Avertissement

Ce contenu a été généré par une intelligence artificielle (LLM) et peut contenir des imprécisions ou des erreurs malgré notre relecture attentive. Il s'agit d'un outil d'apprentissage et non d'une référence académique.

Si vous constatez des erreurs, merci de nous les signaler via la page "À propos".

Exercices “Topologie sur Rn” (A)


Exercice 1

Problème : Dans l’espace R2\mathbb{R}^2, on considère le point x=(11)x = \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \end{pmatrix} et le rayon r=2r=2.

Décrivez et dessinez la boule fermée BNf(x,r)B_N^f(x, r) pour les trois normes suivantes :

  1. La norme 1 : N=1N = \|\cdot\|_1
  2. La norme euclidienne : N=2N = \|\cdot\|_2
  3. La norme infinie : N=N = \|\cdot\|_\infty
Solution

Méthode : Pour chaque norme, nous allons traduire la définition de la boule fermée BNf(x,r)={zR2:N(zx)r}B_N^f(x, r) = \{z \in \mathbb{R}^2 : N(z - x) \le r\} en une inéquation portant sur les coordonnées z=(z1,z2)z = (z_1, z_2). Ensuite, nous identifierons la forme géométrique correspondante et la dessinerons.

Étapes :

Soit z=(z1z2)z = \begin{pmatrix} z_1 \\ z_2 \end{pmatrix} un point de R2\mathbb{R}^2. Le vecteur zxz-x a pour coordonnées (z11z2(1))=(z11z2+1)\begin{pmatrix} z_1 - 1 \\ z_2 - (-1) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} z_1 - 1 \\ z_2 + 1 \end{pmatrix}.

  1. Pour la norme 1\|\cdot\|_1:

    L’inéquation est zx12\|z-x\|_1 \le 2.

    Cela se traduit par : z11+z2+12|z_1 - 1| + |z_2 + 1| \le 2.

    C’est l’équation d’un carré plein, centré en (1,1)(1, -1), dont les diagonales sont parallèles aux axes et les sommets sont (1+2,1)(1+2, -1), (12,1)(1-2, -1), (1,1+2)(1, -1+2), (1,12)(1, -1-2), c’est-à-dire (3,1)(3,-1), (1,1)(-1,-1), (1,1)(1,1), (1,3)(1,-3).

  2. Pour la norme 2\|\cdot\|_2:

    L’inéquation est zx22\|z-x\|_2 \le 2.

    Cela se traduit par : (z11)2+(z2+1)22\sqrt{(z_1 - 1)^2 + (z_2 + 1)^2} \le 2, ou encore (z11)2+(z2+1)24(z_1 - 1)^2 + (z_2 + 1)^2 \le 4.

    C’est l’équation d’un disque plein (cercle et son intérieur) de centre (1,1)(1, -1) et de rayon 22.

  3. Pour la norme \|\cdot\|_\infty:

    L’inéquation est zx2\|z-x\|_\infty \le 2.

    Cela se traduit par : max(z11,z2+1)2\max(|z_1 - 1|, |z_2 + 1|) \le 2.

    Ceci est équivalent au système d’inéquations : z112|z_1 - 1| \le 2 et z2+12|z_2 + 1| \le 2.

    Soit 2z112-2 \le z_1 - 1 \le 2 et 2z2+12-2 \le z_2 + 1 \le 2.

    Ce qui donne 1z13-1 \le z_1 \le 3 et 3z21-3 \le z_2 \le 1.

    C’est un carré plein de centre (1,1)(1, -1) et de côté 44, dont les côtés sont parallèles aux axes de coordonnées. C’est le produit cartésien des intervalles [1,3]×[3,1][-1, 3] \times [-3, 1].

Dessin récapitulatif :

Réponse : Les trois boules fermées sont :

  1. Pour 1\|\cdot\|_1: un carré plein (losange) centré en (1,1)(1,-1) de sommets (3,1),(1,1),(1,1),(1,3)(3,-1), (1,1), (-1,-1), (1,-3).
  2. Pour 2\|\cdot\|_2: un disque plein de centre (1,1)(1,-1) et de rayon 22.
  3. Pour \|\cdot\|_\infty: le carré plein défini par [1,3]×[3,1][-1, 3] \times [-3, 1].

Exercice 2

Problème : Dans R3\mathbb{R}^3 muni de la norme euclidienne 2\|\cdot\|_2, on considère le point x=(1,2,1)x = (1, 2, -1) et la boule ouverte B(x,4)B(x, 4). Le point z=(3,3,1)z = (3, 3, 1) appartient-il à cette boule ? Et le point w=(4,3,2)w = (4, 3, -2) ?

Solution

Méthode : Pour déterminer si un point appartient à une boule ouverte, il faut calculer la distance entre ce point et le centre de la boule, puis comparer cette distance au rayon. Un point pp appartient à B(x,r)B(x, r) si et seulement si d(p,x)<rd(p, x) < r, ce qui est équivalent à px<r\|p-x\| < r.

Étapes :

  1. Vérification pour le point z=(3,3,1)z = (3, 3, 1):

    Nous devons calculer la distance entre zz et xx, c’est-à-dire la norme de leur différence.

    Le vecteur zxz-x est :

    zx=(31,32,1(1))=(2,1,2)z - x = (3-1, 3-2, 1-(-1)) = (2, 1, 2).

    Calculons sa norme euclidienne :

    zx2=22+12+22=4+1+4=9=3\|z-x\|_2 = \sqrt{2^2 + 1^2 + 2^2} = \sqrt{4 + 1 + 4} = \sqrt{9} = 3.

    Nous comparons cette distance au rayon r=4r=4.

    Puisque 3<43 < 4, la distance est strictement inférieure au rayon.

  2. Vérification pour le point w=(4,3,2)w = (4, 3, -2):

    Nous calculons la distance entre ww et xx.

    Le vecteur wxw-x est :

    wx=(41,32,2(1))=(3,1,1)w - x = (4-1, 3-2, -2-(-1)) = (3, 1, -1).

    Calculons sa norme euclidienne :

    wx2=32+12+(1)2=9+1+1=11\|w-x\|_2 = \sqrt{3^2 + 1^2 + (-1)^2} = \sqrt{9 + 1 + 1} = \sqrt{11}.

    Nous comparons cette distance au rayon r=4r=4.

    On sait que 32=93^2=9 et 42=164^2=16. Comme 9<11<169 < 11 < 16, on a 3<11<43 < \sqrt{11} < 4.

    Puisque 11<4\sqrt{11} < 4, la distance est strictement inférieure au rayon.

Réponse :

  • Le point zz appartient à la boule ouverte B(x,4)B(x, 4) car zx2=3<4\|z-x\|_2 = 3 < 4.
  • Le point ww appartient également à la boule ouverte B(x,4)B(x, 4) car wx2=11<4\|w-x\|_2 = \sqrt{11} < 4.

Exercice 3

Problème : En utilisant la définition formelle d’un ensemble ouvert, montrez que le demi-plan strict P={(x,y)R2:x>3}P = \{(x, y) \in \mathbb{R}^2 : x > 3\} est un ensemble ouvert.

Solution

Méthode : Pour montrer qu’un ensemble UU est ouvert, il faut montrer que pour tout point aUa \in U, on peut trouver un rayon r>0r > 0 tel que la boule ouverte B(a,r)B(a, r) soit entièrement contenue dans UU. Nous allons choisir la norme infinie \|\cdot\|_\infty pour simplifier les calculs, car les ouverts ne dépendent pas de la norme choisie en dimension finie.

Étapes :

  1. Prendre un point arbitraire dans PP:

    Soit a=(a1,a2)a = (a_1, a_2) un point quelconque de PP. Par définition de PP, on a a1>3a_1 > 3.

  2. Choisir un rayon approprié:

    La distance entre le point aa et la “frontière” de l’ensemble (la droite d’équation x=3x=3) est a13a_1 - 3. C’est une quantité strictement positive.

    Choisissons un rayon rr strictement plus petit que cette distance. Prenons par exemple r=a132r = \frac{a_1 - 3}{2}. Puisque a1>3a_1 > 3, on a bien r>0r > 0.

    On peut aussi plus simplement choisir r=a13r = a_1 - 3. Montrons que ce choix fonctionne. Posons r=a13r = a_1-3.

  3. Montrer l’inclusion B(a,r)PB(a,r) \subset P:

    Nous devons montrer que tout point z=(z1,z2)z = (z_1, z_2) dans la boule ouverte B(a,r)B_\infty(a, r) est aussi dans PP.

    Par définition de la boule pour la norme infinie, zB(a,r)z \in B_\infty(a, r) signifie que max(z1a1,z2a2)<r\max(|z_1 - a_1|, |z_2 - a_2|) < r.

    Ceci implique en particulier que z1a1<r|z_1 - a_1| < r.

    Cette inégalité s’écrit r<z1a1<r-r < z_1 - a_1 < r.

    En utilisant l’inégalité de gauche, on obtient a1r<z1a_1 - r < z_1.

    En remplaçant rr par sa valeur (r=a13r = a_1 - 3) :

    z1>a1(a13)    z1>3z_1 > a_1 - (a_1 - 3) \implies z_1 > 3.

    La première coordonnée de zz est donc strictement supérieure à 3. Ceci est la condition pour qu’un point appartienne à PP. Donc, zPz \in P.

  4. Conclusion:

    Nous avons montré que pour un point aa quelconque dans PP, il existe un rayon r>0r>0 tel que B(a,r)PB_\infty(a, r) \subset P. Par définition, PP est donc un ensemble ouvert.

Réponse : L’ensemble PP est un ouvert. Pour tout point a=(a1,a2)Pa=(a_1, a_2) \in P, le rayon r=a13r = a_1 - 3 est strictement positif et la boule ouverte B(a,r)B(a, r) est incluse dans PP.


Exercice 4

Problème : L’ensemble A={(x,y)R2x0 et y>0}A = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x \ge 0 \text{ et } y > 0 \} est-il ouvert ? Fermé ? Ni l’un ni l’autre ? Justifiez votre réponse.

Solution

Méthode : Nous allons tester successivement si l’ensemble est ouvert, puis s’il est fermé.

  • Pour montrer qu’il n’est pas ouvert, il suffit de trouver un seul point de l’ensemble pour lequel aucune boule centrée en ce point n’est incluse dans l’ensemble.
  • Pour montrer qu’il n’est pas fermé, il suffit de trouver une suite de points de l’ensemble dont la limite n’est pas dans l’ensemble.

Étapes :

  1. Test : AA est-il ouvert ?

    Un ensemble est ouvert si autour de chacun de ses points, on peut tracer une boule ouverte qui reste dans l’ensemble.

    Considérons le point p=(0,1)p = (0, 1). Ce point est dans AA car 000 \ge 0 et 1>01 > 0.

    Considérons n’importe quelle boule ouverte centrée en pp, B(p,r)B(p, r) avec r>0r > 0.

    Cette boule contient forcément des points dont la première coordonnée est négative. Par exemple, le point p=(r/2,1)p' = (-r/2, 1) est dans B(p,r)B(p,r) (sa distance à pp est r/2<rr/2 < r), mais il n’est pas dans AA car sa première coordonnée est r/2<0-r/2 < 0.

    Puisqu’on a trouvé un point de AA qui n’est pas un point intérieur, l’ensemble AA n’est pas ouvert.

  2. Test : AA est-il fermé ?

    Un ensemble est fermé s’il contient les limites de toutes ses suites convergentes.

    Considérons la suite de points (pk)k1(p_k)_{k \ge 1} définie par pk=(1,1/k)p_k = (1, 1/k).

    Pour tout k1k \ge 1, on a xk=10x_k = 1 \ge 0 et yk=1/k>0y_k = 1/k > 0, donc chaque point pkp_k est dans AA.

    Cette suite converge dans R2\mathbb{R}^2 : limkpk=limk(1,1/k)=(1,0)\lim_{k \to \infty} p_k = \lim_{k \to \infty} (1, 1/k) = (1, 0).

    Appelons L=(1,0)L = (1, 0) cette limite. Le point LL n’appartient pas à AA car sa deuxième coordonnée est 00, ce qui ne satisfait pas la condition stricte y>0y > 0.

    Nous avons trouvé une suite de points de AA dont la limite n’est pas dans AA. Par la caractérisation séquentielle des fermés, l’ensemble AA n’est pas fermé.

Réponse : L’ensemble AA n’est ni ouvert, ni fermé.


Exercice 5

Problème : Soit la parabole PP dans R2\mathbb{R}^2 définie par l’ensemble P={(x,y)R2:y=x2}P = \{(x, y) \in \mathbb{R}^2 : y = x^2\}. En utilisant la caractérisation séquentielle des ensembles fermés, montrez que PP est un ensemble fermé.

Solution

Méthode : La caractérisation séquentielle stipule qu’un ensemble FF est fermé si et seulement si pour toute suite (xk)(x_k) de points de FF qui converge vers une limite xx, cette limite xx appartient aussi à FF. Nous allons appliquer cette méthode à l’ensemble PP.

Étapes :

  1. Prendre une suite convergente dans PP:

    Soit (pk)kN(p_k)_{k \in \mathbb{N}} une suite de points de PP. On note chaque point pk=(xk,yk)p_k = (x_k, y_k).

    Puisque chaque pkp_k est dans PP, ses coordonnées vérifient la relation yk=xk2y_k = x_k^2 pour tout kNk \in \mathbb{N}.

  2. Supposer que la suite converge:

    Supposons que cette suite converge vers une limite dans R2\mathbb{R}^2, que nous notons L=(a,b)L = (a, b).

    La convergence dans R2\mathbb{R}^2 implique la convergence des coordonnées :

    limkxk=a\lim_{k \to \infty} x_k = a et limkyk=b\lim_{k \to \infty} y_k = b.

  3. Passer à la limite dans la relation:

    Nous partons de la relation qui définit l’appartenance à PP pour chaque terme de la suite :

    yk=xk2y_k = x_k^2.

    Nous pouvons prendre la limite des deux côtés de l’équation :

    limkyk=limk(xk2)\lim_{k \to \infty} y_k = \lim_{k \to \infty} (x_k^2).

  4. Utiliser la continuité des fonctions:

    La fonction f(x)=x2f(x) = x^2 est continue sur R\mathbb{R}. La continuité nous permet d’échanger la limite et la fonction : lim(f(xk))=f(lim(xk))\lim(f(x_k)) = f(\lim(x_k)).

    Donc, limk(xk2)=(limkxk)2=a2\lim_{k \to \infty} (x_k^2) = (\lim_{k \to \infty} x_k)^2 = a^2.

    L’équation devient alors : b=a2b = a^2.

  5. Conclusion:

    Les coordonnées (a,b)(a, b) de la limite LL satisfont la relation b=a2b=a^2. Ceci signifie, par définition, que le point L=(a,b)L = (a, b) appartient à l’ensemble PP.

    Nous avons montré que la limite de n’importe quelle suite convergente de points de PP est encore dans PP. Donc, PP est un ensemble fermé.

Réponse : L’ensemble PP est un ensemble fermé, car il est stable par passage à la limite.


Exercice 6

Problème : Soit l’ensemble A={(x,y)R2x2+y2<4}{(0,0)}A = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2 < 4\} \setminus \{(0,0)\}. Cet ensemble est le disque unité ouvert de rayon 2, privé de son centre.

Déterminez son intérieur A˚\mathring{A}, son adhérence Aˉ\bar{A}, et sa frontière A\partial A.

Solution

Méthode :

  1. Intérieur A˚\mathring{A}: C’est le plus grand ouvert contenu dans AA. On part de AA et on retire les points qui ne sont pas intérieurs.
  2. Adhérence Aˉ\bar{A}: C’est le plus petit fermé contenant AA. On part de AA et on ajoute tous les points limites.
  3. Frontière A\partial A: C’est l’ensemble des points qui sont dans l’adhérence mais pas dans l’intérieur, i.e., A=AˉA˚\partial A = \bar{A} \setminus \mathring{A}.

Étapes :

  1. Détermination de l’intérieur A˚\mathring{A}:

    L’ensemble AA est la boule ouverte B2(0,2)B_2(0, 2) de laquelle on a enlevé le point (0,0)(0,0).

    La boule B2(0,2)B_2(0, 2) est un ensemble ouvert. Le singleton {(0,0)}\{(0,0)\} est un ensemble fermé. L’ensemble AA est donc un ouvert (car c’est le complémentaire d’un fermé dans un ouvert, ou plus simplement l’intersection de deux ouverts : B2(0,2)B_2(0,2) et R2{(0,0)}\mathbb{R}^2\setminus\{(0,0)\}).

    Puisque AA est lui-même un ensemble ouvert, son intérieur est lui-même.

    A˚=A={(x,y)R20<x2+y2<4}\mathring{A} = A = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid 0 < x^2+y^2 < 4\}.

  2. Détermination de l’adhérence Aˉ\bar{A}:

    L’adhérence est l’ensemble des points de AA plus les limites des suites de points de AA.

    Considérons la suite pk=(1/k,0)p_k = (1/k, 0). Tous les points pkp_k (pour kk assez grand) sont dans AA. Cette suite converge vers (0,0)(0,0). Donc (0,0)(0,0) est dans l’adhérence de AA.

    Considérons des points proches du cercle extérieur, par exemple qk=((21/k)cosθ,(21/k)sinθ)q_k = ( (2-1/k) \cos\theta, (2-1/k) \sin\theta ). Ces points sont dans AA et convergent vers (2cosθ,2sinθ)(2\cos\theta, 2\sin\theta), un point sur le cercle de rayon 2. Donc tous les points du cercle de rayon 2 sont dans l’adhérence.

    En ajoutant ces points limites à AA, on “comble” le trou au centre et on “ferme” la frontière extérieure. On obtient le disque fermé de centre (0,0)(0,0) et de rayon 2.

    Aˉ={(x,y)R2x2+y24}=B2f(0,2)\bar{A} = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2 \le 4\} = B_2^f(0, 2).

  3. Détermination de la frontière A\partial A:

    La frontière est A=AˉA˚\partial A = \bar{A} \setminus \mathring{A}.

    A={(x,y)x2+y24}{(x,y)0<x2+y2<4}\partial A = \{ (x,y) \mid x^2+y^2 \le 4 \} \setminus \{ (x,y) \mid 0 < x^2+y^2 < 4 \}.

    Les points qui sont dans le premier ensemble mais pas dans le second sont ceux pour lesquels x2+y2=4x^2+y^2=4 (le cercle extérieur) ou x2+y2=0x^2+y^2=0 (le centre).

    A={(x,y)R2x2+y2=4}{(0,0)}\partial A = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2=4\} \cup \{(0,0)\}.

Réponse :

  • Intérieur : A˚={(x,y)R20<x2+y2<4}\mathring{A} = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid 0 < x^2+y^2 < 4\}
  • Adhérence : Aˉ={(x,y)R2x2+y24}\bar{A} = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2 \le 4\}
  • Frontière : A={(x,y)R2x2+y2=4}{(0,0)}\partial A = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2+y^2=4\} \cup \{(0,0)\}

Exercice 7

Problème : On considère l’ensemble des points à coordonnées rationnelles dans le plan, A=Q2={(x,y)R2xQ,yQ}A = \mathbb{Q}^2 = \{(x, y) \in \mathbb{R}^2 \mid x \in \mathbb{Q}, y \in \mathbb{Q}\}.

Déterminez son intérieur A˚\mathring{A}, son adhérence Aˉ\bar{A}, et sa frontière A\partial A.

Solution

Méthode : On utilise les définitions de l’intérieur et de l’adhérence. Pour l’intérieur, on cherche s’il existe une boule ouverte entièrement contenue dans Q2\mathbb{Q}^2. Pour l’adhérence, on se demande quels points de R2\mathbb{R}^2 peuvent être approchés par des suites de points de Q2\mathbb{Q}^2.

Étapes :

  1. Détermination de l’intérieur Q2˚\mathring{\mathbb{Q}^2}:

    Soit p=(x,y)p=(x,y) un point quelconque de Q2\mathbb{Q}^2.

    Considérons n’importe quelle boule ouverte B(p,r)B(p, r) centrée en pp avec un rayon r>0r > 0.

    On sait qu’entre deux nombres réels distincts, il y a toujours un nombre irrationnel.

    Donc, dans l’intervalle ]x,x+r[]x, x+r[, il existe un nombre irrationnel xx'.

    De même, dans l’intervalle ]y,y+r[]y, y+r[, il existe un irrationnel yy'.

    Le point q=(x,y)q = (x', y) a une coordonnée irrationnelle, donc qQ2q \notin \mathbb{Q}^2. Pourtant, ce point est dans la boule B(p,r)B(p,r) (pour la norme infinie par exemple, car xx<r|x'-x|<r et yy=0<r|y-y|=0<r).

    Puisque toute boule ouverte centrée sur un point de Q2\mathbb{Q}^2 contient des points qui ne sont pas dans Q2\mathbb{Q}^2, aucun point de Q2\mathbb{Q}^2 n’est un point intérieur.

    L’intérieur est donc vide : Q2˚=\mathring{\mathbb{Q}^2} = \emptyset.

  2. Détermination de l’adhérence Q2\overline{\mathbb{Q}^2}:

    L’adhérence est l’ensemble des limites de suites de points de Q2\mathbb{Q}^2.

    Soit z=(a,b)z=(a, b) un point quelconque de R2\mathbb{R}^2.

    Puisque Q\mathbb{Q} est dense dans R\mathbb{R}, on sait que pour tout réel, il existe une suite de rationnels qui converge vers lui.

    Il existe donc une suite (xk)(x_k) de rationnels telle que xkax_k \to a.

    Il existe aussi une suite (yk)(y_k) de rationnels telle que ykby_k \to b.

    Considérons la suite de points pk=(xk,yk)p_k = (x_k, y_k). Chaque pkp_k est dans Q2\mathbb{Q}^2.

    Cette suite de points converge vers (a,b)(a,b) dans R2\mathbb{R}^2.

    Puisque n’importe quel point de R2\mathbb{R}^2 peut être approché par une suite de points de Q2\mathbb{Q}^2, l’adhérence de Q2\mathbb{Q}^2 est R2\mathbb{R}^2 tout entier.

    Q2=R2\overline{\mathbb{Q}^2} = \mathbb{R}^2. On dit que Q2\mathbb{Q}^2 est dense dans R2\mathbb{R}^2.

  3. Détermination de la frontière Q2\partial \mathbb{Q}^2:

    On utilise la formule A=AˉA˚\partial A = \bar{A} \setminus \mathring{A}.

    Q2=Q2Q2˚=R2=R2\partial \mathbb{Q}^2 = \overline{\mathbb{Q}^2} \setminus \mathring{\mathbb{Q}^2} = \mathbb{R}^2 \setminus \emptyset = \mathbb{R}^2.

    Intuitivement, tout point de R2\mathbb{R}^2 est “sur le bord” de Q2\mathbb{Q}^2, car toute boule centrée en ce point contient à la fois des points de Q2\mathbb{Q}^2 et des points qui n’y sont pas.

Réponse :

  • Intérieur : Q2˚=\mathring{\mathbb{Q}^2} = \emptyset
  • Adhérence : Q2=R2\overline{\mathbb{Q}^2} = \mathbb{R}^2
  • Frontière : Q2=R2\partial \mathbb{Q}^2 = \mathbb{R}^2

Exercice 8

Problème : Déterminez si les ensembles suivants de R2\mathbb{R}^2 sont compacts en justifiant votre réponse par le théorème de Heine-Borel (c’est-à-dire en vérifiant s’ils sont fermés et bornés).

a) A={(x,y)R2x2+y21}A = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2 + y^2 \le 1 \} (le disque unité fermé)

b) B={(x,y)R2x+y=1}B = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x+y=1 \} (une droite)

c) C=B2((1,0),3)B2((1,0),3)C = B_2((1,0), 3) \cap B_2((-1,0), 3) (l’intersection de deux disques ouverts)

Solution

Méthode : Le théorème de Heine-Borel stipule qu’une partie de Rn\mathbb{R}^n est compacte si et seulement si elle est à la fois fermée et bornée. Pour chaque ensemble, nous allons vérifier ces deux propriétés.

Étapes :

  1. Ensemble A = {(x,y)R2x2+y21}\{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2 + y^2 \le 1 \}

    • Fermé ? Oui. C’est une boule fermée (B2f(0,1)B_2^f(0,1)), qui est par définition un ensemble fermé. On peut aussi le voir comme l’image réciproque de l’intervalle fermé ],1]]-\infty, 1] par la fonction continue f(x,y)=x2+y2f(x,y)=x^2+y^2.
    • Borné ? Oui. Si (x,y)A(x,y) \in A, alors (x,y)2=x2+y21=1\|(x,y)\|_2 = \sqrt{x^2+y^2} \le \sqrt{1} = 1. L’ensemble est contenu dans la boule de centre l’origine et de rayon 2 (par exemple). Il est donc borné.
    • Conclusion : A est fermé et borné, donc A est compact.
  2. Ensemble B = {(x,y)R2x+y=1}\{(x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x+y=1 \}

    • Fermé ? Oui. On peut le voir comme l’image réciproque du singleton fermé {1}\{1\} par la fonction continue g(x,y)=x+yg(x,y) = x+y. L’ensemble est donc fermé.
    • Borné ? Non. La droite s’étend à l’infini dans les deux directions. Par exemple, les points (k,1k)(k, 1-k) sont sur la droite pour tout kRk \in \mathbb{R}. La norme de ces points, k2+(1k)2\sqrt{k^2+(1-k)^2}, tend vers l’infini quand kk \to \infty. L’ensemble n’est pas borné.
    • Conclusion : B n’est pas borné, donc B n’est pas compact.
  3. Ensemble C = B2((1,0),3)B2((1,0),3)B_2((1,0), 3) \cap B_2((-1,0), 3)

    • Fermé ? Non. B2((1,0),3)B_2((1,0), 3) est un ensemble ouvert. B2((1,0),3)B_2((-1,0), 3) est aussi un ensemble ouvert. L’intersection (finie) de deux ouverts est un ouvert. L’ensemble C est donc ouvert. S’il n’est pas vide, il ne peut pas être fermé.
    • Borné ? Oui. L’ensemble C est inclus dans chacun des disques. Il est donc inclus dans B2((1,0),3)B_2((1,0), 3), qui est un ensemble borné.
    • Conclusion : C n’est pas fermé, donc C n’est pas compact.

Réponse :

a) AA est compact.

b) BB n’est pas compact.

c) CC n’est pas compact.


Exercice 9

Problème : Soit l’ensemble A={(x,cos(πx))R2x(0,1]}A = \left\{ \left(x, \cos\left(\frac{\pi}{x}\right)\right) \in \mathbb{R}^2 \mid x \in (0, 1] \right\}. Cet ensemble est-il compact ? Justifiez soigneusement votre réponse.

Solution

Méthode : Nous allons utiliser le théorème de Heine-Borel en vérifiant si l’ensemble A est fermé et borné.

Étapes :

  1. Vérification : AA est-il borné ?

    Un point de AA est de la forme (x,y)(x, y) avec x(0,1]x \in (0, 1] et y=cos(π/x)y = \cos(\pi/x).

    Pour la première coordonnée, on a 0<x10 < x \le 1.

    Pour la seconde coordonnée, la fonction cosinus est toujours à valeurs dans [1,1][-1, 1], donc 1y1-1 \le y \le 1.

    Ainsi, tout point de AA est contenu dans le rectangle (0,1]×[1,1](0, 1] \times [-1, 1]. Ce rectangle est lui-même contenu dans une boule plus grande, par exemple la boule B2(0,2)B_2(0, 2).

    L’ensemble AA est donc borné.

  2. Vérification : AA est-il fermé ?

    Pour vérifier si AA est fermé, nous utilisons la caractérisation séquentielle. Nous cherchons une suite de points de AA dont la limite n’est pas dans AA.

    Considérons la suite de valeurs pour xx : xk=1kx_k = \frac{1}{k} pour kNk \in \mathbb{N} avec k1k \ge 1.

    Lorsque kk \to \infty, on a xk0x_k \to 0.

    Pour chaque k1k \ge 1, xkx_k est dans l’intervalle (0,1](0, 1].

    Construisons la suite de points (pk)(p_k) dans AA correspondante :

    pk=(xk,cos(πxk))=(1k,cos(kπ))p_k = \left(x_k, \cos\left(\frac{\pi}{x_k}\right)\right) = \left(\frac{1}{k}, \cos(k\pi)\right).

    La valeur de cos(kπ)\cos(k\pi) est (1)k(-1)^k. La suite est donc pk=(1k,(1)k)p_k = \left(\frac{1}{k}, (-1)^k\right).

    Cette suite ne converge pas car la deuxième coordonnée oscille entre -1 et 1.

    Essayons une autre suite. Choisissons xk=12kx_k = \frac{1}{2k} pour k1k \ge 1.

    pk=(12k,cos(π1/(2k)))=(12k,cos(2kπ))=(12k,1)p_k = \left(\frac{1}{2k}, \cos\left(\frac{\pi}{1/(2k)}\right)\right) = \left(\frac{1}{2k}, \cos(2k\pi)\right) = \left(\frac{1}{2k}, 1\right).

    Cette suite (pk)(p_k) est bien une suite de points de AA.

    Elle converge vers limkpk=(0,1)\lim_{k \to \infty} p_k = (0, 1).

    Le point limite L=(0,1)L = (0, 1) n’appartient pas à AA, car la première coordonnée xx doit être dans l’intervalle (0,1](0, 1], et 00 n’est pas dans cet intervalle.

    Puisque nous avons trouvé une suite de points de AA dont la limite n’est pas dans AA, l’ensemble AA n’est pas fermé.

  3. Conclusion

    L’ensemble AA est borné mais n’est pas fermé. Selon le théorème de Heine-Borel, il n’est donc pas compact.

Réponse : L’ensemble AA n’est pas compact car il n’est pas fermé.


Exercice 10

Problème : Soit le vecteur v=(4,12,3)v = (4, -12, 3) dans R3\mathbb{R}^3.

  1. Calculez sa norme pour les trois normes usuelles : v1\|v\|_1, v2\|v\|_2 et v\|v\|_\infty.
  2. Vérifiez que les inégalités d’équivalence vv2v1\|v\|_\infty \le \|v\|_2 \le \|v\|_1 sont satisfaites.
Solution

Méthode : Nous allons appliquer directement les formules de définition de chaque norme au vecteur donné, puis comparer les résultats numériques obtenus.

Étapes :

  1. Calcul des normes:

    Le vecteur est v=(4,12,3)v = (4, -12, 3).

    • Norme 1: v1=i=13vi\|v\|_1 = \sum_{i=1}^3 |v_i|

      v1=4+12+3=4+12+3=19\|v\|_1 = |4| + |-12| + |3| = 4 + 12 + 3 = 19.

    • Norme 2 (euclidienne): v2=i=13vi2\|v\|_2 = \sqrt{\sum_{i=1}^3 v_i^2}

      v2=42+(12)2+32=16+144+9=169=13\|v\|_2 = \sqrt{4^2 + (-12)^2 + 3^2} = \sqrt{16 + 144 + 9} = \sqrt{169} = 13.

    • Norme infinie: v=maxi=1,2,3vi\|v\|_\infty = \max_{i=1,2,3} |v_i|

      v=max(4,12,3)=max(4,12,3)=12\|v\|_\infty = \max(|4|, |-12|, |3|) = \max(4, 12, 3) = 12.

  2. Vérification des inégalités:

    Nous avons trouvé les valeurs :

    v=12\|v\|_\infty = 12

    v2=13\|v\|_2 = 13

    v1=19\|v\|_1 = 19

    Nous devons vérifier si vv2v1\|v\|_\infty \le \|v\|_2 \le \|v\|_1.

    En remplaçant par les valeurs, nous obtenons :

    12131912 \le 13 \le 19.

    Cette double inégalité est vraie.

Réponse :

  1. Les normes du vecteur vv sont :
    • v1=19\|v\|_1 = 19
    • v2=13\|v\|_2 = 13
    • v=12\|v\|_\infty = 12
  2. Les inégalités vv2v1\|v\|_\infty \le \|v\|_2 \le \|v\|_1 sont bien vérifiées, car 12131912 \le 13 \le 19.

Exercice 11

Problème : On dit que Rn\mathbb{R}^n est un espace complet.

  1. Qu’est-ce qu’une suite de Cauchy ?
  2. Que signifie pour un espace d’être complet ?
  3. Montrez par un exemple que Q\mathbb{Q} (l’ensemble des nombres rationnels) n’est pas un espace complet.
Solution

Méthode : Nous allons d’abord rappeler les définitions, puis construire un exemple classique de suite de nombres rationnels qui “devrait” converger, mais dont la limite n’est pas un nombre rationnel.

Étapes :

  1. Suite de Cauchy:

    Une suite (xk)(x_k) dans un espace normé est une suite de Cauchy si ses termes se rapprochent arbitrairement les uns des autres à mesure que kk augmente. Formellement, cela signifie que pour tout réel ε>0\varepsilon > 0, il existe un rang NN tel que pour tous les indices p,q>Np, q > N, la distance d(xp,xq)d(x_p, x_q) est inférieure à ε\varepsilon.

    Intuitivement, une suite de Cauchy est une suite qui “a toutes les raisons de converger”, même si on ne connaît pas encore sa limite.

  2. Espace Complet:

    Un espace normé est dit complet si toute suite de Cauchy dans cet espace converge vers une limite qui appartient à cet espace. La complétude garantit qu’il n’y a pas de “trous” dans l’espace. Si une suite semble converger, alors sa limite existe bien dans l’espace.

  3. Contre-exemple dans Q\mathbb{Q}:

    Considérons la suite (xk)k1(x_k)_{k \ge 1} définie par les approximations décimales de 2\sqrt{2}.

    x1=1x_1 = 1

    x2=1.4x_2 = 1.4

    x3=1.41x_3 = 1.41

    x4=1.414x_4 = 1.414

    • Chaque terme est dans Q\mathbb{Q}: Chaque xkx_k est un nombre décimal fini, il peut donc s’écrire comme une fraction. Par exemple, 1.414=1414/10001.414 = 1414/1000. La suite est bien une suite d’éléments de Q\mathbb{Q}.
    • C’est une suite de Cauchy: Pour p,qp, q grands, les termes xpx_p et xqx_q partagent de nombreuses décimales. Leur différence xpxq|x_p - x_q| devient donc très petite. Par exemple, x4x3=0.004|x_4 - x_3| = 0.004. On peut rendre cette différence aussi petite que l’on veut en allant assez loin dans la suite.
    • La limite n’est pas dans Q\mathbb{Q}: Cette suite est construite pour converger vers 2\sqrt{2}. Dans l’espace des réels R\mathbb{R}, on a bien limkxk=2\lim_{k \to \infty} x_k = \sqrt{2}.

    Cependant, on sait que 2\sqrt{2} est un nombre irrationnel, c’est-à-dire que 2Q\sqrt{2} \notin \mathbb{Q}.

    • Conclusion: Nous avons trouvé une suite de Cauchy de nombres rationnels dont la limite n’est pas un nombre rationnel. La suite ne converge donc pas dans l’espace Q\mathbb{Q}. Par conséquent, Q\mathbb{Q} n’est pas un espace complet.

Réponse : Q\mathbb{Q} n’est pas complet car il existe des suites de Cauchy, comme la suite des approximations décimales de 2\sqrt{2}, dont les termes sont tous rationnels mais dont la limite, 2\sqrt{2}, est irrationnelle et n’appartient donc pas à Q\mathbb{Q}.