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Groupes d'isométries - fiches de révision (B)
Prouver les caractérisations équivalentes d'une isométrie vectorielle sur un espace préhilbertien .
Solution
Soit . Les assertions suivantes sont équivalentes :
- préserve la norme : .
- préserve le produit scalaire (hermitien) : .
- est un automorphisme tel que .
Démonstration :
:
Cette implication repose sur les identités de polarisation.
-
Cas euclidien () :
.
Puisque est linéaire et préserve la norme, pour tout .
.
-
Cas hermitien () :
On utilise l'identité de polarisation complexe :
.
Le raisonnement est identique, car la préservation de la norme s'applique à .
:
-
Injectivité : Soit , i.e. . Alors . Par (2), . Donc , ce qui implique . Le noyau est trivial.
-
Isomorphisme : En dimension finie, l'injectivité d'un endomorphisme implique sa surjectivité (théorème du rang), donc est un isomorphisme.
-
: Par définition de l'adjoint , on a .
En utilisant (2), on a . En comparant avec la définition de l'adjoint, .
On en déduit , soit pour tous . Le produit scalaire étant non-dégénéré, cela implique pour tout , donc . Puisque est inversible, on a .
:
On suppose .
.
Donc .
Soit une isométrie sur un espace préhilbertien de dimension finie. Démontrer que .
Solution
Soit une isométrie sur . On a montré que .
Soit une base orthonormée de . Soit la matrice de dans la base .
La matrice de l'endomorphisme adjoint dans la base est la matrice adjointe de , notée .
- Dans le cas réel (espace euclidien), .
- Dans le cas complexe (espace hermitien), .
La relation se traduit matriciellement par , où est la matrice identité.
En appliquant le déterminant à cette équation matricielle, on obtient :
On sait que et . Donc, .
L'équation devient :
Par définition du module d'un nombre complexe , on a .
Ainsi, .
Puisque le module est un nombre réel positif, on en conclut que .
Le déterminant d'un endomorphisme ne dépendant pas de la base choisie, on a bien .
Énoncer et justifier pourquoi est un sous-groupe distingué de et décrire le groupe quotient associé.
Solution
Théorème : Le groupe spécial orthogonal est un sous-groupe distingué (ou normal) du groupe orthogonal . Le groupe quotient est isomorphe au groupe multiplicatif , et donc à .
Justification :
Pour démontrer qu'un sous-groupe d'un groupe est distingué, il suffit de montrer que est le noyau d'un morphisme de groupes de vers un autre groupe.
Considérons l'application déterminant :
-
C'est un morphisme de groupes :
Pour tous , . La structure de groupe est donc transportée.
-
L'image est :
Pour toute matrice , on a . Comme le déterminant est réel, ne peut valoir que ou . L'image du morphisme est donc contenue dans .
De plus, ce morphisme est surjectif car a pour déterminant 1, et la matrice d'une réflexion hyperplane (par exemple, ) est dans et a pour déterminant -1.
-
Le noyau est :
Par définition, le noyau d'un morphisme de groupes est l'ensemble , où est l'élément neutre du groupe d'arrivée.
Ici, le groupe d'arrivée est , dont l'élément neutre est .
Le noyau de est donc :
Ceci est précisément la définition de .
Puisque est le noyau d'un morphisme de groupes défini sur , c'est un sous-groupe distingué de .
Groupe quotient :
D'après le premier théorème d'isomorphisme pour les groupes, si est un morphisme surjectif, alors .
En appliquant ce théorème ici, on obtient :
.
Les deux classes d'équivalence de ce quotient sont :
- La classe de l'identité : , l'ensemble des isométries directes (déterminant 1).
- L'autre classe : , l'ensemble des isométries indirectes (déterminant -1).
Démontrer le théorème de la rotation d'Euler : toute isométrie directe d'un espace euclidien de dimension 3, autre que l'identité, est une rotation autour d'un axe unique.
Solution
Soit où est un espace vectoriel euclidien de dimension 3. On veut montrer que admet 1 comme valeur propre. L'espace propre associé, de dimension au moins 1, sera l'axe de rotation.
Soit la matrice de dans une base orthonormée. Le polynôme caractéristique de , noté , est un polynôme de degré 3 à coefficients réels.
-
Existence d'une valeur propre réelle :
En tant que polynôme de degré impair à coefficients réels, admet au moins une racine réelle. En effet, et . Par le théorème des valeurs intermédiaires, le polynôme doit s'annuler au moins une fois.
-
Nature des valeurs propres d'une isométrie :
Soit une valeur propre (réelle ou complexe) de , et un vecteur propre associé dans . On a .
Comme est une isométrie, .
.
Puisque , on a , donc .
Les valeurs propres réelles d'une isométrie ne peuvent donc être que ou .
-
Analyse des valeurs propres :
Les racines de dans sont de module 1. Le déterminant de est le produit de ses valeurs propres (comptées avec multiplicité), et car .
-
Cas 1 : Toutes les valeurs propres sont réelles. Elles sont dans . Leur produit doit être 1. Les possibilités pour le triplet de valeurs propres sont ou . Dans les deux cas, 1 est une valeur propre. Le cas correspond à l'identité.
-
Cas 2 : Une seule valeur propre est réelle. Soit cette valeur propre réelle. Comme les coefficients de sont réels, les deux autres valeurs propres doivent être des complexes conjugués, de la forme et avec .
Le déterminant est le produit des valeurs propres : .
Puisque , on a .
-
Dans tous les cas, 1 est une valeur propre de .
Conclusion :
L'espace propre est non trivial. C'est une droite vectorielle (si et les valeurs propres complexes ne sont pas 1) ou un plan (cas de la réflexion) ou l'espace entier (cas de l'identité). Dans le cas d'une rotation non triviale, est une droite, qui est l'axe de rotation. Les vecteurs de cet axe sont invariants par .
Comment déterminer les éléments caractéristiques (nature, axe, angle) de l'isométrie de dont la matrice dans la base canonique est ?
Solution
1. Nature de l'isométrie :
On calcule le déterminant de .
.
Puisque , il s'agit d'une isométrie directe, donc une rotation (ou l'identité). Comme , c'est une rotation.
2. Axe de la rotation :
L'axe est l'ensemble des vecteurs invariants, c'est-à-dire l'espace propre associé à la valeur propre 1. On résout l'équation , soit .
.
On résout le système :
De la première équation, . En substituant dans la deuxième : .
En reportant dans l'expression de , on a .
La solution est donc de la forme .
L'axe de rotation est la droite vectorielle dirigée par le vecteur . On peut le choisir unitaire : .
3. Angle de la rotation :
La trace d'une matrice de rotation est liée à son angle par la formule .
.
Donc, .
L'angle est donc .
Pour déterminer le signe de l'angle, on choisit un vecteur non colinéaire à l'axe, par exemple , et on calcule son image .
On calcule ensuite le produit vectoriel .
Le signe de l'angle (orienté par l'axe ) est le signe du produit mixte .
.
Le signe de est positif. Donc .
Conclusion : L'isométrie est une rotation d'angle autour de l'axe dirigé par .
Expliquer le lien conceptuel entre le produit vectoriel dans , l'algèbre extérieure et la dualité de Hodge.
Solution
Le produit vectoriel est une opération spécifique à la dimension 3 qui peut être généralisée et mieux comprise dans le cadre de l'algèbre extérieure.
-
Algèbre Extérieure et Bivecteurs :
Dans un espace vectoriel de dimension , l'algèbre extérieure est une algèbre graduée dont les éléments de grade (les -vecteurs) représentent des "volumes" orientés de dimension .
Un bivecteur (ou 2-vecteur) est un élément de de la forme (le produit extérieur, à ne pas confondre avec le produit vectoriel). Ce bivecteur représente le parallélogramme orienté défini par les vecteurs et . Il possède une aire (la norme du bivecteur) et une orientation (le plan et le sens de parcours ).
-
Le cas de :
Dans , l'espace des bivecteurs est de dimension . Il est donc isomorphe à . Cette coïncidence de dimension est la raison pour laquelle on peut identifier un bivecteur (un plan orienté) à un vecteur (son vecteur normal).
-
Dualité de Hodge :
Pour un espace euclidien orienté de dimension , l'opérateur étoile de Hodge est un isomorphisme linéaire entre les espaces et .
Dans le cas de (), l'opérateur étoile de Hodge est un isomorphisme .
Il associe à un bivecteur l'unique vecteur tel que pour tout :
où est le pseudo-scalaire de volume unité et le produit scalaire est identifié à une contraction. L'expression de gauche est le déterminant multiplié par .
-
Lien avec le produit vectoriel :
La définition du produit vectoriel est : l'unique vecteur tel que .
En comparant avec la définition de l'opérateur de Hodge, on voit que :
Le produit vectoriel est donc la composition de deux opérations plus fondamentales :
a. Le produit extérieur , qui crée un bivecteur (un objet géométrique représentant un plan orienté).
b. L'opérateur étoile de Hodge , qui transforme ce bivecteur en son vecteur dual (le vecteur normal orthogonal).
Cette perspective explique pourquoi le produit vectoriel n'existe sous cette forme (vecteur vecteur) qu'en dimension 3 (et 7, pour des raisons plus profondes liées aux octonions), tandis que le produit extérieur est défini en toute dimension.
Démontrer la formule de Rodrigues pour une rotation d'axe dirigé par un vecteur unitaire et d'angle .
Solution
La formule de Rodrigues exprime en fonction de , et :
Démonstration :
La méthode consiste à décomposer le vecteur en une composante parallèle à l'axe de rotation et une composante orthogonale.
-
Décomposition orthogonale de :
Soit la projection orthogonale de sur l'axe , et la projection sur le plan orthogonal .
On a et .
-
Action de la rotation sur chaque composante :
- La composante parallèle à l'axe est invariante par la rotation : .
- La composante orthogonale est contenue dans le plan . La rotation agit comme une rotation plane d'angle dans ce plan.
-
Rotation de dans le plan :
Le plan est orienté par le vecteur normal . Dans ce plan, une base directe (mais pas nécessairement normée) peut être formée par .
Notons que