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Exercices “Chaînes, parcours, cycles et tours” (A)


Exercice 1 : Distinguer Chaînes, Parcours, Cycles et Tours

Problème :

Soit un graphe G=(S,A)G = (S, A) avec S={1,2,3,4,5}S = \{1, 2, 3, 4, 5\} et les arêtes suivantes :

A={{1,2},{2,3},{3,4},{4,2},{3,5},{5,5}}A = \{\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,4\}, \{4,2\}, \{3,5\}, \{5,5\}\}.

(Notez que {5,5}\{5,5\} est une boucle sur le sommet 5).

Pour chacune des suites de sommets suivantes, déterminez si elle constitue un parcours, une chaîne, un tour et/ou un cycle. Justifiez votre réponse en vérifiant les définitions (unicité des sommets, unicité des arêtes, fermeture).

  1. L1=(1,2,3,5)L_1 = (1, 2, 3, 5)
  2. L2=(1,2,3,4,2)L_2 = (1, 2, 3, 4, 2)
  3. L3=(2,3,4,2)L_3 = (2, 3, 4, 2)
  4. L4=(5,5)L_4 = (5, 5)
Solution

Méthode : Pour chaque suite, on vérifie l’existence des arêtes, puis si les sommets sont distincts (chaîne/cycle) et si les arêtes sont distinctes (tour).

Étapes :

  1. Analyse de L1=(1,2,3,5)L_1 = (1, 2, 3, 5) :

    • Les arêtes {1,2},{2,3},{3,5}\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,5\} existent dans GG. C’est un parcours.
    • Les sommets (1,2,3,5)(1, 2, 3, 5) sont tous distincts.
    • Ce n’est pas fermé (début \neq fin).
    • Réponse : C’est une chaîne (et donc un parcours).
  2. Analyse de L2=(1,2,3,4,2)L_2 = (1, 2, 3, 4, 2) :

    • Arêtes : {1,2},{2,3},{3,4},{4,2}\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,4\}, \{4,2\}. Elles existent.
    • Le sommet 2 apparaît deux fois. Ce n’est pas une chaîne.
    • Les arêtes empruntées sont toutes distinctes. C’est un parcours simple.
    • Ce n’est pas fermé (121 \neq 2).
    • Réponse : C’est un parcours (mais pas une chaîne).
  3. Analyse de L3=(2,3,4,2)L_3 = (2, 3, 4, 2) :

    • Arêtes : {2,3},{3,4},{4,2}\{2,3\}, \{3,4\}, \{4,2\}. Elles existent.
    • C’est fermé (s0=sk=2s_0 = s_k = 2).
    • Les sommets intermédiaires (3, 4) sont distincts de l’origine/fin et entre eux.
    • Les arêtes sont distinctes.
    • Réponse : C’est un cycle (et donc un tour).
  4. Analyse de L4=(5,5)L_4 = (5, 5) :

    • Arête : {5,5}\{5,5\}. Elle existe (boucle).
    • C’est fermé. Longueur 1.
    • Un cycle doit avoir une longueur k3k \geq 3 (selon la définition stricte pour graphes simples, bien que certains contextes acceptent les boucles comme 1-cycles). Dans ce cours, avec k3k \ge 3 pour les cycles, ce n’est pas un cycle.
    • C’est un tour (arête unique distincte).
    • Réponse : C’est un tour (de longueur 1).

Réponse Finale :

  1. Chaîne ; 2. Parcours ; 3. Cycle ; 4. Tour.

Exercice 2 : Connexité et Composantes Connexes

Problème :

Soit un graphe G=(S,A)G = (S, A) d’ordre 8 avec S={1,2,3,4,5,6,7,8}S = \{1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8\}.

La liste des arêtes est A={{1,3},{3,5},{5,1},{2,4},{4,6},{6,8},{8,2},{2,6}}A = \{\{1,3\}, \{3,5\}, \{5,1\}, \{2,4\}, \{4,6\}, \{6,8\}, \{8,2\}, \{2,6\}\}.

  1. Dessinez ou visualisez le graphe.
  2. Ce graphe est-il connexe ? Si non, donnez la partition des sommets en composantes connexes.
  3. Vérifiez le théorème de partition : trouvez deux ensembles UU et VV tels que S=UVS = U \cup V et qu’il n’existe aucune arête entre UU et VV.
Solution

Méthode : On trace les liens entre les sommets. L’ensemble des sommets qui peuvent s’atteindre mutuellement forme une composante connexe.

Étapes :

  1. Analyse des liens (Tracé mental) :

    • On part de 1 : relié à 3, relié à 5, relié à 1. Le groupe {1,3,5}\{1, 3, 5\} forme un triangle fermé. Aucun de ces sommets n’est relié aux autres (2, 4, 6, 8, 7).
    • On part de 2 : relié à 4 et 8 et 6. 4 relié à 6. 8 relié à 6.
    • Le groupe {2,4,6,8}\{2, 4, 6, 8\} est tout relié ensemble.
    • On regarde le sommet 7 : Il n’apparaît dans aucune arête. Il est isolé.
  2. Identification des composantes :

    • C1={1,3,5}C_1 = \{1, 3, 5\}
    • C2={2,4,6,8}C_2 = \{2, 4, 6, 8\}
    • C3={7}C_3 = \{7\}
  3. Conclusion sur la connexité :

    • Le graphe n’est pas connexe car il possède plusieurs composantes disjointes (il est impossible d’aller de 1 à 2 par exemple).
  4. Vérification de la partition (U,VU, V) :

    • On peut choisir U=C1={1,3,5}U = C_1 = \{1, 3, 5\} et V=SC1={2,4,6,7,8}V = S \setminus C_1 = \{2, 4, 6, 7, 8\}.
    • Il n’y a aucune arête connectant un sommet impair de UU à un sommet pair (ou 7) de VV.

Réponse :

Le graphe n’est pas connexe.

Les composantes connexes sont : {1,3,5}\{1, 3, 5\}, {2,4,6,8}\{2, 4, 6, 8\} et {7}\{7\}.


Exercice 3 : Matrice d’Adjacence et Nombre de Parcours

Problème :

Soit le graphe GG défini par la matrice d’adjacence MM suivante (les sommets sont numérotés 1, 2, 3) :

M=(011100100) M = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 1 \\ 1 & 0 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \end{pmatrix}
  1. Dessinez le graphe associé.
  2. Calculez la matrice M2M^2.
  3. Que représente le coefficient (M2)2,3(M^2)_{2,3} ? Vérifiez-le sur votre dessin.
  4. Quelle est la distance dG(2,3)d_G(2, 3) ?
Solution

Méthode : Utiliser le produit matriciel classique. Interpréter les coefficients (Mk)ij(M^k)_{ij} comme le nombre de parcours de longueur kk entre ii et jj.

Étapes :

  1. Dessin du graphe :

    • Sommet 1 est relié à 2 et 3.
    • Sommet 2 est relié uniquement à 1.
    • Sommet 3 est relié uniquement à 1.
    • C’est un graphe en forme de “V” avec 1 au centre.
  2. Calcul de M2=M×MM^2 = M \times M :

    M2=(011100100)×(011100100) M^2 = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 1 \\ 1 & 0 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \end{pmatrix} \times \begin{pmatrix} 0 & 1 & 1 \\ 1 & 0 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \end{pmatrix}
    • Ligne 1, Col 1: 00+11+11=20\cdot0 + 1\cdot1 + 1\cdot1 = 2
    • Ligne 1, Col 2: 01+10+10=00\cdot1 + 1\cdot0 + 1\cdot0 = 0
    • Ligne 1, Col 3: 01+10+10=00\cdot1 + 1\cdot0 + 1\cdot0 = 0
    • Ligne 2, Col 1: 10+01+01=01\cdot0 + 0\cdot1 + 0\cdot1 = 0
    • Ligne 2, Col 2: 11+00+00=11\cdot1 + 0\cdot0 + 0\cdot0 = 1
    • Ligne 2, Col 3: 11+00+00=11\cdot1 + 0\cdot0 + 0\cdot0 = 1
    • Ligne 3, Col 1: 10+01+00=01\cdot0 + 0\cdot1 + 0\cdot0 = 0
    • Ligne 3, Col 2: 11+00+00=11\cdot1 + 0\cdot0 + 0\cdot0 = 1
    • Ligne 3, Col 3: 11+00+00=11\cdot1 + 0\cdot0 + 0\cdot0 = 1
    M2=(200011011) M^2 = \begin{pmatrix} 2 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 1 \\ 0 & 1 & 1 \end{pmatrix}
  3. Interprétation de (M2)2,3(M^2)_{2,3} :

    • Le coefficient à la ligne 2, colonne 3 vaut 1.
    • Cela signifie qu’il existe exactement 1 parcours de longueur 2 reliant le sommet 2 au sommet 3.
    • Vérification : Le seul chemin est 2132 \to 1 \to 3.
  4. Distance dG(2,3)d_G(2, 3) :

    • Dans M1M^1, le coefficient (2,3)(2,3) est 0 (pas de lien direct).
    • Dans M2M^2, le coefficient (2,3)(2,3) est non nul (1).
    • La plus petite puissance kk pour laquelle le coefficient est non nul est k=2k=2.

Réponse :

dG(2,3)=2d_G(2, 3) = 2.


Exercice 4 : Algorithme de Dijkstra (Pas à pas)

Problème :

Soit un graphe valué avec les sommets S={A,B,C,D}S = \{A, B, C, D\}.

Les arêtes et leurs poids (coûts) sont :

  • {A,B}\{A, B\} : 2
  • {A,C}\{A, C\} : 5
  • {B,C}\{B, C\} : 1
  • {B,D}\{B, D\} : 4
  • {C,D}\{C, D\} : 1

Appliquez l’algorithme de Dijkstra pour trouver le chemin le plus court (et sa longueur) partant de A pour aller à D. Remplissez le tableau de suivi.

Solution

Méthode : On maintient pour chaque sommet la distance minimale provisoire depuis A. On “fixe” le sommet non visité ayant la plus petite distance, puis on met à jour ses voisins.

Étapes :

Initialisation :

  • d(A)=0d(A) = 0, d(B)=,d(C)=,d(D)=d(B)=\infty, d(C)=\infty, d(D)=\infty.
  • Sommets non fixés : {A,B,C,D}\{A, B, C, D\}.

Itération 1 :

  • Sommet non fixé le plus proche : A (d=0d=0).
  • On fixe A.
  • Voisins de A : B (poids 2), C (poids 5).
  • Mise à jour B : min(,0+2)=2\min(\infty, 0+2) = 2. Prédécesseur : A.
  • Mise à jour C : min(,0+5)=5\min(\infty, 0+5) = 5. Prédécesseur : A.
  • État : d(A)=0,d(B)=2,d(C)=5,d(D)=d(A)=0, d(B)=2, d(C)=5, d(D)=\infty. Non fixés : {B,C,D}\{B, C, D\}.

Itération 2 :

  • Sommet non fixé le plus proche : B (d=2d=2).
  • On fixe B.
  • Voisins de B non fixés : C (poids 1), D (poids 4).
  • Mise à jour C : On compare l’actuel (5) avec (dist B + poids B-C) = 2+1=32 + 1 = 3.
    • 3<53 < 5, donc nouvelle distance d(C)=3d(C) = 3. Prédécesseur : B.
  • Mise à jour D : min(,2+4)=6\min(\infty, 2+4) = 6. Prédécesseur : B.
  • État : d(A)=0,d(B)=2,d(C)=3,d(D)=6d(A)=0, d(B)=2, d(C)=3, d(D)=6. Non fixés : {C,D}\{C, D\}.

Itération 3 :

  • Sommet non fixé le plus proche : C (d=3d=3).
  • On fixe C.
  • Voisins de C non fixés : D (poids 1).
  • Mise à jour D : On compare l’actuel (6) avec (dist C + poids C-D) = 3+1=43 + 1 = 4.
    • 4<64 < 6, donc nouvelle distance d(D)=4d(D) = 4. Prédécesseur : C.
  • État : d(A)=0,d(B)=2,d(C)=3,d(D)=4d(A)=0, d(B)=2, d(C)=3, d(D)=4. Non fixés : {D}\{D\}.

Itération 4 :

  • Il ne reste que D. On le fixe. Fin.

Reconstruction du chemin :

  • DD vient de CC (coût cumulé 4).
  • CC vient de BB (coût cumulé 3).
  • BB vient de AA (coût cumulé 2).

Réponse :

La distance minimale est 4.

Le chemin est ABCDA \to B \to C \to D.


Exercice 5 : Graphes Eulériens et Semi-Eulériens

Problème :

Considérez les trois graphes connexes suivants décrits par les degrés de leurs sommets :

  1. Graphe G1G_1 : 4 sommets, degrés (2,2,2,2)(2, 2, 2, 2).
  2. Graphe G2G_2 : 5 sommets, degrés (3,3,2,2,2)(3, 3, 2, 2, 2).
  3. Graphe G3G_3 : 4 sommets, degrés (3,3,3,3)(3, 3, 3, 3).

Pour chaque graphe :

a) Est-il Eulérien ? (Admet-il un cycle passant par toutes les arêtes une seule fois)

b) Est-il Semi-Eulérien ? (Admet-il une chaîne ouverte passant par toutes les arêtes)

c) Justifiez en utilisant le théorème d’Euler.

Solution

Méthode : Le théorème d’Euler stipule qu’un graphe connexe est Eulérien ssi tous les sommets sont de degré pair. Il est semi-eulérien ssi il a exactement 2 sommets de degré impair.

Étapes :

  1. Analyse de G1G_1 (2, 2, 2, 2) :

    • Tous les degrés sont pairs.
    • Réponse : Il est Eulérien (donc on peut faire un tour complet et revenir au départ).
  2. Analyse de G2G_2 (3, 3, 2, 2, 2) :

    • Il y a deux sommets de degré 3 (impair) et trois sommets de degré 2 (pair).
    • Nombre de sommets impairs = 2.
    • Réponse : Il n’est pas Eulérien (pas de cycle fermé), mais il est Semi-Eulérien. On peut tracer le graphe d’un trait en commençant par un sommet de degré 3 et en finissant par l’autre.
  3. Analyse de G3G_3 (3, 3, 3, 3) :

    • Tous les 4 sommets sont de degré impair.
    • Nombre de sommets impairs = 4.
    • Ce n’est ni 0, ni 2.
    • Réponse : Il n’est ni Eulérien, ni Semi-Eulérien. Impossible de le dessiner sans lever le crayon ou repasser sur un trait.

Exercice 6 : Graphes Hamiltoniens (Application des conditions)

Problème :

Soit un graphe simple GG d’ordre n=6n=6.

On suppose que le degré minimum de tout sommet dans ce graphe est δ(G)=3\delta(G) = 3.

  1. Ce graphe contient-il nécessairement un cycle Hamiltonien ?
  2. Quel théorème utilisez-vous pour l’affirmer ?
  3. Si le degré minimum était δ(G)=2\delta(G) = 2, pourrait-on garantir qu’il est Hamiltonien ? (Donnez un contre-exemple mental si possible).
Solution

Méthode : Utiliser les conditions suffisantes de Dirac ou Ore.

Étapes :

  1. Application du théorème de Dirac :

    • Le théorème de Dirac dit : Soit GG un graphe simple d’ordre n3n \geq 3. Si pour tout sommet vv, d(v)n/2d(v) \geq n/2, alors GG est hamiltonien.
    • Ici n=6n=6. Donc n/2=3n/2 = 3.
    • La condition donnée est δ(G)=3\delta(G) = 3, c’est-à-dire que pour tout sommet vv, d(v)3d(v) \geq 3.
    • La condition d(v)n/2d(v) \geq n/2 est satisfaite.
  2. Conclusion :

    • Oui, le graphe contient nécessairement un cycle Hamiltonien.
  3. Cas δ(G)=2\delta(G) = 2 :

    • Si le degré min est 2 (inférieur à n/2=3n/2=3), le théorème ne s’applique pas. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas hamiltonien, mais on ne peut pas le garantir.
    • Contre-exemple : Imaginez deux triangles disjoints (12311-2-3-1 et 45644-5-6-4) reliés par une seule arête entre 1 et 4. Les degrés seraient (3, 2, 2, 3, 2, 2). Le degré min est 2.
    • Ce graphe n’est pas hamiltonien car si on passe de 1 à 4 (le “pont”), on ne peut plus revenir visiter les sommets restants du premier triangle sans repasser par le pont (ce qui est interdit dans un cycle).

Réponse :

  1. Oui.
  2. Théorème de Dirac.
  3. Non, on ne peut pas le garantir (exemple des deux triangles reliés par un pont).

Exercice 7 : Arbres et Propriétés

Problème :

On étudie un graphe G=(S,A)G=(S, A).

  1. GG est connexe et possède n=12n=12 sommets et m=11m=11 arêtes. Est-ce un arbre ?
  2. GG est sans cycle et possède n=12n=12 sommets et m=10m=10 arêtes. Est-ce un arbre ?
  3. Si GG est un arbre avec n=12n=12 sommets, combien de feuilles possède-t-il au minimum ?
Solution

Méthode : Utiliser les équivalences de définition des arbres (Théorème 7.19). Pour un arbre d’ordre nn, il y a toujours n1n-1 arêtes.

Étapes :

  1. Cas 1 : Connexe, n=12,m=11n=12, m=11

    • On a m=n1m = n - 1 (11=12111 = 12 - 1).
    • Un graphe connexe avec n1n-1 arêtes est nécessairement un arbre (et donc acyclique).
    • Réponse : Oui.
  2. Cas 2 : Sans cycle (Acyclique), n=12,m=10n=12, m=10

    • Pour être un arbre (donc connexe et sans cycle), il faudrait exactement m=n1=11m = n - 1 = 11 arêtes.
    • Ici il y a 10 arêtes, soit moins que nécessaire pour connecter 12 sommets.
    • Le graphe n’est pas connexe. C’est une forêt composée de plusieurs arbres (ici exactement 1210=212 - 10 = 2 composantes connexes).
    • Réponse : Non, c’est une forêt (pas connexe).
  3. Cas 3 : Nombre de feuilles minimal

    • Un arbre (avec n2n \ge 2) a toujours au moins 2 feuilles.
    • Le cas minimal est la “chaîne” linéaire : 123...121-2-3-...-12. Seuls les deux bouts sont de degré 1.
    • Réponse : Au minimum 2 feuilles.

Exercice 8 : Identification dans une figure

Problème :

Soit le graphe “Papillon” composé de deux triangles {1,2,3}\{1, 2, 3\} et {3,4,5}\{3, 4, 5\} partageant le sommet commun 3.

Arêtes : {1,2},{2,3},{3,1},{3,4},{4,5},{5,3}\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,1\}, \{3,4\}, \{4,5\}, \{5,3\}.

  1. Trouvez un cycle de longueur 3.
  2. Le graphe possède-t-il un cycle de longueur 6 ?
  3. Quelle est la longueur du plus long tour possible (sans répéter d’arêtes) ?
  4. Quel est le diamètre du graphe (la plus grande distance entre deux points) ?
Solution

Méthode : Observer la structure du graphe pour identifier les chemins possibles.

Étapes :

  1. Cycle de longueur 3 :

    • Il y en a deux évidents : (1,2,3,1)(1, 2, 3, 1) ou (3,4,5,3)(3, 4, 5, 3).
  2. Cycle de longueur 6 :

    • Un cycle doit avoir tous ses sommets distincts.
    • Pour passer du triangle gauche au droit, il faut passer par 3. Pour revenir (fermer le cycle), il faudrait repasser par 3.
    • Le sommet 3 serait visité deux fois.
    • Réponse : Non, pas de cycle passant par tous les sommets (le graphe n’est pas hamiltonien).
  3. Tour maximal :

    • Un tour peut repasser par les sommets mais pas les arêtes.
    • Le graphe est eulérien (degrés : d(1)=2,d(2)=2,d(3)=4,d(4)=2,d(5)=2d(1)=2, d(2)=2, d(3)=4, d(4)=2, d(5)=2, tous pairs).
    • On peut parcourir toutes les arêtes. Il y a 6 arêtes.
    • Réponse : Le tour maximal a une longueur de 6 (c’est un tour eulérien). Exemple : (1,2,3,4,5,3,1)(1, 2, 3, 4, 5, 3, 1).
  4. Diamètre :

    • Les points les plus éloignés semblent être “le bout de l’aile gauche” (ex: 1 ou 2) et “le bout de l’aile droite” (ex: 4 ou 5).
    • Chemin de 1 à 4 : 1341 \to 3 \to 4. Longueur 2.
    • Chemin de 2 à 5 : 2352 \to 3 \to 5. Longueur 2.
    • Il n’y a pas de chemin plus court de longueur 3.
    • Réponse : Diamètre = 2.

Exercice 9 : Calcul de distance dans un graphe complexe

Problème :

On considère le graphe K5K_5 (graphe complet à 5 sommets) duquel on retire l’arête {1,5}\{1, 5\}.

Toutes les arêtes présentes ont un poids de 1 (distance standard).

  1. Quelle est la distance d(1,2)d(1, 2) ?
  2. Quelle est la distance d(1,5)d(1, 5) ? Justifiez en détaillant le chemin.
Solution

Méthode : Dans un graphe complet, tout est relié à tout (distance 1). Si on retire une arête {u,v}\{u,v\}, on ne peut plus aller directement de uu à vv.

Étapes :

  1. Distance d(1,2)d(1, 2) :

    • L’arête {1,2}\{1, 2\} n’a pas été retirée (seule {1,5}\{1, 5\} l’est).
    • Le lien direct existe.
    • Réponse : 1.
  2. Distance d(1,5)d(1, 5) :

    • Lien direct {1,5}\{1, 5\} inexistant.
    • On doit passer par un intermédiaire.
    • Comme c’était un graphe complet à l’origine, 1 est relié à 2, 3, 4. Et 5 est relié à 2, 3, 4.
    • On peut faire le chemin 1251 \to 2 \to 5 (ou via 3, ou via 4).
    • C’est un chemin de longueur 2.
    • Réponse : 2.

Exercice 10 : Problème d’Application (Réseau)

Problème :

Un architecte réseau doit relier 5 ordinateurs (A, B, C, D, E). Le coût de câblage entre chaque paire est donné par la matrice suivante (en centaines d’euros). Si la valeur est \infty, le câblage est impossible.

(0424051025031004340) \begin{pmatrix} 0 & 4 & 2 & \infty & \infty \\ 4 & 0 & 5 & 10 & \infty \\ 2 & 5 & 0 & \infty & 3 \\ \infty & 10 & \infty & 0 & 4 \\ \infty & \infty & 3 & 4 & 0 \end{pmatrix}

On veut relier tous les ordinateurs entre eux (connexité) avec un coût total minimal.

Quelle structure de graphe cherchez-vous ? Dessinez la solution optimale et calculez son coût total.

Solution

Méthode : On cherche un sous-graphe connexe qui contient tous les sommets avec un coût minimal et sans cycle (pour minimiser les coûts). C’est la définition d’un Arbre Couvrant de Poids Minimum (Minimum Spanning Tree). On peut utiliser l’algorithme de Kruskal ou Prim (intuitif ici vu la petite taille).

Étapes :

  1. Identifier les arêtes possibles et leurs coûts (tri croissant) :

    • {A,C}=2\{A, C\} = 2
    • {C,E}=3\{C, E\} = 3
    • {A,B}=4\{A, B\} = 4
    • {D,E}=4\{D, E\} = 4
    • {B,C}=5\{B, C\} = 5
    • {B,D}=10\{B, D\} = 10
  2. Sélection des arêtes (Kruskal) :

    • On prend la moins chère : {A,C}\{A, C\} (Coût 2). Groupe {A,C}\{A, C\}.
    • Suivante : {C,E}\{C, E\} (Coût 3). Groupe {A,C,E}\{A, C, E\}.
    • Suivante : {A,B}\{A, B\} ou {D,E}\{D, E\}. Prenons {A,B}\{A, B\} (Coût 4). Groupe {B,A,C,E}\{B, A, C, E\}.
    • Suivante : {D,E}\{D, E\} (Coût 4). Groupe {B,A,C,E,D}\{B, A, C, E, D\}.
    • Tous les sommets sont connectés.
    • Vérification : Pas de cycle créé.
  3. Vérification des arêtes rejetées :

    • Si on ajoutait {B,C}\{B, C\} (5), on créerait le cycle ABCAA-B-C-A. Inutile.
    • Si on ajoutait {B,D}\{B, D\} (10), on créerait un cycle.
  4. Calcul du coût total :

    • 2+3+4+4=132 + 3 + 4 + 4 = 13.

Réponse :

On cherche un Arbre Couvrant.

Les arêtes à installer sont {A,C},{C,E},{A,B},{D,E}\{A,C\}, \{C,E\}, \{A,B\}, \{D,E\}.

Coût total : 13 (soit 1300 euros).