant la partie entière : m=E(nx)+1m = E(nx) + 1.

    Par définition de la partie entière, on a E(nx)nx<E(nx)+1E(nx) \le nx < E(nx)+1.

    Donc, on a nx<mnx < m.

    De plus, comme E(nx)>nx1E(nx) > nx - 1, on a m=E(nx)+1>(nx1)+1=nxm = E(nx)+1 > (nx-1)+1 = nx.

    Maintenant, montrons que m<nym < ny. On sait que m1=E(nx)nxm-1 = E(nx) \le nx.

    En utilisant l'inégalité de l'étape 1 (ny>nx+1ny > nx+1), on a :

    mnx+1<nym \le nx+1 < ny

    Nous avons donc l'encadrement strict : nx<m<nynx < m < ny.

  3. Construire le rationnel :

    Puisque nn est un entier strictement positif, on peut diviser l'encadrement par nn sans changer le sens des inégalités :

    x<mn<yx < \frac{m}{n} < y

    Posons q=mnq = \frac{m}{n}. Comme mZm \in \mathbb{Z} et nNn \in \mathbb{N}^*, qq est un nombre rationnel.

    Nous avons trouvé un rationnel qq strictement compris entre xx et yy.

La densité de Q\mathbb{Q} dans R\mathbb{R} est donc prouvée.

Tags: #preuve #analyse #réels #densité #rationnels #archimède

Démontrez l'inégalité triangulaire pour les nombres complexes : z,wC,z+wz+w\forall z, w \in \mathbb{C}, |z+w| \le |z|+|w|.

Solution

La démonstration utilise la propriété fondamentale u2=uuˉ|u|^2 = u\bar{u} pour tout uCu \in \mathbb{C}. Comme les modules sont des réels positifs, prouver ab|a| \le |b| est équivalent à prouver a2b2|a|^2 \le |b|^2.

Preuve :

  1. On développe le carré du module de la somme :

    z+w2=(z+w)(z+w)|z+w|^2 = (z+w)\overline{(z+w)}

    En utilisant la propriété a+b=aˉ+bˉ\overline{a+b} = \bar{a}+\bar{b}, on obtient :

    z+w2=(z+w)(zˉ+wˉ)=zzˉ+zwˉ+wzˉ+wwˉ|z+w|^2 = (z+w)(\bar{z}+\bar{w}) = z\bar{z} + z\bar{w} + w\bar{z} + w\bar{w}

  2. On reconnaît les carrés des modules :

    zzˉ=z2z\bar{z} = |z|^2 et wwˉ=w2w\bar{w} = |w|^2. L'expression devient :

    z+w2=z2+w2+zwˉ+wzˉ|z+w|^2 = |z|^2 + |w|^2 + z\bar{w} + w\bar{z}

  3. On analyse le terme croisé zwˉ+wzˉz\bar{w} + w\bar{z}.

    On remarque que wzˉ=wˉz=zwˉw\bar{z} = \overline{\bar{w}z} = \overline{z\bar{w}}.

    L'expression est donc de la forme u+uˉu+\bar{u} avec u=zwˉu=z\bar{w}.

    Or, pour tout complexe uu, on a u+uˉ=2Re(u)u+\bar{u} = 2\text{Re}(u).

    Donc, zwˉ+wzˉ=2Re(zwˉ)z\bar{w} + w\bar{z} = 2\text{Re}(z\bar{w}).

  4. On majore la partie réelle.

    Pour tout complexe uu, on sait que Re(u)u\text{Re}(u) \le |u|.

    Ainsi, 2Re(zwˉ)2zwˉ2\text{Re}(z\bar{w}) \le 2|z\bar{w}|.

    En utilisant la multiplicativité du module (ab=ab|ab|=|a||b|) et le fait que wˉ=w|\bar{w}|=|w|, on a :

    2zwˉ=2zwˉ=2zw2|z\bar{w}| = 2|z||\bar{w}| = 2|z||w|.

  5. On combine les résultats :

    z+w2=z2+w2+2Re(zwˉ)z2+w2+2zw|z+w|^2 = |z|^2 + |w|^2 + 2\text{Re}(z\bar{w}) \le |z|^2 + |w|^2 + 2|z||w|.

    Le membre de droite est une identité remarquable : (z+w)2(|z|+|w|)^2.

    On a donc z+w2(z+w)2|z+w|^2 \le (|z|+|w|)^2.

  6. Comme z+w|z+w| et (z+w)(|z|+|w|) sont des réels positifs, on peut prendre la racine carrée des deux côtés sans changer le sens de l'inégalité :

    z+wz+w|z+w| \le |z|+|w|

L'inégalité est démontrée.

Tags: #preuve #complexes #module #inégalité #triangulaire

Analysez le cas d'égalité dans l'inégalité triangulaire complexe : quand a-t-on z+w=z+w|z+w|=|z|+|w| ?

Solution

Le cas d'égalité se produit si et seulement si les vecteurs correspondants à zz et ww dans le plan complexe sont colinéaires et de même sens. Formellement, cela se traduit par :

z+w=z+w(z=0 ou w=0 ou λR+,w=λz)|z+w|=|z|+|w| \Leftrightarrow (z=0 \text{ ou } w=0 \text{ ou } \exists \lambda \in \mathbb{R}_+, w = \lambda z).

Analyse de la preuve :

Reprenons la preuve de l'inégalité triangulaire. L'égalité a lieu si et seulement si la seule majoration effectuée est une égalité. Cette majoration est :

Re(zwˉ)zwˉ\text{Re}(z\bar{w}) \le |z\bar{w}|

L'égalité se produit donc si et seulement si Re(zwˉ)=zwˉ\text{Re}(z\bar{w}) = |z\bar{w}|.

Soit u=zwˉu = z\bar{w}. La condition est Re(u)=u\text{Re}(u) = |u|.

Géométriquement, pour un nombre complexe uu, sa partie réelle Re(u)\text{Re}(u) est égale à son module u|u| si et seulement si uu est un nombre réel positif ou nul.

Donc, la condition d'égalité est que zwˉR+z\bar{w} \in \mathbb{R}_+.

Interprétation :

Supposons z0z \neq 0 et w0w \neq 0.

Posons z=r1eiθ1z = r_1 e^{i\theta_1} et w=r2eiθ2w = r_2 e^{i\theta_2} avec r1,r2>0r_1, r_2 > 0.

Alors wˉ=r2eiθ2\bar{w} = r_2 e^{-i\theta_2}.

Le produit zwˉz\bar{w} est donc r1r2ei(θ1θ2)r_1 r_2 e^{i(\theta_1 - \theta_2)}.

Ce nombre est un réel positif si et seulement si sa partie imaginaire est nulle et sa partie réelle est positive. Cela impose à son argument d'être un multiple de 2π2\pi.

θ1θ2=2kπpour un kZ\theta_1 - \theta_2 = 2k\pi \quad \text{pour un } k \in \mathbb{Z}

Cela signifie que zz et ww ont le même argument (à 2π2\pi près). Géométriquement, ils sont sur la même demi-droite issue de l'origine.

Cette condition peut s'écrire w=λzw = \lambda z pour un certain λ>0\lambda > 0. En effet, si ww et zz ont le même argument, w/z=(r2/r1)ei(θ2θ1)=(r2/r1)ei0=r2/r1w/z = (r_2/r_1)e^{i(\theta_2-\theta_1)} = (r_2/r_1)e^{i0} = r_2/r_1. En posant λ=r2/r1>0\lambda = r_2/r_1 > 0, on a w=λzw = \lambda z.

Les cas triviaux z=0z=0 ou w=0w=0 mènent aussi trivialement à l'égalité.

Tags: #concept #complexes #inégalité #triangulaire #géométrie

Pourquoi le corps des nombres complexes (C,+,×)(\mathbb{C}, +, \times) ne peut-il pas être muni d'une relation d'ordre total compatible avec sa structure de corps ?

Solution

Un corps ordonné (K,+,×,)(K, +, \times, \le) doit satisfaire deux axiomes de compatibilité :

  1. x,y,zK,xyx+zy+z\forall x,y,z \in K, x \le y \Rightarrow x+z \le y+z (compatibilité avec +)
  2. x,yK,(x0y0)xy0\forall x,y \in K, (x \ge 0 \land y \ge 0) \Rightarrow xy \ge 0 (compatibilité avec ×\times)

Une conséquence directe de ces axiomes dans tout corps ordonné est que le carré de tout élément non nul est strictement positif. En effet, si x>0x > 0, alors x2>0x^2 > 0. Si x<0x < 0, alors x>0-x > 0, et x2=(x)2>0x^2 = (-x)^2 > 0.

Démonstration par l'absurde pour C\mathbb{C} :

Supposons qu'il existe une relation d'ordre total \le sur C\mathbb{C} qui en fasse un corps ordonné.

Considérons l'élément non nul iCi \in \mathbb{C}.

Dans un ordre total, on doit avoir soit i>0i > 0, soit i<0i < 0 (puisque i0i \neq 0).

  • Cas 1 : Supposons i>0i > 0.

    D'après l'axiome de compatibilité avec la multiplication, le produit de deux éléments positifs est positif. Donc, i×ii \times i doit être positif.

    i2=1i^2 = -1.

    On aurait donc 1>0-1 > 0.

    Or, dans tout corps ordonné, on peut prouver que 1>01 > 0 (car 1=121=1^2), et donc en ajoutant 1-1 des deux côtés, on a 0>10 > -1.

    La conclusion 1>0-1 > 0 est donc une contradiction.

  • Cas 2 : Supposons i<0i < 0.

    Si i<0i < 0, alors en ajoutant i-i des deux côtés, on obtient 0<i0 < -i.

    Donc i-i est un élément positif.

    Son carré (i)2(-i)^2 doit être positif.

    (i)2=(1)2i2=1×(1)=1(-i)^2 = (-1)^2 i^2 = 1 \times (-1) = -1.

    On aurait donc à nouveau 1>0-1 > 0, ce qui est une contradiction.

Puisque toutes les possibilités mènent à une contradiction, notre supposition initiale est fausse. Il est impossible de définir une relation d'ordre total sur C\mathbb{C} qui soit compatible avec sa structure de corps.

Tags: #preuve #complexes #corps #ordre #structurealgébrique