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Exercices “Espaces Euclidiens et Hermitiens” (A)
Exercice 1
Problème: Soit l’application φ:R2×R2→R définie pour x=(x1,x2) et y=(y1,y2) par :
φ(x,y)=2x1y1+x1y2+x2y1+3x2y2.
Montrer que φ est une forme bilinéaire symétrique.
Solution
Méthode: Pour montrer que φ est une forme bilinéaire, nous devons vérifier la linéarité par rapport à la première variable et par rapport à la seconde variable. Pour montrer qu’elle est symétrique, nous devons vérifier que φ(x,y)=φ(y,x) pour tous x,y∈R2.
Étapes:
Vérifier la linéarité à gauche. Soient x,z∈R2 et λ∈R. On a x=(x1,x2) et z=(z1,z2).
En réorganisant les termes, on voit que les deux expressions sont identiques.
φ(y,x)=2x1y1+x2y1+x1y2+3x2y2=φ(x,y).
La forme est donc symétrique.
Conclusion sur la bilinéarité.
Puisque φ est linéaire à gauche et symétrique, elle est aussi linéaire à droite.
En effet, φ(x,λy+z)=φ(λy+z,x)=λφ(y,x)+φ(z,x)=λφ(x,y)+φ(x,z).
Ainsi, φ est bien une forme bilinéaire.
Réponse: L’application φ est une forme bilinéaire symétrique.
Exercice 2
Problème: Soit E=C2 et l’application φ:E×E→C définie pour x=(x1,x2) et y=(y1,y2) par :
φ(x,y)=2x1y1ˉ+ix1y2ˉ−ix2y1ˉ+3x2y2ˉ.
Montrer que φ est une forme sesquilinéaire hermitienne.
Solution
Méthode: Nous devons vérifier que φ est linéaire par rapport à sa première variable et semi-linéaire par rapport à sa seconde. Ensuite, nous devons montrer qu’elle est hermitienne, c’est-à-dire φ(x,y)=φ(y,x).
Étapes:
Vérifier la linéarité à gauche. Soient x,z∈C2 et λ∈C.
La semi-linéarité à droite est vérifiée. φ est donc sesquilinéaire.
Vérifier la symétrie hermitienne.
Calculons φ(y,x) :
φ(y,x)=2y1x1ˉ+iy1x2ˉ−iy2x1ˉ+3y2x2ˉ.
φ(y,x)=2y1x1ˉ+iy1x2ˉ−iy2x1ˉ+3y2x2ˉ
=2y1x1ˉ+iy1x2ˉ−iy2x1ˉ+3y2x2ˉ
=2y1ˉx1−iy1ˉx2+iy2ˉx1+3y2ˉx2
Réorganisons les termes pour correspondre à φ(x,y):
=2x1y1ˉ+ix1y2ˉ−ix2y1ˉ+3x2y2ˉ=φ(x,y).
La forme est hermitienne.
Réponse: L’application φ est une forme sesquilinéaire hermitienne.
Exercice 3
Problème: Sur l’espace vectoriel E=R1[X] des polynômes de degré au plus 1, on définit l’application ⟨P,Q⟩=P(0)Q(0)+P′(0)Q′(0), où P′ est la dérivée de P. Est-ce que cette application définit un produit scalaire sur E ?
Solution
Méthode: Pour déterminer si ⟨⋅,⋅⟩ est un produit scalaire, nous devons vérifier les quatre propriétés : forme bilinéaire, symétrique, positive, et définie.
La symétrie est évidente : ⟨P,Q⟩=P(0)Q(0)+P′(0)Q′(0)=Q(0)P(0)+Q′(0)P′(0)=⟨Q,P⟩.
Puisque la forme est linéaire à gauche et symétrique, elle est bilinéaire et symétrique.
Vérifier la positivité.
Soit P∈E.
⟨P,P⟩=P(0)2+P′(0)2.
C’est une somme de carrés de nombres réels, donc ⟨P,P⟩≥0. La forme est positive.
Vérifier le caractère défini.
Supposons que ⟨P,P⟩=0. Cela signifie P(0)2+P′(0)2=0.
Puisque P(0)2≥0 et P′(0)2≥0, leur somme est nulle si et seulement si les deux termes sont nuls.
Donc, P(0)=0 et P′(0)=0.
Un polynôme P dans R1[X] s’écrit P(X)=aX+b.
Sa dérivée est P′(X)=a.
La condition P(0)=0 implique a(0)+b=0, donc b=0.
La condition P′(0)=0 implique a=0.
Ainsi, a=0 et b=0, ce qui signifie que P(X) est le polynôme nul.
La forme est donc définie.
Conclusion.
L’application vérifie toutes les propriétés d’un produit scalaire (bilinéaire, symétrique, positive, définie).
Réponse: Oui, l’application ⟨P,Q⟩=P(0)Q(0)+P′(0)Q′(0) définit un produit scalaire sur R1[X].
Exercice 4
Problème: Soit l’espace euclidien R3 muni de son produit scalaire usuel. Soient les vecteurs x=(1,2,−3) et y=(2,0,1).
Vérifier l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour ces deux vecteurs.
Sont-ils colinéaires ? Justifier en utilisant le cas d’égalité de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
Solution
Méthode: L’inégalité de Cauchy-Schwarz s’écrit ∣⟨x,y⟩∣≤∥x∥∥y∥. Nous allons calculer chaque terme de cette inégalité et les comparer. Le cas d’égalité se produit si et seulement si les vecteurs sont colinéaires.
Puisque 12=1 et (70)2=70, on a bien 1<70, donc 1<70.
L’inégalité est vérifiée.
Analyser le cas d’égalité.
L’inégalité de Cauchy-Schwarz devient une égalité si et seulement si les vecteurs x et y sont colinéaires.
Dans notre cas, nous avons ∣⟨x,y⟩∣=1 et ∥x∥∥y∥=70.
Puisque 1=70, il n’y a pas égalité.
Par conséquent, les vecteurs x et y ne sont pas colinéaires.
Réponse:
On a ∣⟨x,y⟩∣=1 et ∥x∥∥y∥=70. Puisque 1≤70, l’inégalité de Cauchy-Schwarz est vérifiée.
Comme ∣⟨x,y⟩∣=∥x∥∥y∥, les vecteurs ne sont pas colinéaires.
Exercice 5
Problème: Dans l’espace euclidien R2 muni de son produit scalaire usuel, soient les vecteurs x=(3,1) et y=(1,2).
Calculer ∥x∥, ∥y∥, ∥x+y∥ et ∥x−y∥.
Vérifier l’identité du parallélogramme : ∥x+y∥2+∥x−y∥2=2(∥x∥2+∥y∥2).
Solution
Méthode: Nous calculons directement les normes en utilisant la définition ∥v∥=v12+v22, puis nous substituons les résultats dans l’identité du parallélogramme pour la vérifier.
Étapes:
Calculer les vecteurs x+y et x−y.
x+y=(3+1,1+2)=(4,3).
x−y=(3−1,1−2)=(2,−1).
Calculer les normes au carré.
∥x∥2=32+12=9+1=10.
∥y∥2=12+22=1+4=5.
∥x+y∥2=42+32=16+9=25.
∥x−y∥2=22+(−1)2=4+1=5.
Extraire les normes.
∥x∥=10.
∥y∥=5.
∥x+y∥=25=5.
∥x−y∥=5.
Vérifier l’identité du parallélogramme.
Calculons le membre de gauche :
∥x+y∥2+∥x−y∥2=25+5=30.
Calculons le membre de droite :
2(∥x∥2+∥y∥2)=2(10+5)=2(15)=30.
Les deux membres sont égaux.
Réponse:
Les normes sont : ∥x∥=10, ∥y∥=5, ∥x+y∥=5, ∥x−y∥=5.
L’identité du parallélogramme est vérifiée car 25+5=2(10+5), soit 30=30.
Exercice 6
Problème: Sur R2, on définit la norme infinie par ∥x∥∞=max(∣x1∣,∣x2∣). Montrer que cette norme ne dérive pas d’un produit scalaire.
Solution
Méthode: Une norme dérive d’un produit scalaire si et seulement si elle vérifie l’identité du parallélogramme pour tous les vecteurs. Pour montrer qu’elle n’en dérive pas, il suffit de trouver un contre-exemple, c’est-à-dire une paire de vecteurs pour laquelle l’identité n’est pas satisfaite.
Étapes:
Choisir des vecteurs simples.
Prenons les vecteurs de la base canonique, x=(1,0) et y=(0,1). Ce choix est souvent efficace pour tester ce genre de propriétés.
Calculer les normes nécessaires.
∥x∥∞=max(∣1∣,∣0∣)=1.
∥y∥∞=max(∣0∣,∣1∣)=1.
x+y=(1,1), donc ∥x+y∥∞=max(∣1∣,∣1∣)=1.
x−y=(1,−1), donc ∥x−y∥∞=max(∣1∣,∣−1∣)=1.
Tester l’identité du parallélogramme.
L’identité est : ∥x+y∥∞2+∥x−y∥∞2=2(∥x∥∞2+∥y∥∞2).
Calculons le membre de gauche :
∥x+y∥∞2+∥x−y∥∞2=12+12=2.
Calculons le membre de droite :
2(∥x∥∞2+∥y∥∞2)=2(12+12)=2(1+1)=4.
Comparer les deux membres.
Nous avons 2=4. L’identité du parallélogramme n’est pas vérifiée pour ces vecteurs.
Réponse: La norme ∥x∥∞ ne dérive pas d’un produit scalaire car elle ne satisfait pas l’identité du parallélogramme. Par exemple, pour x=(1,0) et y=(0,1), on obtient 2=4.
Exercice 7
Problème: Dans l’espace euclidien R3, on considère la base orthonormée B′=(e1′,e2′,e3′) avec :
Soit le vecteur v=(2,3,4). Trouver les coordonnées de v dans la base B′.
Solution
Méthode: Puisque B′ est une base orthonormée, les coordonnées (v1′,v2′,v3′) d’un vecteur v dans cette base sont données par les produits scalaires vi′=⟨v,ei′⟩.
Étapes:
Calculer la première coordonnée v1′.
v1′=⟨v,e1′⟩=⟨(2,3,4),31(1,1,1)⟩
=31(2⋅1+3⋅1+4⋅1)=31(2+3+4)=39.
En rationalisant, v1′=393=33.
Calculer la deuxième coordonnée v2′.
v2′=⟨v,e2′⟩=⟨(2,3,4),21(1,−1,0)⟩
=21(2⋅1+3⋅(−1)+4⋅0)=21(2−3+0)=−21.
En rationalisant, v2′=−22.
Calculer la troisième coordonnée v3′.
v3′=⟨v,e3′⟩=⟨(2,3,4),61(1,1,−2)⟩
=61(2⋅1+3⋅1+4⋅(−2))=61(2+3−8)=−63.
En rationalisant, v3′=−636=−26.
Vérification (optionnelle).
On peut vérifier que v=v1′e1′+v2′e2′+v3′e3′.
Réponse: Les coordonnées de v dans la base B′ sont (33,−22,−26).
Exercice 8
Problème: Dans R3 muni du produit scalaire usuel, appliquer le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt à la base B=(v1,v2,v3) où v1=(1,1,0), v2=(1,0,1) et v3=(0,1,1).
Solution
Méthode: Nous suivons les étapes de l’algorithme de Gram-Schmidt. Pour chaque vecteur vk, on le rend orthogonal aux vecteurs orthonormés déjà construits en soustrayant ses projections, puis on le normalise.
Étapes:
Étape 1 : Construire e1.
On normalise v1.
∥v1∥2=12+12+02=2⟹∥v1∥=2.
e1=∥v1∥v1=21(1,1,0).
Étape 2 : Construire e2.
a. On calcule d’abord un vecteur e2′ orthogonal à e1.
Réponse: La base orthonormée obtenue est B′=(e1,e2,e3) avec :
e1=21(1,1,0),
e2=61(1,−1,2),
e3=31(−1,1,1).
Exercice 9
Problème: Dans R3 muni du produit scalaire usuel, on considère le vecteur v=(6,2,5) et le plan F d’équation x−y+2z=0.
Calculer la projection orthogonale PF(v) du vecteur v sur le plan F.
Solution
Méthode: Il est souvent plus simple de calculer la projection sur l’orthogonal du sous-espace, F⊥, puis d’utiliser la relation v=PF(v)+PF⊥(v). L’orthogonal d’un plan défini par l’équation ax+by+cz=0 est la droite dirigée par le vecteur normal n=(a,b,c).
Étapes:
Déterminer l’orthogonal F⊥.
Le plan F a pour équation 1x−1y+2z=0. Un vecteur normal au plan est n=(1,−1,2).
L’orthogonal F⊥ est la droite vectorielle engendrée par n.
F⊥=Vect(n).
Calculer la projection de v sur F⊥.
Pour utiliser la formule de projection, il nous faut une base orthonormée de F⊥. On normalise n.
∥n∥2=12+(−1)2+22=1+1+4=6⟹∥n∥=6.
Une base orthonormée de F⊥ est (en) avec en=∥n∥n=61(1,−1,2).
On utilise la décomposition v=PF(v)+PF⊥(v), d’où PF(v)=v−PF⊥(v).
PF(v)=(6,2,5)−(37,−37,314)
=(6−37,2−(−37),5−314)
=(318−7,36+7,315−14)=(311,313,31).
Vérification (optionnelle).
Le vecteur projeté PF(v) doit appartenir à F. Vérifions s’il satisfait l’équation du plan :
311−313+2(31)=311−13+2=30=0.
Le point est bien dans le plan.
Réponse: La projection orthogonale de v sur le plan F est PF(v)=(311,313,31).
Exercice 10
Problème: Dans R3 muni de sa structure euclidienne usuelle, calculer la distance du point A=(1,2,3) à la droite D passant par l’origine et dirigée par le vecteur u=(1,1,1).
Solution
Méthode: La distance d’un point (représenté par un vecteur a) à un sous-espace vectoriel D est donnée par d(a,D)=∥a−PD(a)∥, où PD(a) est la projection orthogonale de a sur D.
Étapes:
Trouver une base orthonormée de D.
La droite D est engendrée par le vecteur u=(1,1,1).
∥u∥2=12+12+12=3⟹∥u∥=3.
Une base orthonormée de D est (eu) avec eu=∥u∥u=31(1,1,1).
Calculer la projection orthogonale de a=(1,2,3) sur D.
Réponse: La distance du point A à la droite D est 2.
Exercice 11
Problème: Soit f un endomorphisme de l’espace euclidien R3 dont la matrice dans la base canonique (orthonormée) est :
A=1−1403120−2.
Déterminer la matrice de l’endomorphisme adjoint f∗ dans la même base.
Solution
Méthode: Dans un espace euclidien, si la matrice d’un endomorphisme f dans une base orthonormée est A, alors la matrice de son adjoint f∗ dans la même base est la transposée de A, notée tA.
Étapes:
Identifier le contexte.
L’espace est R3 (euclidien) et la base est la base canonique, qui est orthonormée pour le produit scalaire usuel. La formule simple s’applique donc.
Calculer la transposée de la matrice A.
La transposée d’une matrice s’obtient en échangeant les lignes et les colonnes.
Si A=(aij), alors tA=(aji).
A=1−1403120−2.
La première ligne de A devient la première colonne de tA.
La deuxième ligne de A devient la deuxième colonne de tA.
La troisième ligne de A devient la troisième colonne de tA.
Donc, tA=102−13041−2.
Réponse: La matrice de l’adjoint f∗ dans la base canonique est A∗=tA=102−13041−2.
Exercice 12
Problème: Soit un endomorphisme f de C2 dont la matrice dans la base canonique est A=21(1ii1).
Cet endomorphisme est-il auto-adjoint ? Unitaire ? Normal ?
Solution
Méthode: Nous devons calculer la matrice adjointe A∗=tA et la comparer à A et à son inverse. On vérifie ensuite si A et A∗ commutent. L’espace est hermitien (C2) et la base est canonique (orthonormée).
Étapes:
Calculer la matrice adjointe A∗.
A=(1/2i/2i/21/2).
tA=(1/2i/2i/21/2). (La matrice est symétrique)
Tout endomorphisme unitaire est normal. En effet, si f∗f=Id, alors f est inversible avec f−1=f∗. Donc ff∗=ff−1=Id. On a bien f∗f=ff∗=Id.
L’endomorphisme est donc normal.
Réponse: L’endomorphisme f n’est pas auto-adjoint, mais il est unitaire et normal.
Exercice 13
Problème: Dans l’espace euclidien R3 muni du produit scalaire usuel, on considère la forme linéaire l:R3→R définie par l(x,y,z)=5x−2y+z.
Selon le théorème de représentation de Riesz, il existe un unique vecteur u∈R3 tel que l(v)=⟨v,u⟩ pour tout v∈R3. Trouver ce vecteur u.
Solution
Méthode: On écrit l’expression du produit scalaire ⟨v,u⟩ en fonction des coordonnées de v=(x,y,z) et de u=(u1,u2,u3). On identifie ensuite cette expression avec la définition de l(v) pour trouver les coordonnées de u.
Étapes:
Exprimer la forme linéaire l.
La forme linéaire est donnée par l(v)=l(x,y,z)=5x−2y+z.
Exprimer le produit scalaire.
Soit u=(u1,u2,u3) le vecteur recherché. Pour un vecteur v=(x,y,z), le produit scalaire usuel est :
⟨v,u⟩=xu1+yu2+zu3.
Identifier les deux expressions.
Le théorème de Riesz nous dit que l(v)=⟨v,u⟩. On a donc l’égalité pour tous x,y,z∈R :
5x−2y+z=u1x+u2y+u3z.
Cette égalité entre deux polynômes en x,y,z doit être vraie pour toutes les valeurs de ces variables. Cela implique que les coefficients des variables correspondantes doivent être égaux.
Déduire les coordonnées de u.
En identifiant les coefficients, on obtient :
Coefficient de x: u1=5
Coefficient de y: u2=−2
Coefficient de z: u3=1
Le vecteur recherché est donc u=(5,−2,1).
Réponse: Le vecteur u représentant la forme linéaire l est u=(5,−2,1).