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Exercices “Algèbre bilinéaire” (A)
Exercice 1 : Base Duale
Problème :
Soit E=R3. On considère la base canonique B0=(e1,e2,e3) et une nouvelle famille de vecteurs B=(u1,u2,u3) définie par :
u1=(1,0,0),u2=(1,1,0),u3=(1,1,1)
Montrer que B est une base de R3.
Déterminer la base duale B∗=(u1∗,u2∗,u3∗). On exprimera chaque forme linéaire ui∗ en fonction des coordonnées (x,y,z) dans la base canonique.
Solution
Méthode :
Pour trouver la base duale, on cherche les formes linéaires ui∗ telles que ui∗(uj)=δij. Si on note ui∗(x,y,z)=aix+biy+ciz, cela revient à inverser la matrice de passage ou à résoudre le système d’équations défini par les conditions de dualité.
Étapes :
Vérification de la base :
La matrice formée par les vecteurs (u1,u2,u3) en colonnes est :
P=100110111
C’est une matrice triangulaire supérieure avec des 1 sur la diagonale. Son déterminant vaut 1 (non nul), donc B est bien une base.
Recherche de u1∗ :
Par définition, u1∗(u1)=1, u1∗(u2)=0, u1∗(u3)=0.
Soit v=(x,y,z). Exprimons v dans la base B : v=λ1u1+λ2u2+λ3u3.
Alors par définition des formes coordonnées, u1∗(v)=λ1.
Résolvons le système :
(x,y,z)=λ1(1,0,0)+λ2(1,1,0)+λ3(1,1,1)
⎩⎨⎧x=λ1+λ2+λ3y=λ2+λ3z=λ3
On remonte le système (substitution arrière) :
λ3=z
λ2=y−λ3=y−z
λ1=x−λ2−λ3=x−(y−z)−z=x−y
Identification des formes duales :
D’après les résultats ci-dessus :
u1∗(x,y,z)=λ1=x−y
u2∗(x,y,z)=λ2=y−z
u3∗(x,y,z)=λ3=z
Réponse :
La base duale est définie par les formes linéaires :
Vérifier que φ est une forme bilinéaire symétrique.
Écrire la matrice A de φ dans la base canonique.
Calculer φ(u,v) pour u=(1,1,0) et v=(0,1,1) en utilisant le calcul matriciel.
Solution
Méthode :
Pour la matrice, le coefficient aij correspond au coefficient devant le terme xiyj. La symétrie se lit sur la matrice (tA=A) ou sur l’expression (coeff xiyj=coeff xjyi). Le calcul se fait par tXAY.
Étapes :
Vérification de la symétrie :
Regardons les coefficients croisés :
Coeff de x1y2 est −1, coeff de x2y1 est −1. (Égaux)
Coeff de x2y3 est 1, coeff de x3y2 est 1. (Égaux)
Coeff de x1y3 est 0, coeff de x3y1 est 0. (Égaux)
Puisque φ est une expression polynomiale homogène de degré 1 en x et 1 en y, c’est une forme bilinéaire. La symétrie des coefficients assure qu’elle est symétrique.
Dans R3 muni du produit scalaire canonique, soit le plan P d’équation cartésienne :
x−y+z=0
Soit le vecteur v=(2,3,4).
Déterminer un vecteur normal n au plan P.
Calculer la projection orthogonale πP(v) de v sur P.
En déduire la distance d(v,P) du vecteur v au plan P.
Solution
Méthode :
Il est souvent plus rapide de projeter d’abord sur la droite orthogonale P⊥ engendrée par le vecteur normal n.
La formule de décomposition est : v=πP(v)+πP⊥(v).
Donc πP(v)=v−πP⊥(v), avec πP⊥(v)=∥n∥2(v∣n)n.
Étapes :
Vecteur normal :
L’équation est 1⋅x+(−1)⋅y+1⋅z=0.
Un vecteur normal est n=(1,−1,1).
Projection sur la normale (P⊥) :
Calculons (v∣n)=2(1)+3(−1)+4(1)=2−3+4=3.
Calculons ∥n∥2=12+(−1)2+12=3.
πP⊥(v)=33n=n=(1,−1,1)
Projection sur le plan P :
πP(v)=v−πP⊥(v)=(2,3,4)−(1,−1,1)=(1,4,3)
Vérifions que ce point est dans le plan : 1−4+3=0. C’est correct.
Calcul de la distance :
La distance est la norme de la composante orthogonale (le vecteur projeté sur la normale).
d(v,P)=∥πP⊥(v)∥=∥(1,−1,1)∥=12+(−1)2+12=3
Réponse :
πP(v)=(1,4,3) et la distance est 3.
Exercice 6 : Diagonalisation de Matrice Symétrique (Théorème Spectral)
Problème :
Soit la matrice symétrique réelle :
A=(2112)
Déterminer les valeurs propres de A.
Trouver une base orthonormée de vecteurs propres.
Écrire la matrice de passage orthogonale P et la matrice diagonale D telles que A=PDP−1.
Solution
Méthode :
Calculer le polynôme caractéristique pour trouver les valeurs propres. Résoudre les systèmes (A−λI)X=0 pour trouver les sous-espaces propres. Normaliser les vecteurs pour obtenir une base orthonormée.
Note : Comme la matrice est symétrique, les vecteurs propres associés à des valeurs propres distinctes sont nécessairement orthogonaux (u1⊥u2), ce qu’on vérifie : 1(1)+(−1)(1)=0.
Matrices P et D :
La matrice de passage orthogonale P contient les vecteurs e1,e2 en colonnes.
P=21(1−111)
La matrice diagonale contient les valeurs propres :
D=(1003)
Réponse :
P=(21−212121), D=(1003).
Exercice 7 : Produit Scalaire et Polynômes
Problème :
Soit E=R1[X] l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à 1.
On définit l’application :
⟨P,Q⟩=∫01P(t)Q(t)dt
Calculer le produit scalaire ⟨1,X⟩ et les normes carrées ∥1∥2 et ∥X∥2.
Trouver un polynôme orthogonal au polynôme constant P(X)=1.
Vérifier l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour les polynômes P(X)=1 et Q(X)=X.
Solution
Méthode :
Calcul intégral simple des monômes ∫01tkdt=k+11.
Étapes :
Calculs de base :
∥1∥2=∫011⋅1dt=[t]01=1.
∥X∥2=∫01t⋅tdt=∫01t2dt=[3t3]01=31.
⟨1,X⟩=∫011⋅tdt=[2t2]01=21.
Recherche de l’orthogonal :
On cherche R(X)=aX+b tel que ⟨1,R⟩=0.
⟨1,aX+b⟩=a⟨1,X⟩+b⟨1,1⟩=a(21)+b(1)=0
Donc b=−2a.
Si on prend a=2, alors b=−1. Le polynôme R(X)=2X−1 est orthogonal à 1.
Cauchy-Schwarz :
L’inégalité stipule : ∣⟨P,Q⟩∣2≤∥P∥2⋅∥Q∥2.
Carré du produit scalaire : (21)2=41.
Produit des normes carrées : 1⋅31=31.
Comparaison : On a bien 41≤31 (puisque 0.25≤0.33).
Réponse :
⟨1,X⟩=1/2. Un polynôme orthogonal à 1 est 2X−1. L’inégalité 1/4≤1/3 est vérifiée.
Exercice 8 : Symétrie Orthogonale (Réflexion)
Problème :
Dans R3 euclidien, on considère le plan H d’équation x+y+z=0.
Soit s la symétrie orthogonale par rapport au plan H.
Donner un vecteur unitaire n normal au plan H.
Écrire la formule de la réflexion : s(v)=v−2⟨v,n⟩n.
Déterminer la matrice S de s dans la base canonique.
Solution
Méthode :
La matrice de la projection sur la droite normale engendrée par n=(nx,ny,nz) (unitaire) est N=ntn.
La matrice de la réflexion est S=I−2N.
Étapes :
Vecteur normal unitaire :
Un vecteur normal est u=(1,1,1).
Sa norme est ∥u∥=1+1+1=3.
Le vecteur unitaire est n=31(1,1,1).
Construction de la matrice N=ntn :
ntn=31111(111)=31111111111
Calcul de la matrice S=I−2ntn :
S=100010001−32111111111
Calculons terme à terme :
Diagonale : 1−32=31.
Hors diagonale : 0−32=−32.
Réponse :
S=311−2−2−21−2−2−21
C’est une matrice orthogonale et symétrique.
Exercice 9 : Isométries et Matrices Orthogonales
Problème :
Parmi les matrices suivantes, lesquelles sont des matrices orthogonales (représentant des isométries dans une base orthonormée) ? Pour celles qui le sont, préciser s’il s’agit d’une rotation ou d’une rotation composée avec une réflexion (antidéplacement), en calculant le déterminant.
A=(cosθsinθ−sinθcosθ),B=(1011),C=(0110)
Solution
Méthode :
Une matrice M est orthogonale si tMM=In.
Si det(M)=1, c’est une rotation (groupe SO(n)).
Si det(M)=−1, c’est un antidéplacement (isométrie indirecte).
Les colonnes ne sont pas orthogonales : (1,0)⋅(1,1)=1=0.
Ce n’est pas une matrice orthogonale. (C’est une matrice de cisaillement).
Matrice C :
tCC=C2=(0110)(0110)=(1001).
C’est orthogonal.
det(C)=0−1=−1.
→ Isométrie indirecte (ici, symétrie par rapport à la droite y=x).
Réponse :
A est orthogonale (Rotation).
B n’est pas orthogonale.
C est orthogonale (Réflexion/Antidéplacement).
Exercice 10 : Orthogonal d’un Sous-Espace
Problème :
Soit E=R4 muni du produit scalaire canonique.
Soit F le sous-espace défini par le système d’équations :
{x1+x2+x3+x4=0x1−x2+x3−x4=0
Déterminer la dimension de F.
Déterminer une base de F⊥, l’orthogonal de F.
Solution
Méthode :
Le lien fondamental est que l’orthogonal de l’espace engendré par les lignes d’un système homogène AX=0 est exactement l’espace engendré par les vecteurs coefficients de ces lignes. Autrement dit, si F=Ker(L1)∩Ker(L2), alors F⊥=Vect(grad L1,grad L2).
Étapes :
Analyse du système :
Les équations peuvent être vues comme des produits scalaires :
L1(x)=⟨u1,x⟩=0 avec u1=(1,1,1,1).
L2(x)=⟨u2,x⟩=0 avec u2=(1,−1,1,−1).
F est l’ensemble des vecteurs orthogonaux à u1 et u2. Donc F={u1,u2}⊥.
Propriété de l’orthogonal :
On sait que (A⊥)⊥=Vect(A).
Donc F⊥=({u1,u2}⊥)⊥=Vect(u1,u2).
Vérification de la liberté :
Les vecteurs u1=(1,1,1,1) et u2=(1,−1,1,−1) ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles). Ils forment donc une base de F⊥.
Dimensions :
dim(F⊥)=2.
Comme dim(E)=4, on a dim(F)=4−2=2.
Réponse :
dim(F)=2. Une base de F⊥ est ((1,1,1,1),(1,−1,1,−1)).