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Exercices “Introduction à la théorie de graphes” (A)


Exercice 1 : Modélisation et Définitions de Base

Problème :

Soit un ensemble de sommets S={2,3,4,5,6}S = \{2, 3, 4, 5, 6\}. On définit un graphe G=(S,A)G = (S, A) où une arête relie deux sommets xx et yy si et seulement si leur somme x+yx+y est un nombre impair.

  1. Listez explicitement l’ensemble des arêtes AA (sous forme de paires {x,y}\{x,y\}).
  2. Quel est l’ordre du graphe ?
  3. Dessinez le graphe.
  4. Ce graphe est-il biparti ? Justifiez.
Solution

Méthode :

Pour construire AA, nous devons tester chaque paire de sommets distincts dans P2(S)\mathcal{P}_2(S). Si la condition “somme impaire” est remplie, la paire est ajoutée à AA. La somme de deux entiers est impaire si et seulement si l’un est pair et l’autre est impair.

Étapes :

  1. Identification de la parité des sommets :

    • Pairs : {2,4,6}\{2, 4, 6\} (Disons ensemble PP)
    • Impairs : {3,5}\{3, 5\} (Disons ensemble II)
  2. Construction des arêtes (x+yx+y impair) :

    Une arête existe entre xx et yy si l’un est dans PP et l’autre dans II.

    • Connexions avec 3 (II) : {3,2},{3,4},{3,6}\{3,2\}, \{3,4\}, \{3,6\}
    • Connexions avec 5 (II) : {5,2},{5,4},{5,6}\{5,2\}, \{5,4\}, \{5,6\}
    • Pas de connexion entre pairs (2+4=62+4=6 pair, etc.)
    • Pas de connexion entre impairs (3+5=83+5=8 pair).
  3. Liste des arêtes :

    A={{2,3},{2,5},{3,4},{3,6},{4,5},{5,6}}A = \{\{2,3\}, \{2,5\}, \{3,4\}, \{3,6\}, \{4,5\}, \{5,6\}\}.

  4. Ordre du graphe :

    C’est le cardinal de SS. Ici S=5|S| = 5.

  5. Bipartition :

    Un graphe est biparti si on peut séparer les sommets en deux ensembles disjoints tels que toutes les arêtes relient un sommet d’un ensemble à l’autre.

    Ici, nous avons relié uniquement les éléments de P={2,4,6}P=\{2,4,6\} aux éléments de I={3,5}I=\{3,5\}. Il n’y a aucune arête interne à PP ni à II. Le graphe est donc biparti complet K2,3K_{2,3}.

Réponse :

  1. A={{2,3},{2,5},{3,4},{3,6},{4,5},{5,6}}A = \{\{2,3\}, \{2,5\}, \{3,4\}, \{3,6\}, \{4,5\}, \{5,6\}\}
  2. Ordre = 5
  3. (Dessin non affiché, mais imaginez deux colonnes : {3,5}\{3,5\} à gauche et {2,4,6}\{2,4,6\} à droite, avec toutes les connexions possibles entre gauche et droite).
  4. Oui, c’est un graphe biparti (K2,3K_{2,3}).

Exercice 2 : Lemme des Poignées de Main

Problème :

Un graphe simple GG possède 15 arêtes. Il contient 3 sommets de degré 4, et tous les autres sommets ont un degré 3.

Combien de sommets ce graphe possède-t-il au total ?

Solution

Méthode :

On utilise le Lemme des Poignées de Main : d(s)=2A\sum d(s) = 2|A|. On pose une équation où l’inconnue est le nombre de sommets restants.

Étapes :

  1. Données :

    • Nombre d’arêtes A=15|A| = 15.
    • Sommets de type 1 : 3 sommets de degré 4.
    • Sommets de type 2 : xx sommets de degré 3 (où xx est inconnu).
    • Ordre total du graphe n=3+xn = 3 + x.
  2. Application du lemme :

    d(s)=2×15=30\sum d(s) = 2 \times 15 = 30

  3. Expression de la somme des degrés :

    (3×4)+(x×3)=30(3 \times 4) + (x \times 3) = 30

    12+3x=3012 + 3x = 30

  4. Résolution :

    3x=30123x = 30 - 12

    3x=183x = 18

    x=6x = 6

  5. Calcul de l’ordre total :

    Le graphe a les 3 sommets initiaux plus les 6 sommets trouvés.

    n=3+6=9n = 3 + 6 = 9

Réponse :

Le graphe possède 9 sommets.


Exercice 3 : Matrices d’Adjacence et Degrés

Problème :

Soit la matrice d’adjacence MM d’un graphe GG définie comme suit (les sommets sont numérotés de 1 à 4) :

M=(0110101111010110) M = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 1 & 0 \\ 1 & 0 & 1 & 1 \\ 1 & 1 & 0 & 1 \\ 0 & 1 & 1 & 0 \end{pmatrix}
  1. Dessinez le graphe associé.
  2. Déterminez le degré de chaque sommet directement à partir de la matrice.
  3. Vérifiez le lemme des poignées de main.
Solution

Méthode :

Dans une matrice d’adjacence, l’élément ai,j=1a_{i,j}=1 signifie qu’il y a une arête entre ii et jj. Le degré d’un sommet ii s’obtient en sommant les éléments de la ligne ii.

Étapes :

  1. Analyse de la matrice (Arêtes) :

    • Ligne 1 : connectée à 2, 3. Arêtes : {1,2},{1,3}\{1,2\}, \{1,3\}.
    • Ligne 2 : connectée à 1, 3, 4. Arêtes : {2,1},{2,3},{2,4}\{2,1\}, \{2,3\}, \{2,4\}.
    • Ligne 3 : connectée à 1, 2, 4. Arêtes : {3,1},{3,2},{3,4}\{3,1\}, \{3,2\}, \{3,4\}.
    • Ligne 4 : connectée à 2, 3. Arêtes : {4,2},{4,3}\{4,2\}, \{4,3\}.
    • Liste unique d’arêtes A={{1,2},{1,3},{2,3},{2,4},{3,4}}A = \{\{1,2\}, \{1,3\}, \{2,3\}, \{2,4\}, \{3,4\}\}.
  2. Calcul des degrés (Somme des lignes) :

    • d(1)=0+1+1+0=2d(1) = 0+1+1+0 = 2
    • d(2)=1+0+1+1=3d(2) = 1+0+1+1 = 3
    • d(3)=1+1+0+1=3d(3) = 1+1+0+1 = 3
    • d(4)=0+1+1+0=2d(4) = 0+1+1+0 = 2
  3. Vérification du lemme :

    • Somme des degrés : 2+3+3+2=102 + 3 + 3 + 2 = 10.
    • Nombre d’arêtes A|A| : On a compté 5 arêtes uniques.
    • Formule : 10=2×510 = 2 \times 5. C’est vérifié.

Réponse :

  1. Graphe avec les arêtes {{1,2},{1,3},{2,3},{2,4},{3,4}}\{\{1,2\}, \{1,3\}, \{2,3\}, \{2,4\}, \{3,4\}\}.
  2. d(1)=2,d(2)=3,d(3)=3,d(4)=2d(1)=2, d(2)=3, d(3)=3, d(4)=2.
  3. Somme = 10, Arêtes = 5. 10=2×510 = 2 \times 5.

Exercice 4 : Isomorphisme de Graphes

Problème :

Considérons deux graphes :

  • G1=C4G_1 = C_4 (un cycle de longueur 4) avec sommets {1,2,3,4}\{1, 2, 3, 4\} et arêtes {{1,2},{2,3},{3,4},{4,1}}\{\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,4\}, \{4,1\}\}.
  • G2G_2 défini par les sommets {a,b,c,d}\{a, b, c, d\} et les arêtes {{a,c},{c,b},{b,d},{d,a}}\{\{a,c\}, \{c,b\}, \{b,d\}, \{d,a\}\}.

Existe-t-il un isomorphisme φ:G1G2\varphi : G_1 \to G_2 ? Si oui, donnez explicitement la correspondance des sommets.

Solution

Méthode :

Pour prouver l’isomorphisme, il faut trouver une bijection qui préserve les arêtes. Si on parcourt le cycle G1G_1 (1-2-3-4-1), on doit pouvoir parcourir G2G_2 dans le même ordre d’adjacence.

Étapes :

  1. Analyse de G1G_1 :

    C’est un carré. On peut suivre le chemin 123411 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1.

  2. Analyse de G2G_2 :

    Regardons les connexions.

    aa est relié à cc et dd.

    Essayons de suivre un cycle en partant de aa :

    acbdaa \to c \to b \to d \to a.

    C’est aussi un cycle de longueur 4.

  3. Construction de la bijection φ\varphi :

    On mappe les sommets du cycle de G1G_1 aux sommets du cycle de G2G_2 dans l’ordre.

    • φ(1)=a\varphi(1) = a
    • φ(2)=c\varphi(2) = c (car cc est voisin de aa)
    • φ(3)=b\varphi(3) = b (car bb est voisin de cc)
    • φ(4)=d\varphi(4) = d (car dd est voisin de bb et de aa)
  4. Vérification des arêtes :

    • {1,2}{a,c}\{1,2\} \to \{a,c\} (Présent dans G2G_2)
    • {2,3}{c,b}\{2,3\} \to \{c,b\} (Présent dans G2G_2)
    • {3,4}{b,d}\{3,4\} \to \{b,d\} (Présent dans G2G_2)
    • {4,1}{d,a}\{4,1\} \to \{d,a\} (Présent dans G2G_2)

Réponse :

Oui, les graphes sont isomorphes. Une bijection possible est :

φ(1)=a,φ(2)=c,φ(3)=b,φ(4)=d\varphi(1)=a, \varphi(2)=c, \varphi(3)=b, \varphi(4)=d


Exercice 5 : Familles de Graphes et Hypercubes

Problème :

Considérons l’hypercube de dimension 3, noté Q3Q_3.

  1. Quel est l’ordre de ce graphe ?
  2. Quel est le degré de chaque sommet ? Le graphe est-il régulier ?
  3. Combien d’arêtes possède-t-il au total ?
  4. Quel est le diamètre du graphe (la distance maximale entre deux sommets) ?
Solution

Méthode :

Les sommets de QdQ_d sont les chaînes binaires de longueur dd. L’ordre est 2d2^d. Le degré est dd.

Étapes :

  1. Ordre (nn) :

    Pour d=3d=3, les sommets sont les suites binaires de longueur 3 (000, 001, …, 111).

    n=23=8n = 2^3 = 8.

  2. Degré et Régularité :

    Dans un hypercube QdQ_d, chaque sommet est relié aux sommets qui diffèrent d’exactement 1 bit. Dans une chaîne de 3 bits, on peut changer 3 positions différentes.

    Chaque sommet a donc un degré k=3k=3.

    Puisque δ(G)=Δ(G)=3\delta(G) = \Delta(G) = 3, le graphe est 33-régulier.

  3. Nombre d’arêtes (mm) :

    On utilise le lemme des poignées de main : 2m=n×k2m = n \times k.

    2m=8×3=24    m=122m = 8 \times 3 = 24 \implies m = 12.

  4. Diamètre :

    La distance entre deux sommets est le nombre de bits différents (distance de Hamming). La distance maximale est entre 000000 et 111111 (3 bits différents).

    Diamètre = 3.

Réponse :

  1. Ordre = 8
  2. Degré = 3 (3-régulier)
  3. 12 arêtes
  4. Diamètre = 3

Exercice 6 : Théorème de Havel-Hakimi

Problème :

Déterminez si la suite d’entiers suivante est graphique (c’est-à-dire s’il existe un graphe simple ayant ces degrés) en utilisant l’algorithme de Havel-Hakimi :

S=(4,4,3,2,2,1)S = (4, 4, 3, 2, 2, 1)

Montrez chaque étape de la réduction.

Solution

Méthode :

On applique l’algorithme itératif : trier (décroissant), supprimer le premier élément d1d_1, soustraire 1 aux d1d_1 éléments suivants, répéter. Si on bloque (nombres négatifs) ou si la somme est impaire à la fin, c’est faux. Si on arrive à des zéros, c’est vrai.

Étapes :

  1. Suite initiale : (4,4,3,2,2,1)(4, 4, 3, 2, 2, 1) (déjà triée).

    On supprime le premier 4.

    On soustrait 1 aux 4 suivants : (41,31,21,21,1)(4-1, 3-1, 2-1, 2-1, 1).

  2. Résultat étape 1 : (3,2,1,1,1)(3, 2, 1, 1, 1).

    La suite est déjà triée.

    On supprime le premier 3.

    On soustrait 1 aux 3 suivants : (21,11,11,1)(2-1, 1-1, 1-1, 1).

  3. Résultat étape 2 : (1,0,0,1)(1, 0, 0, 1).

    Il faut retrier la suite : (1,1,0,0)(1, 1, 0, 0).

    On supprime le premier 1.

    On soustrait 1 au 1 suivant : (11,0,0)(1-1, 0, 0).

  4. Résultat étape 3 : (0,0,0)(0, 0, 0).

    Cette suite correspond à un graphe avec 3 sommets isolés (valide).

Réponse :

Puisque l’algorithme termine sur une suite de zéros, la suite initiale (4,4,3,2,2,1)(4, 4, 3, 2, 2, 1) est graphique.


Exercice 7 : Théorème de Turán (Optimisation)

Problème :

Un ingénieur réseau doit relier 8 serveurs (sommets) avec le maximum de câbles (arêtes) possible, mais une contrainte technique interdit la formation de tout “triangle” de connexion (3 serveurs tous reliés entre eux, c’est-à-dire un sous-graphe K3K_3).

  1. Quel est le nombre maximum de câbles qu’il peut installer ?
  2. Quelle structure de graphe permet d’atteindre ce maximum ?
Solution

Méthode :

Ceci est une application directe du Théorème de Turán. On cherche le nombre d’arêtes maximal dans un graphe d’ordre n=8n=8 sans clique de taille r=3r=3 (K3K_3).

Étapes :

  1. Identification des paramètres :

    n=8n = 8

    r=3r = 3 (on veut éviter K3K_3)

  2. Formule de Turán :

    La borne est m(11r1)n22m \le \left(1 - \frac{1}{r-1}\right) \frac{n^2}{2}.

    m(1131)822m \le \left(1 - \frac{1}{3-1}\right) \frac{8^2}{2}

    m(112)642m \le \left(1 - \frac{1}{2}\right) \frac{64}{2}

    m0.5×32m \le 0.5 \times 32

    m16m \le 16

  3. Structure optimale :

    Le graphe de Turán T(n,r1)T(n, r-1) pour éviter KrK_r est un graphe multipartite complet équilibré à r1r-1 partitions.

    Ici r1=2r-1 = 2. C’est un graphe biparti complet.

    On divise les 8 sommets en 2 groupes de 4 (K4,4K_{4,4}).

    Nombre d’arêtes = 4×4=164 \times 4 = 16.

Réponse :

  1. Le nombre maximum de câbles est 16.
  2. La structure est un graphe biparti complet équilibré (K4,4K_{4,4}).

Exercice 8 : Sous-graphes et Sous-graphes Induits

Problème :

Soit le graphe G=C5G = C_5 (un cycle pentagonal) avec les sommets {1,2,3,4,5}\{1, 2, 3, 4, 5\} et les arêtes {{1,2},{2,3},{3,4},{4,5},{5,1}}\{\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,4\}, \{4,5\}, \{5,1\}\}.

Considérons le sous-ensemble de sommets S={1,2,3,5}S' = \{1, 2, 3, 5\}.

  1. Dessinez (ou décrivez) le sous-graphe induit par SS' dans GG, noté G[S]G[S'].
  2. Quel est l’ordre et le nombre d’arêtes de G[S]G[S'] ?
  3. G[S]G[S'] est-il isomorphe à P3P_3 (chaîne de longueur 3) ou à C4C_4 ?
Solution

Méthode :

Pour trouver le sous-graphe induit par SS', on prend les sommets de SS' et on conserve toutes les arêtes de GG dont les deux extrémités sont dans SS'.

Étapes :

  1. Sommets : {1,2,3,5}\{1, 2, 3, 5\}.

  2. Vérification des arêtes potentielles dans GG :

    • {1,2}\{1,2\} ? Oui (dans GG).
    • {2,3}\{2,3\} ? Oui (dans GG).
    • {3,5}\{3,5\} ? Non (pas dans GG, ce sont des non-voisins dans C5C_5).
    • {5,1}\{5,1\} ? Oui (dans GG).
    • {1,3}\{1,3\} ? Non.
    • {2,5}\{2,5\} ? Non.
  3. Liste des arêtes de G[S]G[S'] :

    A={{1,2},{2,3},{5,1}}A' = \{\{1,2\}, \{2,3\}, \{5,1\}\}.

    Graphiquement, cela ressemble à 32153-2-1-5. C’est une chaîne.

  4. Comparaison :

    Le graphe a 4 sommets et 3 arêtes.

    Les degrés sont : d(3)=1,d(2)=2,d(1)=2,d(5)=1d(3)=1, d(2)=2, d(1)=2, d(5)=1.

    Cela correspond à la structure d’une chaîne de 4 sommets (P3P_3).

Réponse :

  1. G[S]G[S'] a les arêtes {{1,2},{2,3},{1,5}}\{\{1,2\}, \{2,3\}, \{1,5\}\}.
  2. Ordre 4, Taille 3.
  3. Il est isomorphe à P3P_3 (une chaîne).

Exercice 9 : Nombres de Ramsey (Application)

Problème :

On sait que le nombre de Ramsey R(3,4)=9R(3, 4) = 9.

Expliquez ce que cela signifie concrètement si on considère un groupe de 9 personnes où chaque paire de personnes sont soit “amis”, soit “étrangers”.

Solution

Méthode :

La définition de R(s,t)R(s, t) concerne l’existence garantie d’une clique de taille ss (KsK_s) ou d’un stable de taille tt (StS_t).

Étapes :

  1. Modélisation :

    Les personnes sont les sommets.

    Une arête (couleur bleue) signifie “Amis”.

    L’absence d’arête (ou arête rouge) signifie “Étrangers”.

    s=3s=3 correspond à un triangle d’amis (K3K_3).

    t=4t=4 correspond à un groupe de 4 étrangers mutuels (S4S_4).

  2. Interprétation de n=9n=9 :

    Puisque le graphe a 9 sommets (ce qui est égal au nombre de Ramsey), la propriété est forcée.

Réponse :

Dans n’importe quel groupe de 9 personnes, il est mathématiquement certain que l’une des deux situations suivantes se produit :

  • Soit il existe un groupe de 3 personnes qui sont toutes amies entre elles.
  • Soit il existe un groupe de 4 personnes qui sont toutes étrangères les unes aux autres.

Il est impossible d’éviter simultanément ces deux configurations.


Exercice 10 : Matrice d’Incidence

Problème :

Soit un graphe complet K3K_3 avec les sommets {1,2,3}\{1, 2, 3\}.

  1. Écrivez la matrice d’incidence MM de ce graphe (lignes = sommets, colonnes = arêtes).
  2. Vérifiez que la somme de chaque colonne est 2.
  3. Quelle est la somme de chaque ligne ? Que représente-t-elle ?
Solution

Méthode :

K3K_3 a 3 sommets et 3 arêtes : a={1,2},b={2,3},c={1,3}a=\{1,2\}, b=\{2,3\}, c=\{1,3\}.

La matrice d’incidence MM est de taille 3×33 \times 3. Mi,j=1M_{i,j} = 1 si le sommet ii appartient à l’arête jj.

Étapes :

  1. Construction de la matrice :

    Colonnes : C1={1,2}C_1=\{1,2\}, C2={2,3}C_2=\{2,3\}, C3={1,3}C_3=\{1,3\}.

    Lignes : Sommets 1, 2, 3.

    M={1,2}{2,3}{1,3}110121103011M = \begin{matrix} & \{1,2\} & \{2,3\} & \{1,3\} \\ 1 & 1 & 0 & 1 \\ 2 & 1 & 1 & 0 \\ 3 & 0 & 1 & 1 \end{matrix}

    (Note : L’ordre des colonnes peut varier, mais la structure reste la même).

  2. Somme des colonnes :

    • Col 1 : 1+1+0=21+1+0 = 2
    • Col 2 : 0+1+1=20+1+1 = 2
    • Col 3 : 1+0+1=21+0+1 = 2

    C’est toujours 2 car une arête a exactement 2 extrémités.

  3. Somme des lignes :

    • Ligne 1 : 1+0+1=21+0+1 = 2
    • Ligne 2 : 1+1+0=21+1+0 = 2
    • Ligne 3 : 0+1+1=20+1+1 = 2

Réponse :

M=(101110011)M = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 1 \\ 1 & 1 & 0 \\ 0 & 1 & 1 \end{pmatrix}

La somme de chaque ligne est 2. Cela représente le degré de chaque sommet dans le triangle (chaque sommet a 2 voisins).