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Comptage des applications (A)


Concept 1 : Le nombre d’applications entre ensembles finis

Prérequis

  • Définition d’un ensemble fini et de son cardinal.
  • Définition d’une application (domaine, codomaine, image).
  • Produit cartésien d’ensembles.

Définition

Soient EE et FF deux ensembles finis. On note F(E,F)\mathcal{F}(E, F) ou FEF^E l’ensemble de toutes les applications de EE dans FF.

Le cardinal (le nombre total) de ces applications est donné par :

F(E,F)=FE|\mathcal{F}(E, F)| = |F|^{|E|}

Si on pose E=k|E| = k et F=n|F| = n, alors le nombre d’applications est nkn^k.

Cette formule repose sur le principe multiplicatif : pour chaque élément de EE, il y a F|F| choix possibles d’image dans FF.

Propriétés clés

  • Convention 000^0 : Si E=E = \varnothing et F=F = \varnothing, il existe exactement une application (l’application vide), donc F(,)=00=1|\mathcal{F}(\varnothing, \varnothing)| = 0^0 = 1.
  • Ensemble de départ vide : Pour tout ensemble FF, F(,F)=F0=1|\mathcal{F}(\varnothing, F)| = |F|^0 = 1. L’unique application est l’application vide.
  • Ensemble d’arrivée vide : Si EE \neq \varnothing et F=F = \varnothing, alors F(E,)=0E=0|\mathcal{F}(E, \varnothing)| = 0^{|E|} = 0. Il est impossible d’associer une image à un élément de EE.
  • Bijection avec les nn-uplets : L’ensemble F(E,F)\mathcal{F}(E, F) est en bijection avec le produit cartésien F××FF \times \dots \times F (E|E| fois), noté FEF^{|E|}.

Exemples

Exemple 1 : Applications binaires

Soit E={a,b,c}E = \{a, b, c\} (E=3|E|=3) et F={0,1}F = \{0, 1\} (F=2|F|=2).

Le nombre d’applications de EE dans FF est :

FE=23=8|F|^{|E|} = 2^3 = 8

Une de ces applications est ff telle que f(a)=0,f(b)=1,f(c)=0f(a)=0, f(b)=1, f(c)=0.

Exemple 2 : Lancer de dés

On lance un dé standard (6 faces) 4 fois de suite. On peut modéliser cela comme une application de l’ensemble des lancers E={1,2,3,4}E=\{1, 2, 3, 4\} vers l’ensemble des résultats possibles F={1,2,3,4,5,6}F=\{1, 2, 3, 4, 5, 6\}.

Le nombre total de séquences de résultats possibles est :

64=12966^4 = 1296

Exemple 3 : Coloration

De combien de façons peut-on colorier 5 objets distincts avec 3 couleurs disponibles (Rouge, Vert, Bleu) ?

Ici, E={objets}E = \{\text{objets}\}, E=5|E|=5 et F={couleurs}F = \{\text{couleurs}\}, F=3|F|=3.

Chaque objet reçoit une couleur. Le nombre de coloriages est :

35=2433^5 = 243

Contre-exemples

  • Confusion base/exposant : Dans l’Exemple 1, le nombre d’applications n’est PAS 32=93^2 = 9. Il est crucial de se rappeler que c’est ArriveˊeDeˊpart|\text{Arrivée}|^{|\text{Départ}|}. Pensez : “pour chaque élément du départ, j’ai le choix de l’arrivée”.
  • Ensembles infinis : Si E=NE = \mathbb{N} (infini), la formule FE|F|^{|E|} au sens arithmétique standard ne s’applique pas directement pour donner un entier naturel. Ce concept est restreint aux ensembles finis dans ce chapitre.

Concepts liés

  • Produit Cartésien : Le lien direct entre une application et un vecteur de ses images.
  • Fonction caractéristique : Cas particulier où F={0,1}F = \{0, 1\}.

Concept 2 : Cardinal de l’ensemble des parties (Fonction caractéristique)

Prérequis

  • Concept d’application (Concept 1).
  • Définition de l’ensemble des parties P(E)\mathcal{P}(E).
  • Principe de bijection.

Définition

Soit EE un ensemble fini. Le nombre de sous-ensembles (ou parties) de EE, noté P(E)|\mathcal{P}(E)|, est :

P(E)=2E|\mathcal{P}(E)| = 2^{|E|}

Pour démontrer cela, on utilise la fonction caractéristique (ou indicatrice) d’une partie AEA \subseteq E, notée fAf_A ou 1A\mathbf{1}_A, définie de EE vers {0,1}\{0, 1\} par :

fA(x)={1si xA0si xAf_A(x) = \begin{cases} 1 & \text{si } x \in A \\ 0 & \text{si } x \notin A \end{cases}

Propriétés clés

  • Bijection canonique : Il existe une bijection naturelle entre l’ensemble des parties P(E)\mathcal{P}(E) et l’ensemble des applications F(E,{0,1})\mathcal{F}(E, \{0, 1\}).
  • Codage binaire : Chaque sous-ensemble peut être représenté de manière unique par une suite binaire de longueur E|E|.
  • Croissance : Le nombre de parties croît exponentiellement avec la taille de l’ensemble.

Exemples

Exemple 1 : Ensemble à 3 éléments

Soit E={a,b,c}E = \{a, b, c\}. E=3|E|=3.

Le nombre de parties est 23=82^3 = 8.

Les parties sont : ,{a},{b},{c},{a,b},{a,c},{b,c},{a,b,c}\varnothing, \{a\}, \{b\}, \{c\}, \{a,b\}, \{a,c\}, \{b,c\}, \{a,b,c\}.

La fonction caractéristique de A={a,c}A=\{a, c\} correspond au triplet (1,0,1)(1, 0, 1) (1 pour aa, 0 pour bb, 1 pour cc).

Exemple 2 : Interrupteurs

On dispose d’un panneau avec n=10n=10 interrupteurs, chacun pouvant être allumé (ON) ou éteint (OFF). L’ensemble des interrupteurs allumés correspond à une partie de l’ensemble des 10 interrupteurs.

Le nombre de configurations possibles est :

210=10242^{10} = 1024

Exemple 3 : Ensemble vide

Si E=E = \varnothing, alors E=0|E|=0.

Le nombre de parties est 20=12^0 = 1.

Cette unique partie est l’ensemble vide lui-même : P()={}\mathcal{P}(\varnothing) = \{\varnothing\}.

Contre-exemples

  • Nombre de parties de taille fixe : La formule 2E2^{|E|} compte toutes les parties. Elle ne donne pas le nombre de parties ayant exactement kk éléments (ceci correspond au coefficient binomial (nk)\binom{n}{k}).
  • Sous-ensembles ordonnés : P(E)\mathcal{P}(E) contient des ensembles, où l’ordre ne compte pas. {a,b}\{a, b\} est la même partie que {b,a}\{b, a\}. On ne compte pas deux fois.

Concepts liés

  • Coefficients binomiaux : Lien via la somme k=0n(nk)=2n\sum_{k=0}^n \binom{n}{k} = 2^n.
  • Informatique : Représentation binaire des ensembles (bitmasks).

Concept 3 : Factorielle et Permutations

Prérequis

  • Entiers naturels.
  • Produit d’entiers.
  • Définition d’une bijection.

Définition

La factorielle d’un entier naturel nn, notée n!n!, est définie par :

n!={1si n=01×2××n=i=1nisi n1n! = \begin{cases} 1 & \text{si } n = 0 \\ 1 \times 2 \times \dots \times n = \prod_{i=1}^n i & \text{si } n \ge 1 \end{cases}

Ceci correspond au nombre de permutations d’un ensemble fini EE de cardinal nn (c’est-à-dire le nombre de bijections de EE dans EE).

Propriétés clés

  • Récurrence : n!=n×(n1)!n! = n \times (n-1)!.
  • Croissance très rapide : La factorielle croît plus vite que n’importe quelle fonction exponentielle ana^n.
  • Bijections : Si E=F=n|E| = |F| = n, alors Fbij(E,F)=n!|\mathcal{F}_{bij}(E, F)| = n!.
  • Approximation : Pour nn grand, n!2πn(ne)nn! \approx \sqrt{2\pi n} (\frac{n}{e})^n (Formule de Stirling).

Exemples

Exemple 1 : Anagrammes simples

Combien de mots (ayant un sens ou non) peut-on former avec les lettres du mot “LOUP” ?

Les 4 lettres sont distinctes. Il s’agit de permuter 4 éléments.

Nombre de mots = 4!=4×3×2×1=244! = 4 \times 3 \times 2 \times 1 = 24.

Exemple 2 : Classement

Dans une course avec 8 participants, combien y a-t-il d’ordres d’arrivée possibles (sans ex aequo) ?

C’est le nombre de permutations de l’ensemble des 8 coureurs.

8!=403208! = 40\,320

Exemple 3 : Calcul avec simplification

Calculons 10!8!\frac{10!}{8!}.

10!8!=10×9×8××18××1=10×9=90\frac{10!}{8!} = \frac{10 \times 9 \times 8 \times \dots \times 1}{8 \times \dots \times 1} = 10 \times 9 = 90

Contre-exemples

  • Lettres répétées : Le nombre d’anagrammes de “MAMAN” n’est pas 5!5! car les lettres ne sont pas toutes distinctes (il y a répétition de M et A).
  • Somme de factorielles : (n+m)!n!+m!(n+m)! \neq n! + m! et (nm)!n!×m!(nm)! \neq n! \times m!. Par exemple (2+2)!=24(2+2)! = 24 mais 2!+2!=42! + 2! = 4.

Concepts liés

  • Groupe symétrique SnS_n : L’ensemble des permutations muni de la loi de composition.
  • Formule de Stirling : Estimation asymptotique.

Concept 4 : Le nombre d’injections (Arrangements)

Prérequis

  • Définition d’une injection (f(x)=f(y)    x=yf(x) = f(y) \implies x = y).
  • Factorielle (Concept 3).
  • EF|E| \le |F| pour qu’une injection existe (Principe des tiroirs).

Définition

Soient EE et FF deux ensembles finis avec E=k|E| = k et F=n|F| = n.

Le nombre d’injections de EE dans FF, noté Finj(E,F)|\mathcal{F}_{inj}(E, F)|, correspond au nombre de kk-arrangements de FF. Il est donné par :

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