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Normes sur Rⁿ et suites convergentes - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'une norme sur l'espace vectoriel Rn\mathbb{R}^n ?

Solution

Une norme sur Rn\mathbb{R}^n est une application, notée \| \cdot \|, qui associe à chaque vecteur xRnx \in \mathbb{R}^n un nombre réel positif ou nul x\|x\|, et qui doit satisfaire trois propriétés fondamentales (appelées axiomes, SHI).

Pour tous vecteurs x,yRnx, y \in \mathbb{R}^n et tout scalaire λR\lambda \in \mathbb{R} :

  1. Séparation (ou non-dégénérescence) : x=0    x=0Rn\|x\| = 0 \iff x = 0_{\mathbb{R}^n}.

    • Explication : Seul le vecteur nul a une longueur nulle. Tout autre vecteur a une longueur strictement positive. C'est ce qui permet de "séparer" les points.
  2. Homogénéité : λx=λx\|\lambda x\| = |\lambda| \|x\|.

    • Explication : Si on multiplie un vecteur par un scalaire λ\lambda (on l'étire ou le comprime), sa nouvelle longueur est l'ancienne longueur multipliée par la valeur absolue de λ\lambda.
  3. Inégalité triangulaire (ou sous-additivité) : x+yx+y\|x + y\| \le \|x\| + \|y\|.

    • Explication : Géométriquement, la longueur du côté d'un triangle formé par les vecteurs xx, yy et x+yx+y est toujours inférieure ou égale à la somme des longueurs des deux autres côtés. En d'autres termes, le chemin direct est le plus court.

Un espace vectoriel muni d'une norme est appelé un espace vectoriel normé. La norme généralise la notion intuitive de "longueur" d'un vecteur.

Expliquez l'inégalité triangulaire pour une norme et son interprétation géométrique.

Solution

L'inégalité triangulaire est le troisième axiome de la définition d'une norme. Elle s'énonce ainsi :

Pour tous vecteurs x,yRnx, y \in \mathbb{R}^n, on a :

x+yx+y\|x + y\| \le \|x\| + \|y\|

Interprétation conceptuelle :

Cette propriété formalise l'idée que "le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite".

Interprétation géométrique :

Imaginons trois points dans l'espace : l'origine OO, le point AA (extrémité du vecteur xx) et le point BB (extrémité du vecteur x+yx+y).

  • Le vecteur xx va de OO à AA. Sa longueur est x\|x\|.
  • Le vecteur yy va de AA à BB. Sa longueur est y\|y\|.
  • Le vecteur x+yx+y va directement de OO à BB. Sa longueur est x+y\|x+y\|.

Les points O,A,BO, A, B forment un triangle. L'inégalité triangulaire x+yx+y\|x+y\| \le \|x\| + \|y\| signifie que la longueur du trajet direct de OO à BB est inférieure ou égale à la longueur du trajet qui passe par AA (OABO \to A \to B).

L'égalité x+y=x+y\|x+y\| = \|x\| + \|y\| se produit lorsque les vecteurs xx et yy sont colinéaires et de même sens (le point AA est sur le segment [OB][OB]).

Quelles sont les formules des trois normes fondamentales sur Rn\mathbb{R}^n ?

Solution

Pour un vecteur x=(x1,x2,,xn)Rnx = (x_1, x_2, \dots, x_n) \in \mathbb{R}^n, les trois normes les plus courantes sont :

1. Norme 1 (ou Norme de Manhattan)

x1=j=1nxj=x1+x2++xn\|x\|_1 = \sum_{j=1}^{n} |x_j| = |x_1| + |x_2| + \dots + |x_n|

Utilisée pour : Mesurer une distance "en grille", comme un taxi qui ne peut se déplacer que le long des rues.

2. Norme 2 (ou Norme Euclidienne)

x2=j=1nxj2=x12+x22++xn2\|x\|_2 = \sqrt{\sum_{j=1}^{n} x_j^2} = \sqrt{x_1^2 + x_2^2 + \dots + x_n^2}

Utilisée pour : C'est la notion habituelle de longueur "à vol d'oiseau", issue du théorème de Pythagore. C'est la norme la plus intuitive.

3. Norme infinie (ou Norme du maximum)

x=max1jnxj=max(x1,x2,,xn)\|x\|_\infty = \max_{1 \le j \le n} |x_j| = \max(|x_1|, |x_2|, \dots, |x_n|)

Utilisée pour : Mesurer la plus grande composante d'un vecteur en valeur absolue. Utile pour contrôler l'erreur maximale dans des approximations.

Calculez les normes 1\| \cdot \|_1, 2\| \cdot \|_2 et \| \cdot \|_\infty pour le vecteur v=(2,4,4)v = (2, -4, 4) dans R3\mathbb{R}^3.

Solution

Soit le vecteur v=(2,4,4)R3v = (2, -4, 4) \in \mathbb{R}^3.

1. Calcul de la norme 1 :

La norme 1 est la somme des valeurs absolues des composantes.

v1=2+4+4=2+4+4=10\|v\|_1 = |2| + |-4| + |4| = 2 + 4 + 4 = 10

2. Calcul de la norme 2 :

La norme 2 est la racine carrée de la somme des carrés des composantes.

v2=22+(4)2+42=4+16+16=36=6\|v\|_2 = \sqrt{2^2 + (-4)^2 + 4^2} = \sqrt{4 + 16 + 16} = \sqrt{36} = 6

3. Calcul de la norme infinie :

La norme infinie est le maximum des valeurs absolues des composantes.

v=max(2,4,4)=max(2,4,4)=4\|v\|_\infty = \max(|2|, |-4|, |4|) = \max(2, 4, 4) = 4

On remarque bien que pour un même vecteur, les trois normes donnent des valeurs de "longueur" différentes.

Comment vérifier si une application N:R2R+N: \mathbb{R}^2 \to \mathbb{R}_+ est une norme ?

Solution

Pour vérifier si une application NN est une norme sur R2\mathbb{R}^2, il faut vérifier un par un les trois axiomes de la définition pour des vecteurs génériques x=(x1,x2)x=(x_1, x_2), y=(y1,y2)y=(y_1, y_2) et un scalaire λR\lambda \in \mathbb{R}.

Étapes :

  1. Vérifier la séparation : Montrer que N(x)=0    x=(0,0)N(x) = 0 \iff x = (0,0).

    • Montrer que si x=(0,0)x=(0,0), alors N(x)=0N(x)=0.
    • Montrer que si N(x)=0N(x)=0, alors cela implique nécessairement x1=0x_1=0 et x2=0x_2=0.
  2. Vérifier l'homogénéité : Montrer que N(λx)=λN(x)N(\lambda x) = |\lambda| N(x).

    • Calculer N(λx)=N(λx1,λx2)N(\lambda x) = N(\lambda x_1, \lambda x_2) en utilisant la définition de NN.
    • Manipuler l'expression pour faire apparaître λ|\lambda| en facteur de l'expression de N(x)N(x).
  3. Vérifier l'inégalité triangulaire : Montrer que N(x+y)N(x)+N(y)N(x+y) \le N(x) + N(y).

    • Calculer N(x+y)=N(x1+y1,x2+y2)N(x+y) = N(x_1+y_1, x_2+y_2).
    • Utiliser les propriétés de la valeur absolue (notamment a+ba+b|a+b| \le |a|+|b|) sur les composantes pour majorer l'expression.
    • Réarranger les termes pour faire apparaître la somme N(x)+N(y)N(x) + N(y).

Exemple rapide : N(x1,x2)=x1+x2N(x_1, x_2) = |x_1| + |x_2| (norme 1).

  • Séparation : x1+x2=0    x1=0|x_1|+|x_2|=0 \iff |x_1|=0 et x2=0    x1=0|x_2|=0 \iff x_1=0 et x2=0x_2=0. C'est vérifié.
  • Homogénéité : N(λx1,λx2)=λx1+λx2=λx1+λx2=λ(x1+x2)=λN(x)N(\lambda x_1, \lambda x_2) = |\lambda x_1| + |\lambda x_2| = |\lambda||x_1| + |\lambda||x_2| = |\lambda|(|x_1|+|x_2|) = |\lambda|N(x). C'est vérifié.
  • Inégalité triangulaire : N(x1+y1,x2+y2)=x1+y1+x2+y2(x1+y1)+(x2+y2)=(x1+x2)+(y1+y2)=N(x)+N(y)N(x_1+y_1, x_2+y_2) = |x_1+y_1| + |x_2+y_2| \le (|x_1|+|y_1|) + (|x_2|+|y_2|) = (|x_1|+|x_2|) + (|y_1|+|y_2|) = N(x)+N(y). C'est vérifié.

Donc NN est bien une norme.

Quand dit-on que deux normes sur Rn\mathbb{R}^n sont équivalentes ?

Solution

Soient N1N_1 et N2N_2 deux normes sur l'espace vectoriel Rn\mathbb{R}^n.

On dit que N1N_1 et N2N_2 sont équivalentes s'il existe deux constantes réelles strictement positives, α>0\alpha > 0 et β>0\beta > 0, telles que pour tout vecteur xRnx \in \mathbb{R}^n, l'encadrement suivant est vrai :

αN1(x)N2(x)βN1(x)\alpha N_1(x) \le N_2(x) \le \beta N_1(x)

Explication :

Cette double inégalité signifie que les deux normes se "contrôlent" mutuellement. Si un vecteur est considéré comme "petit" par la norme N1N_1 (c'est-à-dire que N1(x)N_1(x) est proche de zéro), alors il sera aussi considéré comme "petit" par la norme N2N_2, et inversement.

Les constantes α\alpha et β\beta sont universelles, c'est-à-dire qu'elles doivent être les mêmes pour tous les vecteurs xx de l'espace. Elles peuvent cependant dépendre de la dimension nn de l'espace.

Quel est le théorème fondamental sur l'équivalence des normes, et sa principale conséquence ?

Solution

Théorème fondamental :

Dans un espace vectoriel de dimension finie, comme Rn\mathbb{R}^n, toutes les normes sont équivalentes entre elles.

Principale conséquence :

La conséquence la plus importante de ce théorème est que les notions topologiques (liées à la "proximité") ne dépendent pas du choix de la norme. Plus précisément :

  • Convergence des suites : Une suite de vecteurs (xk)(x^k) qui converge vers une limite aa pour une certaine norme, convergera aussi vers la même limite aa pour n'importe quelle autre norme.

On peut donc parler de "suite convergente dans Rn\mathbb{R}^n" sans avoir à préciser la norme utilisée. Cela simplifie énormément l'étude de l'analyse dans Rn\mathbb{R}^n, car on peut choisir la norme la plus pratique pour un problème donné (souvent la norme infinie \| \cdot \|_\infty ou la norme 1 1\| \cdot \|_1) en sachant que les résultats sur la convergence seront valables pour toutes les autres normes.

Comment définit-on la convergence d'une suite de vecteurs (xk)(x^k) vers un vecteur aa dans Rn\mathbb{R}^n ?

Solution

Soit (xk)kN(x^k)_{k \in \mathbb{N}} une suite de vecteurs de Rn\mathbb{R}^n, aa un vecteur de Rn\mathbb{R}^n, et \| \cdot \| une norme sur Rn\mathbb{R}^n.

On dit que la suite (xk)(x^k) converge vers aa si la suite des distances (qui est une suite de nombres réels positifs) xka\|x^k - a\| tend vers 00 lorsque kk tend vers l'infini.

La définition formelle, très similaire à celle pour les suites réelles, est :

ε>0,kεN tel que kkε,xka<ε\forall \varepsilon > 0, \quad \exists k_\varepsilon \in \mathbb{N} \text{ tel que } \forall k \ge k_\varepsilon, \quad \|x^k - a\| < \varepsilon

Interprétation :

Pour n'importe quelle petite distance ε>0\varepsilon > 0 que vous choisissez, il existe un rang kεk_\varepsilon à partir duquel tous les termes de la suite xkx^k se trouvent à l'intérieur de la "boule" de centre aa et de rayon ε\varepsilon. La suite se "rapproche" indéfiniment de aa.

On note alors limkxk=a\lim_{k \to \infty} x^k = a ou xkkax^k \xrightarrow{k \to \infty} a.

Quel est le lien entre la convergence d'une suite de vecteurs dans Rn\mathbb{R}^n et la convergence de ses composantes ?

Solution

C'est une propriété fondamentale et très utile : une suite de vecteurs converge si et seulement si chacune de ses suites de composantes converge.

Soit une suite de vecteurs xk=(x1k,x2k,,xnk)x^k = (x_1^k, x_2^k, \dots, x_n^k) et un vecteur limite a=(a1,a2,,an)a = (a_1, a_2, \dots, a_n). On a l'équivalence suivante :

limkxk=a    j{1,,n},limkxjk=aj\lim_{k \to \infty} x^k = a \quad \iff \quad \forall j \in \{1, \dots, n\}, \quad \lim_{k \to \infty} x_j^k = a_j

Explication :

Cette propriété permet de ramener l'étude de la convergence d'une suite dans l'espace Rn\mathbb{R}^n à l'étude de nn suites de nombres réels, ce que l'on sait déjà faire.

Preuve (idée) :

Cette équivalence découle directement des inégalités liant une norme (par exemple la norme infinie) aux composantes.

Pour tout j{1,,n}j \in \{1, \dots, n\} :

xjkajmaxi=1,,nxikai=xka|x_j^k - a_j| \le \max_{i=1,\dots,n} |x_i^k - a_i| = \|x^k - a\|_\infty

  • Si xka0\|x^k - a\|_\infty \to 0, alors chaque xjkaj0|x_j^k - a_j| \to 0, donc chaque composante converge.
  • Inversement, si chaque xjkaj0|x_j^k - a_j| \to 0, alors leur maximum, xka\|x^k - a\|_\infty, tend aussi vers 0.

Comme toutes les normes sont équivalentes, le résultat est valable pour n'importe quelle norme.

Déterminez si la suite xk=(1k,(1)k)x^k = \left( \frac{1}{k}, (-1)^k \right) converge dans R2\mathbb{R}^2.

Solution

Pour déterminer si la suite de vecteurs (xk)(x^k) converge, nous étudions la convergence de chacune de ses composantes.

Le vecteur au rang kk est xk=(x1k,x2k)x^k = (x_1^k, x_2^k) avec :

  • x1k=1kx_1^k = \frac{1}{k}
  • x2k=(1)kx_2^k = (-1)^k

1. Étude de la première composante :

La suite (x1k)=(1k)k1(x_1^k) = (\frac{1}{k})_{k \ge 1} est une suite réelle de référence. On sait que :

limkx1k=limk1k=0\lim_{k \to \infty} x_1^k = \lim_{k \to \infty} \frac{1}{k} = 0

La première composante converge vers 00.

2. Étude de la deuxième composante :

La suite (x2k)=((1)k)kN(x_2^k) = ((-1)^k)_{k \in \mathbb{N}} est la suite qui alterne entre 1-1 (pour kk impair) et 11 (pour kk pair). Cette suite n'admet pas de limite ; elle est divergente.

Conclusion :

Pour qu'une suite de vecteurs converge, toutes ses composantes doivent converger. Puisque la deuxième composante de (xk)(x^k) ne converge pas, la suite de vecteurs (xk)(x^k) ne converge pas dans R2\mathbb{R}^2.

Qu'est-ce qu'une suite de Cauchy dans Rn\mathbb{R}^n ?

Solution

Une suite de vecteurs (xk)kN(x^k)_{k \in \mathbb{N}} dans Rn\mathbb{R}^n est dite de Cauchy si ses termes se rapprochent arbitrairement les uns des autres à mesure que leurs indices augmentent.

Formellement, cela signifie que pour toute "marge d'erreur" ε>0\varepsilon > 0, on peut trouver un rang kεk_\varepsilon à partir duquel la distance entre n'importe quels deux termes de la suite est plus petite que ε\varepsilon.

ε>0,kεN tel que p,qkε,xpxq<ε\forall \varepsilon > 0, \quad \exists k_\varepsilon \in \mathbb{N} \text{ tel que } \forall p, q \ge k_\varepsilon, \quad \|x^p - x^q\| < \varepsilon

Intuition :

La suite se "contracte" ou "se concentre" sur elle-même. Contrairement à la définition de la convergence, celle-ci ne fait pas référence à une potentielle limite aa. C'est un critère intrinsèque à la suite.

Quelle est la relation fondamentale entre une suite de Cauchy et une suite convergente dans Rn\mathbb{R}^n ?

Solution

Dans l'espace Rn\mathbb{R}^n, les notions de suite de Cauchy et de suite convergente sont équivalentes.

  1. Toute suite convergente est une suite de Cauchy.

    • Idée : Si les termes de la suite se rapprochent tous d'une même limite aa, alors par l'inégalité triangulaire, ils doivent nécessairement se rapprocher les uns des autres.
  2. Toute suite de Cauchy est une suite convergente.

    • Idée : Si les termes de la suite se "contractent" indéfiniment, ils ne peuvent le faire qu'autour d'un point limite qui doit exister dans l'espace.

Ce deuxième point est une propriété très importante appelée la complétude de Rn\mathbb{R}^n. Un espace vectoriel normé où toute suite de Cauchy converge est dit complet (ou un espace de Banach).

En résumé :

Dans Rn\mathbb{R}^n, une suite est de Cauchy si et seulement si elle est convergente.