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Dérivées - preuves (A)
Dérivabilité et Continuité
Démontrez que si une fonction est dérivable en un point , alors elle est nécessairement continue en ce point .
Indice
Pour prouver la continuité de en , vous devez montrer que , ce qui est équivalent à montrer que .
Essayez de relier l'expression au taux d'accroissement , dont vous connaissez la limite par hypothèse.
Solution
Par hypothèse, la fonction est dérivable au point . Cela signifie que la limite du taux d'accroissement existe et est finie. Nous la notons :
Notre objectif est de prouver que est continue en , c'est-à-dire que . Ceci est équivalent à montrer que .
Pour , nous pouvons écrire l'identité algébrique suivante :
Nous allons maintenant calculer la limite de cette expression lorsque tend vers . En utilisant les propriétés des limites (la limite d'un produit est le produit des limites, si elles existent), nous avons :
Par définition de la dérivabilité, nous savons que le premier terme de la limite est . Le second terme est clairement :
Nous avons donc montré que , ce qui implique que .
Conclusion : Ceci est exactement la définition de la continuité de au point . Par conséquent, si est dérivable en , elle est continue en .
Dérivée d'une somme de fonctions
Soient et deux fonctions dérivables en un point . Démontrez que leur somme est également dérivable en et que .
Indice
Commencez par écrire la définition du nombre dérivé pour la fonction au point .
Le taux d'accroissement de en est . Remplacez par son expression en termes de et , puis réarrangez les termes pour faire apparaître les taux d'accroissement de et de .
Solution
Pour démontrer que la fonction est dérivable en et trouver sa dérivée, nous devons calculer la limite de son taux d'accroissement lorsque .
Étape 1 : Écrire le taux d'accroissement de S
Le taux d'accroissement de entre et est :
Étape 2 : Réarranger les termes
Nous pouvons regrouper les termes concernant et ceux concernant :
En séparant la fraction en deux, on obtient :
Étape 3 : Passer à la limite
Nous devons maintenant calculer la limite de cette expression lorsque .
Puisque la limite d'une somme est la somme des limites (si elles existent), nous pouvons écrire :
Conclusion : Par hypothèse, et sont dérivables en . Nous reconnaissons donc leurs nombres dérivés respectifs :
La limite existe et est finie, donc la fonction est dérivable en et sa dérivée est la somme des dérivées.
Dérivée d'un produit de fonctions
Soient et deux fonctions dérivables en un point . Démontrez que leur produit est également dérivable en et que .
Indice
Commencez par écrire le taux d'accroissement de en . Vous obtiendrez l'expression .
L'astuce consiste à ajouter et soustraire un même terme au numérateur pour faire apparaître les taux d'accroissement de et de . Le terme "magique" à utiliser est (ou de manière équivalente ).
Solution
Pour démontrer la formule de dérivation d'un produit, nous partons de la définition de la dérivée appliquée à la fonction .
Étape 1 : Écrire le taux d'accroissement de P
Le taux d'accroissement de entre et est :
Étape 2 : Ajouter et soustraire un terme
Nous ajoutons et soustrayons le terme au numérateur :
Étape 3 : Factoriser et séparer l'expression
On factorise les deux premiers termes par et les deux derniers par :
On peut maintenant séparer la fraction en deux parties :
Étape 4 : Passer à la limite
Nous calculons la limite de cette expression lorsque :
En utilisant les propriétés des limites :
Comme est dérivable en , elle y est aussi continue, donc . Les autres limites sont, par définition, , , et .
Conclusion : En substituant ces valeurs, nous obtenons :
La limite existe et est finie, donc est dérivable en et .
Dérivée d'un quotient de fonctions
Soient et deux fonctions dérivables en un point , avec . Démontrez que leur quotient est également dérivable en et que .
Indice
Écrivez le taux d'accroissement de en . Mettez l'expression au même dénominateur.
Au numérateur, vous obtiendrez . Comme pour la preuve du produit, ajoutez et soustrayez un terme judicieusement choisi. Le terme est un bon candidat.
Solution
Soit . Nous partons de la définition de la dérivée.
Étape 1 : Écrire le taux d'accroissement de Q
Étape 2 : Simplifier l'expression
Mettons le numérateur au même dénominateur, :
Étape 3 : Ajouter et soustraire un terme
Au numérateur de la grande fraction, ajoutons et soustrayons le terme :
Étape 4 : Factoriser et réarranger
Factorisons par et :
Séparons en deux fractions :
Étape 5 : Passer à la limite
Calculons la limite lorsque . Comme est dérivable en , elle y est continue, donc . Par hypothèse, .
Les autres termes tendent vers et .
Conclusion : En simplifiant, nous obtenons la formule de la dérivée d'un quotient :
La limite existe et est finie, ce qui prouve le résultat.
Règle de dérivation en chaîne
Soit une fonction dérivable en et une fonction dérivable en . Démontrez que la fonction composée est dérivable en et que .
Indice
Une preuve totalement rigoureuse est délicate à cause du dénominateur qui peut s'annuler pour des . Pour contourner ce problème, on introduit une fonction auxiliaire qui représente "l'erreur" dans l'approximation affine de au voisinage de .
Définissez une fonction pour par et prolongez-la par continuité en en posant . Montrez que est toujours vraie et que est continue en . Appliquez ensuite cette relation à et .
Solution
Soit . Par hypothèse, est dérivable en et est dérivable en .
Étape 1 : Introduction d'une fonction auxiliaire
Considérons la fonction définie sur le domaine de par :
Puisque est dérivable en , on a .
Ceci montre que la fonction est continue en .
Par construction, l'égalité est vraie pour tout dans le domaine de . Si , c'est la définition de . Si , les deux côtés sont nuls.
Étape 2 : Application à la fonction composée
Considérons le taux d'accroissement de au point , pour :
En posant et , on peut utiliser l'égalité de l'étape 1 :
Donc, le taux d'accroissement de devient :
Cette égalité est valable pour tout .
Étape 3 : Passage à la limite
Nous cherchons la limite de cette expression quand :
La deuxième limite est par définition .
Pour la première limite, on sait que est dérivable en , donc elle est continue en . Ainsi, .
Comme est continue en , par composition de limites, on a .
Conclusion : En substituant les valeurs des limites, on obtient :
En remplaçant par , on a la formule de la règle de la chaîne :
Formule de Leibniz
Soient et deux fonctions fois dérivables. Démontrez par récurrence sur la formule de Leibniz pour la dérivée -ième de leur produit :
Indice
Initialisation : Vérifiez que la formule est vraie pour .
Hérédité : Supposez que la formule est vraie pour un certain entier . Vous voulez la prouver pour .
Commencez par écrire . Utilisez l'hypothèse de récurrence pour remplacer . Vous obtiendrez la dérivée d'une somme.
Appliquez la règle de dérivation d'un produit à chaque terme de la somme. Vous obtiendrez deux sommes. Effectuez un changement d'indice dans l'une des deux sommes pour pouvoir les regrouper. Utilisez la relation de Pascal : .
Solution
Nous allons prouver la formule de Leibniz par récurrence sur l'entier . Soit la proposition : .
Étape 1 : Initialisation (n=1)
Pour , la formule s'écrit :
Sachant que , , , , et , on obtient :
C'est la formule classique de la dérivée d'un produit. La proposition est donc vraie.
Étape 2 : Hérédité
Supposons que est vraie pour un certain . Montrons que est vraie.
On a . En utilisant l'hypothèse de récurrence :
Par linéarité de la dérivation :
On applique la règle de dérivation du produit à chaque terme :
On sépare la somme en deux :
Dans la première somme, effectuons le changement d'indice (donc ). Lorsque va de à , va de à .
Renommons l'indice en dans la première somme :
On isole les termes extrêmes ( dans la deuxième somme et dans la première) et on regroupe les termes pour de à :
En utilisant la relation de Pascal , et sachant que et , on obtient :
Cette expression est exactement .
Ceci est la proposition .
Conclusion : Par le principe de récurrence, la formule de Leibniz est vraie pour tout .
Théorème de Rolle
Soit une fonction continue sur , dérivable sur , et telle que . Démontrez qu'il existe au moins un point tel que .
Indice
Le point de départ est le théorème des bornes atteintes : une fonction continue sur un segment atteint son maximum et son minimum.
Considérez deux cas :
- La fonction est constante sur . Que pouvez-vous dire de sa dérivée ?
- La fonction n'est pas constante. Dans ce cas, au moins l'un de ses extremums (maximum ou minimum) est atteint en un point à l'intérieur de l'intervalle, c'est-à-dire . Utilisez alors la condition nécessaire du premier ordre pour un extremum local.
Solution
Soit une fonction satisfaisant les hypothèses du théorème de Rolle.
Étape 1 : Utilisation du théorème des bornes atteintes
La fonction est continue sur l'intervalle fermé et borné . D'après le théorème des bornes atteintes, est bornée sur et atteint ses bornes. Il existe donc et tels que pour tout , on a . De plus, il existe des points tels que (minimum) et (maximum).
Étape 2 : Distinction de deux cas
-
Cas 1 : La fonction est constante.
Si , cela signifie que la fonction est constante sur . Dans ce cas, pour n'importe quel point , sa dérivée est nulle, . Le théorème est vérifié.
-
Cas 2 : La fonction n'est pas constante.
Si , alors au moins l'une de ces valeurs est différente de la valeur commune .
Supposons que . Le maximum n'est donc pas atteint aux bornes ou . Il est atteint en un point qui doit se trouver à l'intérieur de l'intervalle, i.e., .
(Si , alors on aurait , et le minimum serait atteint en un point ; le raisonnement est identique).
Étape 3 : Application de la condition nécessaire d'extremum
Nous avons trouvé un point où admet un extremum local (ici un maximum). Par hypothèse, est dérivable sur , donc elle est dérivable en .
D'après le théorème de Fermat (condition nécessaire du premier ordre), si une fonction dérivable atteint un extremum local en un point intérieur à son domaine, sa dérivée en ce point est nulle.
Donc, .
Conclusion : Dans les deux cas, nous avons démontré l'existence d'au moins un point tel que .
Théorème des Accroissements Finis
Soit une fonction continue sur et dérivable sur . Démontrez qu'il existe au moins un point tel que .
Indice
L'idée est de se ramener au théorème de Rolle. Pour cela, il faut construire une fonction auxiliaire qui satisfait les trois hypothèses du théorème de Rolle, en particulier .
Considérez la fonction comme l'écart vertical entre la courbe de et la droite (la corde) passant par les points et . L'équation de cette corde est .
Définissez et vérifiez qu'elle satisfait les hypothèses de Rolle. Appliquez ensuite le théorème de Rolle à .
Solution
Étape 1 : Construction d'une fonction auxiliaire
Nous voulons utiliser le théorème de Rolle. Pour ce faire, nous introduisons une fonction auxiliaire qui vérifie les hypothèses de ce théorème. Soit la fonction définie sur par :
Cette fonction représente la différence entre et la valeur sur la droite passant par et .
Étape 2 : Vérification des hypothèses du théorème de Rolle pour g
-
Continuité : est continue sur par hypothèse. Le terme est une fonction affine, donc elle est continue sur . La fonction , étant la différence de deux fonctions continues, est continue sur .
-
Dérivabilité : De même, est dérivable sur et la fonction affine l'est aussi. Donc est dérivable sur .
-
Égalité aux bornes : Calculons et .
On a bien .
Étape 3 : Application du théorème de Rolle
La fonction satisfait les trois hypothèses du théorème de Rolle. Il existe donc au moins un point tel que .
Calculons la dérivée de :
Le terme et le coefficient sont des constantes par rapport à .
La condition se traduit par :
Conclusion : En réarrangeant les termes, on obtient le résultat souhaité :
Monotonie et signe de la dérivée
Soit une fonction continue sur un intervalle et dérivable sur l'intérieur de . Démontrez que si pour tout à l'intérieur de , alors est strictement croissante sur .
Indice
Pour montrer que est strictement croissante, vous devez prendre deux points quelconques et dans tels que et montrer que .
Appliquez le Théorème des Accroissements Finis (TAF) à la fonction sur l'intervalle . Le TAF garantit l'existence d'un . Utilisez l'information que vous avez sur le signe de .
Solution
Pour démontrer que est strictement croissante sur l'intervalle , nous devons montrer que pour toute paire de points dans avec , on a .
Étape 1 : Choisir deux points et un intervalle
Soient et deux points quelconques de tels que .
Considérons l'intervalle fermé , qui est inclus dans .
Étape 2 : Appliquer le Théorème des Accroissements Finis (TAF)
La fonction est continue sur et dérivable sur car ces intervalles sont inclus dans où a ces propriétés.
D'après le TAF, il existe au moins un point tel que :
Étape 3 : Utiliser l'hypothèse sur le signe de la dérivée
Par hypothèse, nous savons que pour tout à l'intérieur de . Comme , est à l'intérieur de , donc .
En substituant dans l'équation du TAF, nous avons :
Étape 4 : Conclure sur le signe de
Puisque nous avons choisi , le dénominateur est strictement positif.
Pour que le quotient soit strictement positif, le numérateur doit également être strictement positif.
Donc, , ce qui est équivalent à .
Conclusion : Nous avons montré que pour tous tels que , on a . Ceci est la définition d'une fonction strictement croissante sur .
Condition nécessaire d'extremum local (Théorème de Fermat)
Soit une fonction définie sur un intervalle ouvert . Si admet un extremum local en un point et si est dérivable en , alors démontrez que .
Indice
Supposez que admet un maximum local en (le raisonnement pour un minimum est similaire).
Par définition, il existe un voisinage de où .
Étudiez le signe du taux d'accroissement de part et d'autre de .
- Pour (et proche de ), quel est le signe du taux d'accroissement ? Quelle est la conséquence pour la limite à droite, ?
- Pour (et proche de ), quel est le signe du taux d'accroissement ? Quelle est la conséquence pour la limite à gauche, ?
Puisque est dérivable en , on doit avoir . Concluez.
Solution
Supposons, sans perte de généralité, que admet un maximum local en . Cela signifie qu'il existe un intervalle ouvert contenant tel que pour tout , on a .
Ceci implique que pour tout , .
Par hypothèse, est dérivable en , ce qui signifie que la limite existe et est finie. Cette limite doit être la même que l'on approche par la droite () ou par la gauche ().
Étape 1 : Étude de la dérivée à droite ()
Considérons des suffisamment petits pour que .
Pour ces , nous avons :
- (car est dans le voisinage du maximum)
Le taux d'accroissement est donc le quotient d'un nombre négatif ou nul par un nombre strictement positif :
En passant à la limite lorsque , et par le théorème de conservation des inégalités pour les limites, on obtient :
Étape 2 : Étude de la dérivée à gauche ()
Considérons des suffisamment petits pour que .
Pour ces , nous avons :
Le taux d'accroissement est donc le quotient d'un nombre négatif ou nul par un nombre strictement négatif :
En passant à la limite lorsque , on obtient :
Étape 3 : Conclusion
Puisque est dérivable en , ses dérivées à gauche et à droite doivent exister et être égales :
D'après les étapes 1 et 2, nous avons :
et .
La seule façon pour qu'un nombre soit à la fois inférieur ou égal à zéro et supérieur ou égal à zéro est que ce nombre soit zéro.
Conclusion : Nous avons donc nécessairement . (Le cas où admet un minimum local se traite de façon analogue, en inversant les inégalités).