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Exercice 1
Problème : Calcul d’un produit de Cauchy
Soient deux séries formelles définies dans R[[X]] :
A(X)=∑n≥0XnetB(X)=∑n≥02nXn
- Écrire les 3 premiers termes de chaque série.
- Calculer le coefficient cn du produit C(X)=A(X)B(X) en utilisant la formule du produit de Cauchy.
- En déduire une expression simplifiée pour C(X).
Solution
Méthode : On utilise la définition du produit de convolution (produit de Cauchy) où le coefficient cn est la somme des produits akbn−k. On reconnaît ensuite une somme géométrique finie.
Étapes :
-
Explicitation des séries :
- A(X)=1+X+X2+X3+⋯ (ici an=1 pour tout n).
- B(X)=1+2X+4X2+8X3+⋯ (ici bn=2n pour tout n).
-
Calcul du coefficient cn :
La formule du produit de Cauchy donne :
cn=∑k=0nakbn−k
En substituant les valeurs des coefficients :
cn=∑k=0n(1)⋅(2n−k)=∑k=0n2n−k
On peut poser un changement d’indice j=n−k. Quand k=0,j=n et quand k=n,j=0. L’ordre de sommation s’inverse mais la somme reste la même :
cn=∑j=0n2j
Ceci est la somme des termes d’une suite géométrique de raison 2, de 1 à 2n (n+1 termes).
∑j=0n2j=1−21(1−2n+1)=−11−2n+1=2n+1−1
-
Expression finale :
C(X)=∑n≥0(2n+1−1)Xn
Réponse : C(X)=∑n≥0(2n+1−1)Xn
Exercice 2
Problème : Inversibilité et calcul récursif de l’inverse
Soit la série formelle A(X)=1−X−X2.
- Justifier pourquoi A(X) est inversible dans R[[X]].
- On note B(X)=∑n≥0bnXn l’inverse de A(X). En utilisant la relation A(X)B(X)=1, calculer de manière récursive les coefficients b0,b1,b2 et b3.
Solution
Méthode : L’inversibilité dépend du terme constant. Pour trouver les coefficients de l’inverse, on écrit l’égalité du produit et on identifie les coefficients de chaque puissance de X, ce qui donne un système triangulaire (ou une récurrence).
Étapes :
-
Justification de l’inversibilité :
Le terme constant de A(X) est a0=1.
Comme 1=0 (et que 1 est inversible dans R), la série A(X) admet un inverse multiplicatif unique.
-
Calcul des coefficients (bn) :
On sait que A(X)B(X)=1. Cela signifie que le terme constant du produit vaut 1, et tous les coefficients de Xn pour n≥1 valent 0.
Rappelons que A(X)=1−1X−1X2+0X3+⋯ (donc a0=1,a1=−1,a2=−1 et ak=0 pour k>2).
-
Pour n=0 (Terme constant) :
a0b0=1⟹1⋅b0=1⟹b0=1.
-
Pour n=1 (Coefficient de X) :
a0b1+a1b0=0
1⋅b1+(−1)⋅1=0⟹b1−1=0⟹b1=1.
-
Pour n=2 (Coefficient de X2) :
a0b2+a1b1+a2b0=0
1⋅b2+(−1)⋅1+(−1)⋅1=0
b2−1−1=0⟹b2−2=0⟹b2=2.
-
Pour n=3 (Coefficient de X3) :
a0b3+a1b2+a2b1+a3b0=0 (sachant a3=0)
1⋅b3+(−1)⋅2+(−1)⋅1+0=0
b3−2−1=0⟹b3=3.
(Note : On reconnaît les nombres de Fibonacci 1,1,2,3,5…)
Réponse : b0=1,b1=1,b2=2,b3=3.
Exercice 3
Problème : Coefficients binomiaux généralisés
Calculer les valeurs exactes des coefficients binomiaux généralisés suivants :
- (5−1)
- (3−3)
- (21/2)
Solution
Méthode : On applique la définition (kr)=k!r(r−1)⋯(r−k+1) ou la propriété des binomiaux négatifs (k−m)=(−1)k(km+k−1).
Étapes :
-
Calcul de (5−1) :
Utilisons la formule des binomiaux négatifs avec m=1,k=5 :
(5−1)=(−1)5(51+5−1)=−1⋅(55)=−1⋅1=−1
-
Calcul de (3−3) :
Méthode directe :
(3−3)=3!−3⋅(−3−1)⋅(−3−2)=3⋅2⋅1−3⋅(−4)⋅(−5)=6−60=−10
Ou via la formule (m=3,k=3) :
(−1)3(33+3−1)=−1⋅(35)=−1⋅25⋅4=−10
-
Calcul de (21/2) :
Ici r=1/2. Il faut utiliser la définition multiplicative :
(21/2)=2!21(21−1)
=221⋅(−21)=2−41=−81
Réponse : 1) −1, 2) −10, 3) −81
Exercice 4
Problème : Théorème du binôme négatif
Donner le développement en série formelle de la fraction rationnelle suivante :
F(X)=(1−3X)21
Écrire le résultat sous la forme ∑anXn en explicitant an.
Solution
Méthode : On utilise le théorème du binôme généralisé pour (1−U)−m avec U=3X et m=2.
Étapes :
-
Identification de la forme :
F(X)=(1−3X)−2
C’est de la forme (1−U)−m avec m=2 et U=3X.
-
Application de la formule générale :
On sait que (1−X)−m=∑n≥0(nn+m−1)Xn.
En remplaçant X par 3X :
(1−3X)−2=∑n≥0(nn+2−1)(3X)n
-
Simplification du coefficient :
Le coefficient binomial est (nn+1).
On sait que (nn+1)=(1n+1)=n+1.
Le terme en puissance est (3X)n=3nXn.
Ainsi, le terme général an est :
an=(n+1)3n
Réponse : F(X)=∑n≥0(n+1)3nXn
Exercice 5
Problème : Dérivation formelle et série géométrique
Soit A(X)=∑n≥0Xn=1−X1.
- Calculer la dérivée formelle A′(X) terme à terme.
- Calculer la dérivée de la fraction rationnelle 1−X1 en utilisant les règles usuelles de dérivation (u/v)′ ou (un)′.
- En déduire l’identité (le développement en série) pour (1−X)21.
Solution
Méthode : Comparer la dérivation terme à terme de la somme infinie avec la dérivation algébrique de la fraction rationnelle fermée.
Étapes :
-
Dérivation terme à terme :
A(X)=1+X+X2+X3+⋯+Xn+⋯
A′(X)=0+1+2X+3X2+⋯+nXn−1+⋯
On peut réindexer la somme en posant k=n−1 (donc n=k+1) :
A′(X)=∑k≥0(k+1)Xk
-
Dérivation de la fraction :
On considère f(X)=(1−X)−1.
La dérivée est f′(X)=−1⋅(1−X)−2⋅(−1) (règle de la chaîne).
f′(X)=(1−X)21
-
Conclusion :
Puisque la dérivation formelle est linéaire et respecte les opérations, les deux résultats sont égaux :
(1−X)21=∑n≥0(n+1)Xn
Réponse : (1−X)21=1+2X+3X2+⋯
Exercice 6
Problème : Résolution d’une récurrence linéaire simple
Soit la suite (an)n∈N définie par :
a0=2
an=3an−1+1pour n≥1
Utiliser les séries génératrices pour trouver la formule explicite de an.
Solution
Méthode : Transformer la récurrence en équation sur la série génératrice A(X), isoler A(X), décomposer en éléments simples et développer.
Étapes :
-
Définition de la série génératrice :
Soit A(X)=∑n≥0anXn.
-
Transformation de la récurrence :
On multiplie la relation an=3an−1+1 par Xn et on somme pour n≥1 :
∑n≥1anXn=3∑n≥1an−1Xn+∑n≥11Xn
Exprimons chaque terme en fonction de A(X) :
- Membre de gauche : A(X)−a0=A(X)−2.
- Premier terme de droite : 3X∑n≥1an−1Xn−1=3XA(X).
- Second terme de droite : ∑n≥1Xn=1−XX (série géométrique privée du terme constant 1, ou X(1+X+…)).
L’équation devient :
A(X)−2=3XA(X)+1−XX
-
Isoler A(X) :
A(X)(1−3X)=2+1−XX
A(X)(1−3X)=1−X2(1−X)+X=1−X2−2X+X=1−X2−X
A(X)=(1−X)(1−3X)2−X
-
Décomposition en éléments simples :
On cherche α,β tels que (1−X)(1−3X)2−X=1−Xα+1−3Xβ.
Mise au même dénominateur : α(1−3X)+β(1−X)=2−X.
- Si X=1 : α(−2)=1⟹α=−1/2.
- Si X=1/3 : β(2/3)=2−1/3=5/3⟹2β=5⟹β=5/2.
A(X)=1−X−1/2+1−3X5/2
-
Développement en série :
A(X)=−21∑n≥0Xn+25∑n≥0(3X)n
an=−21+253n=25⋅3n−1
Réponse : an=25⋅3n−1
Exercice 7
Problème : Composition de séries
On considère les séries A(X)=1+X et B(X)=X−X2.
- Peut-on définir la composée C(X)=A(B(X)) ? Justifier.
- Si oui, calculer explicitement C(X).
- Peut-on définir la composée D(X)=B(A(X)) ? Justifier.
Solution
Méthode : Vérifier la condition sur le terme constant de la série intérieure (“celle qu’on met dedans”), puis effectuer le calcul algébrique.
Étapes :
-
Vérification pour C(X)=A(B(X)) :
La série intérieure est B(X)=0+1X−1X2.
Son terme constant est b0=0.
La condition b0=0 est respectée, la composition est bien définie.
-
Calcul de C(X) :
On remplace X par (X−X2) dans l’expression de A(X).
A(B(X))=1+(X−X2)=1+X−X2
-
Vérification pour D(X)=B(A(X)) :
La série intérieure est A(X)=1+X.
Son terme constant est a0=1.
Comme a0=0, la somme infinie définissant les coefficients de la composée impliquerait une somme infinie de termes constants non nuls (si B était une série infinie). Même ici, bien que B soit un polynôme fini, formellement dans le cadre des séries formelles générales, la composition n’est valide que si le terme constant intérieur est nul pour assurer la convergence coefficient par coefficient.
Note : Si on considère B et A juste comme des polynômes, on pourrait calculer (1+X)−(1+X)2, mais dans la théorie générale des séries formelles A[[X]], la substitution n’est permise que si la série substituée n’a pas de terme constant.
Conclusion stricte : La composition n’est pas définie au sens des séries formelles standard.
Réponse : 1) Oui. 2) 1+X−X2. 3) Non (terme constant non nul).
Exercice 8
Problème : Résolution d’une récurrence d’ordre 2
Soit la suite définie par :
a0=1,a1=4
an=5an−1−6an−2pour n≥2
Déterminer an en utilisant la méthode des séries génératrices.
Solution
Méthode : Utiliser A(X) pour transformer la relation an−5an−1+6an−2=0 en une fraction rationnelle.
Étapes :
-
Equation fonctionnelle :
Soit A(X)=∑n≥0anXn.
Récurrence : ∑n≥2anXn=5∑n≥2an−1Xn−6∑n≥2an−2Xn.
- Gauche : A(X)−a0−a1X=A(X)−1−4X.
- Droite terme 1 : 5X(A(X)−a0)=5X(A(X)−1)=5XA(X)−5X.
- Droite terme 2 : −6X2A(X).
Equation :
A(X)−1−4X=5XA(X)−5X−6X2A(X)
-
Isoler A(X) :
Regroupons les termes en A(X) à gauche :
A(X)(1−5X+6X2)=1+4X−5X=1−X
A(X)=1−5X+6X21−X
-
Factorisation du dénominateur :
Q(X)=1−5X+6X2. On cherche les racines de 6x2−5x+1=0 ou on factorise directement.
(1−2X)(1−3X)=1−3X−2X+6X2=1−5X+6X2.
Donc A(X)=(1−2X)(1−3X)1−X.
-
Décomposition en éléments simples :
(1−2X)(1−3X)1−X=1−2Xα+1−3Xβ
α(1−3X)+β(1−2X)=1−X
- Si X=1/2 (annule 1−2X) : α(1−3/2)=1−1/2⟹α(−1/2)=1/2⟹α=−1.
- Si X=1/3 (annule 1−3X) : β(1−2/3)=1−1/3⟹β(1/3)=2/3⟹β=2.
A(X)=1−2X−1+1−3X2
-
Extraction du coefficient :
an=−1⋅(2n)+2⋅(3n)
an=2⋅3n−2n
Réponse : an=2⋅3n−2n
Exercice 9
Problème : Série génératrice d’un polynôme
Soit A(X) une série formelle. On dit que A(X) est un polynôme si tous ses coefficients sont nuls à partir d’un certain rang.
Montrer que si A(X) est un polynôme non nul, alors son inverse 1/A(X) n’est jamais un polynôme (sauf si A(X) est une constante).
Indice : Raisonner sur les degrés.
Solution
Méthode : Raisonnement par l’absurde en utilisant la propriété du degré d’un produit de polynômes.
Étapes :
-
Hypothèse :
Supposons que A(X) soit un polynôme de degré d≥1 (non constant).
Supposons que son inverse B(X) soit aussi un polynôme de degré k≥0.
-
Propriété du degré :
Dans l’anneau des polynômes, le degré du produit est la somme des degrés :
deg(A(X)⋅B(X))=deg(A(X))+deg(B(X))=d+k
-
Contradiction :
On sait que A(X)B(X)=1.
Le degré du polynôme constant 1 est 0.
Donc, on devrait avoir d+k=0.
Or, d≥1 et k≥0, donc d+k≥1.
0=d+k est impossible.
-
Conclusion :
L’inverse B(X) ne peut pas être un polynôme (il a une infinité de termes non nuls). C’est une véritable série formelle.
Réponse : Démonstration par l’absurde sur le degré.
Exercice 10
Problème : Application - Dénombrement avec répétition
On cherche à déterminer le nombre de solutions entières (x1,x2,x3) à l’équation :
x1+x2+x3=navec xi≥0
- Écrire la série génératrice correspondant au choix d’un seul xi (somme des Xk pour tous les k possibles).
- En déduire que la série génératrice du problème global est A(X)=(1−X)−3.
- Utiliser le théorème du binôme généralisé pour trouver le coefficient de Xn (le nombre de solutions).
Solution
Méthode : Modélisation combinatoire par produit de séries, puis extraction du coefficient via binôme négatif.
Étapes :
-
Série pour une variable :
Chaque xi peut prendre n’importe quelle valeur entière positive 0,1,2,….
Cela correspond au polynôme (série) :
S(X)=X0+X1+X2+⋯=∑k≥0Xk=1−X1
-
Série globale :
Comme on doit choisir x1 ET x2 ET x3 et que leurs valeurs s’ajoutent dans l’exposant (car Xx1⋅Xx2⋅Xx3=Xx1+x2+x3=Xn), la série génératrice du problème est le produit des séries individuelles :
A(X)=S(X)⋅S(X)⋅S(X)=(1−X1)3=(1−X)−3
-
Extraction du coefficient :
D’après le théorème du binôme généralisé pour (1−X)−m avec m=3 :
[Xn]A(X)=(nn+m−1)=(nn+3−1)=(nn+2)
Par symétrie (kn)=(n−kn), on a :
(nn+2)=(2n+2)=2(n+2)(n+1)
Réponse : Le nombre de solutions est 2(n+2)(n+1).