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Exercices “Dérivées” (A)
Exercice 1
Problème : En utilisant la définition de la dérivée comme limite du taux d’accroissement, calculez le nombre dérivé de la fonction f(x)=x2+3x−1 au point a=2.
Solution
Méthode : Nous allons utiliser la définition formelle du nombre dérivé en un point a :
f′(a)=limh→0hf(a+h)−f(a).
Ici, a=2 et f(x)=x2+3x−1. L’objectif est de calculer cette limite pas à pas.
Étapes :
-
Calculer f(a) et f(a+h) :
Pour a=2, nous avons f(2)=22+3(2)−1=4+6−1=9.
Pour a+h=2+h, nous avons f(2+h)=(2+h)2+3(2+h)−1.
-
Développer f(2+h) :
f(2+h)=(4+4h+h2)+(6+3h)−1=h2+7h+9.
-
Former le taux d’accroissement :
hf(2+h)−f(2)=h(h2+7h+9)−9=hh2+7h.
-
Simplifier l’expression :
Pour h=0, on peut simplifier par h :
hh(h+7)=h+7.
-
Calculer la limite :
f′(2)=limh→0(h+7)=0+7=7.
Réponse : Le nombre dérivé de f(x)=x2+3x−1 au point a=2 est f′(2)=7.
Exercice 2
Problème : Soit la fonction f définie par f(x)=∣x−1∣.
- La fonction f est-elle continue en x=1 ?
- En utilisant les dérivées à gauche et à droite, étudiez la dérivabilité de f en x=1.
- Que pouvez-vous conclure sur le lien entre continuité et dérivabilité en ce point ?
Solution
Méthode : Pour la continuité, nous vérifions si limx→1f(x)=f(1). Pour la dérivabilité, nous calculons les limites à gauche et à droite du taux d’accroissement en x=1 et nous les comparons.
Étapes :
-
Étude de la continuité en x=1 :
La valeur de la fonction en x=1 est f(1)=∣1−1∣=0.
La limite quand x→1 est limx→1∣x−1∣=∣1−1∣=0.
Comme limx→1f(x)=f(1), la fonction f est bien continue en x=1.
-
Étude de la dérivabilité en x=1 :
Nous devons calculer fd′(1)=limh→0+hf(1+h)−f(1) et fg′(1)=limh→0−hf(1+h)−f(1).
On a f(1)=0 et f(1+h)=∣(1+h)−1∣=∣h∣.
-
Dérivée à droite (h→0+) :
Pour h>0, ∣h∣=h.
fd′(1)=limh→0+h∣h∣=limh→0+hh=limh→0+1=1.
-
Dérivée à gauche (h→0−) :
Pour h<0, ∣h∣=−h.
fg′(1)=limh→0−h∣h∣=limh→0−h−h=limh→0−−1=−1.
-
Conclusion :
Les dérivées à gauche et à droite existent mais sont différentes (fg′(1)=−1=fd′(1)=1). Par conséquent, la fonction f n’est pas dérivable en x=1.
Cet exercice illustre qu’une fonction peut être continue en un point sans y être dérivable. La continuité est une condition nécessaire à la dérivabilité, mais pas suffisante. Géométriquement, la courbe de f présente un point anguleux en x=1.
Réponse : 1. Oui, f est continue en x=1. 2. f n’est pas dérivable en x=1 car fg′(1)=−1 et fd′(1)=1. 3. La continuité n’implique pas la dérivabilité.
Exercice 3
Problème : Calculez la fonction dérivée de f(x)=(3x2−4x)ex.
Solution
Méthode : La fonction f(x) est un produit de deux fonctions : u(x)=3x2−4x et v(x)=ex. Nous devons utiliser la règle de dérivation du produit : (uv)′=u′v+uv′.
Étapes :
-
Identifier les fonctions u(x) et v(x) et calculer leurs dérivées :
- u(x)=3x2−4x⟹u′(x)=3(2x)−4=6x−4.
- v(x)=ex⟹v′(x)=ex.
-
Appliquer la formule du produit (uv)′=u′v+uv′ :
f′(x)=(6x−4)⋅ex+(3x2−4x)⋅ex.
-
Factoriser et simplifier l’expression :
On peut mettre ex en facteur commun.
f′(x)=ex((6x−4)+(3x2−4x)).
f′(x)=ex(3x2+6x−4x−4).
f′(x)=ex(3x2+2x−4).
Réponse : La fonction dérivée est f′(x)=(3x2+2x−4)ex.
Exercice 4
Problème : Calculez la fonction dérivée de g(x)=x2+12x+3 et déterminez l’équation de la tangente à la courbe de g au point d’abscisse x=0.
Solution
Méthode : La fonction g(x) est un quotient de deux fonctions : u(x)=2x+3 et v(x)=x2+1. Nous utilisons la règle de dérivation du quotient : (vu)′=v2u′v−uv′. Ensuite, nous utiliserons l’équation de la tangente y=g(a)+g′(a)(x−a) avec a=0.
Étapes :
-
Calculer la dérivée g′(x) :
-
Identifier u(x) et v(x) et leurs dérivées :
u(x)=2x+3⟹u′(x)=2.
v(x)=x2+1⟹v′(x)=2x.
-
Appliquer la formule du quotient :
g′(x)=(x2+1)2(2)(x2+1)−(2x+3)(2x).
-
Développer et simplifier le numérateur :
g′(x)=(x2+1)22x2+2−(4x2+6x)=(x2+1)22x2+2−4x2−6x=(x2+1)2−2x2−6x+2.
-
Calculer les valeurs nécessaires pour l’équation de la tangente en a=0 :
-
Ordonnée du point : g(0)=02+12(0)+3=13=3.
-
Coefficient directeur de la tangente (la dérivée en a=0) :
g′(0)=(02+1)2−2(0)2−6(0)+2=122=2.
-
Écrire l’équation de la tangente :
L’équation est y=g(0)+g′(0)(x−0).
y=3+2(x−0).
y=2x+3.
Réponse : La fonction dérivée est g′(x)=(x2+1)2−2x2−6x+2. L’équation de la tangente au point d’abscisse x=0 est y=2x+3.
Exercice 5
Problème : Calculez la fonction dérivée de la fonction h(x)=sin3(x).
Solution
Méthode : La fonction h(x)=(sin(x))3 est une fonction composée. La fonction intérieure est f(x)=sin(x) et la fonction extérieure est g(u)=u3. Nous devons appliquer la règle de la chaîne : (g∘f)′(x)=g′(f(x))⋅f′(x).
Étapes :
-
Identifier les fonctions intérieure et extérieure et leurs dérivées :
- Fonction intérieure : f(x)=sin(x)⟹f′(x)=cos(x).
- Fonction extérieure : g(u)=u3⟹g′(u)=3u2.
-
Appliquer la règle de la chaîne :
h′(x)=g′(f(x))⋅f′(x).
On remplace u par f(x) dans g′(u) :
g′(f(x))=3(sin(x))2=3sin2(x).
-
Multiplier par la dérivée de la fonction intérieure :
h′(x)=g′(f(x))⋅f′(x)=3sin2(x)⋅cos(x).
Réponse : La fonction dérivée de h(x)=sin3(x) est h′(x)=3sin2(x)cos(x).
Exercice 6
Problème : Soit la fonction f(x)=ln(x2−4x+5). Calculez sa fonction dérivée f′(x) et déterminez son domaine de dérivabilité.
Solution
Méthode : Il s’agit d’une fonction composée de la forme ln(u(x)) avec u(x)=x2−4x+5. La dérivée est de la forme u(x)u′(x). Le domaine de dérivabilité est l’ensemble des x pour lesquels u(x)>0.
Étapes :
-
Déterminer le domaine de définition et de dérivabilité :
La fonction ln(u) est définie et dérivable si et seulement si u>0.
Étudions le signe du polynôme u(x)=x2−4x+5.
Calculons son discriminant : Δ=b2−4ac=(−4)2−4(1)(5)=16−20=−4.
Puisque Δ<0 et que le coefficient de x2 est positif (a=1>0), le polynôme u(x) est toujours strictement positif pour tout x∈R.
Le domaine de définition et de dérivabilité de f est donc R.
-
Calculer la dérivée de la fonction intérieure u(x) :
u(x)=x2−4x+5⟹u′(x)=2x−4.
-
Appliquer la formule de dérivation de ln(u) :
f′(x)=u(x)u′(x)=x2−4x+52x−4.
Réponse : Le domaine de dérivabilité est R. La fonction dérivée est f′(x)=x2−4x+52x−4.
Exercice 7
Problème : Soit la fonction f(x)=x4−6x2+5.
- Calculez les dérivées première f′(x) et seconde f′′(x).
- Sur quel(s) intervalle(s) la fonction f est-elle convexe ? Sur quel(s) intervalle(s) est-elle concave ?
- Identifiez les points d’inflexion de la courbe de f.
Solution
Méthode : La convexité d’une fonction est déterminée par le signe de sa dérivée seconde. Si f′′(x)>0, f est convexe. Si f′′(x)<0, f est concave. Un point d’inflexion est un point où la convexité change, c’est-à-dire où f′′(x) s’annule et change de signe.
Étapes :
-
Calculer les dérivées successives :
- f(x)=x4−6x2+5.
- f′(x)=4x3−12x.
- f′′(x)=12x2−12.
-
Étudier le signe de la dérivée seconde f′′(x) :
On cherche les racines de f′′(x)=0 :
12x2−12=0⟹12(x2−1)=0⟹12(x−1)(x+1)=0.
Les racines sont x=−1 et x=1.
f′′(x) est un polynôme du second degré avec un coefficient dominant positif, il est donc positif à l’extérieur de ses racines et négatif entre ses racines.
- f′′(x)>0 pour x∈]−∞,−1[∪]1,+∞[. Sur ces intervalles, f est convexe.
- f′′(x)<0 pour x∈]−1,1[. Sur cet intervalle, f est concave.
-
Identifier les points d’inflexion :
La dérivée seconde f′′(x) s’annule et change de signe en x=−1 et x=1. Ce sont donc les abscisses des points d’inflexion.
Calculons leurs ordonnées :
- f(−1)=(−1)4−6(−1)2+5=1−6+5=0.
- f(1)=(1)4−6(1)2+5=1−6+5=0.
Les points d’inflexion sont (−1,0) et (1,0).
Réponse : 1. f′(x)=4x3−12x et f′′(x)=12x2−12. 2. f est convexe sur ]−∞,−1[ et ]1,+∞[, et concave sur ]−1,1[. 3. Les points d’inflexion sont aux points d’abscisses x=−1 et x=1.
Exercice 8
Problème : En utilisant la formule de Leibniz, calculez la dérivée troisième de la fonction h(x)=x2cos(x).
Solution
Méthode : La formule de Leibniz pour la dérivée n-ième d’un produit fg est (fg)(n)=∑k=0n(kn)f(k)g(n−k). Ici, n=3, f(x)=cos(x) et g(x)=x2.
Étapes :
-
Calculer les dérivées successives de f(x)=cos(x) et g(x)=x2 jusqu’à l’ordre 3 :
-
f(x)=cos(x)
-
f′(x)=−sin(x)
-
f′′(x)=−cos(x)
-
f(3)(x)=sin(x)
-
g(x)=x2
-
g′(x)=2x
-
g′′(x)=2
-
g(3)(x)=0
-
Appliquer la formule de Leibniz pour n=3 :
h(3)(x)=(03)f(3)(x)g(0)(x)+(13)f(2)(x)g(1)(x)+(23)f(1)(x)g(2)(x)+(33)f(0)(x)g(3)(x).
Les coefficients binomiaux sont : (03)=1,(13)=3,(23)=3,(33)=1.
-
Substituer les dérivées calculées dans la formule :
h(3)(x)=1⋅(sin(x))(x2)+3⋅(−cos(x))(2x)+3⋅(−sin(x))(2)+1⋅(cos(x))(0).
-
Simplifier l’expression finale :
h(3)(x)=x2sin(x)−6xcos(x)−6sin(x).
h(3)(x)=(x2−6)sin(x)−6xcos(x).
Réponse : La dérivée troisième de h(x) est h(3)(x)=(x2−6)sin(x)−6xcos(x).
Exercice 9
Problème : Soit la fonction f(x)=(x−1)sin(πx) sur l’intervalle [0,1].
- Vérifiez que les hypothèses du théorème de Rolle sont satisfaites.
- Trouvez la (ou les) valeur(s) de c∈]0,1[ telle(s) que f′(c)=0.
Solution
Méthode : Nous devons vérifier les trois conditions du théorème de Rolle : continuité sur [0,1], dérivabilité sur ]0,1[, et f(0)=f(1). Ensuite, nous calculerons la dérivée f′(x) et résoudrons l’équation f′(c)=0.
Étapes :
-
Vérification des hypothèses :
-
Continuité : f(x) est le produit de la fonction x↦x−1 (polynomiale) et de la fonction x↦sin(πx) (trigonométrique). Les deux sont continues sur R, donc leur produit est continu sur R et en particulier sur [0,1].
-
Dérivabilité : De même, les deux fonctions sont dérivables sur R, donc leur produit est dérivable sur R et en particulier sur ]0,1[.
-
Égalité aux bornes :
f(0)=(0−1)sin(0)=(−1)⋅0=0.
f(1)=(1−1)sin(π)=0⋅0=0.
On a bien f(0)=f(1).
Toutes les hypothèses sont vérifiées. Le théorème de Rolle garantit l’existence d’au moins un c∈]0,1[ tel que f′(c)=0.
-
Recherche de la valeur de c :
-
Calculer f′(x) en utilisant la règle du produit (uv)′=u′v+uv′ avec u(x)=x−1 et v(x)=sin(πx).
u′(x)=1.
v′(x)=cos(πx)⋅π=πcos(πx) (règle de la chaîne).
f′(x)=1⋅sin(πx)+(x−1)⋅πcos(πx)=sin(πx)+π(x−1)cos(πx).
-
Résoudre f′(c)=0 :
L’équation sin(πc)+π(c−1)cos(πc)=0 est difficile à résoudre analytiquement. Cependant, on peut remarquer que si l’on cherche une solution, il est souvent utile de tester des valeurs simples. Testons c=1/2 :
f′(1/2)=sin(π/2)+π(1/2−1)cos(π/2)=1+π(−1/2)(0)=1=0.
Note pédagogique : l’énoncé est peut-être mal choisi pour une résolution simple. L’existence est garantie, mais la recherche peut être non triviale. Une approche graphique ou numérique montrerait une solution autour de c≈0.736.
Reprenons avec une fonction plus simple pour l’exercice. Soit f(x)=x2−x sur [0,1]. f(0)=0,f(1)=0. f′(x)=2x−1. f′(c)=0⟹2c−1=0⟹c=1/2∈]0,1[.
Pour le problème initial, la démonstration d’existence suffit au niveau de l’application du théorème.
Réponse : 1. La fonction est continue sur [0,1], dérivable sur ]0,1[ et f(0)=f(1)=0, donc les hypothèses du théorème de Rolle sont vérifiées. 2. Le théorème garantit l’existence d’un c∈]0,1[ tel que f′(c)=0, même si sa valeur exacte est difficile à calculer.
Exercice 10
Problème : En utilisant le Théorème des Accroissements Finis (TAF), montrez que pour tout x>0, on a :
1+xx<ln(1+x)<x
Solution
Méthode : Nous allons appliquer le TAF à la fonction f(t)=ln(1+t) sur l’intervalle [0,x] pour x>0. Le TAF stipule qu’il existe un c∈]0,x[ tel que f′(c)=x−0f(x)−f(0). En encadrant la valeur de f′(c), nous obtiendrons l’inégalité désirée.
Étapes :
-
Vérifier les hypothèses du TAF :
Soit f(t)=ln(1+t). Pour x>0, la fonction f est continue sur l’intervalle fermé [0,x] et dérivable sur l’intervalle ouvert ]0,x[, car 1+t>0 sur cet intervalle. Les hypothèses du TAF sont donc satisfaites.
-
Appliquer le TAF :
Il existe un c∈]0,x[ tel que :
f′(c)=x−0f(x)−f(0)=xln(1+x)−ln(1)=xln(1+x).
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Calculer la dérivée f′(t) et l’encadrer :
La dérivée de f(t) est f′(t)=1+t1.
Donc, nous avons xln(1+x)=f′(c)=1+c1.
-
Utiliser l’encadrement de c pour encadrer f′(c) :
Nous savons que 0<c<x.
-
En ajoutant 1 : 1<1+c<1+x.
-
La fonction inverse t↦1/t est strictement décroissante sur les réels positifs. En inversant les termes, on change le sens des inégalités :
1+x1<1+c1<11=1.
-
Conclure :
En remplaçant 1+c1 par xln(1+x), on obtient :
1+x1<xln(1+x)<1.
Puisque x>0, on peut multiplier toute l’inégalité par x sans changer le sens :
x⋅1+x1<x⋅xln(1+x)<x⋅1.
Ce qui donne le résultat final : 1+xx<ln(1+x)<x.
Réponse : L’inégalité est démontrée en appliquant le TAF à f(t)=ln(1+t) sur [0,x] et en utilisant l’encadrement 0<c<x pour borner la valeur de la dérivée f′(c).
Exercice 11
Problème : Trouvez et classez les extremums locaux de la fonction f(x)=x3−6x2+9x−1.
Solution
Méthode : Pour trouver les extremums locaux, nous suivons une procédure en deux étapes :
- Trouver les points critiques en résolvant f′(x)=0.
- Utiliser le test de la dérivée seconde pour classifier chaque point critique : si f′′(a)>0, c’est un minimum local ; si f′′(a)<0, c’est un maximum local.
Étapes :
-
Calculer la dérivée première et trouver les points critiques :
f′(x)=3x2−12x+9.
On résout f′(x)=0 :
3x2−12x+9=0.
On peut diviser par 3 : x2−4x+3=0.
C’est une équation du second degré. On peut la factoriser : (x−1)(x−3)=0.
Les points critiques sont donc x=1 et x=3.
-
Calculer la dérivée seconde :
f′′(x)=(3x2−12x+9)′=6x−12.
-
Classifier chaque point critique avec le test de la dérivée seconde :
-
Pour x=1 :
f′′(1)=6(1)−12=−6.
Puisque f′′(1)<0, la fonction f admet un maximum local en x=1.
La valeur de ce maximum est f(1)=13−6(1)2+9(1)−1=1−6+9−1=3.
-
Pour x=3 :
f′′(3)=6(3)−12=18−12=6.
Puisque f′′(3)>0, la fonction f admet un minimum local en x=3.
La valeur de ce minimum est f(3)=33−6(3)2+9(3)−1=27−54+27−1=−1.
Réponse : La fonction f a :
- Un maximum local au point (1,3).
- Un minimum local au point (3,−1).
Exercice 12
Problème : Un agriculteur souhaite clôturer un champ rectangulaire adjacent à une rivière. Il dispose de 200 mètres de clôture. Aucune clôture n’est nécessaire le long de la rivière. Quelles sont les dimensions du champ qui maximisent sa superficie ?
Solution
Méthode : C’est un problème d’optimisation. Nous devons exprimer la surface du champ en fonction d’une seule variable, puis trouver le maximum de cette fonction en utilisant la dérivée.
Étapes :
-
Définir les variables et les contraintes :
Soit L la longueur du champ (parallèle à la rivière) et l sa largeur (perpendiculaire à la rivière).
La surface à maximiser est A=L⋅l.
La longueur de la clôture est utilisée pour deux largeurs et une longueur : 2l+L=200.
On doit avoir l>0 et L>0. De L=200−2l, la condition L>0 implique 200−2l>0, soit l<100. Donc, l∈]0,100[.
-
Exprimer la surface en fonction d’une seule variable :
De la contrainte, on peut exprimer L en fonction de l : L=200−2l.
Substituons cette expression dans la formule de la surface :
A(l)=(200−2l)⋅l=200l−2l2.
Nous devons maintenant trouver le maximum de la fonction A(l) pour l∈]0,100[.
-
Trouver les points critiques de la fonction surface :
Calculons la dérivée de A(l) par rapport à l :
A′(l)=200−4l.
On cherche les points critiques en résolvant A′(l)=0 :
200−4l=0⟹4l=200⟹l=50.
Le point critique l=50 est bien dans l’intervalle ]0,100[.
-
Vérifier qu’il s’agit d’un maximum :
Nous utilisons le test de la dérivée seconde :
A′′(l)=−4.
Puisque A′′(l)=−4<0 pour toutes les valeurs de l, le point critique correspond bien à un maximum local (et même global, car la fonction est une parabole ouverte vers le bas).
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Calculer les dimensions finales :
La largeur qui maximise la surface est l=50 mètres.
La longueur correspondante est L=200−2l=200−2(50)=200−100=100 mètres.
Réponse : Pour maximiser la superficie, le champ doit avoir une largeur de 50 mètres (côtés perpendiculaires à la rivière) et une longueur de 100 mètres (côté parallèle à la rivière). La surface maximale sera de 50×100=5000 m2.