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Analyse: Suites récurrentes - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'une suite récurrente réelle ?

Solution

Une suite récurrente réelle est une suite de nombres (un)nN(u_n)_{n\in\mathbb{N}} où chaque terme est défini à partir du précédent par une fonction.

La relation de récurrence s'écrit sous la forme :

un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n)

Pour que la suite soit entièrement définie, il faut deux éléments :

  1. Le premier terme u0u_0, qui est une valeur donnée.
  2. La fonction ff, qui permet de calculer n'importe quel terme à partir du précédent.

Exemple :

Soit la suite définie par u0=5u_0 = 5 et la relation un+1=unu_{n+1} = \sqrt{u_n}.

Ici, la fonction est f(x)=xf(x) = \sqrt{x}.

  • u0=5u_0 = 5
  • u1=f(u0)=f(5)=5u_1 = f(u_0) = f(5) = \sqrt{5}
  • u2=f(u1)=f(5)=5=51/4u_2 = f(u_1) = f(\sqrt{5}) = \sqrt{\sqrt{5}} = 5^{1/4}
  • et ainsi de suite...

Qu'est-ce qu'un intervalle stable par une fonction ff ?

Solution

Un intervalle II est dit stable par une fonction ff si l'image de n'importe quel élément de II par la fonction ff est encore dans II.

Mathématiquement, cela se traduit par :

xI,f(x)I\forall x \in I, \quad f(x) \in I

ou de manière équivalente, f(I)If(I) \subset I.

Cette propriété est cruciale pour les suites récurrentes un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n). Si l'intervalle II est stable par ff et que le premier terme u0u_0 appartient à II, alors tous les termes suivants u1,u2,u3,u_1, u_2, u_3, \dots appartiendront aussi à II. Cela garantit que la suite est bien définie pour tout nn.

Exemple :

Soit f(x)=x2f(x) = x^2 et I=[0,1]I = [0, 1].

Si on prend n'importe quel xx dans [0,1][0, 1] (c'est-à-dire 0x10 \le x \le 1), alors son carré x2x^2 sera aussi dans [0,1][0, 1] (car 02x2120^2 \le x^2 \le 1^2).

Donc, l'intervalle I=[0,1]I=[0,1] est stable par la fonction f(x)=x2f(x)=x^2.

Comment représenter graphiquement les termes d'une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) ?

Solution

On utilise une méthode visuelle appelée diagramme en toile d'araignée (ou en escargot). Pour cela, on a besoin de deux courbes dans un repère :

  1. Le graphe de la fonction ff, noté Gf\mathcal{G}_f.
  2. La droite d'équation y=xy=x, appelée la première bissectrice, notée D\mathcal{D}.

Les étapes de la construction sont les suivantes :

  1. Placement de u0u_0 : On place la valeur u0u_0 sur l'axe des abscisses.
  2. Calcul de u1u_1 : On trace un segment vertical depuis le point (u0,0)(u_0, 0) jusqu'à la courbe Gf\mathcal{G}_f. Le point d'arrivée a pour coordonnées (u0,f(u0))(u_0, f(u_0)), c'est-à-dire (u0,u1)(u_0, u_1). L'ordonnée de ce point est u1u_1.
  3. Report de u1u_1 sur l'abscisse : Pour continuer le processus, il faut ramener u1u_1 sur l'axe des abscisses. On trace un segment horizontal depuis (u0,u1)(u_0, u_1) jusqu'à la droite D\mathcal{D}. Le point d'arrivée a pour coordonnées (u1,u1)(u_1, u_1).
  4. Itération : On répète les étapes 2 et 3. Depuis (u1,u1)(u_1, u_1), on trace un segment vertical vers Gf\mathcal{G}_f pour trouver u2u_2, puis un segment horizontal vers D\mathcal{D} pour reporter u2u_2, et ainsi de suite.

La séquence des points sur l'axe des abscisses (u0,u1,u2,)(u_0, u_1, u_2, \dots) représente les termes de la suite.

Quelles informations peut-on déduire de la représentation en "toile d'araignée" d'une suite récurrente ?

Solution

Le diagramme en toile d'araignée est un outil puissant pour conjecturer le comportement d'une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n). Il permet de visualiser :

  1. La convergence ou la divergence :

    • Si la "toile" (escalier ou spirale) se rapproche d'un point d'intersection entre le graphe de ff et la droite y=xy=x, la suite semble converger vers l'abscisse de ce point (qui est un point fixe).
    • Si la "toile" s'éloigne indéfiniment, la suite semble diverger.
  2. La monotonie :

    • Si la construction forme un escalier qui "monte" (on se déplace vers la droite et vers le haut), la suite est probablement croissante. Cela arrive typiquement si Gf\mathcal{G}_f est au-dessus de y=xy=x.
    • Si la construction forme un escalier qui "descend" (on se déplace vers la gauche et vers le bas), la suite est probablement décroissante. Cela arrive typiquement si Gf\mathcal{G}_f est en dessous de y=xy=x.
    • Si la construction forme une spirale (ou un "escargot"), la suite n'est pas monotone. Elle oscille autour de la limite. Cela arrive lorsque la fonction ff est décroissante.

Attention : Cette méthode est visuelle et ne constitue pas une preuve mathématique rigoureuse. Elle sert à formuler des hypothèses.

Qu'est-ce qu'un point fixe d'une fonction ff et quel est son lien avec la limite d'une suite récurrente ?

Solution

Un point fixe d'une fonction ff est une valeur ll qui reste inchangée lorsqu'on lui applique la fonction ff. Autrement dit :

f(l)=lf(l) = l

Graphiquement, les points fixes sont les abscisses des points d'intersection entre le graphe de la fonction ff et la droite d'équation y=xy=x.

Le lien avec les suites récurrentes un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) est fondamental. Le théorème du point fixe nous dit que :

Si une suite récurrente (un)(u_n) converge vers une limite ll, ET si la fonction ff est continue au point ll, alors cette limite ll est nécessairement un point fixe de ff.

En pratique : Pour trouver la limite potentielle d'une suite, on commence par chercher les points fixes en résolvant l'équation f(x)=xf(x)=x. Si la suite converge, sa limite sera l'un de ces points fixes.

Comment déterminer la monotonie d'une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) si la fonction ff est croissante ?

Solution

Si la fonction ff est croissante sur un intervalle stable II contenant tous les termes de la suite, alors la suite (un)(u_n) est monotone.

Pour déterminer son sens de variation (croissante ou décroissante), il suffit de comparer les deux premiers termes, u0u_0 et u1u_1.

  • Si u1u0u_1 \ge u_0, alors la suite (un)(u_n) est croissante.
  • Si u1u0u_1 \le u_0, alors la suite (un)(u_n) est décroissante.

Démonstration (idée) :

On utilise un raisonnement par récurrence.

Supposons que u1u0u_1 \ge u_0. Montrons que si un+1unu_{n+1} \ge u_n pour un certain nn, alors un+2un+1u_{n+2} \ge u_{n+1}.

Comme ff est croissante, on peut l'appliquer à l'inégalité un+1unu_{n+1} \ge u_n sans changer le sens :

f(un+1)f(un)f(u_{n+1}) \ge f(u_n).

Par définition de la suite, cela signifie un+2un+1u_{n+2} \ge u_{n+1}.

La propriété est héréditaire, donc la suite est croissante.

Exemple :

Soit un+1=un+2u_{n+1} = \sqrt{u_n+2} avec u0=1u_0=1.

La fonction f(x)=x+2f(x) = \sqrt{x+2} est croissante sur I=[0,+[I=[0, +\infty[.

u0=1u_0 = 1

u1=1+2=31.732u_1 = \sqrt{1+2} = \sqrt{3} \approx 1.732.

Puisque u1>u0u_1 > u_0, la suite (un)(u_n) est croissante.

Soit la suite un+1=12(un+9un)u_{n+1} = \frac{1}{2}\left(u_n + \frac{9}{u_n}\right) avec u0=4u_0=4. On admet que cette suite converge. Quelle est sa limite ?

Solution

Pour trouver la limite potentielle de la suite, on utilise le théorème du point fixe. Si la suite converge vers une limite ll, et si la fonction associée ff est continue, alors ll doit être un point fixe de ff.

  1. Identifier la fonction ff :

    La relation de récurrence est un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n), donc f(x)=12(x+9x)f(x) = \frac{1}{2}\left(x + \frac{9}{x}\right).

    La fonction ff est continue sur ]0,+[]0, +\infty[. Comme u0=4>0u_0=4>0, on peut supposer que tous les termes resteront positifs.

  2. Résoudre l'équation du point fixe f(l)=lf(l) = l :

    l=12(l+9l)l = \frac{1}{2}\left(l + \frac{9}{l}\right)

    On multiplie par 2 :

    2l=l+9l2l = l + \frac{9}{l}

    On soustrait ll :

    l=9ll = \frac{9}{l}

    On multiplie par ll (en supposant l0l \neq 0) :

    l2=9l^2 = 9

    Les solutions sont l=3l=3 et l=3l=-3.

  3. Choisir la bonne limite :

    La suite commence avec u0=4u_0 = 4, qui est positif. Tous les termes suivants, calculés par f(x)=12(x+9x)f(x) = \frac{1}{2}(x+\frac{9}{x}), seront également positifs (car si x>0x>0, x+9x>0x+\frac{9}{x}>0).

    La limite ll d'une suite de termes positifs doit être positive ou nulle.

    Par conséquent, la seule limite possible est l=3l=3.

Qu'est-ce qu'une fonction contractante ?

Solution

Une fonction ff est dite contractante sur un intervalle II si elle "rapproche" les points.

Formellement, il doit exister une constante kk telle que 0k<10 \le k < 1 et pour tous x,yx, y dans II :

f(x)f(y)kxy|f(x) - f(y)| \le k |x - y|

La constante kk est appelée le rapport de contraction.

Cela signifie que la distance entre les images f(x)f(x) et f(y)f(y) est toujours plus petite que la distance initiale entre xx et yy, réduite d'un facteur au moins kk.

Comment vérifier si une fonction est contractante ?

Une méthode simple s'applique si la fonction ff est dérivable. D'après l'inégalité des accroissements finis, il suffit de vérifier si la valeur absolue de sa dérivée est majorée par k<1k < 1 sur tout l'intervalle II.

Si supxIf(x)k<1\sup_{x \in I} |f'(x)| \le k < 1, alors ff est kk-contractante sur II.

Qu'énonce le théorème du point fixe pour une fonction contractante ?

Solution

Le théorème du point fixe contractant (aussi appelé théorème de Banach-Picard) est un résultat très puissant qui garantit non seulement l'existence et l'unicité d'un point fixe, mais aussi la convergence vers ce point.

Hypothèses :

Soit II un intervalle fermé de R\mathbb{R}, et ff une fonction qui vérifie :

  1. II est stable par ff (c'est-à-dire f(I)If(I) \subset I).
  2. ff est contractante sur II (avec un rapport k<1k < 1).

Conclusion :

  1. Il existe un unique point fixe ll pour la fonction ff dans l'intervalle II.
  2. Pour n'importe quel point de départ u0Iu_0 \in I, la suite récurrente définie par un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) converge vers cet unique point fixe ll.

Ce théorème est très fort car il ne demande aucune information sur la monotonie et garantit la convergence pour n'importe quel point de départ dans l'intervalle stable.

Comment savoir si un point fixe ll est attractif ou répulsif ?

Solution

La nature d'un point fixe ll (c'est-à-dire s'il attire ou repousse les termes de la suite proches de lui) peut être déterminée en étudiant la valeur de la dérivée de la fonction ff en ce point, notée f(l)f'(l).

Soit ll un point fixe tel que f(l)=lf(l)=l.

  1. Point fixe attractif :

    Si f(l)<1|f'(l)| < 1, le point fixe est attractif.

    Cela signifie que si on démarre la suite avec un u0u_0 suffisamment proche de ll, la suite (un)(u_n) convergera vers ll. La convergence est d'autant plus rapide que f(l)|f'(l)| est proche de 0. Si f(l)=0f'(l)=0, le point est dit super-attractif.

  2. Point fixe répulsif :

    Si f(l)>1|f'(l)| > 1, le point fixe est répulsif.

    Cela signifie que si on démarre la suite avec un u0u_0 très proche de ll (mais différent de ll), la suite va s'éloigner de ll.

  3. Cas douteux :

    Si f(l)=1|f'(l)| = 1, on ne peut pas conclure avec la dérivée première. Le comportement de la suite dépend des termes d'ordre supérieur et doit être étudié plus en détail.

Quelle est la formule de récurrence de la méthode de Newton et quel est son objectif ?

Solution

La méthode de Newton est un algorithme qui a pour objectif de trouver une approximation numérique d'une racine (ou un zéro) d'une fonction F(x)F(x), c'est-à-dire une solution à l'équation F(x)=0F(x)=0.

L'idée est de construire une suite (un)(u_n) qui converge très rapidement vers la racine. Partant d'une estimation initiale u0u_0, la formule de récurrence pour calculer le terme suivant est :

un+1=unF(un)F(un)u_{n+1} = u_n - \frac{F(u_n)}{F'(u_n)}

Où :

  • unu_n est l'approximation actuelle de la racine.
  • F(un)F(u_n) est la valeur de la fonction en ce point.
  • F(un)F'(u_n) est la valeur de la dérivée de la fonction en ce point.

Interprétation géométrique :

un+1u_{n+1} est l'abscisse du point où la tangente à la courbe de FF au point (un,F(un))(u_n, F(u_n)) coupe l'axe des abscisses. On remplace la courbe par sa tangente pour trouver une meilleure approximation de la racine.

Pourquoi la méthode de Newton est-elle en général si rapide ?

Solution

La rapidité de la méthode de Newton vient de la nature du point fixe de sa fonction d'itération.

La méthode de Newton est une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) avec la fonction d'itération f(x)=xF(x)F(x)f(x) = x - \frac{F(x)}{F'(x)}.

On cherche une racine ll de FF, c'est-à-dire un point où F(l)=0F(l)=0. Ce point ll est un point fixe de ff. Pour analyser la vitesse de convergence, on regarde la dérivée f(l)f'(l).

Le calcul de la dérivée de ff donne :

f(x)=1[F(x)]2F(x)F(x)[F(x)]2f'(x) = 1 - \frac{[F'(x)]^2 - F(x)F''(x)}{[F'(x)]^2}

Lorsqu'on évalue cette dérivée au point fixe ll, on a F(l)=0F(l)=0. La formule se simplifie énormément :

f(l)=1[F(l)]20[F(l)]2=11=0f'(l) = 1 - \frac{[F'(l)]^2 - 0}{[F'(l)]^2} = 1 - 1 = 0

Puisque f(l)=0<1|f'(l)| = 0 < 1, le point fixe ll est non seulement attractif, mais super-attractif.

Une dérivée nulle au point fixe implique une convergence quadratique. Cela signifie qu'à chaque étape, le nombre de chiffres décimaux corrects double approximativement. C'est une convergence extrêmement rapide par rapport à des méthodes où f(l)|f'(l)| est simplement inférieur à 1 (convergence géométrique/linéaire).