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Exercices “Groupes d’isométries” (A)
Exercice 1
Problème: Soit f l’endomorphisme de R2 dont la matrice dans la base canonique est A=(0110). En utilisant la définition, montrez que f est une isométrie.
Solution
Méthode: Pour montrer que f est une isométrie en utilisant la définition, nous devons vérifier que pour tout vecteur x∈R2, on a ∥f(x)∥=∥x∥. On va calculer la norme au carré ∥f(x)∥2 pour un vecteur générique x=(u,v) et montrer qu’elle est égale à ∥x∥2.
Étapes:
Soit x=(uv) un vecteur quelconque de R2. Sa norme au carré est ∥x∥2=u2+v2.
Calculons l’image de x par f.
f(x)=Ax=(0110)(uv)=(vu).
Calculons la norme au carré de f(x).
∥f(x)∥2=v2+u2.
Comparons les normes au carré.
On observe que ∥f(x)∥2=v2+u2=u2+v2=∥x∥2.
Puisque les normes sont des nombres positifs, l’égalité des carrés implique l’égalité des normes : ∥f(x)∥=∥x∥.
Conclusion: L’application f préserve la norme de tout vecteur de R2, c’est donc une isométrie. Géométriquement, il s’agit de la réflexion par rapport à la droite d’équation y=x.
Réponse: L’application f est une isométrie car pour tout x=(u,v)∈R2, ∥f(x)∥2=v2+u2=∥x∥2.
Exercice 2
Problème: Soit l’endomorphisme f de l’espace euclidien R3 représenté dans la base canonique par la matrice :
M=010−100001.
Montrez que f est une isométrie en utilisant la caractérisation matricielle.
Solution
Méthode: Une des caractérisations d’une isométrie (ou transformation orthogonale dans Rn) est que sa matrice M dans une base orthonormée vérifie la relation tMM=In, où tM est la transposée de M et In est la matrice identité. La base canonique de R3 étant orthonormée, il suffit de calculer le produit tMM et de vérifier s’il est égal à I3.
Étapes:
Écrire la matrice M et sa transposée tM.
M=010−100001
tM=0−10100001
Calculer le produit tMM.
tMM=0−10100001010−100001
Effectuer la multiplication matricielle.
Le coefficient (1,1) est (0)(0)+(1)(1)+(0)(0)=1.
Le coefficient (1,2) est (0)(−1)+(1)(0)+(0)(0)=0.
Le coefficient (1,3) est (0)(0)+(1)(0)+(0)(1)=0.
Le coefficient (2,1) est (−1)(0)+(0)(1)+(0)(0)=0.
Le coefficient (2,2) est (−1)(−1)+(0)(0)+(0)(0)=1.
Le coefficient (2,3) est (−1)(0)+(0)(0)+(0)(1)=0.
Le coefficient (3,1) est (0)(0)+(0)(1)+(1)(0)=0.
Le coefficient (3,2) est (0)(−1)+(0)(0)+(1)(0)=0.
Le coefficient (3,3) est (0)(0)+(0)(0)+(1)(1)=1.
Le résultat est donc :
tMM=100010001=I3.
Conclusion: La condition tMM=I3 est vérifiée. Par conséquent, l’endomorphisme f représenté par la matrice M est une isométrie. Il s’agit d’une rotation de π/2 autour de l’axe des z.
Réponse: L’endomorphisme f est une isométrie car sa matrice M dans la base canonique vérifie tMM=I3.
Exercice 3
Problème: Dans R2 muni du produit scalaire usuel, déterminez si la matrice suivante appartient au groupe orthogonal O2(R), et si oui, au groupe spécial orthogonal SO2(R).
A=51(12−21)
Solution
Méthode: Pour qu’une matrice A appartienne à O2(R), elle doit vérifier tAA=I2. Si cette condition est remplie, on calcule son déterminant. Si det(A)=1, elle appartient à SO2(R). Si det(A)=−1, elle appartient à O2(R) mais pas à SO2(R).
La matrice A est donc bien orthogonale, elle appartient à O2(R).
Calculer le déterminant de A.
det(A)=(51)(51)−(5−2)(52)
det(A)=51−5−4=51+54=55=1.
Conclusion: Puisque tAA=I2 et det(A)=1, la matrice A appartient au groupe spécial orthogonal SO2(R).
Réponse: La matrice A appartient à SO2(R).
Exercice 4
Problème: Calculez l’angle non-orienté θ entre les vecteurs u=(1,1,0) et v=(1,0,1) dans l’espace R3 muni du produit scalaire usuel.
Solution
Méthode: L’angle non-orienté θ∈[0,π] entre deux vecteurs non nuls u et v est donné par la formule :
θ=arccos(∥u∥∥v∥⟨u,v⟩).
Il faut donc calculer le produit scalaire ⟨u,v⟩, les normes ∥u∥ et ∥v∥, puis en déduire l’angle.
Étapes:
Calculer le produit scalaire ⟨u,v⟩.
⟨u,v⟩=(1)(1)+(1)(0)+(0)(1)=1.
Calculer la norme de u.
∥u∥=12+12+02=2.
Calculer la norme de v.
∥v∥=12+02+12=2.
Calculer le cosinus de l’angle.
cos(θ)=∥u∥∥v∥⟨u,v⟩=2⋅21=21.
Trouver l’angle θ∈[0,π] correspondant.
L’unique angle θ dans l’intervalle [0,π] tel que cos(θ)=1/2 est θ=π/3.
Réponse: L’angle non-orienté entre les vecteurs u et v est θ=3π radians (ou 60 degrés).
Exercice 5
Problème: Soit E un R-espace vectoriel de dimension 3. Soit B=(e1,e2,e3) une base de E. On considère la nouvelle famille de vecteurs B′=(e1+e2,e2+e3,e3+e1).
Montrez que B′ est une base de E.
Les bases B et B′ ont-elles la même orientation ?
Solution
Méthode:
Pour montrer que B′ est une base, il suffit de montrer que la famille est libre, car elle a 3 vecteurs en dimension 3. Cela revient à montrer que la matrice de passage de B à B′ est inversible, c’est-à-dire que son déterminant est non nul.
Pour déterminer si les bases ont la même orientation, il faut examiner le signe du déterminant de la matrice de passage PB,B′. Si det(P)>0, elles ont la même orientation. Si det(P)<0, elles ont des orientations opposées.
Étapes:
Écrire la matrice de passage P=PB,B′. Les colonnes de P sont les coordonnées des vecteurs de B′ exprimés dans la base B.
Le premier vecteur est e1+e2=1⋅e1+1⋅e2+0⋅e3, donc la première colonne est 110.
Le deuxième vecteur est e2+e3=0⋅e1+1⋅e2+1⋅e3, donc la deuxième colonne est 011.
Le troisième vecteur est e3+e1=1⋅e1+0⋅e2+1⋅e3, donc la troisième colonne est 101.
La matrice de passage est donc P=110011101.
Calculer le déterminant de P. On peut utiliser la règle de Sarrus ou développer par rapport à la première ligne.
det(P)=1⋅1101−0⋅1001+1⋅1011
det(P)=1⋅(1−0)−0+1⋅(1−0)=1+1=2.
Analyser le résultat.
Puisque det(P)=2=0, la famille B′ est libre et forme donc une base de E.
Puisque det(P)=2>0, les bases B et B′ ont la même orientation.
Réponse:
B′ est une base car det(PB,B′)=2=0.
Oui, les bases ont la même orientation car det(PB,B′)=2>0.
Exercice 6
Problème: Déterminer les valeurs du réel a pour que la matrice suivante soit une matrice orthogonale :
M=(a−1/21/2a)
Solution
Méthode: Une matrice M est orthogonale si et seulement si ses vecteurs colonnes forment une base orthonormée. Une manière équivalente et rapide de le vérifier est de calculer le produit tMM et de l’égaler à la matrice identité I2.
Étapes:
Écrire la condition pour que M soit orthogonale : tMM=I2.
Réponse: Les valeurs de a pour lesquelles la matrice M est orthogonale sont a=22 et a=−22.
Exercice 7
Problème: La matrice suivante appartient-elle au groupe unitaire U2(C) ? Si oui, appartient-elle au groupe spécial unitaire SU2(C) ?
U=21(1ii1)
Solution
Méthode: Une matrice U appartient au groupe unitaire Un(C) si elle vérifie tUˉU=In, où tUˉ est l’adjointe de U (transposée de la conjuguée). Si c’est le cas, on calcule son déterminant. Elle appartient au groupe spécial unitaire SUn(C) si det(U)=1.
Conclusion: Puisque tUˉU=I2 et det(U)=1, la matrice U appartient au groupe spécial unitaire SU2(C).
Réponse: La matrice U appartient à SU2(C).
Exercice 8
Problème: Un endomorphisme f de R3 est dit une isométrie négative (ou indirecte) si c’est une isométrie et qu’il inverse l’orientation de l’espace.
Soit s la réflexion par rapport au plan d’équation z=0 (le plan (x,y)).
Donnez la matrice de s dans la base canonique.
Montrez que s est une isométrie.
Montrez que s est une isométrie négative.
Solution
Méthode:
On détermine l’image des vecteurs de la base canonique (e1,e2,e3) par la réflexion s. La matrice de s aura pour colonnes les coordonnées de s(e1),s(e2),s(e3).
On vérifie que la matrice S de s est orthogonale, c’est-à-dire tSS=I3.
On calcule le déterminant de S. Si det(S)=−1, l’isométrie est négative.
Étapes:
Déterminer la matrice S. La réflexion par rapport au plan z=0 envoie un vecteur (x,y,z) sur (x,y,−z).
Conclusion: Puisque s est une isométrie et que det(S)=−1, s inverse l’orientation. C’est donc une isométrie négative.
Réponse: La matrice de s est S=10001000−1. C’est une isométrie car tSS=I3 et elle est négative car det(S)=−1.
Exercice 9
Problème: Dans le plan euclidien R2, on considère le vecteur u=(1,3). Trouvez un vecteur unitaire v tel que l’angle non-orienté entre u et v soit de π/3.
Solution
Méthode: Soit v=(x,y) un vecteur unitaire, ce qui signifie que ∥v∥=1, soit x2+y2=1. La formule de l’angle non-orienté nous dit que ⟨u,v⟩=∥u∥∥v∥cos(θ). Nous pouvons utiliser cette équation pour trouver une relation entre x et y, puis la combiner avec l’équation de la norme pour trouver les coordonnées de v.
Étapes:
Calculer la norme de u.
∥u∥=12+(3)2=1+3=4=2.
Écrire l’équation de l’angle. On a θ=π/3, ∥v∥=1 et ∥u∥=2.
⟨u,v⟩=∥u∥∥v∥cos(π/3)=2⋅1⋅21=1.
Exprimer le produit scalaire en termes de coordonnées. Soit v=(x,y).
⟨u,v⟩=⟨(1,3),(x,y)⟩=1⋅x+3⋅y=x+3y.
On a donc l’équation: x+3y=1.
Résoudre le système de deux équations à deux inconnues.
(1) x+3y=1⟹x=1−3y
(2) x2+y2=1
Substituer x de l’équation (1) dans l’équation (2).
(1−3y)2+y2=1
1−23y+(3y)2+y2=1
1−23y+3y2+y2=1
4y2−23y=0
2y(2y−3)=0.
Cette équation donne deux solutions pour y.
Solution A: y=0. En substituant dans x=1−3y, on obtient x=1. Donc v1=(1,0).
Solution B: 2y−3=0⟹y=23. En substituant, x=1−3(23)=1−23=−21. Donc v2=(−1/2,3/2).
Conclusion: Il existe deux vecteurs unitaires qui satisfont à la condition.
Réponse: Deux vecteurs solutions possibles sont v1=(1,0) et v2=(−21,23).
Exercice 10
Problème: Prouvez que le produit de deux matrices de On(R) est encore une matrice de On(R). Que pouvez-vous en conclure sur la structure de On(R)?
Solution
Méthode: Soient A et B deux matrices appartenant à On(R). Par définition, cela signifie que tAA=In et tBB=In. Nous devons montrer que leur produit C=AB appartient aussi à On(R), c’est-à-dire que tCC=In. Nous utiliserons la propriété de la transposée d’un produit : t(AB)=tBtA.
Étapes:
Soient A,B∈On(R). Cela implique tAA=In et tBB=In.
On veut montrer que AB∈On(R). Posons C=AB. On doit vérifier si tCC=In.
Calculons tCC.
tC=t(AB)=tBtA.
Donc, tCC=(tBtA)(AB)=tB(tAA)B.
Utilisons l’hypothèse que A∈On(R), soit tAA=In.
tB(tAA)B=tB(In)B=tBB.
Utilisons l’hypothèse que B∈On(R), soit tBB=In.
On a donc tCC=tBB=In.
La condition est vérifiée, donc le produit AB est bien une matrice de On(R).
Conclusion:
La multiplication matricielle est une loi de composition interne sur l’ensemble On(R).
De plus :
La loi est associative (propriété de la multiplication matricielle).
Il y a un élément neutre : la matrice identité In (car tInIn=In).
Tout élément A∈On(R) a un inverse dans On(R). En effet, la relation tAA=In montre que A est inversible et que son inverse est A−1=tA. On doit juste vérifier que tA est aussi dans On(R). On a t(tA)(tA)=A(tA). Comme tAA=In, on a aussi AtA=In. Donc tA∈On(R).
Ces quatre propriétés montrent que (On(R),×) est un groupe.
Réponse: Si A,B∈On(R), alors t(AB)(AB)=tBtAAB=tB(In)B=tBB=In, donc AB∈On(R). On en conclut que On(R) muni de la multiplication matricielle est un groupe.