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Exercices “Groupes d’isométries” (A)


Exercice 1

Problème: Soit ff l’endomorphisme de R2\mathbb{R}^2 dont la matrice dans la base canonique est A=(0110)A = \begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}. En utilisant la définition, montrez que ff est une isométrie.

Solution

Méthode: Pour montrer que ff est une isométrie en utilisant la définition, nous devons vérifier que pour tout vecteur xR2x \in \mathbb{R}^2, on a f(x)=x\|f(x)\| = \|x\|. On va calculer la norme au carré f(x)2\|f(x)\|^2 pour un vecteur générique x=(u,v)x=(u,v) et montrer qu’elle est égale à x2\|x\|^2.

Étapes:

  1. Soit x=(uv)x = \begin{pmatrix} u \\ v \end{pmatrix} un vecteur quelconque de R2\mathbb{R}^2. Sa norme au carré est x2=u2+v2\|x\|^2 = u^2 + v^2.

  2. Calculons l’image de xx par ff.

    f(x)=Ax=(0110)(uv)=(vu)f(x) = A x = \begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} u \\ v \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} v \\ u \end{pmatrix}.

  3. Calculons la norme au carré de f(x)f(x).

    f(x)2=v2+u2\|f(x)\|^2 = v^2 + u^2.

  4. Comparons les normes au carré.

    On observe que f(x)2=v2+u2=u2+v2=x2\|f(x)\|^2 = v^2 + u^2 = u^2 + v^2 = \|x\|^2.

  5. Puisque les normes sont des nombres positifs, l’égalité des carrés implique l’égalité des normes : f(x)=x\|f(x)\| = \|x\|.

Conclusion: L’application ff préserve la norme de tout vecteur de R2\mathbb{R}^2, c’est donc une isométrie. Géométriquement, il s’agit de la réflexion par rapport à la droite d’équation y=xy=x.

Réponse: L’application ff est une isométrie car pour tout x=(u,v)R2x=(u,v) \in \mathbb{R}^2, f(x)2=v2+u2=x2\|f(x)\|^2 = v^2+u^2 = \|x\|^2.


Exercice 2

Problème: Soit l’endomorphisme ff de l’espace euclidien R3\mathbb{R}^3 représenté dans la base canonique par la matrice :

M=(010100001)M = \begin{pmatrix} 0 & -1 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}.

Montrez que ff est une isométrie en utilisant la caractérisation matricielle.

Solution

Méthode: Une des caractérisations d’une isométrie (ou transformation orthogonale dans Rn\mathbb{R}^n) est que sa matrice MM dans une base orthonormée vérifie la relation tMM=In{}^tMM = I_n, où tM{}^tM est la transposée de MM et InI_n est la matrice identité. La base canonique de R3\mathbb{R}^3 étant orthonormée, il suffit de calculer le produit tMM{}^tMM et de vérifier s’il est égal à I3I_3.

Étapes:

  1. Écrire la matrice MM et sa transposée tM{}^tM.

    M=(010100001)M = \begin{pmatrix} 0 & -1 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}

    tM=(010100001){}^tM = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ -1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}

  2. Calculer le produit tMM{}^tMM.

    tMM=(010100001)(010100001){}^tMM = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ -1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 0 & -1 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}

  3. Effectuer la multiplication matricielle.

    Le coefficient (1,1)(1,1) est (0)(0)+(1)(1)+(0)(0)=1(0)(0) + (1)(1) + (0)(0) = 1.

    Le coefficient (1,2)(1,2) est (0)(1)+(1)(0)+(0)(0)=0(0)(-1) + (1)(0) + (0)(0) = 0.

    Le coefficient (1,3)(1,3) est (0)(0)+(1)(0)+(0)(1)=0(0)(0) + (1)(0) + (0)(1) = 0.

    Le coefficient (2,1)(2,1) est (1)(0)+(0)(1)+(0)(0)=0(-1)(0) + (0)(1) + (0)(0) = 0.

    Le coefficient (2,2)(2,2) est (1)(1)+(0)(0)+(0)(0)=1(-1)(-1) + (0)(0) + (0)(0) = 1.

    Le coefficient (2,3)(2,3) est (1)(0)+(0)(0)+(0)(1)=0(-1)(0) + (0)(0) + (0)(1) = 0.

    Le coefficient (3,1)(3,1) est (0)(0)+(0)(1)+(1)(0)=0(0)(0) + (0)(1) + (1)(0) = 0.

    Le coefficient (3,2)(3,2) est (0)(1)+(0)(0)+(1)(0)=0(0)(-1) + (0)(0) + (1)(0) = 0.

    Le coefficient (3,3)(3,3) est (0)(0)+(0)(0)+(1)(1)=1(0)(0) + (0)(0) + (1)(1) = 1.

  4. Le résultat est donc :

    tMM=(100010001)=I3{}^tMM = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix} = I_3.

Conclusion: La condition tMM=I3{}^tMM = I_3 est vérifiée. Par conséquent, l’endomorphisme ff représenté par la matrice MM est une isométrie. Il s’agit d’une rotation de π/2\pi/2 autour de l’axe des zz.

Réponse: L’endomorphisme ff est une isométrie car sa matrice MM dans la base canonique vérifie tMM=I3{}^tMM = I_3.


Exercice 3

Problème: Dans R2\mathbb{R}^2 muni du produit scalaire usuel, déterminez si la matrice suivante appartient au groupe orthogonal O2(R)O_2(\mathbb{R}), et si oui, au groupe spécial orthogonal SO2(R)SO_2(\mathbb{R}).

A=15(1221)A = \frac{1}{\sqrt{5}} \begin{pmatrix} 1 & -2 \\ 2 & 1 \end{pmatrix}

Solution

Méthode: Pour qu’une matrice AA appartienne à O2(R)O_2(\mathbb{R}), elle doit vérifier tAA=I2{}^tAA = I_2. Si cette condition est remplie, on calcule son déterminant. Si det(A)=1\det(A) = 1, elle appartient à SO2(R)SO_2(\mathbb{R}). Si det(A)=1\det(A) = -1, elle appartient à O2(R)O_2(\mathbb{R}) mais pas à SO2(R)SO_2(\mathbb{R}).

Étapes:

  1. Calculer la transposée de AA.

    A=(1/52/52/51/5)A = \begin{pmatrix} 1/\sqrt{5} & -2/\sqrt{5} \\ 2/\sqrt{5} & 1/\sqrt{5} \end{pmatrix}

    tA=(1/52/52/51/5){}^tA = \begin{pmatrix} 1/\sqrt{5} & 2/\sqrt{5} \\ -2/\sqrt{5} & 1/\sqrt{5} \end{pmatrix}

  2. Calculer le produit tAA{}^tAA.

    tAA=(1/52/52/51/5)(1/52/52/51/5){}^tAA = \begin{pmatrix} 1/\sqrt{5} & 2/\sqrt{5} \\ -2/\sqrt{5} & 1/\sqrt{5} \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1/\sqrt{5} & -2/\sqrt{5} \\ 2/\sqrt{5} & 1/\sqrt{5} \end{pmatrix}

    tAA=(15+4525+2525+2545+15)=(1001)=I2{}^tAA = \begin{pmatrix} \frac{1}{5}+\frac{4}{5} & \frac{-2}{5}+\frac{2}{5} \\ \frac{-2}{5}+\frac{2}{5} & \frac{4}{5}+\frac{1}{5} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = I_2.

    La matrice AA est donc bien orthogonale, elle appartient à O2(R)O_2(\mathbb{R}).

  3. Calculer le déterminant de AA.

    det(A)=(15)(15)(25)(25)\det(A) = \left(\frac{1}{\sqrt{5}}\right)\left(\frac{1}{\sqrt{5}}\right) - \left(\frac{-2}{\sqrt{5}}\right)\left(\frac{2}{\sqrt{5}}\right)

    det(A)=1545=15+45=55=1\det(A) = \frac{1}{5} - \frac{-4}{5} = \frac{1}{5} + \frac{4}{5} = \frac{5}{5} = 1.

Conclusion: Puisque tAA=I2{}^tAA=I_2 et det(A)=1\det(A)=1, la matrice AA appartient au groupe spécial orthogonal SO2(R)SO_2(\mathbb{R}).

Réponse: La matrice AA appartient à SO2(R)SO_2(\mathbb{R}).


Exercice 4

Problème: Calculez l’angle non-orienté θ\theta entre les vecteurs u=(1,1,0)u=(1, 1, 0) et v=(1,0,1)v=(1, 0, 1) dans l’espace R3\mathbb{R}^3 muni du produit scalaire usuel.

Solution

Méthode: L’angle non-orienté θ[0,π]\theta \in [0, \pi] entre deux vecteurs non nuls uu et vv est donné par la formule :

θ=arccos(u,vuv)\theta = \arccos\left(\frac{\langle u, v \rangle}{\|u\| \|v\|}\right).

Il faut donc calculer le produit scalaire u,v\langle u, v \rangle, les normes u\|u\| et v\|v\|, puis en déduire l’angle.

Étapes:

  1. Calculer le produit scalaire u,v\langle u, v \rangle.

    u,v=(1)(1)+(1)(0)+(0)(1)=1\langle u, v \rangle = (1)(1) + (1)(0) + (0)(1) = 1.

  2. Calculer la norme de uu.

    u=12+12+02=2\|u\| = \sqrt{1^2 + 1^2 + 0^2} = \sqrt{2}.

  3. Calculer la norme de vv.

    v=12+02+12=2\|v\| = \sqrt{1^2 + 0^2 + 1^2} = \sqrt{2}.

  4. Calculer le cosinus de l’angle.

    cos(θ)=u,vuv=122=12\cos(\theta) = \frac{\langle u, v \rangle}{\|u\| \|v\|} = \frac{1}{\sqrt{2} \cdot \sqrt{2}} = \frac{1}{2}.

  5. Trouver l’angle θ[0,π]\theta \in [0, \pi] correspondant.

    L’unique angle θ\theta dans l’intervalle [0,π][0, \pi] tel que cos(θ)=1/2\cos(\theta) = 1/2 est θ=π/3\theta = \pi/3.

Réponse: L’angle non-orienté entre les vecteurs uu et vv est θ=π3\theta = \frac{\pi}{3} radians (ou 60 degrés).


Exercice 5

Problème: Soit EE un R\mathbb{R}-espace vectoriel de dimension 3. Soit B=(e1,e2,e3)\mathcal{B}=(e_1, e_2, e_3) une base de EE. On considère la nouvelle famille de vecteurs B=(e1+e2,e2+e3,e3+e1)\mathcal{B'}=(e_1+e_2, e_2+e_3, e_3+e_1).

  1. Montrez que B\mathcal{B'} est une base de EE.
  2. Les bases B\mathcal{B} et B\mathcal{B'} ont-elles la même orientation ?
Solution

Méthode:

  1. Pour montrer que B\mathcal{B'} est une base, il suffit de montrer que la famille est libre, car elle a 3 vecteurs en dimension 3. Cela revient à montrer que la matrice de passage de B\mathcal{B} à B\mathcal{B'} est inversible, c’est-à-dire que son déterminant est non nul.
  2. Pour déterminer si les bases ont la même orientation, il faut examiner le signe du déterminant de la matrice de passage PB,BP_{\mathcal{B},\mathcal{B'}}. Si det(P)>0\det(P) > 0, elles ont la même orientation. Si det(P)<0\det(P) < 0, elles ont des orientations opposées.

Étapes:

  1. Écrire la matrice de passage P=PB,BP = P_{\mathcal{B},\mathcal{B'}}. Les colonnes de PP sont les coordonnées des vecteurs de B\mathcal{B'} exprimés dans la base B\mathcal{B}.

    Le premier vecteur est e1+e2=1e1+1e2+0e3e_1+e_2 = 1 \cdot e_1 + 1 \cdot e_2 + 0 \cdot e_3, donc la première colonne est (110)\begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ 0 \end{pmatrix}.

    Le deuxième vecteur est e2+e3=0e1+1e2+1e3e_2+e_3 = 0 \cdot e_1 + 1 \cdot e_2 + 1 \cdot e_3, donc la deuxième colonne est (011)\begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ 1 \end{pmatrix}.

    Le troisième vecteur est e3+e1=1e1+0e2+1e3e_3+e_1 = 1 \cdot e_1 + 0 \cdot e_2 + 1 \cdot e_3, donc la troisième colonne est (101)\begin{pmatrix} 1 \\ 0 \\ 1 \end{pmatrix}.

    La matrice de passage est donc P=(101110011)P = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 1 \\ 1 & 1 & 0 \\ 0 & 1 & 1 \end{pmatrix}.

  2. Calculer le déterminant de PP. On peut utiliser la règle de Sarrus ou développer par rapport à la première ligne.

    det(P)=1101101001+11101\det(P) = 1 \cdot \begin{vmatrix} 1 & 0 \\ 1 & 1 \end{vmatrix} - 0 \cdot \begin{vmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{vmatrix} + 1 \cdot \begin{vmatrix} 1 & 1 \\ 0 & 1 \end{vmatrix}

    det(P)=1(10)0+1(10)=1+1=2\det(P) = 1 \cdot (1-0) - 0 + 1 \cdot (1-0) = 1 + 1 = 2.

  3. Analyser le résultat.

    Puisque det(P)=20\det(P) = 2 \neq 0, la famille B\mathcal{B'} est libre et forme donc une base de EE.

    Puisque det(P)=2>0\det(P) = 2 > 0, les bases B\mathcal{B} et B\mathcal{B'} ont la même orientation.

Réponse:

  1. B\mathcal{B'} est une base car det(PB,B)=20\det(P_{\mathcal{B},\mathcal{B'}}) = 2 \neq 0.
  2. Oui, les bases ont la même orientation car det(PB,B)=2>0\det(P_{\mathcal{B},\mathcal{B'}}) = 2 > 0.

Exercice 6

Problème: Déterminer les valeurs du réel aa pour que la matrice suivante soit une matrice orthogonale :

M=(a1/21/2a)M = \begin{pmatrix} a & 1/\sqrt{2} \\ -1/\sqrt{2} & a \end{pmatrix}

Solution

Méthode: Une matrice MM est orthogonale si et seulement si ses vecteurs colonnes forment une base orthonormée. Une manière équivalente et rapide de le vérifier est de calculer le produit tMM{}^tMM et de l’égaler à la matrice identité I2I_2.

Étapes:

  1. Écrire la condition pour que MM soit orthogonale : tMM=I2{}^tMM = I_2.

  2. Calculer la transposée de MM.

    tM=(a1/21/2a){}^tM = \begin{pmatrix} a & -1/\sqrt{2} \\ 1/\sqrt{2} & a \end{pmatrix}

  3. Calculer le produit tMM{}^tMM.

    tMM=(a1/21/2a)(a1/21/2a){}^tMM = \begin{pmatrix} a & -1/\sqrt{2} \\ 1/\sqrt{2} & a \end{pmatrix} \begin{pmatrix} a & 1/\sqrt{2} \\ -1/\sqrt{2} & a \end{pmatrix}

    tMM=(a2+(1/2)2a(1/2)+(1/2)a(1/2)a+a(1/2)(1/2)2+a2){}^tMM = \begin{pmatrix} a^2 + (-1/\sqrt{2})^2 & a(1/\sqrt{2}) + (-1/\sqrt{2})a \\ (1/\sqrt{2})a + a(-1/\sqrt{2}) & (1/\sqrt{2})^2 + a^2 \end{pmatrix}

    tMM=(a2+1/2001/2+a2){}^tMM = \begin{pmatrix} a^2 + 1/2 & 0 \\ 0 & 1/2 + a^2 \end{pmatrix}

  4. Égaler le résultat à I2I_2 et résoudre pour aa.

    (a2+1/200a2+1/2)=(1001)\begin{pmatrix} a^2 + 1/2 & 0 \\ 0 & a^2 + 1/2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}

    Cela nous donne l’équation : a2+1/2=1a^2 + 1/2 = 1.

  5. Résoudre l’équation.

    a2=11/2=1/2a^2 = 1 - 1/2 = 1/2

    a=±1/2=±12=±22a = \pm \sqrt{1/2} = \pm \frac{1}{\sqrt{2}} = \pm \frac{\sqrt{2}}{2}.

Réponse: Les valeurs de aa pour lesquelles la matrice MM est orthogonale sont a=22a = \frac{\sqrt{2}}{2} et a=22a = -\frac{\sqrt{2}}{2}.


Exercice 7

Problème: La matrice suivante appartient-elle au groupe unitaire U2(C)U_2(\mathbb{C}) ? Si oui, appartient-elle au groupe spécial unitaire SU2(C)SU_2(\mathbb{C}) ?

U=12(1ii1)U = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix}

Solution

Méthode: Une matrice UU appartient au groupe unitaire Un(C)U_n(\mathbb{C}) si elle vérifie tUˉU=In{}^t\bar{U}U = I_n, où tUˉ{}^t\bar{U} est l’adjointe de UU (transposée de la conjuguée). Si c’est le cas, on calcule son déterminant. Elle appartient au groupe spécial unitaire SUn(C)SU_n(\mathbb{C}) si det(U)=1\det(U)=1.

Étapes:

  1. Calculer la matrice conjuguée Uˉ\bar{U}.

    Uˉ=12(1ii1)\bar{U} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix}

  2. Calculer l’adjointe tUˉ{}^t\bar{U}.

    tUˉ=12(1ii1){}^t\bar{U} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix} (la matrice est symétrique)

  3. Calculer le produit tUˉU{}^t\bar{U}U.

    tUˉU=(12)2(1ii1)(1ii1){}^t\bar{U}U = \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right)^2 \begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix}

    tUˉU=12(1(1)+(i)(i)1(i)+(i)(1)(i)(1)+1(i)(i)(i)+1(1)){}^t\bar{U}U = \frac{1}{2} \begin{pmatrix} 1(1) + (-i)(i) & 1(i) + (-i)(1) \\ (-i)(1) + 1(i) & (-i)(i) + 1(1) \end{pmatrix}

    tUˉU=12(1i2iii+ii2+1){}^t\bar{U}U = \frac{1}{2} \begin{pmatrix} 1 - i^2 & i - i \\ -i + i & -i^2 + 1 \end{pmatrix}

    Sachant que i2=1i^2 = -1, on a :

    tUˉU=12(1(1)00(1)+1)=12(2002)=(1001)=I2{}^t\bar{U}U = \frac{1}{2} \begin{pmatrix} 1 - (-1) & 0 \\ 0 & -(-1) + 1 \end{pmatrix} = \frac{1}{2} \begin{pmatrix} 2 & 0 \\ 0 & 2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = I_2.

    La matrice UU est donc unitaire, UU2(C)U \in U_2(\mathbb{C}).

  4. Calculer le déterminant de UU.

    det(U)=(12)2det(1ii1)\det(U) = \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right)^2 \det \begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix}

    det(U)=12(11ii)=12(1i2)=12(1(1))=22=1\det(U) = \frac{1}{2} (1 \cdot 1 - i \cdot i) = \frac{1}{2}(1 - i^2) = \frac{1}{2}(1 - (-1)) = \frac{2}{2} = 1.

Conclusion: Puisque tUˉU=I2{}^t\bar{U}U=I_2 et det(U)=1\det(U)=1, la matrice UU appartient au groupe spécial unitaire SU2(C)SU_2(\mathbb{C}).

Réponse: La matrice UU appartient à SU2(C)SU_2(\mathbb{C}).


Exercice 8

Problème: Un endomorphisme ff de R3\mathbb{R}^3 est dit une isométrie négative (ou indirecte) si c’est une isométrie et qu’il inverse l’orientation de l’espace.

Soit ss la réflexion par rapport au plan d’équation z=0z=0 (le plan (x,y)(x,y)).

  1. Donnez la matrice de ss dans la base canonique.
  2. Montrez que ss est une isométrie.
  3. Montrez que ss est une isométrie négative.
Solution

Méthode:

  1. On détermine l’image des vecteurs de la base canonique (e1,e2,e3)(e_1, e_2, e_3) par la réflexion ss. La matrice de ss aura pour colonnes les coordonnées de s(e1),s(e2),s(e3)s(e_1), s(e_2), s(e_3).
  2. On vérifie que la matrice SS de ss est orthogonale, c’est-à-dire tSS=I3{}^tSS=I_3.
  3. On calcule le déterminant de SS. Si det(S)=1\det(S)=-1, l’isométrie est négative.

Étapes:

  1. Déterminer la matrice SS. La réflexion par rapport au plan z=0z=0 envoie un vecteur (x,y,z)(x,y,z) sur (x,y,z)(x,y,-z).

    s(e1)=s(1,0,0)=(1,0,0)=e1s(e_1) = s(1,0,0) = (1,0,0) = e_1.

    s(e2)=s(0,1,0)=(0,1,0)=e2s(e_2) = s(0,1,0) = (0,1,0) = e_2.

    s(e3)=s(0,0,1)=(0,0,1)=e3s(e_3) = s(0,0,1) = (0,0,-1) = -e_3.

    La matrice est donc S=(100010001)S = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & -1 \end{pmatrix}.

  2. Vérifier que SS est orthogonale.

    tS=S=(100010001){}^tS = S = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & -1 \end{pmatrix}.

    tSS=S2=(100010001)(100010001)=(1200012000(1)2)=I3{}^tSS = S^2 = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & -1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & -1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1^2 & 0 & 0 \\ 0 & 1^2 & 0 \\ 0 & 0 & (-1)^2 \end{pmatrix} = I_3.

    Donc, ss est bien une isométrie.

  3. Calculer le déterminant de SS.

    det(S)=11(1)=1\det(S) = 1 \cdot 1 \cdot (-1) = -1.

Conclusion: Puisque ss est une isométrie et que det(S)=1\det(S)=-1, ss inverse l’orientation. C’est donc une isométrie négative.

Réponse: La matrice de ss est S=(100010001)S = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & -1 \end{pmatrix}. C’est une isométrie car tSS=I3{}^tSS = I_3 et elle est négative car det(S)=1\det(S)=-1.


Exercice 9

Problème: Dans le plan euclidien R2\mathbb{R}^2, on considère le vecteur u=(1,3)u = (1, \sqrt{3}). Trouvez un vecteur unitaire vv tel que l’angle non-orienté entre uu et vv soit de π/3\pi/3.

Solution

Méthode: Soit v=(x,y)v=(x,y) un vecteur unitaire, ce qui signifie que v=1\|v\|=1, soit x2+y2=1x^2+y^2=1. La formule de l’angle non-orienté nous dit que u,v=uvcos(θ)\langle u, v \rangle = \|u\| \|v\| \cos(\theta). Nous pouvons utiliser cette équation pour trouver une relation entre xx et yy, puis la combiner avec l’équation de la norme pour trouver les coordonnées de vv.

Étapes:

  1. Calculer la norme de uu.

    u=12+(3)2=1+3=4=2\|u\| = \sqrt{1^2 + (\sqrt{3})^2} = \sqrt{1+3} = \sqrt{4} = 2.

  2. Écrire l’équation de l’angle. On a θ=π/3\theta = \pi/3, v=1\|v\|=1 et u=2\|u\|=2.

    u,v=uvcos(π/3)=2112=1\langle u, v \rangle = \|u\| \|v\| \cos(\pi/3) = 2 \cdot 1 \cdot \frac{1}{2} = 1.

  3. Exprimer le produit scalaire en termes de coordonnées. Soit v=(x,y)v=(x,y).

    u,v=(1,3),(x,y)=1x+3y=x+3y\langle u, v \rangle = \langle (1, \sqrt{3}), (x,y) \rangle = 1 \cdot x + \sqrt{3} \cdot y = x + \sqrt{3}y.

    On a donc l’équation: x+3y=1x + \sqrt{3}y = 1.

  4. Résoudre le système de deux équations à deux inconnues.

    (1) x+3y=1    x=13yx + \sqrt{3}y = 1 \implies x = 1 - \sqrt{3}y

    (2) x2+y2=1x^2 + y^2 = 1

  5. Substituer xx de l’équation (1) dans l’équation (2).

    (13y)2+y2=1(1 - \sqrt{3}y)^2 + y^2 = 1

    123y+(3y)2+y2=11 - 2\sqrt{3}y + (\sqrt{3}y)^2 + y^2 = 1

    123y+3y2+y2=11 - 2\sqrt{3}y + 3y^2 + y^2 = 1

    4y223y=04y^2 - 2\sqrt{3}y = 0

    2y(2y3)=02y(2y - \sqrt{3}) = 0.

  6. Cette équation donne deux solutions pour yy.

    Solution A: y=0y=0. En substituant dans x=13yx = 1 - \sqrt{3}y, on obtient x=1x=1. Donc v1=(1,0)v_1 = (1,0).

    Solution B: 2y3=0    y=322y - \sqrt{3} = 0 \implies y = \frac{\sqrt{3}}{2}. En substituant, x=13(32)=132=12x = 1 - \sqrt{3}(\frac{\sqrt{3}}{2}) = 1 - \frac{3}{2} = -\frac{1}{2}. Donc v2=(1/2,3/2)v_2 = (-1/2, \sqrt{3}/2).

Conclusion: Il existe deux vecteurs unitaires qui satisfont à la condition.

Réponse: Deux vecteurs solutions possibles sont v1=(1,0)v_1 = (1,0) et v2=(12,32)v_2 = \left(-\frac{1}{2}, \frac{\sqrt{3}}{2}\right).


Exercice 10

Problème: Prouvez que le produit de deux matrices de On(R)O_n(\mathbb{R}) est encore une matrice de On(R)O_n(\mathbb{R}). Que pouvez-vous en conclure sur la structure de On(R)O_n(\mathbb{R})?

Solution

Méthode: Soient AA et BB deux matrices appartenant à On(R)O_n(\mathbb{R}). Par définition, cela signifie que tAA=In{}^tAA = I_n et tBB=In{}^tBB = I_n. Nous devons montrer que leur produit C=ABC=AB appartient aussi à On(R)O_n(\mathbb{R}), c’est-à-dire que tCC=In{}^tCC = I_n. Nous utiliserons la propriété de la transposée d’un produit : t(AB)=tBtA{}^t(AB) = {}^tB{}^tA.

Étapes:

  1. Soient A,BOn(R)A, B \in O_n(\mathbb{R}). Cela implique tAA=In{}^tAA = I_n et tBB=In{}^tBB = I_n.

  2. On veut montrer que ABOn(R)AB \in O_n(\mathbb{R}). Posons C=ABC = AB. On doit vérifier si tCC=In{}^tCC = I_n.

  3. Calculons tCC{}^tCC.

    tC=t(AB)=tBtA{}^tC = {}^t(AB) = {}^tB{}^tA.

    Donc, tCC=(tBtA)(AB)=tB(tAA)B{}^tCC = ({}^tB{}^tA)(AB) = {}^tB({}^tAA)B.

  4. Utilisons l’hypothèse que AOn(R)A \in O_n(\mathbb{R}), soit tAA=In{}^tAA = I_n.

    tB(tAA)B=tB(In)B=tBB{}^tB({}^tAA)B = {}^tB(I_n)B = {}^tBB.

  5. Utilisons l’hypothèse que BOn(R)B \in O_n(\mathbb{R}), soit tBB=In{}^tBB = I_n.

    On a donc tCC=tBB=In{}^tCC = {}^tBB = I_n.

  6. La condition est vérifiée, donc le produit ABAB est bien une matrice de On(R)O_n(\mathbb{R}).

Conclusion:

La multiplication matricielle est une loi de composition interne sur l’ensemble On(R)O_n(\mathbb{R}).

De plus :

  • La loi est associative (propriété de la multiplication matricielle).
  • Il y a un élément neutre : la matrice identité InI_n (car tInIn=In{}^tI_n I_n = I_n).
  • Tout élément AOn(R)A \in O_n(\mathbb{R}) a un inverse dans On(R)O_n(\mathbb{R}). En effet, la relation tAA=In{}^tAA = I_n montre que AA est inversible et que son inverse est A1=tAA^{-1} = {}^tA. On doit juste vérifier que tA{}^tA est aussi dans On(R)O_n(\mathbb{R}). On a t(tA)(tA)=A(tA){}^t({}^tA)({}^tA) = A({}^tA). Comme tAA=In{}^tAA=I_n, on a aussi AtA=InA{}^tA=I_n. Donc tAOn(R){}^tA \in O_n(\mathbb{R}).

Ces quatre propriétés montrent que (On(R),×)(O_n(\mathbb{R}), \times) est un groupe.

Réponse: Si A,BOn(R)A, B \in O_n(\mathbb{R}), alors t(AB)(AB)=tBtAAB=tB(In)B=tBB=In{}^t(AB)(AB) = {}^tB{}^tAAB = {}^tB(I_n)B = {}^tBB = I_n, donc ABOn(R)AB \in O_n(\mathbb{R}). On en conclut que On(R)O_n(\mathbb{R}) muni de la multiplication matricielle est un groupe.