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Dérivées


Concept 1: Dérivée en un point et continuité

Prérequis

  • Notion de limite d’une fonction : Comprendre ce que signifie limxaf(x)=L\lim_{x \to a} f(x) = L.
  • Notion de continuité : Savoir qu’une fonction ff est continue en aa si limxaf(x)=f(a)\lim_{x \to a} f(x) = f(a).
  • Taux d’accroissement : Connaître la notion de taux d’accroissement moyen d’une fonction entre deux points, f(b)f(a)ba\frac{f(b) - f(a)}{b - a}.

Définition

Soit ff une fonction définie sur un intervalle II de R\mathbb{R} et soit aa un point de II.

On dit que ff est dérivable au point aa si la limite du taux d’accroissement de ff entre aa et a+ha+h existe et est finie lorsque hh tend vers 00. Cette limite est appelée le nombre dérivé de ff en aa et est notée f(a)f'(a).

Mathématiquement, cela s’écrit :

f(a)=limh0f(a+h)f(a)hf'(a) = \lim_{h \to 0} \frac{f(a+h) - f(a)}{h}

Une formulation équivalente est :

f(a)=limxaf(x)f(a)xaf'(a) = \lim_{x \to a} \frac{f(x) - f(a)}{x - a}

Dérivées à gauche et à droite :

Une fonction est dérivable en aa si et seulement si ses dérivées à gauche et à droite en aa existent et sont égales.

  • Dérivée à droite : fd(a)=limh0+f(a+h)f(a)hf'_d(a) = \lim_{h \to 0^+} \frac{f(a+h) - f(a)}{h}
  • Dérivée à gauche : fg(a)=limh0f(a+h)f(a)hf'_g(a) = \lim_{h \to 0^-} \frac{f(a+h) - f(a)}{h}

La fonction ff est dérivable en aa si fd(a)=fg(a)f'_d(a) = f'_g(a).

Propriétés Clés

  • Interprétation géométrique : Le nombre dérivé f(a)f'(a) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe représentative de ff au point d’abscisse aa. L’équation de cette tangente est :

    y=f(a)+f(a)(xa)y = f(a) + f'(a)(x - a)

  • Interprétation cinématique : Si f(t)f(t) représente la position d’un objet à l’instant tt, alors f(a)f'(a) représente sa vitesse instantanée à l’instant aa.

  • Lien avec la continuité : Si une fonction ff est dérivable en un point aa, alors elle est nécessairement continue en ce point aa. La réciproque est fausse.

Exemples

Exemple 1 : Fonction quadratique

Soit la fonction f(x)=x2f(x) = x^2. Calculons sa dérivée au point a=3a=3.

On utilise la définition :

f(3)=limh0f(3+h)f(3)h=limh0(3+h)232hf'(3) = \lim_{h \to 0} \frac{f(3+h) - f(3)}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{(3+h)^2 - 3^2}{h}

=limh09+6h+h29h=limh06h+h2h=limh0(6+h)=6= \lim_{h \to 0} \frac{9 + 6h + h^2 - 9}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{6h + h^2}{h} = \lim_{h \to 0} (6+h) = 6

Ainsi, ff est dérivable en 33 et f(3)=6f'(3)=6. La tangente à la parabole au point (3,9)(3, 9) a une pente de 66.

Exemple 2 : Fonction inverse

Soit la fonction g(x)=1xg(x) = \frac{1}{x} pour x0x \neq 0. Calculons sa dérivée au point a=2a=2.

g(2)=limh0g(2+h)g(2)h=limh012+h12hg'(2) = \lim_{h \to 0} \frac{g(2+h) - g(2)}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{\frac{1}{2+h} - \frac{1}{2}}{h}

=limh02(2+h)2(2+h)h=limh0h2h(2+h)=limh012(2+h)=14= \lim_{h \to 0} \frac{\frac{2 - (2+h)}{2(2+h)}}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{-h}{2h(2+h)} = \lim_{h \to 0} \frac{-1}{2(2+h)} = -\frac{1}{4}

Ainsi, gg est dérivable en 22 et g(2)=1/4g'(2) = -1/4.

Exemple 3 : Fonction affine

Soit la fonction k(x)=4x5k(x) = 4x - 5. Calculons sa dérivée en un point aa quelconque.

k(a)=limh0k(a+h)k(a)h=limh0(4(a+h)5)(4a5)hk'(a) = \lim_{h \to 0} \frac{k(a+h) - k(a)}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{(4(a+h) - 5) - (4a - 5)}{h}

=limh04a+4h54a+5h=limh04hh=4= \lim_{h \to 0} \frac{4a + 4h - 5 - 4a + 5}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{4h}{h} = 4

Le nombre dérivé est constant et égal à 44, ce qui correspond bien à la pente de la droite.

Contre-exemples

Contre-exemple 1 : Continuité sans dérivabilité

La fonction valeur absolue f(x)=xf(x) = |x| est continue en 00, mais n’y est pas dérivable.

  • Dérivée à droite en 00 : limh0+0+h0h=limh0+hh=1\lim_{h \to 0^+} \frac{|0+h| - |0|}{h} = \lim_{h \to 0^+} \frac{h}{h} = 1.
  • Dérivée à gauche en 00 : limh00+h0h=limh0hh=1\lim_{h \to 0^-} \frac{|0+h| - |0|}{h} = \lim_{h \to 0^-} \frac{-h}{h} = -1.

Comme fd(0)fg(0)f'_d(0) \neq f'_g(0), la fonction n’est pas dérivable en 00. Géométriquement, la courbe présente un “point anguleux”.

Contre-exemple 2 : Tangente verticale

La fonction racine cubique g(x)=x1/3g(x) = x^{1/3} est continue en 00, mais n’y est pas dérivable.

g(0)=limh0h1/30h=limh01h2/3=+g'(0) = \lim_{h \to 0} \frac{h^{1/3} - 0}{h} = \lim_{h \to 0} \frac{1}{h^{2/3}} = +\infty

La limite n’est pas finie, donc la fonction n’est pas dérivable en 00. Géométriquement, la courbe admet une tangente verticale au point (0,0)(0,0).

Concepts Connexes

  • Fonction dérivée : Si une fonction est dérivable en tout point d’un intervalle, on peut définir la fonction dérivée ff' qui à chaque xx associe f(x)f'(x).
  • Approximation affine : La dérivée est la base de l’approximation locale d’une fonction par une fonction affine (sa tangente). f(a+h)f(a)+f(a)hf(a+h) \approx f(a) + f'(a)h.

Applications

  • Optimisation : Trouver les maximums et minimums d’une fonction.
  • Physique : Calcul de la vitesse et de l’accélération.
  • Économie : Analyse marginale (coût marginal, revenu marginal).

Concept 2: Règles de dérivation (Opérations algébriques)

Prérequis

  • Concept 1: Dérivée en un point : Maîtrise de la définition de la dérivée.
  • Algèbre des fonctions : Savoir additionner, multiplier et diviser des fonctions.

Définition

Soient ff et gg deux fonctions dérivables sur un intervalle II et λ\lambda un nombre réel. Les fonctions obtenues par opérations algébriques sur ff et gg sont également dérivables sur II (sous conditions pour le quotient), et leurs dérivées sont données par les formules suivantes :

  1. Somme : (f+g)=f+g(f + g)' = f' + g'
  2. Produit par un scalaire : (λf)=λf(\lambda f)' = \lambda f'
  3. Produit : (fg)=fg+fg(fg)' = f'g + fg'
  4. Quotient : Si g(x)0g(x) \neq 0 pour tout xIx \in I, alors (fg)=fgfgg2\left(\frac{f}{g}\right)' = \frac{f'g - fg'}{g^2}

Propriétés Clés

  • Linéarité de la dérivation : Les règles 1 et 2 combinées montrent que la dérivation est une opération linéaire. Pour deux fonctions f,gf,g dérivables et deux réels λ,μ\lambda, \mu, on a : (λf+μg)=λf+μg(\lambda f + \mu g)' = \lambda f' + \mu g'.
  • Dérivée d’un polynôme : En utilisant ces règles et la formule (xn)=nxn1(x^n)'=nx^{n-1}, on peut dériver n’importe quelle fonction polynomiale terme à terme.
  • La règle du produit n’est pas distributive : Attention, la dérivée d’un produit n’est PAS le produit des dérivées. La formule correcte est fg+fgf'g + fg'.

Exemples

Exemple 1 : Dérivée d’un polynôme

Soit P(x)=4x35x2+2x1P(x) = 4x^3 - 5x^2 + 2x - 1. En utilisant la linéarité et la dérivée de xnx^n :

P(x)=(4x3)(5x2)+(2x)(1)P'(x) = (4x^3)' - (5x^2)' + (2x)' - (1)'

P(x)=4(x3)5(x2)+2(x)0P'(x) = 4(x^3)' - 5(x^2)' + 2(x)' - 0

P(x)=4(3x2)5(2x)+2(1)=12x210x+2P'(x) = 4(3x^2) - 5(2x) + 2(1) = 12x^2 - 10x + 2

Exemple 2 : Dérivée d’un produit

Soit f(x)=x2sin(x)f(x) = x^2 \sin(x). On pose u(x)=x2u(x) = x^2 et v(x)=sin(x)v(x) = \sin(x). On a u(x)=2xu'(x) = 2x et v(x)=cos(x)v'(x) = \cos(x).

En utilisant la règle du produit (uv)=uv+uv(uv)' = u'v + uv' :

f(x)=(2x)(sin(x))+(x2)(cos(x))=2xsin(x)+x2cos(x)f'(x) = (2x)(\sin(x)) + (x^2)(\cos(x)) = 2x \sin(x) + x^2 \cos(x)

Exemple 3 : Dérivée d’un quotient

Soit g(x)=exx2+1g(x) = \frac{e^x}{x^2+1}. On pose u(x)=exu(x) = e^x et v(x)=x2+1v(x) = x^2+1. On a u(x)=exu'(x) = e^x et v(x)=2xv'(x) = 2x.

En utilisant la règle du quotient (uv)=uvuvv2\left(\frac{u}{v}\right)' = \frac{u'v - uv'}{v^2} :

g(x)=(ex)(x2+1)(ex)(2x)(x2+1)2=ex(x22x+1)(x2+1)2=ex(x1)2(x2+1)2g'(x) = \frac{(e^x)(x^2+1) - (e^x)(2x)}{(x^2+1)^2} = \frac{e^x(x^2 - 2x + 1)}{(x^2+1)^2} = \frac{e^x(x-1)^2}{(x^2+1)^2}

Contre-exemples

Contre-exemple 1 : Erreur classique sur le produit

Soit f(x)=x2f(x) = x^2 et g(x)=x3g(x) = x^3. Le produit est (fg)(x)=x5(fg)(x) = x^5, donc (fg)(x)=5x4(fg)'(x) = 5x^4.

L’erreur serait de calculer f(x)g(x)=(2x)(3x2)=6x3f'(x)g'(x) = (2x)(3x^2) = 6x^3.

On voit bien que (fg)fg(fg)' \neq f'g'. La formule correcte donne :

f(x)g(x)+f(x)g(x)=(2x)(x3)+(x2)(3x2)=2x4+3x4=5x4f'(x)g(x) + f(x)g'(x) = (2x)(x^3) + (x^2)(3x^2) = 2x^4 + 3x^4 = 5x^4.

Contre-exemple 2 : Erreur classique sur le quotient

Soit f(x)=x2f(x) = x^2 et g(x)=xg(x) = x. Le quotient est (fg)(x)=x(\frac{f}{g})(x) = x, donc (fg)(x)=1(\frac{f}{g})'(x) = 1.

L’erreur serait de calculer f(x)g(x)=2x1=2x\frac{f'(x)}{g'(x)} = \frac{2x}{1} = 2x.

On voit bien que (fg)fg(\frac{f}{g})' \neq \frac{f'}{g'}. La formule correcte donne :

f(x)g(x)f(x)g(x)g(x)2=(2x)(x)(x2)(1)x2=2x2x2x2=x2x2=1\frac{f'(x)g(x) - f(x)g'(x)}{g(x)^2} = \frac{(2x)(x) - (x^2)(1)}{x^2} = \frac{2x^2 - x^2}{x^2} = \frac{x^2}{x^2} = 1.

Concepts Connexes

  • Dérivées des fonctions usuelles : Ces règles sont utilisées en conjonction avec les formules de dérivation des fonctions de base (sin, cos, exp, ln, etc.).
  • Formule de Leibniz : Généralise la règle du produit aux dérivées d’ordre supérieur.

Applications

  • Ces règles sont le fondement du calcul différentiel, permettant de dériver pratiquement toutes les fonctions construites à partir de fonctions élémentaires.
  • Analyse des variations de fonctions complexes pour l’optimisation.

Concept 3: Dérivée d’une fonction composée (Règle de la chaîne)

Prérequis

  • Concept 2: Règles de dérivation : Maîtrise des opérations de base.
  • Composition de fonctions : Comprendre la notion de gfg \circ f, qui se lit ”gg rond ff”, et signifie g(f(x))g(f(x)).

Définition

Soient f:IJf : I \to J et g:JRg : J \to \mathbb{R} deux fonctions. On suppose que ff est dérivable en un point aIa \in I et que gg est dérivable au point f(a)Jf(a) \in J.

Alors, la fonction composée h=gfh = g \circ f est dérivable en aa et sa dérivée est donnée par la règle de la chaîne (ou “règle de l’Hôpital”) :

(gf)(a)=g(f(a))f(a)(g \circ f)'(a) = g'(f(a)) \cdot f'(a)

Explication intuitive : Pour trouver la dérivée de la fonction “extérieure” gg composée avec la fonction “intérieure” ff, on dérive la fonction extérieure gg en gardant l’intérieur f(a)f(a) inchangé, puis on multiplie par la dérivée de la fonction intérieure ff.

Avec la notation de Leibniz, si y=g(u)y = g(u) et u=f(x)u = f(x), alors :

dydx=dydududx\frac{dy}{dx} = \frac{dy}{du} \cdot \frac{du}{dx}

Propriétés Clés

  • Outil fondamental : La règle de la chaîne est l’une des règles les plus puissantes et les plus utilisées en dérivation.
  • Application successive : Elle peut être appliquée plusieurs fois pour des compositions de trois fonctions ou plus. Par exemple, (kgf)(a)=k(g(f(a)))g(f(a))f(a)(k \circ g \circ f)'(a) = k'(g(f(a))) \cdot g'(f(a)) \cdot f'(a).

Exemples

Exemple 1 : Puissance d’une fonction

Soit h(x)=(x3+2x)4h(x) = (x^3 + 2x)^4. C’est la composition de f(x)=x3+2xf(x) = x^3 + 2x (fonction intérieure) et g(u)=u4g(u) = u^4 (fonction extérieure).

On a f(x)=3x2+2f'(x) = 3x^2 + 2 et g(u)=4u3g'(u) = 4u^3.

En appliquant la règle de la chaîne :

h(x)=g(f(x))f(x)=4(f(x))3(3x2+2)h'(x) = g'(f(x)) \cdot f'(x) = 4(f(x))^3 \cdot (3x^2+2)

h(x)=4(x3+2x)3(3x2+2)h'(x) = 4(x^3 + 2x)^3 (3x^2 + 2)

Exemple 2 : Fonction trigonométrique composée

Soit h(x)=cos(x2)h(x) = \cos(x^2). C’est la composition de f(x)=x2f(x) = x^2 et g(u)=cos(u)g(u) = \cos(u).

On a f(x)=2xf'(x) = 2x et g(u)=sin(u)g'(u) = -\sin(u).

h(x)=g(f(x))f(x)=sin(x2)(2x)=2xsin(x2)h'(x) = g'(f(x)) \cdot f'(x) = -\sin(x^2) \cdot (2x) = -2x \sin(x^2)

Exemple 3 : Composition multiple

Soit h(x)=esin(x)h(x) = e^{\sin(\sqrt{x})}. Il s’agit d’une triple composition.

Posons f(x)=xf(x) = \sqrt{x}, g(u)=sin(u)g(u) = \sin(u), k(v)=evk(v) = e^v. Alors h=kgfh = k \circ g \circ f.

On a f(x)=12xf'(x) = \frac{1}{2\sqrt{x}}, g(u)=cos(u)g'(u) = \cos(u), k(v)=evk'(v) = e^v.

h(x)=k(g(f(x)))g(f(x))f(x)h'(x) = k'(g(f(x))) \cdot g'(f(x)) \cdot f'(x)

h(x)=esin(x)cos(x)12x=cos(x)esin(x)2xh'(x) = e^{\sin(\sqrt{x})} \cdot \cos(\sqrt{x}) \cdot \frac{1}{2\sqrt{x}} = \frac{\cos(\sqrt{x}) e^{\sin(\sqrt{x})}}{2\sqrt{x}}

Contre-exemples

Contre-exemple 1 : Oubli du second facteur

Pour h(x)=sin(x2)h(x) = \sin(x^2), une erreur fréquente est de dériver uniquement la fonction extérieure : h(x)cos(x2)h'(x) \neq \cos(x^2).

La règle de la chaîne impose de multiplier par la dérivée de l’intérieur, qui est 2x2x. La dérivée correcte est 2xcos(x2)2x \cos(x^2).

Contre-exemple 2 : Mauvaise évaluation de la dérivée extérieure

Pour h(x)=(x3+1)2h(x) = (x^3+1)^2, l’erreur serait d’évaluer la dérivée de la fonction extérieure au mauvais point. Par exemple, g(x)f(x)g'(x) \cdot f'(x) n’a pas de sens. Il faut évaluer gg' en f(x)f(x).

L’erreur : g(x)=2xg'(x) = 2x, f(x)=3x2f'(x) = 3x^2, donc 2x3x2=6x32x \cdot 3x^2 = 6x^3. C’est incorrect.

La bonne méthode : g(u)=2ug'(u) = 2u, évalué en u=f(x)=x3+1u=f(x)=x^3+1 donne 2(x3+1)2(x^3+1). Multiplié par f(x)=3x2f'(x) = 3x^2, on obtient 2(x3+1)3x2=6x2(x3+1)2(x^3+1) \cdot 3x^2 = 6x^2(x^3+1).

Concepts Connexes

  • Dérivée de la fonction réciproque : La formule de dérivation de f1f^{-1} peut être démontrée en utilisant la règle de la chaîne sur l’identité f1(f(x))=xf^{-1}(f(x)) = x.
  • Dérivation implicite : Cette technique repose heavily sur la règle de la chaîne, en considérant une variable (ex: yy) comme une fonction d’une autre (ex: xx).

Applications

  • La règle de la chaîne est indispensable dans tous les domaines des sciences. Par exemple, en physique, si la position xx dépend du temps tt et que l’énergie potentielle UU dépend de la position xx, la variation de l’énergie par rapport au temps dUdt\frac{dU}{dt} est calculée via la règle de la chaîne : dUdt=dUdxdxdt\frac{dU}{dt} = \frac{dU}{dx} \cdot \frac{dx}{dt}.

Concept 4: Dérivées d’ordre supérieur et Formule de Leibniz

Prérequis

  • Concept 1, 2, 3 : Maîtrise complète de la dérivation de premier ordre.
  • Combinatoire : Connaissance des coefficients binomiaux (nk)=n!k!(nk)!\binom{n}{k} = \frac{n!}{k!(n-k)!}.
  • Raisonnement par récurrence.

Définition

Si une fonction ff est dérivable sur un intervalle II, sa fonction dérivée est notée ff'. Si cette fonction ff' est elle-même dérivable sur II, on dit que ff est deux fois dérivable. Sa dérivée, notée f=(f)f'' = (f')', est appelée la dérivée seconde de ff.

De manière générale, on définit la dérivée nn-ième de ff, notée f(n)f^{(n)}, par récurrence :

f(n)=(f(n1))f^{(n)} = (f^{(n-1)})'

pourvu que la dérivée d’ordre n1n-1 existe et soit dérivable.

On utilise aussi la notation de Leibniz : dnfdxn=f(n)\frac{d^n f}{dx^n} = f^{(n)}.

Propriétés Clés

  • Dérivées d’ordre supérieur de fonctions usuelles :

    • Pour P(x)=xkP(x) = x^k avec kNk \in \mathbb{N}, la dérivée (k+1)(k+1)-ième est nulle.
    • Les dérivées de sin(x)\sin(x) et cos(x)\cos(x) sont cycliques avec une période de 4.
    • La dérivée nn-ième de eλxe^{\lambda x} est λneλx\lambda^n e^{\lambda x}.
  • Formule de Leibniz : C’est une généralisation de la règle du produit pour la dérivée nn-ième. Si ff et gg sont nn fois dérivables, alors le produit fgfg l’est aussi et :

    (fg)(n)=k=0n(nk)f(k)g(nk)(fg)^{(n)} = \sum_{k=0}^{n} \binom{n}{k} f^{(k)} g^{(n-k)}

    Cette formule est analogue à la formule du binôme de Newton (a+b)n(a+b)^n.

Exemples

Exemple 1 : Calcul de dérivées successives

Soit f(x)=x4+3x2cos(x)f(x) = x^4 + 3x^2 - \cos(x).

  • f(x)=4x3+6x+sin(x)f'(x) = 4x^3 + 6x + \sin(x)
  • f(x)=12x2+6+cos(x)f''(x) = 12x^2 + 6 + \cos(x)
  • f(3)(x)=24xsin(x)f^{(3)}(x) = 24x - \sin(x)
  • f(4)(x)=24cos(x)f^{(4)}(x) = 24 - \cos(x)
  • f(5)(x)=sin(x)f^{(5)}(x) = \sin(x)

Exemple 2 : Utilisation de la Formule de Leibniz

Calculons la dérivée troisième de h(x)=x2exh(x) = x^2 e^x. Posons f(x)=exf(x) = e^x et g(x)=x2g(x) = x^2.

On a besoin des dérivées de ff et gg jusqu’à l’ordre 3.

  • f(x)=ex,f(x)=ex,f(x)=ex,f(3)(x)=exf(x)=e^x, f'(x)=e^x, f''(x)=e^x, f^{(3)}(x)=e^x
  • g(x)=x2,g(x)=2x,g(x)=2,g(3)(x)=0g(x)=x^2, g'(x)=2x, g''(x)=2, g^{(3)}(x)=0

La formule de Leibniz pour n=3n=3 est :

(fg)(3)=(30)f(0)g(3)+(31)f(1)g(2)+(32)f(2)g(1)+(33)f(3)g(0)(fg)^{(3)} = \binom{3}{0}f^{(0)}g^{(3)} + \binom{3}{1}f^{(1)}g^{(2)} + \binom{3}{2}f^{(2)}g^{(1)} + \binom{3}{3}f^{(3)}g^{(0)}

h(3)(x)=1ex0+3ex2+3ex2x+1exx2h^{(3)}(x) = 1 \cdot e^x \cdot 0 + 3 \cdot e^x \cdot 2 + 3 \cdot e^x \cdot 2x + 1 \cdot e^x \cdot x^2

h(3)(x)=6ex+6xex+x2ex=(x2+6x+6)exh^{(3)}(x) = 6e^x + 6xe^x + x^2e^x = (x^2+6x+6)e^x

Exemple 3 : Formule générale de dérivée n-ième

Trouvons la dérivée nn-ième de f(x)=1x=x1f(x) = \frac{1}{x} = x^{-1}.

  • f(x)=(1)x2f'(x) = (-1)x^{-2}
  • f(x)=(1)(2)x3=2x3f''(x) = (-1)(-2)x^{-3} = 2x^{-3}
  • f(3)(x)=(1)(2)(3)x4=6x4f^{(3)}(x) = (-1)(-2)(-3)x^{-4} = -6x^{-4}

On observe une tendance. Par récurrence, on peut montrer que :

f(n)(x)=(1)nn!x(n+1)=(1)nn!xn+1f^{(n)}(x) = (-1)^n n! x^{-(n+1)} = \frac{(-1)^n n!}{x^{n+1}}

Contre-exemples

Contre-exemple 1 : Non-existence de dérivées supérieures

Soit la fonction f(x)=xxf(x) = x|x|.

f(x)=x2f(x) = x^2 si x0x \ge 0 et f(x)=x2f(x) = -x^2 si x<0x < 0.

Sa dérivée est f(x)=2xf'(x) = 2|x|, qui est continue partout mais non dérivable en 0.

Donc, ff est une fois dérivable sur R\mathbb{R}, mais sa dérivée seconde ff'' n’existe pas en x=0x=0.

Contre-exemple 2 : Application incorrecte de Leibniz

Calculer (x2ex)(3)(x^2 e^x)^{(3)} en dérivant trois fois chaque facteur est faux :

(x2)(3)(ex)(3)=0ex=0(x^2)^{(3)} \cdot (e^x)^{(3)} = 0 \cdot e^x = 0.

Ceci est incorrect, car la formule de Leibniz montre que des termes “croisés” (où une fonction est dérivée kk fois et l’autre nkn-k fois) sont essentiels.

Concepts Connexes

  • Développements limités et séries de Taylor : Les dérivées d’ordre supérieur en un point sont les coefficients de la série de Taylor d’une fonction, qui permet d’approximer la fonction par un polynôme.
  • Convexité : Le signe de la dérivée seconde ff'' détermine la convexité de la fonction ff. Si f>0f''>0, ff est convexe (courbe “tournée vers le haut”). Si f<0f''<0, ff est concave.

Applications

  • Physique : La dérivée seconde de la position par rapport au temps est l’accélération. La troisième est le “jerk” (à-coup).
  • Analyse de fonctions : L’étude de ff'' permet de trouver les points d’inflexion (où la convexité change) et d’affiner la recherche d’extremums (test de la dérivée seconde).

Concept 5: Théorèmes de Rolle et des Accroissements Finis

Prérequis

  • Concept 1: Dérivée et continuité
  • Notion d’extremum local : Savoir ce qu’est un maximum ou un minimum local.
  • Théorème des valeurs intermédiaires et Théorème des bornes atteintes (une fonction continue sur un segment [a,b][a,b] est bornée et atteint ses bornes).

Définition

Théorème de Rolle

Soit ff une fonction qui satisfait les trois hypothèses suivantes :

  1. ff est continue sur l’intervalle fermé [a,b][a, b].
  2. ff est dérivable sur l’intervalle ouvert ]a,b[]a, b[.
  3. f(a)=f(b)f(a) = f(b).

Alors, il existe au moins un point c]a,b[c \in ]a, b[ tel que f(c)=0f'(c) = 0.

Interprétation géométrique : Si une courbe régulière relie deux points à la même altitude, il y a au moins un point entre eux où la tangente est horizontale.

Théorème des Accroissements Finis (TAF)

Soit ff une fonction qui satisfait les deux hypothèses suivantes :

  1. ff est continue sur l’intervalle fermé [a,b][a, b].
  2. ff est dérivable sur l’intervalle ouvert ]a,b[]a, b[.

Alors, il existe au moins un point c]a,b[c \in ]a, b[ tel que :

f(c)=f(b)f(a)baf'(c) = \frac{f(b) - f(a)}{b - a}

Interprétation géométrique : Il existe au moins un point sur la courbe où la tangente est parallèle à la corde (la droite) reliant les points (a,f(a))(a, f(a)) et (b,f(b))(b, f(b)).

Propriétés Clés

  • Le TAF est une généralisation du Théorème de Rolle : Si on ajoute l’hypothèse f(a)=f(b)f(a)=f(b) au TAF, le membre de droite devient nul, et on retrouve f(c)=0f'(c)=0.
  • Lien entre la dérivée et la monotonie : Le TAF est l’outil fondamental pour prouver le corollaire suivant, qui est l’un des résultats les plus importants de l’analyse :
    • Si f(x)>0f'(x) > 0 sur un intervalle II, alors ff est strictement croissante sur II.
    • Si f(x)<0f'(x) < 0 sur un intervalle II, alors ff est strictement décroissante sur II.
    • Si f(x)=0f'(x) = 0 sur un intervalle II, alors ff est constante sur II.

Exemples

Exemple 1 : Théorème de Rolle

Soit f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3 sur l’intervalle [1,3][1, 3].

  1. ff est un polynôme, donc continue sur [1,3][1, 3] et dérivable sur ]1,3[]1, 3[.
  2. f(1)=14+3=0f(1) = 1 - 4 + 3 = 0 et f(3)=912+3=0f(3) = 9 - 12 + 3 = 0. Donc f(1)=f(3)f(1)=f(3).

Les hypothèses sont vérifiées. Il existe donc un c]1,3[c \in ]1, 3[ tel que f(c)=0f'(c)=0.

Cherchons cc : f(x)=2x4f'(x) = 2x - 4.

f(c)=02c4=0c=2f'(c) = 0 \Leftrightarrow 2c - 4 = 0 \Leftrightarrow c = 2.

Effectivement, c=2c=2 est bien dans l’intervalle ]1,3[]1, 3[.

Exemple 2 : Théorème des Accroissements Finis

Soit g(x)=ln(x)g(x) = \ln(x) sur l’intervalle [1,e][1, e].

  1. gg est continue sur [1,e][1, e] et dérivable sur ]1,e[]1, e[.

Le TAF garantit l’existence d’un c]1,e[c \in ]1, e[ tel que :

g(c)=g(e)g(1)e1=ln(e)ln(1)e1=10e1=1e1g'(c) = \frac{g(e) - g(1)}{e - 1} = \frac{\ln(e) - \ln(1)}{e - 1} = \frac{1 - 0}{e - 1} = \frac{1}{e-1}

On a g(x)=1xg'(x) = \frac{1}{x}. Donc g(c)=1cg'(c) = \frac{1}{c}.

On cherche cc tel que 1c=1e1\frac{1}{c} = \frac{1}{e-1}, ce qui donne c=e1c = e-1.

Comme e2.718e \approx 2.718, on a c1.718c \approx 1.718, qui est bien dans l’intervalle ]1,e[]1, e[.

Exemple 3 : Encadrement à l’aide du TAF

Montrons que pour tout x>0x > 0, on a x1+x2<arctan(x)<x\frac{x}{1+x^2} < \arctan(x) < x.

Soit f(t)=arctan(t)f(t) = \arctan(t). Appliquons le TAF sur [0,x][0, x] (pour x>0x>0).

Il existe c]0,x[c \in ]0, x[ tel que f(c)=arctan(x)arctan(0)x0=arctan(x)xf'(c) = \frac{\arctan(x) - \arctan(0)}{x - 0} = \frac{\arctan(x)}{x}.

Or, f(t)=11+t2f'(t) = \frac{1}{1+t^2}. Donc arctan(x)x=11+c2\frac{\arctan(x)}{x} = \frac{1}{1+c^2}.

Comme 0<c<x0 < c < x, on a 0<c2<x20 < c^2 < x^2, donc 1<1+c2<1+x21 < 1+c^2 < 1+x^2.

En inversant, on obtient 11+x2<11+c2<1\frac{1}{1+x^2} < \frac{1}{1+c^2} < 1.

Ainsi, 11+x2<arctan(x)x<1\frac{1}{1+x^2} < \frac{\arctan(x)}{x} < 1. En multipliant par x>0x>0, on obtient le résultat voulu.

Contre-exemples

Contre-exemple 1 : Non-continuité au bord

Soit f(x)=xf(x) = x sur [0,1[[0, 1[ et f(1)=0f(1) = 0. ff est dérivable sur ]0,1[]0, 1[ et f(0)=f(1)=0f(0)=f(1)=0. Mais ff n’est pas continue en x=1x=1.

La dérivée est f(x)=1f'(x) = 1 sur ]0,1[]0, 1[, elle ne s’annule jamais. Le théorème de Rolle ne s’applique pas.

Contre-exemple 2 : Non-dérivabilité à l’intérieur

Soit f(x)=xf(x) = |x| sur [1,1][-1, 1]. On a bien f(1)=f(1)=1f(-1) = f(1) = 1. La fonction est continue sur [1,1][-1, 1].

Mais ff n’est pas dérivable en 0]1,1[0 \in ]-1, 1[.

La dérivée est f(x)=1f'(x) = -1 pour x<0x<0 et f(x)=1f'(x) = 1 pour x>0x>0. Elle ne s’annule jamais. Le théorème de Rolle ne s’applique pas.

Concepts Connexes

  • Règle de l’Hôpital : Une application importante du TAF généralisé pour lever les indéterminations de la forme 00\frac{0}{0} ou \frac{\infty}{\infty}.
  • Inégalité des accroissements finis : Une conséquence directe du TAF. Si f(x)M|f'(x)| \leq M pour tout x]a,b[x \in ]a, b[, alors f(b)f(a)Mba|f(b) - f(a)| \leq M |b-a|.

Applications

  • Analyse de fonction : Le corollaire sur le sens de variation est l’outil principal pour étudier les fonctions.
  • Preuves en analyse : Le TAF est un théorème central utilisé pour démontrer de nombreux autres résultats (convergence de suites, développements limités, etc.).
  • Calcul numérique : Pour estimer l’erreur dans les méthodes d’approximation.

Concept 6: Extremums locaux et conditions nécessaires et suffisantes

Prérequis

  • Concept 1: Dérivée en un point
  • Définition d’un voisinage : Un intervalle ouvert centré en un point.

Définition

Soit ff une fonction définie sur un intervalle II et soit aIa \in I.

  • ff admet un maximum local en aa s’il existe un voisinage VV de aa tel que pour tout xVIx \in V \cap I, on ait f(x)f(a)f(x) \leq f(a).
  • ff admet un minimum local en aa s’il existe un voisinage VV de aa tel que pour tout xVIx \in V \cap I, on ait f(x)f(a)f(x) \geq f(a).
  • Un extremum local est un maximum local ou un minimum local.
  • Un point aaf(a)=0f'(a)=0 est appelé un point critique (ou point stationnaire) de ff.

Propriétés Clés

  • Théorème (Condition nécessaire du premier ordre) : Si ff admet un extremum local en un point aa à l’intérieur de son domaine de définition II, et si ff est dérivable en aa, alors f(a)=0f'(a) = 0.

    Attention : Cette condition est nécessaire mais pas suffisante. Un point critique n’est pas forcément un extremum.

  • Théorème (Condition suffisante du second ordre) : Soit ff une fonction deux fois dérivable en un point critique aa (c’est-à-dire f(a)=0f'(a)=0).

    1. Si f(a)>0f''(a) > 0, alors ff admet un minimum local en aa.
    2. Si f(a)<0f''(a) < 0, alors ff admet un maximum local en aa.
    3. Si f(a)=0f''(a) = 0, on ne peut pas conclure. Le point peut être un minimum, un maximum ou ni l’un ni l’autre (point d’inflexion).

Exemples

Exemple 1 : Recherche d’extremums d’un polynôme

Soit f(x)=2x33x212x+1f(x) = 2x^3 - 3x^2 - 12x + 1.

  1. Trouver les points critiques : On cherche les zéros de la dérivée.

    f(x)=6x26x12=6(x2x2)=6(x2)(x+1)f'(x) = 6x^2 - 6x - 12 = 6(x^2 - x - 2) = 6(x-2)(x+1).

    Les points critiques sont x=1x=-1 et x=2x=2.

  2. Utiliser le test de la dérivée seconde :

    f(x)=12x6f''(x) = 12x - 6.

    • En x=1x=-1 : f(1)=12(1)6=18<0f''(-1) = 12(-1) - 6 = -18 < 0. Donc, ff a un maximum local en x=1x=-1. Le maximum est f(1)=8f(-1) = 8.
    • En x=2x=2 : f(2)=12(2)6=18>0f''(2) = 12(2) - 6 = 18 > 0. Donc, ff a un minimum local en x=2x=2. Le minimum est f(2)=19f(2) = -19.

Exemple 2 : Le cas où le test de la dérivée seconde ne conclut pas

Soit f(x)=x4f(x) = x^4.

  1. Point critique : f(x)=4x3f'(x) = 4x^3. f(x)=0x=0f'(x) = 0 \Leftrightarrow x=0. Le seul point critique est x=0x=0.
  2. Test de la dérivée seconde : f(x)=12x2f''(x) = 12x^2. En x=0x=0, f(0)=0f''(0) = 0. Le test ne permet pas de conclure.
  3. Analyse du signe de la dérivée première : f(x)=4x3f'(x) = 4x^3 est négative pour x<0x<0 (donc ff est décroissante) et positive pour x>0x>0 (donc ff est croissante). La fonction admet donc bien un minimum local (et même global) en x=0x=0.

Exemple 3 : Application à l’optimisation

On veut construire une boîte rectangulaire sans couvercle à partir d’une feuille de carton carrée de 12 cm de côté, en découpant un carré à chaque coin et en pliant les côtés. Quelle doit être la taille du carré découpé pour maximiser le volume de la boîte ?

Soit xx le côté du carré découpé. La base de la boîte sera un carré de côté 122x12-2x et sa hauteur sera xx. Le volume est V(x)=x(122x)2V(x) = x(12-2x)^2. On étudie VV pour x]0,6[x \in ]0, 6[.

V(x)=(122x)2+x2(122x)(2)=(122x)(122x4x)=(122x)(126x)V'(x) = (12-2x)^2 + x \cdot 2(12-2x)(-2) = (12-2x)(12-2x-4x) = (12-2x)(12-6x).

Les points critiques sont x=6x=6 (hors de l’intervalle) et x=2x=2.

V(x)=2(126x)+(122x)(6)=24+12x72+12x=24x96V''(x) = -2(12-6x) + (12-2x)(-6) = -24+12x -72+12x = 24x-96.

Pour x=2x=2, V(2)=4896=48<0V''(2) = 48-96 = -48 < 0. On a donc un maximum local en x=2x=2.

Le volume est maximal lorsque l’on découpe des carrés de 2 cm de côté.

Contre-exemples

Contre-exemple 1 : Point critique n’étant pas un extremum

Soit f(x)=x3f(x) = x^3.

  • f(x)=3x2f'(x) = 3x^2. Le seul point critique est x=0x=0 car f(0)=0f'(0)=0.
  • Cependant, pour x<0x<0, f(x)<0f(x)<0 et pour x>0x>0, f(x)>0f(x)>0. Donc f(0)=0f(0)=0 n’est ni un maximum ni un minimum local. C’est un point d’inflexion à tangente horizontale.
  • Notons que f(x)=6xf''(x) = 6x, et f(0)=0f''(0)=0, donc le test de la dérivée seconde ne concluait pas.

Contre-exemple 2 : Extremum où la dérivée n’existe pas

Soit f(x)=xf(x) = |x|. Cette fonction admet un minimum local (et global) en x=0x=0.

Cependant, la dérivée de ff n’est pas définie en x=0x=0. Le point x=0x=0 n’est donc pas un point critique au sens f(a)=0f'(a)=0.

Cela montre que les extremums peuvent se produire soit en des points critiques (f(a)=0f'(a)=0), soit en des points où la fonction n’est pas dérivable, soit aux bornes du domaine.

Concepts Connexes

  • Tableau de variations : La recherche des points critiques est la première étape pour construire le tableau de variations d’une fonction, qui résume sa croissance et ses extremums.
  • Convexité : Le signe de la dérivée seconde, utilisé dans le test, est directement lié à la convexité de la fonction. Un minimum local se produit là où la fonction est localement convexe, et un maximum là où elle est localement concave.

Applications

  • Optimisation : C’est le principal domaine d’application. Maximiser un profit, minimiser un coût, trouver la forme optimale d’un objet.
  • Statistique : Méthode du maximum de vraisemblance pour estimer les paramètres d’un modèle.
  • Stabilité des systèmes physiques : Les positions d’équilibre stable correspondent à des minimums de l’énergie potentielle.