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'Chapitre 2: Groupes d''isométries - fiches de révision (A)'

Qu'est-ce qu'une isométrie dans un espace euclidien ou hermitien ?

Solution

Une isométrie est une application linéaire f:EEf: E \to E d'un espace euclidien ou hermitien EE dans lui-même qui préserve la norme.

Mathématiquement, cela se traduit par :

xE,f(x)=x\forall x \in E, \quad \|f(x)\| = \|x\|

.\|.\| est la norme issue du produit scalaire.

Explication intuitive :

Une isométrie est une transformation qui ne déforme pas les objets. Elle conserve les longueurs des vecteurs, et par conséquent, les distances entre les points et les angles entre les vecteurs. Pensez à une rotation ou une réflexion : ce sont des "mouvements rigides" qui fixent l'origine.

  • Dans un espace euclidien (sur R\mathbb{R}), on parle de transformation orthogonale.
  • Dans un espace hermitien (sur C\mathbb{C}), on parle de transformation unitaire.

Exemple : Une rotation dans le plan est une isométrie. Un vecteur tourné conserve sa longueur.

Quelles sont les propriétés équivalentes qui caractérisent une isométrie ff ?

Solution

Soit ff un endomorphisme d'un espace euclidien ou hermitien EE. Les affirmations suivantes sont équivalentes et peuvent toutes servir de définition à une isométrie :

  1. ff préserve la norme (définition de base) :

    xE,f(x)=x\forall x \in E, \|f(x)\| = \|x\|.

  2. ff préserve le produit scalaire :

    x,yE,φ(f(x),f(y))=φ(x,y)\forall x, y \in E, \varphi(f(x), f(y)) = \varphi(x, y).

    C'est une conséquence des identités de polarisation. Préserver les longueurs équivaut à préserver les angles.

  3. ff est un isomorphisme et son inverse est son adjoint :

    ff est bijectif et f1=ff^{-1} = f^*.

    Rappel : l'adjoint ff^* est l'unique endomorphisme tel que φ(f(x),y)=φ(x,f(y))\varphi(f(x), y) = \varphi(x, f^*(y)) pour tous x,yx,y.

  4. L'image d'une base orthonormée par ff est une base orthonormée.

    C'est une caractérisation très pratique pour vérifier si une transformation est une isométrie.

  5. La matrice de ff dans une base orthonormée est une matrice orthogonale (cas réel) ou unitaire (cas complexe).

    Si MM est la matrice de ff dans une base orthonormée, alors tMM=I{}^tMM = I (cas réel) ou tMˉM=I{}^t\bar{M}M = I (cas complexe).

Montrez par le calcul que la rotation d'angle θ\theta dans le plan R2\mathbb{R}^2 est une isométrie.

Solution

Soit ff la rotation d'angle θ\theta autour de l'origine. Sa matrice dans la base canonique (qui est orthonormée) est :

Rθ=(cosθsinθsinθcosθ)R_\theta = \begin{pmatrix} \cos\theta & -\sin\theta \\ \sin\theta & \cos\theta \end{pmatrix}.

Soit un vecteur quelconque x=(u,v)R2x = (u, v) \in \mathbb{R}^2. Son image par ff est f(x)=Rθ(uv)=(ucosθvsinθusinθ+vcosθ)f(x) = R_\theta \begin{pmatrix} u \\ v \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} u\cos\theta - v\sin\theta \\ u\sin\theta + v\cos\theta \end{pmatrix}.

Pour montrer que ff est une isométrie, nous devons vérifier que f(x)=x\|f(x)\| = \|x\|. Il est plus simple de comparer les normes au carré.

1. Calcul de la norme de xx au carré :

x2=u2+v2\|x\|^2 = u^2 + v^2

2. Calcul de la norme de f(x)f(x) au carré :

f(x)2=(ucosθvsinθ)2+(usinθ+vcosθ)2\|f(x)\|^2 = (u\cos\theta - v\sin\theta)^2 + (u\sin\theta + v\cos\theta)^2

Développons les deux termes :

=(u2cos2θ2uvcosθsinθ+v2sin2θ)+(u2sin2θ+2uvsinθcosθ+v2cos2θ)= (u^2\cos^2\theta - 2uv\cos\theta\sin\theta + v^2\sin^2\theta) + (u^2\sin^2\theta + 2uv\sin\theta\cos\theta + v^2\cos^2\theta)

Regroupons les termes en u2u^2 et v2v^2 :

=u2(cos2θ+sin2θ)+v2(sin2θ+cos2θ)= u^2(\cos^2\theta + \sin^2\theta) + v^2(\sin^2\theta + \cos^2\theta)

En utilisant l'identité cos2θ+sin2θ=1\cos^2\theta + \sin^2\theta = 1, on obtient :

=u2(1)+v2(1)=u2+v2= u^2(1) + v^2(1) = u^2 + v^2

Conclusion :

On a bien f(x)2=x2\|f(x)\|^2 = \|x\|^2. Puisque les normes sont positives, cela implique f(x)=x\|f(x)\| = \|x\|. La rotation préserve la norme, c'est donc une isométrie.

Pourquoi une homothétie de rapport k±1k \neq \pm 1 n'est-elle pas une isométrie ?

Solution

Une homothétie de rapport kk est une application h:EEh: E \to E définie par h(x)=kxh(x) = kx.

Pour qu'elle soit une isométrie, elle doit préserver la norme pour tout vecteur xEx \in E, c'est-à-dire h(x)=x\|h(x)\| = \|x\|.

Calculons la norme de l'image h(x)h(x) :

h(x)=kx\|h(x)\| = \|kx\|

Par propriété de la norme, on peut sortir le scalaire kk en prenant sa valeur absolue :

h(x)=kx\|h(x)\| = |k| \|x\|

La condition d'isométrie kx=x|k| \|x\| = \|x\| doit être vraie pour tout xx. Si on prend un vecteur xx non nul, on peut diviser par x\|x\| et obtenir :

k=1|k| = 1

Ce qui signifie k=1k=1 ou k=1k=-1.

Conclusion :

Si k±1k \neq \pm 1, alors k1|k| \neq 1, et l'égalité h(x)=x\|h(x)\| = \|x\| n'est pas satisfaite pour les vecteurs non nuls. Par conséquent, une homothétie de rapport k±1k \neq \pm 1 n'est pas une isométrie. Elle agrandit (k>1|k|>1) ou rétrécit (k<1|k|<1) les vecteurs.

Qu'est-ce que le groupe orthogonal On(R)O_n(\mathbb{R}) et le groupe spécial orthogonal SOn(R)SO_n(\mathbb{R}) ?

Solution

Le groupe orthogonal d'ordre nn, noté On(R)O_n(\mathbb{R}), est l'ensemble des matrices réelles carrées MM de taille n×nn \times n qui représentent des isométries de l'espace euclidien Rn\mathbb{R}^n dans sa base canonique.

La condition pour qu'une matrice MM soit dans On(R)O_n(\mathbb{R}) est :

tMM=In{}^tMM = I_n

tM{}^tM est la transposée de MM et InI_n est la matrice identité. Cette condition implique que MM est inversible et que M1=tMM^{-1} = {}^tM.

Le groupe spécial orthogonal d'ordre nn, noté SOn(R)SO_n(\mathbb{R}), est un sous-ensemble de On(R)O_n(\mathbb{R}). Il contient uniquement les matrices orthogonales dont le déterminant est égal à 1.

SOn(R)={MOn(R)det(M)=1}SO_n(\mathbb{R}) = \{ M \in O_n(\mathbb{R}) \mid \det(M)=1 \}

Signification géométrique :

  • Les matrices de On(R)O_n(\mathbb{R}) correspondent à toutes les isométries (rotations, réflexions...).
  • Les matrices de SOn(R)SO_n(\mathbb{R}) correspondent aux isométries qui préservent l'orientation de l'espace (les rotations, aussi appelées isométries directes).

Quelle est la valeur possible du déterminant d'une matrice orthogonale et quelle est sa signification ?

Solution

Si MM est une matrice du groupe orthogonal On(R)O_n(\mathbb{R}), alors son déterminant ne peut prendre que deux valeurs : 1 ou -1.

Démonstration :

La définition d'une matrice orthogonale est tMM=In{}^tMM = I_n.

En appliquant le déterminant des deux côtés :

det(tMM)=det(In)\det({}^tMM) = \det(I_n)

On utilise les propriétés du déterminant : det(AB)=det(A)det(B)\det(AB) = \det(A)\det(B) et det(tM)=det(M)\det({}^tM) = \det(M).

det(tM)det(M)=1\det({}^tM)\det(M) = 1

(det(M))2=1(\det(M))^2 = 1

L'unique solution réelle de cette équation est det(M)=±1\det(M) = \pm 1.

Signification géométrique :

Le signe du déterminant d'une isométrie indique si elle préserve ou inverse l'orientation de l'espace.

  • det(M)=1\det(M) = 1 : L'isométrie préserve l'orientation. On parle d'isométrie directe. Géométriquement, cela correspond à des rotations. L'ensemble de ces matrices forme le groupe spécial orthogonal SOn(R)SO_n(\mathbb{R}).

  • det(M)=1\det(M) = -1 : L'isométrie inverse l'orientation. On parle d'isométrie indirecte. Géométriquement, cela correspond à des réflexions ou des compositions d'une rotation et d'une réflexion.

Quelle est la formule pour calculer l'angle non-orienté θ\theta entre deux vecteurs non nuls ?

Solution

Dans un espace euclidien (E,φ)(E, \varphi), l'angle non-orienté θ\theta entre deux vecteurs non nuls xx et yy est l'unique réel dans l'intervalle [0,π][0, \pi] défini par la formule :

θ=arccos(φ(x,y)xy)\theta = \arccos\left(\frac{\varphi(x,y)}{\|x\|\|y\|}\right)

Explication des termes :

  • φ(x,y)\varphi(x,y) est le produit scalaire entre xx et yy.
  • x\|x\| et y\|y\| sont les normes (longueurs) respectives des vecteurs xx et yy.
  • arccos\arccos est la fonction arc cosinus, qui renvoie un angle dans [0,π][0, \pi].

Pourquoi cette formule est-elle toujours valide ?

L'inégalité de Cauchy-Schwarz garantit que φ(x,y)xy|\varphi(x,y)| \le \|x\|\|y\|.

Par conséquent, la fraction φ(x,y)xy\frac{\varphi(x,y)}{\|x\|\|y\|} est toujours un nombre compris entre -1 et 1, ce qui est le domaine de définition de la fonction arccos\arccos.

Cet angle est dit "non-orienté" car il ne dépend pas de l'ordre des vecteurs : θ(x,y)=θ(y,x)\theta(x,y) = \theta(y,x).

Comment calculer l'angle non-orienté entre les vecteurs x=(1,2,3)x=(1, 2, 3) et y=(1,1,1)y=(1, 1, -1) dans R3\mathbb{R}^3 ?

Solution

On utilise la formule θ=arccos(x,yxy)\theta = \arccos\left(\frac{\langle x,y \rangle}{\|x\|\|y\|}\right), où ,\langle \cdot, \cdot \rangle est le produit scalaire canonique de R3\mathbb{R}^3.

Étapes :

  1. Calculer le produit scalaire x,y\langle x, y \rangle :

    x,y=(1)(1)+(2)(1)+(3)(1)=1+23=0\langle x, y \rangle = (1)(1) + (2)(1) + (3)(-1) = 1 + 2 - 3 = 0

  2. Analyser le résultat :

    Puisque le produit scalaire est nul, les vecteurs sont orthogonaux. Nous n'avons même pas besoin de calculer les normes.

  3. Calculer le cosinus de l'angle :

    cos(θ)=x,yxy=0xy=0\cos(\theta) = \frac{\langle x,y \rangle}{\|x\|\|y\|} = \frac{0}{\|x\|\|y\|} = 0

    (Note : les vecteurs ne sont pas nuls, donc leurs normes ne sont pas nulles).

  4. Trouver l'angle θ\theta :

    L'unique angle θ\theta dans l'intervalle [0,π][0, \pi] tel que cos(θ)=0\cos(\theta) = 0 est :

    θ=arccos(0)=π2\theta = \arccos(0) = \frac{\pi}{2}

Conclusion : L'angle entre les vecteurs xx et yy est de π2\frac{\pi}{2} radians (ou 90 degrés). Ils sont orthogonaux.

Quand dit-on que deux bases B\mathcal{B} et B\mathcal{B}' d'un espace vectoriel réel ont la même orientation ?

Solution

Deux bases B\mathcal{B} et B\mathcal{B}' d'un R\mathbb{R}-espace vectoriel de dimension finie sont dites de même orientation si la matrice de passage de B\mathcal{B} à B\mathcal{B}', notée PBBP_{\mathcal{B} \to \mathcal{B}'}, a un déterminant strictement positif.

det(PBB)>0\det(P_{\mathcal{B} \to \mathcal{B}'}) > 0

Si le déterminant est strictement négatif (det(PBB)<0\det(P_{\mathcal{B} \to \mathcal{B}'}) < 0), les bases sont dites d'orientations opposées.

Explication :

La relation "avoir la même orientation" est une relation d'équivalence. Elle divise l'ensemble de toutes les bases possibles en exactement deux classes. Orienter un espace, c'est choisir l'une de ces deux classes comme étant la classe des bases "directes" (ou positives). L'autre classe est alors celle des bases "indirectes" (ou négatives).

Par convention, dans Rn\mathbb{R}^n, la base canonique est choisie comme base directe de référence.

Expliquez ce que signifie "orienter un espace vectoriel" et le lien avec le déterminant d'un endomorphisme.

Solution

Orienter un espace vectoriel réel de dimension finie, c'est choisir une "direction de référence". Techniquement, cela consiste à décréter que l'une des deux classes d'orientation des bases est "directe" (ou "positive").

  • En dimension 2 (plan) : Choisir une orientation, c'est choisir un sens de rotation comme étant le sens positif (généralement le sens anti-horaire, dit trigonométrique). Une base (u,v)(u,v) est directe si on passe de uu à vv par une rotation dans ce sens positif d'un angle inférieur à π\pi.
  • En dimension 3 (espace) : Choisir une orientation, c'est choisir une règle de "chiralité", comme la règle de la main droite. Une base (u,v,w)(u,v,w) est directe si elle se comporte comme les doigts (pouce, index, majeur) d'une main droite.

Lien avec le déterminant d'un endomorphisme :

Le signe du déterminant d'un endomorphisme ff nous dit comment ff transforme l'orientation de l'espace.

  • Si det(f)>0\det(f) > 0, ff préserve l'orientation. L'image d'une base directe par ff est une autre base directe. L'image d'une base indirecte est une autre base indirecte.

    Exemple : Les rotations ont un déterminant de +1.

  • Si det(f)<0\det(f) < 0, ff inverse l'orientation. L'image d'une base directe par ff devient une base indirecte, et vice-versa.

    Exemple : Les réflexions ont un déterminant de -1.

  • Si det(f)=0\det(f) = 0, ff n'est pas un automorphisme, l'image n'est plus une base, la notion d'orientation ne s'applique pas à l'image.

Les bases B1=((1,0),(0,1))\mathcal{B}_1 = ((1,0), (0,1)) et B2=((0,1),(1,0))\mathcal{B}_2 = ((0,1), (1,0)) de R2\mathbb{R}^2 ont-elles la même orientation ?

Solution

Pour déterminer si les deux bases ont la même orientation, nous devons calculer le déterminant de la matrice de passage de B1\mathcal{B}_1 à B2\mathcal{B}_2.

La base B1\mathcal{B}_1 est la base canonique de R2\mathbb{R}^2, notons ses vecteurs e1=(1,0)e_1 = (1,0) et e2=(0,1)e_2 = (0,1).

La base B2\mathcal{B}_2 est constituée des vecteurs u1=(0,1)u_1 = (0,1) et u2=(1,0)u_2 = (1,0).

La matrice de passage PB1B2P_{\mathcal{B}_1 \to \mathcal{B}_2} a pour colonnes les coordonnées des vecteurs de B2\mathcal{B}_2 exprimées dans la base B1\mathcal{B}_1.

  • u1=(0,1)=0e1+1e2u_1 = (0,1) = 0 \cdot e_1 + 1 \cdot e_2. La première colonne est (01)\begin{pmatrix} 0 \\ 1 \end{pmatrix}.
  • u2=(1,0)=1e1+0e2u_2 = (1,0) = 1 \cdot e_1 + 0 \cdot e_2. La deuxième colonne est (10)\begin{pmatrix} 1 \\ 0 \end{pmatrix}.

La matrice de passage est donc :

P=(0110)P = \begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}

Maintenant, calculons son déterminant :

det(P)=(0)(0)(1)(1)=1\det(P) = (0)(0) - (1)(1) = -1

Conclusion :

Le déterminant est négatif (det(P)<0\det(P) < 0). Par conséquent, les bases B1\mathcal{B}_1 et B2\mathcal{B}_2 ont des orientations opposées. Si B1\mathcal{B}_1 est considérée comme directe (ce qui est la convention), alors B2\mathcal{B}_2 est une base indirecte.