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Exercices “Espaces Euclidiens et Hermitiens” (A)


Exercice 1

Problème: Soit l’application φ:R2×R2R\varphi: \mathbb{R}^2 \times \mathbb{R}^2 \to \mathbb{R} définie pour x=(x1,x2)x=(x_1, x_2) et y=(y1,y2)y=(y_1, y_2) par :

φ(x,y)=2x1y1+x1y2+x2y1+3x2y2\varphi(x, y) = 2x_1y_1 + x_1y_2 + x_2y_1 + 3x_2y_2.

Montrer que φ\varphi est une forme bilinéaire symétrique.

Solution

Méthode: Pour montrer que φ\varphi est une forme bilinéaire, nous devons vérifier la linéarité par rapport à la première variable et par rapport à la seconde variable. Pour montrer qu’elle est symétrique, nous devons vérifier que φ(x,y)=φ(y,x)\varphi(x, y) = \varphi(y, x) pour tous x,yR2x, y \in \mathbb{R}^2.

Étapes:

  1. Vérifier la linéarité à gauche. Soient x,zR2x, z \in \mathbb{R}^2 et λR\lambda \in \mathbb{R}. On a x=(x1,x2)x = (x_1, x_2) et z=(z1,z2)z = (z_1, z_2).

    λx+z=(λx1+z1,λx2+z2)\lambda x + z = (\lambda x_1 + z_1, \lambda x_2 + z_2).

    Calculons φ(λx+z,y)\varphi(\lambda x + z, y):

    φ(λx+z,y)=2(λx1+z1)y1+(λx1+z1)y2+(λx2+z2)y1+3(λx2+z2)y2\varphi(\lambda x + z, y) = 2(\lambda x_1 + z_1)y_1 + (\lambda x_1 + z_1)y_2 + (\lambda x_2 + z_2)y_1 + 3(\lambda x_2 + z_2)y_2

    Distribuons les termes :

    =(2λx1y1+2z1y1)+(λx1y2+z1y2)+(λx2y1+z2y1)+(3λx2y2+3z2y2)= (2\lambda x_1y_1 + 2z_1y_1) + (\lambda x_1y_2 + z_1y_2) + (\lambda x_2y_1 + z_2y_1) + (3\lambda x_2y_2 + 3z_2y_2)

    Regroupons les termes en λ\lambda :

    =λ(2x1y1+x1y2+x2y1+3x2y2)+(2z1y1+z1y2+z2y1+3z2y2)= \lambda(2x_1y_1 + x_1y_2 + x_2y_1 + 3x_2y_2) + (2z_1y_1 + z_1y_2 + z_2y_1 + 3z_2y_2)

    =λφ(x,y)+φ(z,y)= \lambda \varphi(x, y) + \varphi(z, y)

    La linéarité à gauche est vérifiée.

  2. Vérifier la symétrie.

    Calculons φ(x,y)\varphi(x, y) et φ(y,x)\varphi(y, x).

    φ(x,y)=2x1y1+x1y2+x2y1+3x2y2\varphi(x, y) = 2x_1y_1 + x_1y_2 + x_2y_1 + 3x_2y_2.

    φ(y,x)=2y1x1+y1x2+y2x1+3y2x2\varphi(y, x) = 2y_1x_1 + y_1x_2 + y_2x_1 + 3y_2x_2.

    En réorganisant les termes, on voit que les deux expressions sont identiques.

    φ(y,x)=2x1y1+x2y1+x1y2+3x2y2=φ(x,y)\varphi(y, x) = 2x_1y_1 + x_2y_1 + x_1y_2 + 3x_2y_2 = \varphi(x, y).

    La forme est donc symétrique.

  3. Conclusion sur la bilinéarité.

    Puisque φ\varphi est linéaire à gauche et symétrique, elle est aussi linéaire à droite.

    En effet, φ(x,λy+z)=φ(λy+z,x)=λφ(y,x)+φ(z,x)=λφ(x,y)+φ(x,z)\varphi(x, \lambda y + z) = \varphi(\lambda y + z, x) = \lambda\varphi(y, x) + \varphi(z, x) = \lambda\varphi(x, y) + \varphi(x, z).

    Ainsi, φ\varphi est bien une forme bilinéaire.

Réponse: L’application φ\varphi est une forme bilinéaire symétrique.


Exercice 2

Problème: Soit E=C2E = \mathbb{C}^2 et l’application φ:E×EC\varphi: E \times E \to \mathbb{C} définie pour x=(x1,x2)x=(x_1, x_2) et y=(y1,y2)y=(y_1, y_2) par :

φ(x,y)=2x1y1ˉ+ix1y2ˉix2y1ˉ+3x2y2ˉ\varphi(x, y) = 2x_1\bar{y_1} + ix_1\bar{y_2} - ix_2\bar{y_1} + 3x_2\bar{y_2}.

Montrer que φ\varphi est une forme sesquilinéaire hermitienne.

Solution

Méthode: Nous devons vérifier que φ\varphi est linéaire par rapport à sa première variable et semi-linéaire par rapport à sa seconde. Ensuite, nous devons montrer qu’elle est hermitienne, c’est-à-dire φ(x,y)=φ(y,x)\varphi(x, y) = \overline{\varphi(y, x)}.

Étapes:

  1. Vérifier la linéarité à gauche. Soient x,zC2x, z \in \mathbb{C}^2 et λC\lambda \in \mathbb{C}.

    φ(λx+z,y)=2(λx1+z1)y1ˉ+i(λx1+z1)y2ˉi(λx2+z2)y1ˉ+3(λx2+z2)y2ˉ\varphi(\lambda x + z, y) = 2(\lambda x_1+z_1)\bar{y_1} + i(\lambda x_1+z_1)\bar{y_2} - i(\lambda x_2+z_2)\bar{y_1} + 3(\lambda x_2+z_2)\bar{y_2}

    =λ(2x1y1ˉ+ix1y2ˉix2y1ˉ+3x2y2ˉ)+(2z1y1ˉ+iz1y2ˉiz2y1ˉ+3z2y2ˉ)= \lambda(2x_1\bar{y_1} + ix_1\bar{y_2} - ix_2\bar{y_1} + 3x_2\bar{y_2}) + (2z_1\bar{y_1} + iz_1\bar{y_2} - iz_2\bar{y_1} + 3z_2\bar{y_2})

    =λφ(x,y)+φ(z,y)= \lambda\varphi(x, y) + \varphi(z, y).

    La linéarité à gauche est vérifiée.

  2. Vérifier la semi-linéarité à droite. Soient y,zC2y, z \in \mathbb{C}^2 et λC\lambda \in \mathbb{C}.

    φ(x,λy+z)=2x1(λy1+z1)+ix1(λy2+z2)ix2(λy1+z1)+3x2(λy2+z2)\varphi(x, \lambda y + z) = 2x_1\overline{(\lambda y_1+z_1)} + ix_1\overline{(\lambda y_2+z_2)} - ix_2\overline{(\lambda y_1+z_1)} + 3x_2\overline{(\lambda y_2+z_2)}

    =2x1(λˉy1ˉ+z1ˉ)+ix1(λˉy2ˉ+z2ˉ)ix2(λˉy1ˉ+z1ˉ)+3x2(λˉy2ˉ+z2ˉ)= 2x_1(\bar{\lambda}\bar{y_1}+\bar{z_1}) + ix_1(\bar{\lambda}\bar{y_2}+\bar{z_2}) - ix_2(\bar{\lambda}\bar{y_1}+\bar{z_1}) + 3x_2(\bar{\lambda}\bar{y_2}+\bar{z_2})

    =λˉ(2x1y1ˉ+ix1y2ˉix2y1ˉ+3x2y2ˉ)+(2x1z1ˉ+ix1z2ˉix2z1ˉ+3x2z2ˉ)= \bar{\lambda}(2x_1\bar{y_1} + ix_1\bar{y_2} - ix_2\bar{y_1} + 3x_2\bar{y_2}) + (2x_1\bar{z_1} + ix_1\bar{z_2} - ix_2\bar{z_1} + 3x_2\bar{z_2})

    =λˉφ(x,y)+φ(x,z)= \bar{\lambda}\varphi(x, y) + \varphi(x, z).

    La semi-linéarité à droite est vérifiée. φ\varphi est donc sesquilinéaire.

  3. Vérifier la symétrie hermitienne.

    Calculons φ(y,x)\overline{\varphi(y, x)} :

    φ(y,x)=2y1x1ˉ+iy1x2ˉiy2x1ˉ+3y2x2ˉ\varphi(y, x) = 2y_1\bar{x_1} + iy_1\bar{x_2} - iy_2\bar{x_1} + 3y_2\bar{x_2}.

    φ(y,x)=2y1x1ˉ+iy1x2ˉiy2x1ˉ+3y2x2ˉ\overline{\varphi(y, x)} = \overline{2y_1\bar{x_1} + iy_1\bar{x_2} - iy_2\bar{x_1} + 3y_2\bar{x_2}}

    =2y1x1ˉ+iy1x2ˉiy2x1ˉ+3y2x2ˉ= \overline{2y_1\bar{x_1}} + \overline{iy_1\bar{x_2}} - \overline{iy_2\bar{x_1}} + \overline{3y_2\bar{x_2}}

    =2y1ˉx1iy1ˉx2+iy2ˉx1+3y2ˉx2= 2\bar{y_1}x_1 - i\bar{y_1}x_2 + i\bar{y_2}x_1 + 3\bar{y_2}x_2

    Réorganisons les termes pour correspondre à φ(x,y)\varphi(x,y):

    =2x1y1ˉ+ix1y2ˉix2y1ˉ+3x2y2ˉ=φ(x,y)= 2x_1\bar{y_1} + ix_1\bar{y_2} - ix_2\bar{y_1} + 3x_2\bar{y_2} = \varphi(x, y).

    La forme est hermitienne.

Réponse: L’application φ\varphi est une forme sesquilinéaire hermitienne.


Exercice 3

Problème: Sur l’espace vectoriel E=R1[X]E = \mathbb{R}_1[X] des polynômes de degré au plus 1, on définit l’application P,Q=P(0)Q(0)+P(0)Q(0)\langle P, Q \rangle = P(0)Q(0) + P'(0)Q'(0), où PP' est la dérivée de PP. Est-ce que cette application définit un produit scalaire sur EE ?

Solution

Méthode: Pour déterminer si ,\langle \cdot, \cdot \rangle est un produit scalaire, nous devons vérifier les quatre propriétés : forme bilinéaire, symétrique, positive, et définie.

Étapes:

  1. Vérifier la bilinéarité et la symétrie.

    Soient P,Q,REP, Q, R \in E et λR\lambda \in \mathbb{R}.

    λP+R,Q=(λP+R)(0)Q(0)+(λP+R)(0)Q(0)\langle \lambda P + R, Q \rangle = (\lambda P+R)(0)Q(0) + (\lambda P+R)'(0)Q'(0)

    =(λP(0)+R(0))Q(0)+(λP(0)+R(0))Q(0)= (\lambda P(0)+R(0))Q(0) + (\lambda P'(0)+R'(0))Q'(0)

    =λP(0)Q(0)+R(0)Q(0)+λP(0)Q(0)+R(0)Q(0)= \lambda P(0)Q(0) + R(0)Q(0) + \lambda P'(0)Q'(0) + R'(0)Q'(0)

    =λ(P(0)Q(0)+P(0)Q(0))+(R(0)Q(0)+R(0)Q(0))=λP,Q+R,Q= \lambda (P(0)Q(0) + P'(0)Q'(0)) + (R(0)Q(0) + R'(0)Q'(0)) = \lambda \langle P, Q \rangle + \langle R, Q \rangle.

    La linéarité à gauche est vérifiée.

    La symétrie est évidente : P,Q=P(0)Q(0)+P(0)Q(0)=Q(0)P(0)+Q(0)P(0)=Q,P\langle P, Q \rangle = P(0)Q(0) + P'(0)Q'(0) = Q(0)P(0) + Q'(0)P'(0) = \langle Q, P \rangle.

    Puisque la forme est linéaire à gauche et symétrique, elle est bilinéaire et symétrique.

  2. Vérifier la positivité.

    Soit PEP \in E.

    P,P=P(0)2+P(0)2\langle P, P \rangle = P(0)^2 + P'(0)^2.

    C’est une somme de carrés de nombres réels, donc P,P0\langle P, P \rangle \ge 0. La forme est positive.

  3. Vérifier le caractère défini.

    Supposons que P,P=0\langle P, P \rangle = 0. Cela signifie P(0)2+P(0)2=0P(0)^2 + P'(0)^2 = 0.

    Puisque P(0)20P(0)^2 \ge 0 et P(0)20P'(0)^2 \ge 0, leur somme est nulle si et seulement si les deux termes sont nuls.

    Donc, P(0)=0P(0) = 0 et P(0)=0P'(0) = 0.

    Un polynôme PP dans R1[X]\mathbb{R}_1[X] s’écrit P(X)=aX+bP(X) = aX+b.

    Sa dérivée est P(X)=aP'(X) = a.

    La condition P(0)=0P(0)=0 implique a(0)+b=0a(0)+b=0, donc b=0b=0.

    La condition P(0)=0P'(0)=0 implique a=0a=0.

    Ainsi, a=0a=0 et b=0b=0, ce qui signifie que P(X)P(X) est le polynôme nul.

    La forme est donc définie.

  4. Conclusion.

    L’application vérifie toutes les propriétés d’un produit scalaire (bilinéaire, symétrique, positive, définie).

Réponse: Oui, l’application P,Q=P(0)Q(0)+P(0)Q(0)\langle P, Q \rangle = P(0)Q(0) + P'(0)Q'(0) définit un produit scalaire sur R1[X]\mathbb{R}_1[X].


Exercice 4

Problème: Soit l’espace euclidien R3\mathbb{R}^3 muni de son produit scalaire usuel. Soient les vecteurs x=(1,2,3)x = (1, 2, -3) et y=(2,0,1)y = (2, 0, 1).

  1. Vérifier l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour ces deux vecteurs.
  2. Sont-ils colinéaires ? Justifier en utilisant le cas d’égalité de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
Solution

Méthode: L’inégalité de Cauchy-Schwarz s’écrit x,yxy|\langle x, y \rangle| \le \|x\| \|y\|. Nous allons calculer chaque terme de cette inégalité et les comparer. Le cas d’égalité se produit si et seulement si les vecteurs sont colinéaires.

Étapes:

  1. Calculer le produit scalaire x,y\langle x, y \rangle.

    x,y=x1y1+x2y2+x3y3=(1)(2)+(2)(0)+(3)(1)=2+03=1\langle x, y \rangle = x_1y_1 + x_2y_2 + x_3y_3 = (1)(2) + (2)(0) + (-3)(1) = 2 + 0 - 3 = -1.

    Donc, x,y=1=1|\langle x, y \rangle| = |-1| = 1.

  2. Calculer la norme de xx.

    x2=x,x=12+22+(3)2=1+4+9=14\|x\|^2 = \langle x, x \rangle = 1^2 + 2^2 + (-3)^2 = 1 + 4 + 9 = 14.

    Donc, x=14\|x\| = \sqrt{14}.

  3. Calculer la norme de yy.

    y2=y,y=22+02+12=4+0+1=5\|y\|^2 = \langle y, y \rangle = 2^2 + 0^2 + 1^2 = 4 + 0 + 1 = 5.

    Donc, y=5\|y\| = \sqrt{5}.

  4. Vérifier l’inégalité.

    Nous devons vérifier si 11451 \le \sqrt{14} \sqrt{5}.

    145=70\sqrt{14} \sqrt{5} = \sqrt{70}.

    Puisque 12=11^2 = 1 et (70)2=70(\sqrt{70})^2 = 70, on a bien 1<701 < 70, donc 1<701 < \sqrt{70}.

    L’inégalité est vérifiée.

  5. Analyser le cas d’égalité.

    L’inégalité de Cauchy-Schwarz devient une égalité si et seulement si les vecteurs xx et yy sont colinéaires.

    Dans notre cas, nous avons x,y=1|\langle x, y \rangle| = 1 et xy=70\|x\| \|y\| = \sqrt{70}.

    Puisque 1701 \neq \sqrt{70}, il n’y a pas égalité.

    Par conséquent, les vecteurs xx et yy ne sont pas colinéaires.

Réponse:

  1. On a x,y=1|\langle x, y \rangle| = 1 et xy=70\|x\| \|y\| = \sqrt{70}. Puisque 1701 \le \sqrt{70}, l’inégalité de Cauchy-Schwarz est vérifiée.
  2. Comme x,yxy|\langle x, y \rangle| \neq \|x\| \|y\|, les vecteurs ne sont pas colinéaires.

Exercice 5

Problème: Dans l’espace euclidien R2\mathbb{R}^2 muni de son produit scalaire usuel, soient les vecteurs x=(3,1)x = (3, 1) et y=(1,2)y = (1, 2).

  1. Calculer x\|x\|, y\|y\|, x+y\|x+y\| et xy\|x-y\|.
  2. Vérifier l’identité du parallélogramme : x+y2+xy2=2(x2+y2)\|x+y\|^2 + \|x-y\|^2 = 2(\|x\|^2 + \|y\|^2).
Solution

Méthode: Nous calculons directement les normes en utilisant la définition v=v12+v22\|v\| = \sqrt{v_1^2 + v_2^2}, puis nous substituons les résultats dans l’identité du parallélogramme pour la vérifier.

Étapes:

  1. Calculer les vecteurs x+yx+y et xyx-y.

    x+y=(3+1,1+2)=(4,3)x+y = (3+1, 1+2) = (4, 3).

    xy=(31,12)=(2,1)x-y = (3-1, 1-2) = (2, -1).

  2. Calculer les normes au carré.

    x2=32+12=9+1=10\|x\|^2 = 3^2 + 1^2 = 9 + 1 = 10.

    y2=12+22=1+4=5\|y\|^2 = 1^2 + 2^2 = 1 + 4 = 5.

    x+y2=42+32=16+9=25\|x+y\|^2 = 4^2 + 3^2 = 16 + 9 = 25.

    xy2=22+(1)2=4+1=5\|x-y\|^2 = 2^2 + (-1)^2 = 4 + 1 = 5.

  3. Extraire les normes.

    x=10\|x\| = \sqrt{10}.

    y=5\|y\| = \sqrt{5}.

    x+y=25=5\|x+y\| = \sqrt{25} = 5.

    xy=5\|x-y\| = \sqrt{5}.

  4. Vérifier l’identité du parallélogramme.

    Calculons le membre de gauche :

    x+y2+xy2=25+5=30\|x+y\|^2 + \|x-y\|^2 = 25 + 5 = 30.

    Calculons le membre de droite :

    2(x2+y2)=2(10+5)=2(15)=302(\|x\|^2 + \|y\|^2) = 2(10 + 5) = 2(15) = 30.

    Les deux membres sont égaux.

Réponse:

  1. Les normes sont : x=10\|x\| = \sqrt{10}, y=5\|y\| = \sqrt{5}, x+y=5\|x+y\| = 5, xy=5\|x-y\| = \sqrt{5}.
  2. L’identité du parallélogramme est vérifiée car 25+5=2(10+5)25 + 5 = 2(10+5), soit 30=3030=30.

Exercice 6

Problème: Sur R2\mathbb{R}^2, on définit la norme infinie par x=max(x1,x2)\|x\|_{\infty} = \max(|x_1|, |x_2|). Montrer que cette norme ne dérive pas d’un produit scalaire.

Solution

Méthode: Une norme dérive d’un produit scalaire si et seulement si elle vérifie l’identité du parallélogramme pour tous les vecteurs. Pour montrer qu’elle n’en dérive pas, il suffit de trouver un contre-exemple, c’est-à-dire une paire de vecteurs pour laquelle l’identité n’est pas satisfaite.

Étapes:

  1. Choisir des vecteurs simples.

    Prenons les vecteurs de la base canonique, x=(1,0)x = (1, 0) et y=(0,1)y = (0, 1). Ce choix est souvent efficace pour tester ce genre de propriétés.

  2. Calculer les normes nécessaires.

    x=max(1,0)=1\|x\|_{\infty} = \max(|1|, |0|) = 1.

    y=max(0,1)=1\|y\|_{\infty} = \max(|0|, |1|) = 1.

    x+y=(1,1)x+y = (1, 1), donc x+y=max(1,1)=1\|x+y\|_{\infty} = \max(|1|, |1|) = 1.

    xy=(1,1)x-y = (1, -1), donc xy=max(1,1)=1\|x-y\|_{\infty} = \max(|1|, |-1|) = 1.

  3. Tester l’identité du parallélogramme.

    L’identité est : x+y2+xy2=2(x2+y2)\|x+y\|_{\infty}^2 + \|x-y\|_{\infty}^2 = 2(\|x\|_{\infty}^2 + \|y\|_{\infty}^2).

    Calculons le membre de gauche :

    x+y2+xy2=12+12=2\|x+y\|_{\infty}^2 + \|x-y\|_{\infty}^2 = 1^2 + 1^2 = 2.

    Calculons le membre de droite :

    2(x2+y2)=2(12+12)=2(1+1)=42(\|x\|_{\infty}^2 + \|y\|_{\infty}^2) = 2(1^2 + 1^2) = 2(1+1) = 4.

  4. Comparer les deux membres.

    Nous avons 242 \neq 4. L’identité du parallélogramme n’est pas vérifiée pour ces vecteurs.

Réponse: La norme x\|x\|_{\infty} ne dérive pas d’un produit scalaire car elle ne satisfait pas l’identité du parallélogramme. Par exemple, pour x=(1,0)x=(1,0) et y=(0,1)y=(0,1), on obtient 242 \neq 4.


Exercice 7

Problème: Dans l’espace euclidien R3\mathbb{R}^3, on considère la base orthonormée B=(e1,e2,e3)\mathcal{B}' = (e'_1, e'_2, e'_3) avec :

e1=13(1,1,1)e'_1 = \frac{1}{\sqrt{3}}(1, 1, 1), e2=12(1,1,0)e'_2 = \frac{1}{\sqrt{2}}(1, -1, 0), e3=16(1,1,2)e'_3 = \frac{1}{\sqrt{6}}(1, 1, -2).

Soit le vecteur v=(2,3,4)v = (2, 3, 4). Trouver les coordonnées de vv dans la base B\mathcal{B}'.

Solution

Méthode: Puisque B\mathcal{B}' est une base orthonormée, les coordonnées (v1,v2,v3)(v'_1, v'_2, v'_3) d’un vecteur vv dans cette base sont données par les produits scalaires vi=v,eiv'_i = \langle v, e'_i \rangle.

Étapes:

  1. Calculer la première coordonnée v1v'_1.

    v1=v,e1=(2,3,4),13(1,1,1)v'_1 = \langle v, e'_1 \rangle = \langle (2, 3, 4), \frac{1}{\sqrt{3}}(1, 1, 1) \rangle

    =13(21+31+41)=13(2+3+4)=93= \frac{1}{\sqrt{3}} (2 \cdot 1 + 3 \cdot 1 + 4 \cdot 1) = \frac{1}{\sqrt{3}} (2+3+4) = \frac{9}{\sqrt{3}}.

    En rationalisant, v1=933=33v'_1 = \frac{9\sqrt{3}}{3} = 3\sqrt{3}.

  2. Calculer la deuxième coordonnée v2v'_2.

    v2=v,e2=(2,3,4),12(1,1,0)v'_2 = \langle v, e'_2 \rangle = \langle (2, 3, 4), \frac{1}{\sqrt{2}}(1, -1, 0) \rangle

    =12(21+3(1)+40)=12(23+0)=12= \frac{1}{\sqrt{2}} (2 \cdot 1 + 3 \cdot (-1) + 4 \cdot 0) = \frac{1}{\sqrt{2}} (2-3+0) = -\frac{1}{\sqrt{2}}.

    En rationalisant, v2=22v'_2 = -\frac{\sqrt{2}}{2}.

  3. Calculer la troisième coordonnée v3v'_3.

    v3=v,e3=(2,3,4),16(1,1,2)v'_3 = \langle v, e'_3 \rangle = \langle (2, 3, 4), \frac{1}{\sqrt{6}}(1, 1, -2) \rangle

    =16(21+31+4(2))=16(2+38)=36= \frac{1}{\sqrt{6}} (2 \cdot 1 + 3 \cdot 1 + 4 \cdot (-2)) = \frac{1}{\sqrt{6}} (2+3-8) = -\frac{3}{\sqrt{6}}.

    En rationalisant, v3=366=62v'_3 = -\frac{3\sqrt{6}}{6} = -\frac{\sqrt{6}}{2}.

  4. Vérification (optionnelle).

    On peut vérifier que v=v1e1+v2e2+v3e3v = v'_1 e'_1 + v'_2 e'_2 + v'_3 e'_3.

    v=33(13(1,1,1))22(12(1,1,0))62(16(1,1,2))v = 3\sqrt{3} \left(\frac{1}{\sqrt{3}}(1,1,1)\right) - \frac{\sqrt{2}}{2}\left(\frac{1}{\sqrt{2}}(1,-1,0)\right) - \frac{\sqrt{6}}{2}\left(\frac{1}{\sqrt{6}}(1,1,-2)\right)

    =3(1,1,1)12(1,1,0)12(1,1,2)= 3(1,1,1) - \frac{1}{2}(1,-1,0) - \frac{1}{2}(1,1,-2)

    =(3,3,3)(12,12,0)(12,12,1)= (3,3,3) - (\frac{1}{2}, -\frac{1}{2}, 0) - (\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, -1)

    =(31212,3+1212,30(1))=(2,3,4)= (3-\frac{1}{2}-\frac{1}{2}, 3+\frac{1}{2}-\frac{1}{2}, 3-0-(-1)) = (2, 3, 4).

    Le calcul est correct.

Réponse: Les coordonnées de vv dans la base B\mathcal{B}' sont (33,22,62)\left(3\sqrt{3}, -\frac{\sqrt{2}}{2}, -\frac{\sqrt{6}}{2}\right).


Exercice 8

Problème: Dans R3\mathbb{R}^3 muni du produit scalaire usuel, appliquer le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt à la base B=(v1,v2,v3)\mathcal{B} = (v_1, v_2, v_3)v1=(1,1,0)v_1 = (1, 1, 0), v2=(1,0,1)v_2 = (1, 0, 1) et v3=(0,1,1)v_3 = (0, 1, 1).

Solution

Méthode: Nous suivons les étapes de l’algorithme de Gram-Schmidt. Pour chaque vecteur vkv_k, on le rend orthogonal aux vecteurs orthonormés déjà construits en soustrayant ses projections, puis on le normalise.

Étapes:

  1. Étape 1 : Construire e1e_1.

    On normalise v1v_1.

    v12=12+12+02=2    v1=2\|v_1\|^2 = 1^2 + 1^2 + 0^2 = 2 \implies \|v_1\| = \sqrt{2}.

    e1=v1v1=12(1,1,0)e_1 = \frac{v_1}{\|v_1\|} = \frac{1}{\sqrt{2}}(1, 1, 0).

  2. Étape 2 : Construire e2e_2.

    a. On calcule d’abord un vecteur e2e'_2 orthogonal à e1e_1.

    e2=v2v2,e1e1e'_2 = v_2 - \langle v_2, e_1 \rangle e_1.

    v2,e1=(1,0,1),12(1,1,0)=12(11+01+10)=12\langle v_2, e_1 \rangle = \left\langle (1, 0, 1), \frac{1}{\sqrt{2}}(1, 1, 0) \right\rangle = \frac{1}{\sqrt{2}}(1\cdot1 + 0\cdot1 + 1\cdot0) = \frac{1}{\sqrt{2}}.

    e2=(1,0,1)12(12(1,1,0))=(1,0,1)12(1,1,0)=(112,012,10)=(12,12,1)e'_2 = (1, 0, 1) - \frac{1}{\sqrt{2}} \left( \frac{1}{\sqrt{2}}(1, 1, 0) \right) = (1, 0, 1) - \frac{1}{2}(1, 1, 0) = \left(1-\frac{1}{2}, 0-\frac{1}{2}, 1-0\right) = \left(\frac{1}{2}, -\frac{1}{2}, 1\right).

    b. On normalise e2e'_2.

    e22=(12)2+(12)2+12=14+14+1=32\|e'_2\|^2 = \left(\frac{1}{2}\right)^2 + \left(-\frac{1}{2}\right)^2 + 1^2 = \frac{1}{4} + \frac{1}{4} + 1 = \frac{3}{2}.

    e2=32=32\|e'_2\| = \sqrt{\frac{3}{2}} = \frac{\sqrt{3}}{\sqrt{2}}.

    e2=e2e2=23(12,12,1)=16(1,1,2)e_2 = \frac{e'_2}{\|e'_2\|} = \frac{\sqrt{2}}{\sqrt{3}}\left(\frac{1}{2}, -\frac{1}{2}, 1\right) = \frac{1}{\sqrt{6}}(1, -1, 2).

  3. Étape 3 : Construire e3e_3.

    a. On calcule e3=v3v3,e1e1v3,e2e2e'_3 = v_3 - \langle v_3, e_1 \rangle e_1 - \langle v_3, e_2 \rangle e_2.

    v3,e1=(0,1,1),12(1,1,0)=12(0+1+0)=12\langle v_3, e_1 \rangle = \left\langle (0, 1, 1), \frac{1}{\sqrt{2}}(1, 1, 0) \right\rangle = \frac{1}{\sqrt{2}}(0+1+0) = \frac{1}{\sqrt{2}}.

    v3,e2=(0,1,1),16(1,1,2)=16(01+2)=16\langle v_3, e_2 \rangle = \left\langle (0, 1, 1), \frac{1}{\sqrt{6}}(1, -1, 2) \right\rangle = \frac{1}{\sqrt{6}}(0-1+2) = \frac{1}{\sqrt{6}}.

    e3=(0,1,1)12(12(1,1,0))16(16(1,1,2))e'_3 = (0, 1, 1) - \frac{1}{\sqrt{2}}\left(\frac{1}{\sqrt{2}}(1,1,0)\right) - \frac{1}{\sqrt{6}}\left(\frac{1}{\sqrt{6}}(1,-1,2)\right)

    =(0,1,1)12(1,1,0)16(1,1,2)= (0, 1, 1) - \frac{1}{2}(1,1,0) - \frac{1}{6}(1,-1,2)

    =(01216,112+16,1026)= (0 - \frac{1}{2} - \frac{1}{6}, 1 - \frac{1}{2} + \frac{1}{6}, 1 - 0 - \frac{2}{6})

    =(46,46,46)=(23,23,23)= (-\frac{4}{6}, \frac{4}{6}, \frac{4}{6}) = \left(-\frac{2}{3}, \frac{2}{3}, \frac{2}{3}\right).

    b. On normalise e3e'_3.

    e32=(23)2+(23)2+(23)2=349=43\|e'_3\|^2 = (-\frac{2}{3})^2 + (\frac{2}{3})^2 + (\frac{2}{3})^2 = 3 \cdot \frac{4}{9} = \frac{4}{3}.

    e3=43=23\|e'_3\| = \sqrt{\frac{4}{3}} = \frac{2}{\sqrt{3}}.

    e3=e3e3=32(23,23,23)=13(1,1,1)e_3 = \frac{e'_3}{\|e'_3\|} = \frac{\sqrt{3}}{2}\left(-\frac{2}{3}, \frac{2}{3}, \frac{2}{3}\right) = \frac{1}{\sqrt{3}}(-1, 1, 1).

Réponse: La base orthonormée obtenue est B=(e1,e2,e3)\mathcal{B}'=(e_1, e_2, e_3) avec :

e1=12(1,1,0)e_1 = \frac{1}{\sqrt{2}}(1, 1, 0),

e2=16(1,1,2)e_2 = \frac{1}{\sqrt{6}}(1, -1, 2),

e3=13(1,1,1)e_3 = \frac{1}{\sqrt{3}}(-1, 1, 1).


Exercice 9

Problème: Dans R3\mathbb{R}^3 muni du produit scalaire usuel, on considère le vecteur v=(6,2,5)v=(6, 2, 5) et le plan FF d’équation xy+2z=0x - y + 2z = 0.

Calculer la projection orthogonale PF(v)P_F(v) du vecteur vv sur le plan FF.

Solution

Méthode: Il est souvent plus simple de calculer la projection sur l’orthogonal du sous-espace, FF^\perp, puis d’utiliser la relation v=PF(v)+PF(v)v = P_F(v) + P_{F^\perp}(v). L’orthogonal d’un plan défini par l’équation ax+by+cz=0ax+by+cz=0 est la droite dirigée par le vecteur normal n=(a,b,c)n=(a,b,c).

Étapes:

  1. Déterminer l’orthogonal FF^\perp.

    Le plan FF a pour équation 1x1y+2z=01x - 1y + 2z = 0. Un vecteur normal au plan est n=(1,1,2)n=(1, -1, 2).

    L’orthogonal FF^\perp est la droite vectorielle engendrée par nn.

    F=Vect(n)F^\perp = \text{Vect}(n).

  2. Calculer la projection de vv sur FF^\perp.

    Pour utiliser la formule de projection, il nous faut une base orthonormée de FF^\perp. On normalise nn.

    n2=12+(1)2+22=1+1+4=6    n=6\|n\|^2 = 1^2 + (-1)^2 + 2^2 = 1+1+4=6 \implies \|n\|=\sqrt{6}.

    Une base orthonormée de FF^\perp est (en)(e_n) avec en=nn=16(1,1,2)e_n = \frac{n}{\|n\|} = \frac{1}{\sqrt{6}}(1, -1, 2).

    La projection de vv sur FF^\perp est :

    PF(v)=v,enenP_{F^\perp}(v) = \langle v, e_n \rangle e_n.

    v,en=(6,2,5),16(1,1,2)=16(61+2(1)+52)=16(62+10)=146\langle v, e_n \rangle = \left\langle (6, 2, 5), \frac{1}{\sqrt{6}}(1, -1, 2) \right\rangle = \frac{1}{\sqrt{6}}(6\cdot1 + 2\cdot(-1) + 5\cdot2) = \frac{1}{\sqrt{6}}(6-2+10) = \frac{14}{\sqrt{6}}.

    PF(v)=14616(1,1,2)=146(1,1,2)=73(1,1,2)=(73,73,143)P_{F^\perp}(v) = \frac{14}{\sqrt{6}} \cdot \frac{1}{\sqrt{6}}(1, -1, 2) = \frac{14}{6}(1, -1, 2) = \frac{7}{3}(1, -1, 2) = \left(\frac{7}{3}, -\frac{7}{3}, \frac{14}{3}\right).

  3. Calculer la projection sur FF.

    On utilise la décomposition v=PF(v)+PF(v)v = P_F(v) + P_{F^\perp}(v), d’où PF(v)=vPF(v)P_F(v) = v - P_{F^\perp}(v).

    PF(v)=(6,2,5)(73,73,143)P_F(v) = (6, 2, 5) - \left(\frac{7}{3}, -\frac{7}{3}, \frac{14}{3}\right)

    =(673,2(73),5143)= \left(6-\frac{7}{3}, 2-(-\frac{7}{3}), 5-\frac{14}{3}\right)

    =(1873,6+73,15143)=(113,133,13)= \left(\frac{18-7}{3}, \frac{6+7}{3}, \frac{15-14}{3}\right) = \left(\frac{11}{3}, \frac{13}{3}, \frac{1}{3}\right).

  4. Vérification (optionnelle).

    Le vecteur projeté PF(v)P_F(v) doit appartenir à FF. Vérifions s’il satisfait l’équation du plan :

    113133+2(13)=1113+23=03=0\frac{11}{3} - \frac{13}{3} + 2\left(\frac{1}{3}\right) = \frac{11-13+2}{3} = \frac{0}{3} = 0.

    Le point est bien dans le plan.

Réponse: La projection orthogonale de vv sur le plan FF est PF(v)=(113,133,13)P_F(v) = \left(\frac{11}{3}, \frac{13}{3}, \frac{1}{3}\right).


Exercice 10

Problème: Dans R3\mathbb{R}^3 muni de sa structure euclidienne usuelle, calculer la distance du point A=(1,2,3)A=(1, 2, 3) à la droite DD passant par l’origine et dirigée par le vecteur u=(1,1,1)u=(1, 1, 1).

Solution

Méthode: La distance d’un point (représenté par un vecteur aa) à un sous-espace vectoriel DD est donnée par d(a,D)=aPD(a)d(a, D) = \|a - P_D(a)\|, où PD(a)P_D(a) est la projection orthogonale de aa sur DD.

Étapes:

  1. Trouver une base orthonormée de DD.

    La droite DD est engendrée par le vecteur u=(1,1,1)u=(1, 1, 1).

    u2=12+12+12=3    u=3\|u\|^2 = 1^2+1^2+1^2 = 3 \implies \|u\|=\sqrt{3}.

    Une base orthonormée de DD est (eu)(e_u) avec eu=uu=13(1,1,1)e_u = \frac{u}{\|u\|} = \frac{1}{\sqrt{3}}(1, 1, 1).

  2. Calculer la projection orthogonale de a=(1,2,3)a=(1,2,3) sur DD.

    PD(a)=a,eueuP_D(a) = \langle a, e_u \rangle e_u.

    a,eu=(1,2,3),13(1,1,1)=13(11+21+31)=63\langle a, e_u \rangle = \left\langle (1,2,3), \frac{1}{\sqrt{3}}(1,1,1) \right\rangle = \frac{1}{\sqrt{3}}(1\cdot1+2\cdot1+3\cdot1) = \frac{6}{\sqrt{3}}.

    PD(a)=6313(1,1,1)=63(1,1,1)=2(1,1,1)=(2,2,2)P_D(a) = \frac{6}{\sqrt{3}} \cdot \frac{1}{\sqrt{3}}(1,1,1) = \frac{6}{3}(1,1,1) = 2(1,1,1) = (2,2,2).

  3. Calculer le vecteur aPD(a)a - P_D(a).

    aPD(a)=(1,2,3)(2,2,2)=(1,0,1)a - P_D(a) = (1,2,3) - (2,2,2) = (-1, 0, 1).

    Ce vecteur est orthogonal à la droite DD.

  4. Calculer la distance.

    d(a,D)=aPD(a)=(1,0,1)=(1)2+02+12=1+0+1=2d(a,D) = \|a - P_D(a)\| = \|(-1, 0, 1)\| = \sqrt{(-1)^2 + 0^2 + 1^2} = \sqrt{1+0+1} = \sqrt{2}.

Réponse: La distance du point AA à la droite DD est 2\sqrt{2}.


Exercice 11

Problème: Soit ff un endomorphisme de l’espace euclidien R3\mathbb{R}^3 dont la matrice dans la base canonique (orthonormée) est :

A=(102130412)A = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 2 \\ -1 & 3 & 0 \\ 4 & 1 & -2 \end{pmatrix}.

Déterminer la matrice de l’endomorphisme adjoint ff^* dans la même base.

Solution

Méthode: Dans un espace euclidien, si la matrice d’un endomorphisme ff dans une base orthonormée est AA, alors la matrice de son adjoint ff^* dans la même base est la transposée de AA, notée tA{}^tA.

Étapes:

  1. Identifier le contexte.

    L’espace est R3\mathbb{R}^3 (euclidien) et la base est la base canonique, qui est orthonormée pour le produit scalaire usuel. La formule simple s’applique donc.

  2. Calculer la transposée de la matrice AA.

    La transposée d’une matrice s’obtient en échangeant les lignes et les colonnes.

    Si A=(aij)A = (a_{ij}), alors tA=(aji){}^tA = (a_{ji}).

    A=(102130412)A = \begin{pmatrix} 1 & 0 & 2 \\ -1 & 3 & 0 \\ 4 & 1 & -2 \end{pmatrix}.

    La première ligne de AA devient la première colonne de tA{}^tA.

    La deuxième ligne de AA devient la deuxième colonne de tA{}^tA.

    La troisième ligne de AA devient la troisième colonne de tA{}^tA.

    Donc, tA=(114031202){}^tA = \begin{pmatrix} 1 & -1 & 4 \\ 0 & 3 & 1 \\ 2 & 0 & -2 \end{pmatrix}.

Réponse: La matrice de l’adjoint ff^* dans la base canonique est A=tA=(114031202)A^* = {}^tA = \begin{pmatrix} 1 & -1 & 4 \\ 0 & 3 & 1 \\ 2 & 0 & -2 \end{pmatrix}.


Exercice 12

Problème: Soit un endomorphisme ff de C2\mathbb{C}^2 dont la matrice dans la base canonique est A=12(1ii1)A = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix}.

Cet endomorphisme est-il auto-adjoint ? Unitaire ? Normal ?

Solution

Méthode: Nous devons calculer la matrice adjointe A=tAA^* = \overline{{}^tA} et la comparer à AA et à son inverse. On vérifie ensuite si AA et AA^* commutent. L’espace est hermitien (C2\mathbb{C}^2) et la base est canonique (orthonormée).

Étapes:

  1. Calculer la matrice adjointe AA^*.

    A=(1/2i/2i/21/2)A = \begin{pmatrix} 1/\sqrt{2} & i/\sqrt{2} \\ i/\sqrt{2} & 1/\sqrt{2} \end{pmatrix}.

    tA=(1/2i/2i/21/2){}^tA = \begin{pmatrix} 1/\sqrt{2} & i/\sqrt{2} \\ i/\sqrt{2} & 1/\sqrt{2} \end{pmatrix}. (La matrice est symétrique)

    A=tA=(1/2i/2i/21/2)=(1/2i/2i/21/2)=12(1ii1)A^* = \overline{{}^tA} = \begin{pmatrix} \overline{1/\sqrt{2}} & \overline{i/\sqrt{2}} \\ \overline{i/\sqrt{2}} & \overline{1/\sqrt{2}} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1/\sqrt{2} & -i/\sqrt{2} \\ -i/\sqrt{2} & 1/\sqrt{2} \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix}.

  2. Tester si ff est auto-adjoint.

    ff est auto-adjoint si A=AA = A^*.

    On compare A=12(1ii1)A = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix} et A=12(1ii1)A^* = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix}.

    Puisque iii \neq -i, on a AAA \neq A^*. L’endomorphisme n’est pas auto-adjoint.

  3. Tester si ff est unitaire.

    ff est unitaire si AA=IA^*A = I.

    AA=(12(1ii1))(12(1ii1))=12(1ii1)(1ii1)A^*A = \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix}\right) \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix}\right) = \frac{1}{2}\begin{pmatrix} 1 & -i \\ -i & 1 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 1 & i \\ i & 1 \end{pmatrix}

    =12(11+(i)i1i+(i)1(i)1+1i(i)i+11)= \frac{1}{2}\begin{pmatrix} 1\cdot1 + (-i)\cdot i & 1\cdot i + (-i)\cdot 1 \\ (-i)\cdot 1 + 1\cdot i & (-i)\cdot i + 1\cdot 1 \end{pmatrix}

    =12(1i2iii+ii2+1)=12(1(1)00(1)+1)=12(2002)=(1001)=I= \frac{1}{2}\begin{pmatrix} 1 - i^2 & i-i \\ -i+i & -i^2+1 \end{pmatrix} = \frac{1}{2}\begin{pmatrix} 1 - (-1) & 0 \\ 0 & -(-1)+1 \end{pmatrix} = \frac{1}{2}\begin{pmatrix} 2 & 0 \\ 0 & 2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = I.

    L’endomorphisme est unitaire.

  4. Tester si ff est normal.

    Tout endomorphisme unitaire est normal. En effet, si ff=Idf^*f = \text{Id}, alors ff est inversible avec f1=ff^{-1}=f^*. Donc ff=ff1=Idff^* = f f^{-1} = \text{Id}. On a bien ff=ff=Idf^*f = ff^* = \text{Id}.

    L’endomorphisme est donc normal.

Réponse: L’endomorphisme ff n’est pas auto-adjoint, mais il est unitaire et normal.


Exercice 13

Problème: Dans l’espace euclidien R3\mathbb{R}^3 muni du produit scalaire usuel, on considère la forme linéaire l:R3Rl: \mathbb{R}^3 \to \mathbb{R} définie par l(x,y,z)=5x2y+zl(x, y, z) = 5x - 2y + z.

Selon le théorème de représentation de Riesz, il existe un unique vecteur uR3u \in \mathbb{R}^3 tel que l(v)=v,ul(v) = \langle v, u \rangle pour tout vR3v \in \mathbb{R}^3. Trouver ce vecteur uu.

Solution

Méthode: On écrit l’expression du produit scalaire v,u\langle v, u \rangle en fonction des coordonnées de v=(x,y,z)v=(x,y,z) et de u=(u1,u2,u3)u=(u_1, u_2, u_3). On identifie ensuite cette expression avec la définition de l(v)l(v) pour trouver les coordonnées de uu.

Étapes:

  1. Exprimer la forme linéaire ll.

    La forme linéaire est donnée par l(v)=l(x,y,z)=5x2y+zl(v) = l(x, y, z) = 5x - 2y + z.

  2. Exprimer le produit scalaire.

    Soit u=(u1,u2,u3)u=(u_1, u_2, u_3) le vecteur recherché. Pour un vecteur v=(x,y,z)v=(x, y, z), le produit scalaire usuel est :

    v,u=xu1+yu2+zu3\langle v, u \rangle = x u_1 + y u_2 + z u_3.

  3. Identifier les deux expressions.

    Le théorème de Riesz nous dit que l(v)=v,ul(v) = \langle v, u \rangle. On a donc l’égalité pour tous x,y,zRx, y, z \in \mathbb{R} :

    5x2y+z=u1x+u2y+u3z5x - 2y + z = u_1 x + u_2 y + u_3 z.

    Cette égalité entre deux polynômes en x,y,zx, y, z doit être vraie pour toutes les valeurs de ces variables. Cela implique que les coefficients des variables correspondantes doivent être égaux.

  4. Déduire les coordonnées de uu.

    En identifiant les coefficients, on obtient :

    • Coefficient de xx: u1=5u_1 = 5
    • Coefficient de yy: u2=2u_2 = -2
    • Coefficient de zz: u3=1u_3 = 1

    Le vecteur recherché est donc u=(5,2,1)u=(5, -2, 1).

Réponse: Le vecteur uu représentant la forme linéaire ll est u=(5,2,1)u = (5, -2, 1).