Avertissement
Ce contenu a été généré par une intelligence artificielle (LLM) et peut contenir des imprécisions ou des erreurs malgré notre relecture attentive. Il s'agit d'un outil d'apprentissage et non d'une référence académique.
Si vous constatez des erreurs, merci de nous les signaler via la page "À propos".
Outillage - fiches de révision (A)
Qu'est-ce qu'une proposition en logique mathématique ?
Solution
Une proposition est un énoncé (une phrase déclarative) qui possède une et une seule valeur de vérité : soit elle est vraie (V), soit elle est fausse (F), mais jamais les deux en même temps.
Cette caractéristique permet d'appliquer des opérations logiques pour construire des raisonnements rigoureux.
Exemples :
- "Paris est la capitale de la France." est une proposition vraie.
- "" est une proposition fausse.
- " est un nombre pair" n'est pas une proposition tant que n'est pas défini. C'est un prédicat.
Contre-exemples (ce qui n'est pas une proposition) :
- Une question : "Quelle heure est-il ?" (n'est ni vraie ni fausse).
- Un ordre : "Faites cet exercice." (n'est ni vrai ni faux).
- Un paradoxe : "Cette phrase est fausse." (ne peut avoir une valeur de vérité cohérente).
Que sont les lois de De Morgan et à quoi servent-elles ?
Solution
Les lois de De Morgan sont des règles de logique qui expliquent comment distribuer la négation (non) sur une conjonction (et) ou une disjonction (ou). Elles sont essentielles pour nier des propositions composées.
Formules :
Soient et deux propositions.
-
Négation de la conjonction ("et") :
Nier que "P et Q sont vraies" signifie que "soit P est fausse, soit Q est fausse (soit les deux)".
-
Négation de la disjonction ("ou") :
Nier que "l'une des deux est vraie" signifie que "P est fausse et Q est fausse".
Exemple :
Nier la phrase "Il fait beau et je suis heureux".
- : "Il fait beau"
- : "Je suis heureux"
- La phrase est .
- Sa négation est, d'après la première loi de De Morgan, .
- La négation est donc : "Il ne fait pas beau ou je ne suis pas heureux".
Dans quel unique cas une implication logique est-elle fausse ? Expliquez à l'aide de sa table de vérité.
Solution
Une implication logique (lue "si , alors ") est fausse dans un seul et unique cas : lorsque l'hypothèse est vraie et que la conclusion est fausse.
Dans tous les autres cas, l'implication est considérée comme vraie. En particulier, si l'hypothèse est fausse, l'implication est toujours vraie, quelle que soit la valeur de vérité de . On dit qu'"avec une hypothèse fausse, on peut prouver n'importe quoi".
Table de vérité :
| P | Q | P ⇒ Q | Commentaire |
|---|---|---|---|
| V | V | V | Une hypothèse vraie mène à une conclusion vraie. L'implication est respectée. |
| V | F | F | Une hypothèse vraie mène à une conclusion fausse. C'est le seul cas de rupture de l'implication. |
| F | V | V | L'hypothèse est fausse, l'implication est vraie par défaut. |
| F | F | V | L'hypothèse est fausse, l'implication est vraie par défaut. |
Exemple :
Considérons l'affirmation "S'il pleut (), alors le sol est mouillé ()".
- Si il pleut (P vrai) et que le sol n'est pas mouillé (Q faux), l'affirmation est clairement fausse.
- Si il ne pleut pas (P faux), l'affirmation reste valable que le sol soit mouillé (par un arroseur) ou sec.
Étant donnée une implication , définissez sa réciproque et sa contraposée. Laquelle est logiquement équivalente à l'implication de départ ?
Solution
À partir d'une implication de base , on peut former deux autres implications importantes :
-
La réciproque : On inverse l'hypothèse et la conclusion. La réciproque est .
La vérité de la réciproque est indépendante de celle de l'implication de départ.
-
La contraposée : On nie l'hypothèse et la conclusion, puis on les inverse. La contraposée est .
La contraposée est toujours logiquement équivalente à l'implication de départ. Cela signifie que et ont exactement la même table de vérité. Démontrer l'une revient à démontrer l'autre.
Exemple :
- Implication : "Si un animal est un chien (), alors c'est un mammifère ()." (Vrai)
- Réciproque : "Si un animal est un mammifère (), alors c'est un chien ()." (Faux, un chat est un mammifère mais pas un chien).
- Contraposée : "Si un animal n'est pas un mammifère (), alors ce n'est pas un chien ()." (Vrai).
Quelle est la différence fondamentale entre les énoncés ∀x, ∃y, P(x, y) et ∃y, ∀x, P(x, y) ?
Solution
La différence fondamentale réside dans l'ordre des quantificateurs, qui change radicalement le sens de l'énoncé.
-
∀x, ∃y, P(x, y): "Pour tout , il existe un tel que soit vraie."- Ici, le choix de peut dépendre de . Pour chaque que l'on choisit, on doit pouvoir trouver un qui fonctionne. Le peut être différent pour chaque .
-
∃y, ∀x, P(x, y): "Il existe un tel que pour tout , soit vraie."- Ici, on doit trouver un seul et même qui fonctionne pour tous les à la fois. C'est une condition beaucoup plus forte.
Exemple dans :
-
∀x ∈ ℝ, ∃y ∈ ℝ, y > x: "Pour tout réel , il existe un réel plus grand que ."- Cette proposition est vraie. Si on me donne un , je peux toujours choisir . Le dépend du choisi.
-
∃y ∈ ℝ, ∀x ∈ ℝ, y > x: "Il existe un réel qui est plus grand que tous les réels ."- Cette proposition est fausse. Elle affirmerait l'existence d'un "plus grand nombre réel", ce qui est impossible. Si un tel existait, on pourrait prendre et l'inégalité serait fausse.
Comment nie-t-on une proposition avec un quantificateur universel (∀) ?
Solution
Pour nier une proposition universelle, on transforme le quantificateur universel (∀, "pour tout") en quantificateur existentiel (∃, "il existe") et on nie la propriété qui suit.
Règle de négation :
La négation de ∀x ∈ E, P(x) est ∃x ∈ E, non P(x).
Explication intuitive :
Pour prouver que l'affirmation "Tous les éléments vérifient la propriété P" est fausse, il suffit de trouver un seul contre-exemple, c'est-à-dire un élément qui ne vérifie pas la propriété P.
Exemple :
Soit la proposition : "Tous les étudiants de la classe ont eu la moyenne."
- Formalisation :
∀e ∈ Classe, Moyenne(e)oùMoyenne(e)signifie "l'étudiant a eu la moyenne". - Négation de : Pour nier cette phrase, on n'a pas besoin de prouver que personne n'a eu la moyenne. Il suffit qu'au moins une personne n'ait pas eu la moyenne.
- La négation est donc : "Il existe au moins un étudiant de la classe qui n'a pas eu la moyenne."
- Formalisation de la négation :
∃e ∈ Classe, non Moyenne(e).
Quelles sont les deux conditions fondamentales qu'une relation entre un ensemble de départ et un ensemble d'arrivée doit satisfaire pour être une fonction ?
Solution
Pour qu'une relation entre un ensemble et un ensemble soit une fonction (notée ), elle doit respecter deux conditions strictes :
-
Existence de l'image : Chaque élément de l'ensemble de départ doit avoir une image dans l'ensemble d'arrivée . Autrement dit, la fonction doit être définie pour tous les éléments de son domaine.
- .
-
Unicité de l'image : Chaque élément de l'ensemble de départ ne peut avoir qu'une seule et unique image dans . Un élément ne peut pas être envoyé sur deux résultats différents.
- Si et , alors on doit avoir .
Interprétation graphique (pour une fonction de dans ) :
Ces deux conditions sont résumées par le "test de la droite verticale" : toute droite verticale d'abscisse appartenant au domaine de définition doit couper le graphe de la fonction en exactement un point.
Comment le "test de la droite horizontale" permet-il de déterminer si une fonction de dans est injective, surjective ou bijective ?
Solution
Le "test de la droite horizontale" est une méthode visuelle pour analyser les propriétés d'une fonction (où et sont des sous-ensembles de ) en examinant son graphe. Il consiste à tracer des droites horizontales d'équation pour dans l'ensemble d'arrivée et à compter le nombre d'intersections avec le graphe.
-
Fonction Injective : Une fonction est injective si chaque élément de l'ensemble d'arrivée a au plus un antécédent.
- Test graphique : Toute droite horizontale coupe le graphe au plus une fois.
-
Fonction Surjective : Une fonction est surjective si chaque élément de l'ensemble d'arrivée a au moins un antécédent.
- Test graphique : Toute droite horizontale (pour dans l'ensemble d'arrivée) coupe le graphe au moins une fois.
-
Fonction Bijective : Une fonction est bijective si elle est à la fois injective et surjective, c'est-à-dire si chaque élément de l'ensemble d'arrivée a exactement un antécédent.
- Test graphique : Toute droite horizontale (pour dans l'ensemble d'arrivée) coupe le graphe exactement une fois.
Comment trouve-t-on l'expression de la fonction réciproque d'une fonction bijective ?
Solution
Si une fonction est bijective, elle admet une fonction réciproque . Pour trouver son expression, on suit les étapes suivantes :
Étapes :
- On part de l'équation , où est un élément de l'ensemble d'arrivée et un élément de l'ensemble de départ .
- On résout cette équation pour isoler en fonction de .
- L'expression de que l'on obtient est la formule de .
- (Optionnel) On peut renommer la variable en pour obtenir la notation plus habituelle .
Exemple :
Soit la fonction définie par . Cette fonction est bijective.
-
On pose .
-
On isole :
-
L'expression de la réciproque est .
-
En renommant la variable, on écrit .
Qu'est-ce que l'inégalité triangulaire pour les nombres réels et comment l'interpréter ?
Solution
L'inégalité triangulaire est une propriété fondamentale de la valeur absolue des nombres réels.
Formule :
Pour tous les nombres réels et :
Explication :
Elle stipule que la valeur absolue d'une somme est toujours inférieure ou égale à la somme des valeurs absolues.
Interprétation géométrique :
Sur la droite réelle, est la distance de à 0. L'inégalité triangulaire peut être vue de plusieurs manières :
-
Distance à l'origine : La distance de à l'origine est toujours plus petite que la somme des distances de à l'origine et de à l'origine.
- Si et , et . On a égalité.
- Si et , , alors que . L'inégalité est stricte (). L'égalité n'a lieu que si et ont le même signe (ou si l'un est nul).
-
Distance entre points : En posant et , l'inégalité devient , soit