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Exercices “Rappels d’algèbre linéaire” (A)
Exercice 1 : Sous-espaces Vectoriels
Problème :
Dans l’espace vectoriel V=R3, on considère les deux ensembles suivants :
E={(x,y,z)∈R3∣2x−y+3z=0}
F={(x,y,z)∈R3∣2x−y+3z=1}
Déterminez si E et F sont des sous-espaces vectoriels de R3. Justifiez rigoureusement votre réponse.
Solution
Méthode : Pour qu’un sous-ensemble W soit un sous-espace vectoriel, il doit contenir le vecteur nul 0R3 et être stable par combinaison linéaire (addition et multiplication par un scalaire).
Étapes :
Analyse de l’ensemble E :
Vérifions si le vecteur nul (0,0,0) appartient à E.
On remplace dans l’équation : 2(0)−0+3(0)=0.
L’équation est satisfaite, donc 0R3∈E. E n’est pas vide.
Stabilité de E :
Soient u=(x,y,z) et v=(x′,y′,z′) deux vecteurs de E (donc 2x−y+3z=0 et 2x′−y′+3z′=0) et soit λ∈R.
Regardons le vecteur w=u+λv=(x+λx′,y+λy′,z+λz′).
Vérifions si w satisfait l’équation de E :
2(x+λx′)−(y+λy′)+3(z+λz′)
=(2x−y+3z)+λ(2x′−y′+3z′)
=0+λ(0)=0
Donc w∈E. E est stable par combinaison linéaire.
Conclusion pour E :
E est un sous-espace vectoriel de R3. (C’est un plan passant par l’origine).
Analyse de l’ensemble F :
Vérifions si le vecteur nul (0,0,0) appartient à F.
On remplace dans l’équation : 2(0)−0+3(0)=0=1.
Le vecteur nul n’appartient pas à F.
Réponse :
E est un sous-espace vectoriel de R3.
Fn’est pas un sous-espace vectoriel de R3 car il ne contient pas le vecteur nul.
Exercice 2 : Familles Libres et Bases
Problème :
Dans l’espace vectoriel R2[X] (polynômes de degré inférieur ou égal à 2), on considère la famille de polynômes F={P1,P2,P3} définie par :
P1(X)=1,P2(X)=X−1,P3(X)=(X−1)2
Montrez que F est une base de R2[X].
Trouvez les coordonnées du polynôme Q(X)=2X2−3X+5 dans cette base.
Solution
Méthode : Pour montrer qu’une famille est une base dans un espace de dimension finie n, il suffit de montrer qu’elle est libre et qu’elle contient n vecteurs. La dimension de R2[X] est 3 (base canonique {1,X,X2}).
Étapes :
Vérification de la liberté :
Soient λ1,λ2,λ3∈R tels que :
λ1P1+λ2P2+λ3P3=0R2[X]
En développant :
λ1(1)+λ2(X−1)+λ3(X2−2X+1)=0
Regroupons les termes par puissance de X :
λ3X2+(λ2−2λ3)X+(λ1−λ2+λ3)=0
Un polynôme est nul si et seulement si tous ses coefficients sont nuls. On obtient le système :
⎩⎨⎧λ3=0λ2−2λ3=0λ1−λ2+λ3=0
Résolution du système :
De la première équation, λ3=0.
En reportant dans la deuxième : λ2−0=0⟹λ2=0.
En reportant dans la troisième : λ1−0+0=0⟹λ1=0.
La famille est libre.
Conclusion sur la base :
La famille F est libre et contient 3 vecteurs. Comme dim(R2[X])=3, F est une base.
Calcul des coordonnées de Q :
On cherche α,β,γ tels que Q=αP1+βP2+γP3.
On peut utiliser la formule de Taylor en 1 pour ce cas spécifique, ou identifier les coefficients.
Q(X)=2X2−3X+5.
Exprimons X en fonction de (X−1) : X=(X−1)+1.
Q(X)=2((X−1)+1)2−3((X−1)+1)+5
Q(X)=2((X−1)2+2(X−1)+1)−3(X−1)−3+5
Q(X)=2(X−1)2+4(X−1)+2−3(X−1)+2
Q(X)=2P3(X−1)2+1P2(X−1)+4P1(1)
Donc Q=4P1+1P2+2P3.
Réponse :
Les coordonnées de Q dans la base F sont le vecteur colonne 412.
Exercice 3 : Applications Linéaires et Matrices
Problème :
Soit f:R3→R2 l’application définie par :
f(x,y,z)=(x+2y−z,2x+y)
Soient B={e1,e2,e3} la base canonique de R3 et C={u1,u2} la base canonique de R2.
Démontrez que f est une application linéaire.
Déterminez la matrice A de f relative aux bases canoniques.
Calculez l’image du vecteur v=(1,−1,2) en utilisant le calcul matriciel.
Solution
Méthode : Calculer les images des vecteurs de base pour former les colonnes de la matrice.
Étapes :
Linéarité :
Soient u=(x,y,z),v=(x′,y′,z′)∈R3 et λ∈R.
f(u+λv)=f(x+λx′,y+λy′,z+λz′)
=((x+λx′)+2(y+λy′)−(z+λz′),2(x+λx′)+(y+λy′))
=((x+2y−z)+λ(x′+2y′−z′),(2x+y)+λ(2x′+y′))
=f(u)+λf(v).
f est bien linéaire.
Construction de la matrice A :
On calcule les images des vecteurs de la base B :
f(e1)=f(1,0,0)=(1+0−0,2+0)=(1,2)
f(e2)=f(0,1,0)=(0+2−0,0+1)=(2,1)
f(e3)=f(0,0,1)=(0+0−1,0+0)=(−1,0)
Les coordonnées de ces vecteurs forment les colonnes de A.
La matrice est A=(1221−10) et f(1,−1,2)=(−3,1).
Exercice 4 : Changement de Base
Problème :
Soit V=R2. Soit B={e1,e2} la base canonique. On considère une nouvelle famille B′={v1,v2} définie par :
v1=(2,1)etv2=(3,2)
Montrez que B′ est une base de R2.
Écrivez la matrice de passage P de B à B′.
Calculez la matrice inverse P−1.
Soit le vecteur u dont les coordonnées dans la base B sont (5,3). Quelles sont ses coordonnées dans la base B′ ?
Solution
Méthode : La matrice de passage P contient les vecteurs de la nouvelle base exprimés dans l’ancienne. Les nouvelles coordonnées X′ sont obtenues par X′=P−1X.
Étapes :
Matrice de passage P :
Les colonnes de P sont les coordonnées de v1 et v2 dans B.
P=(2132)
Le déterminant est det(P)=2(2)−3(1)=4−3=1=0.
Puisque le déterminant est non nul, la famille est libre et c’est une base (car cardinal = dim = 2).
Calcul de P−1 :
Pour une matrice 2×2 de la forme (acbd), l’inverse est det1(d−c−ba).
Ici det(P)=1.
P−1=(2−1−32)
Calcul des nouvelles coordonnées :
Soit X=(53) les coordonnées dans B.
Soit X′ les coordonnées dans B′.
On sait que X=PX′, donc X′=P−1X.
X′=(2−1−32)(53)
X′=(2(5)−3(3)−1(5)+2(3))=(10−9−5+6)=(11)
Réponse :
P=(2132), P−1=(2−1−32), et les coordonnées de u dans la base B′ sont (1,1).
(Vérification : 1⋅v1+1⋅v2=(2,1)+(3,2)=(5,3)).
Exercice 5 : Noyau, Image et Théorème du Rang
Problème :
Soit f un endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique est :
A=12110−1143
Déterminez une base du noyau Ker(f). Quelle est sa dimension ?
Déterminez une base de l’image Im(f). Quelle est sa dimension ?
Vérifiez que le théorème du rang est satisfait.
Solution
Méthode : Pour le noyau, on résout le système homogène AX=0. Pour l’image, on cherche les colonnes linéairement indépendantes de A.
Étapes :
Détermination de Ker(f) :
On résout Axyz=000.
⎩⎨⎧x+y+z=0(L1)2x+0y+4z=0(L2)x−y+3z=0(L3)
De (L2), on a 2x=−4z⟹x=−2z.
Substituons dans (L1) : (−2z)+y+z=0⟹y−z=0⟹y=z.
Vérifions dans (L3) : (−2z)−(z)+3z=−3z+3z=0. (Cohérent).
Les solutions sont de la forme (x,y,z)=(−2z,z,z)=z(−2,1,1).
Ker(f) est la droite engendrée par le vecteur u=(−2,1,1).
dim(Ker(f))=1.
Détermination de Im(f) :
Im(f) est engendrée par les vecteurs colonnes de A : C1=(1,2,1), C2=(1,0,−1), C3=(1,4,3).
On sait par le théorème du rang (ou par calcul direct) que la dimension de l’image (le rang) doit être 3−dim(Ker(f))=3−1=2.
Cherchons deux colonnes non colinéaires. C1 et C2 ne sont manifestement pas proportionnelles. Elles forment une base de l’image.
(On peut vérifier que C3=−C1+2C2, donc C3 est bien redondante).
Base de Im(f) : {(1,2,1),(1,0,−1)}.
dim(Im(f))=rang(f)=2.
Vérification du théorème du rang :
dim(R3)=dim(Ker(f))+dim(Im(f))
3=1+2
L’égalité est vérifiée.
Réponse :
Base du noyau : {(−2,1,1)}. Base de l’image : {(1,2,1),(1,0,−1)}. Le rang est 2.
Exercice 6 : Espace Quotient
Problème :
Soit V=R4. Soit W le sous-espace vectoriel défini par le système d’équations :
W={(x,y,z,t)∈R4∣x=yetz=t}
Déterminez la dimension de W.
Quelle est la dimension de l’espace quotient V/W ?
Donnez une base de V/W (sous forme de classes de vecteurs).
Solution
Méthode : Utiliser la formule dim(V/W)=dim(V)−dim(W). Pour la base du quotient, prendre des vecteurs qui complètent une base de W en une base de V et considérer leurs classes.
Étapes :
Dimension de W :
Les vecteurs de W sont de la forme (y,y,t,t)=y(1,1,0,0)+t(0,0,1,1).
La famille {w1=(1,1,0,0),w2=(0,0,1,1)} est libre et génératrice de W.
Donc dim(W)=2.
Dimension du quotient :
dim(V/W)=dim(V)−dim(W)=4−2=2.
Base de V/W :
On cherche deux vecteurs ea,eb dans R4 tels que {w1,w2,ea,eb} soit une base de R4.
Prenons ea=(1,0,0,0) et eb=(0,0,1,0).
Vérifions si la famille est libre. Si αw1+βw2+γea+δeb=0, alors :
(α+γ,α,β+δ,β)=(0,0,0,0).
Cela implique α=0,β=0, donc γ=0,δ=0. C’est libre.
Une base de V/W est donc formée par les classes de ces vecteurs :
BV/W={(1,0,0,0),(0,0,1,0)}.
Réponse :
dim(W)=2, dim(V/W)=2. Une base de l’espace quotient est {(1,0,0,0)+W,(0,0,1,0)+W}.
Exercice 7 : Déterminant
Problème :
Soit m un paramètre réel. On considère la matrice :
Mm=1200m213m
Calculez le déterminant de Mm en fonction de m.
Pour quelles valeurs de m la matrice Mm est-elle inversible ?
Solution
Méthode : Utiliser la règle de Sarrus ou le développement selon une ligne/colonne pour calculer det(Mm). Une matrice est inversible si det=0.
Étapes :
Calcul du déterminant :
Développons selon la première ligne (qui contient un zéro, ce qui simplifie) :
det(Mm)=1⋅m23m−0+1⋅20m2
Calculons les mineurs 2×2 :
m23m=m2−6
20m2=2(2)−0(m)=4
Donc :
det(Mm)=1(m2−6)+1(4)=m2−6+4=m2−2
Condition d’inversibilité :
Mm est inversible ⟺det(Mm)=0.
m2−2=0⟺m2=2⟺m=2 et m=−2
Réponse :
det(Mm)=m2−2. La matrice est inversible pour tout m∈R∖{−2,2}.
Exercice 8 : Valeurs Propres et Vecteurs Propres
Problème :
Soit la matrice A=(4213).
Déterminez le polynôme caractéristique PA(λ).
Trouvez les valeurs propres de A.
Pour chaque valeur propre, déterminez une base de l’espace propre associé.
Solution
Méthode :PA(λ)=det(A−λI). Les racines sont les valeurs propres. Ensuite, résoudre (A−λI)X=0 pour trouver les vecteurs propres.
Étapes :
Polynôme caractéristique :
PA(λ)=det(4−λ213−λ)
=(4−λ)(3−λ)−2(1)
=12−4λ−3λ+λ2−2
=λ2−7λ+10
Valeurs propres :
On cherche les racines de λ2−7λ+10=0.
Le discriminant Δ=(−7)2−4(1)(10)=49−40=9.
Δ=3.
Les solutions sont λ1=27−3=2 et λ2=27+3=5.
Spectre de A : {2,5}.
Espaces propres :
Pour λ1=2 :
On résout (A−2I)X=0 :
(2211)(xy)=(00)
L’équation est 2x+y=0⟹y=−2x.
Vecteur propre : v1=(1,−2). Base de E2 : {(1,−2)}.
Pour λ2=5 :
On résout (A−5I)X=0 :
(−121−2)(xy)=(00)
L’équation est −x+y=0⟹y=x.
Vecteur propre : v2=(1,1). Base de E5 : {(1,1)}.
Réponse :
Valeurs propres : 2 et 5.
Espace propre pour λ=2 engendré par (1−2).
Espace propre pour λ=5 engendré par (11).
Exercice 9 : Somme Directe
Problème :
Soit V=R3. On considère :
Le plan vectoriel F d’équation x+y+z=0.
La droite vectorielle G engendrée par le vecteur u=(1,1,1).
Montrez que F et G sont supplémentaires dans R3, c’est-à-dire que R3=F⊕G.
F est défini par une équation linéaire non nulle dans R3, c’est un plan, donc dim(F)=2.
G est engendré par un vecteur non nul, c’est une droite, donc dim(G)=1.
On a bien dim(F)+dim(G)=2+1=3=dim(R3).
Il suffit donc de montrer que l’intersection est nulle pour prouver la somme directe.
Intersection F∩G :
Soit v∈F∩G.
Comme v∈G, il existe λ∈R tel que v=λ(1,1,1)=(λ,λ,λ).
Comme v∈F, ses coordonnées vérifient l’équation x+y+z=0.
Substituons : λ+λ+λ=0⟹3λ=0⟹λ=0.
Donc v=(0,0,0).
L’intersection est réduite au vecteur nul.
Conclusion :
Puisque dim(F)+dim(G)=dim(R3) et F∩G={0}, alors F et G sont supplémentaires.
Réponse :
F⊕G=R3. Tout vecteur de l’espace se décompose de manière unique comme somme d’un vecteur du plan x+y+z=0 et d’un vecteur colinéaire à (1,1,1).
Exercice 10 : Diagonalisation
Problème :
Soit la matrice A=(1243).
Pourquoi la matrice est-elle diagonalisable (sans faire le calcul complet) ?
Diagonalisez A : trouvez une matrice inversible P et une matrice diagonale D telles que D=P−1AP. Donnez explicitement P, D et P−1.
Solution
Méthode : Trouver les valeurs propres. Si elles sont distinctes en dimension 2, c’est diagonalisable. Construire P avec les vecteurs propres en colonnes.
Étapes :
Critère de diagonalisation :
Calculons le polynôme caractéristique :
PA(λ)=(1−λ)(3−λ)−8=3−4λ+λ2−8=λ2−4λ−5.
Discriminant : Δ=16−4(−5)=36.
Il y a deux racines réelles distinctes (24±6), soit −1 et 5.
Puisque A est une matrice 2×2 avec 2 valeurs propres distinctes, elle est nécessairement diagonalisable.