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Exercices “Topologie sur Rn” (A)
Exercice 1
Problème : Dans l’espace , on considère le point et le rayon .
Décrivez et dessinez la boule fermée pour les trois normes suivantes :
- La norme 1 :
- La norme euclidienne :
- La norme infinie :
Solution
Méthode : Pour chaque norme, nous allons traduire la définition de la boule fermée en une inéquation portant sur les coordonnées . Ensuite, nous identifierons la forme géométrique correspondante et la dessinerons.
Étapes :
Soit un point de . Le vecteur a pour coordonnées .
-
Pour la norme :
L’inéquation est .
Cela se traduit par : .
C’est l’équation d’un carré plein, centré en , dont les diagonales sont parallèles aux axes et les sommets sont , , , , c’est-à-dire , , , .
-
Pour la norme :
L’inéquation est .
Cela se traduit par : , ou encore .
C’est l’équation d’un disque plein (cercle et son intérieur) de centre et de rayon .
-
Pour la norme :
L’inéquation est .
Cela se traduit par : .
Ceci est équivalent au système d’inéquations : et .
Soit et .
Ce qui donne et .
C’est un carré plein de centre et de côté , dont les côtés sont parallèles aux axes de coordonnées. C’est le produit cartésien des intervalles .
Dessin récapitulatif :
Réponse : Les trois boules fermées sont :
- Pour : un carré plein (losange) centré en de sommets .
- Pour : un disque plein de centre et de rayon .
- Pour : le carré plein défini par .
Exercice 2
Problème : Dans muni de la norme euclidienne , on considère le point et la boule ouverte . Le point appartient-il à cette boule ? Et le point ?
Solution
Méthode : Pour déterminer si un point appartient à une boule ouverte, il faut calculer la distance entre ce point et le centre de la boule, puis comparer cette distance au rayon. Un point appartient à si et seulement si , ce qui est équivalent à .
Étapes :
-
Vérification pour le point :
Nous devons calculer la distance entre et , c’est-à-dire la norme de leur différence.
Le vecteur est :
.
Calculons sa norme euclidienne :
.
Nous comparons cette distance au rayon .
Puisque , la distance est strictement inférieure au rayon.
-
Vérification pour le point :
Nous calculons la distance entre et .
Le vecteur est :
.
Calculons sa norme euclidienne :
.
Nous comparons cette distance au rayon .
On sait que et . Comme , on a .
Puisque , la distance est strictement inférieure au rayon.
Réponse :
- Le point appartient à la boule ouverte car .
- Le point appartient également à la boule ouverte car .
Exercice 3
Problème : En utilisant la définition formelle d’un ensemble ouvert, montrez que le demi-plan strict est un ensemble ouvert.
Solution
Méthode : Pour montrer qu’un ensemble est ouvert, il faut montrer que pour tout point , on peut trouver un rayon tel que la boule ouverte soit entièrement contenue dans . Nous allons choisir la norme infinie pour simplifier les calculs, car les ouverts ne dépendent pas de la norme choisie en dimension finie.
Étapes :
-
Prendre un point arbitraire dans :
Soit un point quelconque de . Par définition de , on a .
-
Choisir un rayon approprié:
La distance entre le point et la “frontière” de l’ensemble (la droite d’équation ) est . C’est une quantité strictement positive.
Choisissons un rayon strictement plus petit que cette distance. Prenons par exemple . Puisque , on a bien .
On peut aussi plus simplement choisir . Montrons que ce choix fonctionne. Posons .
-
Montrer l’inclusion :
Nous devons montrer que tout point dans la boule ouverte est aussi dans .
Par définition de la boule pour la norme infinie, signifie que .
Ceci implique en particulier que .
Cette inégalité s’écrit .
En utilisant l’inégalité de gauche, on obtient .
En remplaçant par sa valeur () :
.
La première coordonnée de est donc strictement supérieure à 3. Ceci est la condition pour qu’un point appartienne à . Donc, .
-
Conclusion:
Nous avons montré que pour un point quelconque dans , il existe un rayon tel que . Par définition, est donc un ensemble ouvert.
Réponse : L’ensemble est un ouvert. Pour tout point , le rayon est strictement positif et la boule ouverte est incluse dans .
Exercice 4
Problème : L’ensemble est-il ouvert ? Fermé ? Ni l’un ni l’autre ? Justifiez votre réponse.
Solution
Méthode : Nous allons tester successivement si l’ensemble est ouvert, puis s’il est fermé.
- Pour montrer qu’il n’est pas ouvert, il suffit de trouver un seul point de l’ensemble pour lequel aucune boule centrée en ce point n’est incluse dans l’ensemble.
- Pour montrer qu’il n’est pas fermé, il suffit de trouver une suite de points de l’ensemble dont la limite n’est pas dans l’ensemble.
Étapes :
-
Test : est-il ouvert ?
Un ensemble est ouvert si autour de chacun de ses points, on peut tracer une boule ouverte qui reste dans l’ensemble.
Considérons le point . Ce point est dans car et .
Considérons n’importe quelle boule ouverte centrée en , avec .
Cette boule contient forcément des points dont la première coordonnée est négative. Par exemple, le point est dans (sa distance à est ), mais il n’est pas dans car sa première coordonnée est .
Puisqu’on a trouvé un point de qui n’est pas un point intérieur, l’ensemble n’est pas ouvert.
-
Test : est-il fermé ?
Un ensemble est fermé s’il contient les limites de toutes ses suites convergentes.
Considérons la suite de points définie par .
Pour tout , on a et , donc chaque point est dans .
Cette suite converge dans : .
Appelons cette limite. Le point n’appartient pas à car sa deuxième coordonnée est , ce qui ne satisfait pas la condition stricte .
Nous avons trouvé une suite de points de dont la limite n’est pas dans . Par la caractérisation séquentielle des fermés, l’ensemble n’est pas fermé.
Réponse : L’ensemble n’est ni ouvert, ni fermé.
Exercice 5
Problème : Soit la parabole dans définie par l’ensemble . En utilisant la caractérisation séquentielle des ensembles fermés, montrez que est un ensemble fermé.
Solution
Méthode : La caractérisation séquentielle stipule qu’un ensemble est fermé si et seulement si pour toute suite de points de qui converge vers une limite , cette limite appartient aussi à . Nous allons appliquer cette méthode à l’ensemble .
Étapes :
-
Prendre une suite convergente dans :
Soit une suite de points de . On note chaque point .
Puisque chaque est dans , ses coordonnées vérifient la relation pour tout .
-
Supposer que la suite converge:
Supposons que cette suite converge vers une limite dans , que nous notons .
La convergence dans implique la convergence des coordonnées :
et .
-
Passer à la limite dans la relation:
Nous partons de la relation qui définit l’appartenance à pour chaque terme de la suite :
.
Nous pouvons prendre la limite des deux côtés de l’équation :
.
-
Utiliser la continuité des fonctions:
La fonction est continue sur . La continuité nous permet d’échanger la limite et la fonction : .
Donc, .
L’équation devient alors : .
-
Conclusion:
Les coordonnées de la limite satisfont la relation . Ceci signifie, par définition, que le point appartient à l’ensemble .
Nous avons montré que la limite de n’importe quelle suite convergente de points de est encore dans . Donc, est un ensemble fermé.
Réponse : L’ensemble est un ensemble fermé, car il est stable par passage à la limite.
Exercice 6
Problème : Soit l’ensemble . Cet ensemble est le disque unité ouvert de rayon 2, privé de son centre.
Déterminez son intérieur , son adhérence , et sa frontière .
Solution
Méthode :
- Intérieur : C’est le plus grand ouvert contenu dans . On part de et on retire les points qui ne sont pas intérieurs.
- Adhérence : C’est le plus petit fermé contenant . On part de et on ajoute tous les points limites.
- Frontière : C’est l’ensemble des points qui sont dans l’adhérence mais pas dans l’intérieur, i.e., .
Étapes :
-
Détermination de l’intérieur :
L’ensemble est la boule ouverte de laquelle on a enlevé le point .
La boule est un ensemble ouvert. Le singleton est un ensemble fermé. L’ensemble est donc un ouvert (car c’est le complémentaire d’un fermé dans un ouvert, ou plus simplement l’intersection de deux ouverts : et ).
Puisque est lui-même un ensemble ouvert, son intérieur est lui-même.
.
-
Détermination de l’adhérence :
L’adhérence est l’ensemble des points de plus les limites des suites de points de .
Considérons la suite . Tous les points (pour assez grand) sont dans . Cette suite converge vers . Donc est dans l’adhérence de .
Considérons des points proches du cercle extérieur, par exemple . Ces points sont dans et convergent vers , un point sur le cercle de rayon 2. Donc tous les points du cercle de rayon 2 sont dans l’adhérence.
En ajoutant ces points limites à , on “comble” le trou au centre et on “ferme” la frontière extérieure. On obtient le disque fermé de centre et de rayon 2.
.
-
Détermination de la frontière :
La frontière est .
.
Les points qui sont dans le premier ensemble mais pas dans le second sont ceux pour lesquels (le cercle extérieur) ou (le centre).
.
Réponse :
- Intérieur :
- Adhérence :
- Frontière :
Exercice 7
Problème : On considère l’ensemble des points à coordonnées rationnelles dans le plan, .
Déterminez son intérieur , son adhérence , et sa frontière .
Solution
Méthode : On utilise les définitions de l’intérieur et de l’adhérence. Pour l’intérieur, on cherche s’il existe une boule ouverte entièrement contenue dans . Pour l’adhérence, on se demande quels points de peuvent être approchés par des suites de points de .
Étapes :
-
Détermination de l’intérieur :
Soit un point quelconque de .
Considérons n’importe quelle boule ouverte centrée en avec un rayon .
On sait qu’entre deux nombres réels distincts, il y a toujours un nombre irrationnel.
Donc, dans l’intervalle , il existe un nombre irrationnel .
De même, dans l’intervalle , il existe un irrationnel .
Le point a une coordonnée irrationnelle, donc . Pourtant, ce point est dans la boule (pour la norme infinie par exemple, car et ).
Puisque toute boule ouverte centrée sur un point de contient des points qui ne sont pas dans , aucun point de n’est un point intérieur.
L’intérieur est donc vide : .
-
Détermination de l’adhérence :
L’adhérence est l’ensemble des limites de suites de points de .
Soit un point quelconque de .
Puisque est dense dans , on sait que pour tout réel, il existe une suite de rationnels qui converge vers lui.
Il existe donc une suite de rationnels telle que .
Il existe aussi une suite de rationnels telle que .
Considérons la suite de points . Chaque est dans .
Cette suite de points converge vers dans .
Puisque n’importe quel point de peut être approché par une suite de points de , l’adhérence de est tout entier.
. On dit que est dense dans .
-
Détermination de la frontière :
On utilise la formule .
.
Intuitivement, tout point de est “sur le bord” de , car toute boule centrée en ce point contient à la fois des points de et des points qui n’y sont pas.
Réponse :
- Intérieur :
- Adhérence :
- Frontière :
Exercice 8
Problème : Déterminez si les ensembles suivants de sont compacts en justifiant votre réponse par le théorème de Heine-Borel (c’est-à-dire en vérifiant s’ils sont fermés et bornés).
a) (le disque unité fermé)
b) (une droite)
c) (l’intersection de deux disques ouverts)
Solution
Méthode : Le théorème de Heine-Borel stipule qu’une partie de est compacte si et seulement si elle est à la fois fermée et bornée. Pour chaque ensemble, nous allons vérifier ces deux propriétés.
Étapes :
-
Ensemble A =
- Fermé ? Oui. C’est une boule fermée (), qui est par définition un ensemble fermé. On peut aussi le voir comme l’image réciproque de l’intervalle fermé par la fonction continue .
- Borné ? Oui. Si , alors . L’ensemble est contenu dans la boule de centre l’origine et de rayon 2 (par exemple). Il est donc borné.
- Conclusion : A est fermé et borné, donc A est compact.
-
Ensemble B =
- Fermé ? Oui. On peut le voir comme l’image réciproque du singleton fermé par la fonction continue . L’ensemble est donc fermé.
- Borné ? Non. La droite s’étend à l’infini dans les deux directions. Par exemple, les points sont sur la droite pour tout . La norme de ces points, , tend vers l’infini quand . L’ensemble n’est pas borné.
- Conclusion : B n’est pas borné, donc B n’est pas compact.
-
Ensemble C =
- Fermé ? Non. est un ensemble ouvert. est aussi un ensemble ouvert. L’intersection (finie) de deux ouverts est un ouvert. L’ensemble C est donc ouvert. S’il n’est pas vide, il ne peut pas être fermé.
- Borné ? Oui. L’ensemble C est inclus dans chacun des disques. Il est donc inclus dans , qui est un ensemble borné.
- Conclusion : C n’est pas fermé, donc C n’est pas compact.
Réponse :
a) est compact.
b) n’est pas compact.
c) n’est pas compact.
Exercice 9
Problème : Soit l’ensemble . Cet ensemble est-il compact ? Justifiez soigneusement votre réponse.
Solution
Méthode : Nous allons utiliser le théorème de Heine-Borel en vérifiant si l’ensemble A est fermé et borné.
Étapes :
-
Vérification : est-il borné ?
Un point de est de la forme avec et .
Pour la première coordonnée, on a .
Pour la seconde coordonnée, la fonction cosinus est toujours à valeurs dans , donc .
Ainsi, tout point de est contenu dans le rectangle . Ce rectangle est lui-même contenu dans une boule plus grande, par exemple la boule .
L’ensemble est donc borné.
-
Vérification : est-il fermé ?
Pour vérifier si est fermé, nous utilisons la caractérisation séquentielle. Nous cherchons une suite de points de dont la limite n’est pas dans .
Considérons la suite de valeurs pour : pour avec .
Lorsque , on a .
Pour chaque , est dans l’intervalle .
Construisons la suite de points dans correspondante :
.
La valeur de est . La suite est donc .
Cette suite ne converge pas car la deuxième coordonnée oscille entre -1 et 1.
Essayons une autre suite. Choisissons pour .
.
Cette suite est bien une suite de points de .
Elle converge vers .
Le point limite n’appartient pas à , car la première coordonnée doit être dans l’intervalle , et n’est pas dans cet intervalle.
Puisque nous avons trouvé une suite de points de dont la limite n’est pas dans , l’ensemble n’est pas fermé.
-
Conclusion
L’ensemble est borné mais n’est pas fermé. Selon le théorème de Heine-Borel, il n’est donc pas compact.
Réponse : L’ensemble n’est pas compact car il n’est pas fermé.
Exercice 10
Problème : Soit le vecteur dans .
- Calculez sa norme pour les trois normes usuelles : , et .
- Vérifiez que les inégalités d’équivalence sont satisfaites.
Solution
Méthode : Nous allons appliquer directement les formules de définition de chaque norme au vecteur donné, puis comparer les résultats numériques obtenus.
Étapes :
-
Calcul des normes:
Le vecteur est .
-
Norme 1:
.
-
Norme 2 (euclidienne):
.
-
Norme infinie:
.
-
-
Vérification des inégalités:
Nous avons trouvé les valeurs :
Nous devons vérifier si .
En remplaçant par les valeurs, nous obtenons :
.
Cette double inégalité est vraie.
Réponse :
- Les normes du vecteur sont :
- Les inégalités sont bien vérifiées, car .
Exercice 11
Problème : On dit que est un espace complet.
- Qu’est-ce qu’une suite de Cauchy ?
- Que signifie pour un espace d’être complet ?
- Montrez par un exemple que (l’ensemble des nombres rationnels) n’est pas un espace complet.
Solution
Méthode : Nous allons d’abord rappeler les définitions, puis construire un exemple classique de suite de nombres rationnels qui “devrait” converger, mais dont la limite n’est pas un nombre rationnel.
Étapes :
-
Suite de Cauchy:
Une suite dans un espace normé est une suite de Cauchy si ses termes se rapprochent arbitrairement les uns des autres à mesure que augmente. Formellement, cela signifie que pour tout réel , il existe un rang tel que pour tous les indices , la distance est inférieure à .
Intuitivement, une suite de Cauchy est une suite qui “a toutes les raisons de converger”, même si on ne connaît pas encore sa limite.
-
Espace Complet:
Un espace normé est dit complet si toute suite de Cauchy dans cet espace converge vers une limite qui appartient à cet espace. La complétude garantit qu’il n’y a pas de “trous” dans l’espace. Si une suite semble converger, alors sa limite existe bien dans l’espace.
-
Contre-exemple dans :
Considérons la suite définie par les approximations décimales de .
…
- Chaque terme est dans : Chaque est un nombre décimal fini, il peut donc s’écrire comme une fraction. Par exemple, . La suite est bien une suite d’éléments de .
- C’est une suite de Cauchy: Pour grands, les termes et partagent de nombreuses décimales. Leur différence devient donc très petite. Par exemple, . On peut rendre cette différence aussi petite que l’on veut en allant assez loin dans la suite.
- La limite n’est pas dans : Cette suite est construite pour converger vers . Dans l’espace des réels , on a bien .
Cependant, on sait que est un nombre irrationnel, c’est-à-dire que .
- Conclusion: Nous avons trouvé une suite de Cauchy de nombres rationnels dont la limite n’est pas un nombre rationnel. La suite ne converge donc pas dans l’espace . Par conséquent, n’est pas un espace complet.
Réponse : n’est pas complet car il existe des suites de Cauchy, comme la suite des approximations décimales de , dont les termes sont tous rationnels mais dont la limite, , est irrationnelle et n’appartient donc pas à .