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Exercices “Analyse: Suites récurrentes” (A)


Exercice 1

Problème: Soit la fonction f(x)=12x+1f(x) = \frac{1}{2}x + 1. Pour chacun des intervalles suivants, déterminez s’il est stable par la fonction ff.

  1. I1=[0,1]I_1 = [0, 1]
  2. I2=[0,2]I_2 = [0, 2]
  3. I3=[2,3]I_3 = [2, 3]
Solution

Méthode: Pour vérifier si un intervalle II est stable par une fonction ff, nous devons montrer que pour tout xIx \in I, son image f(x)f(x) est aussi dans II. Une bonne approche est d’étudier les variations de ff sur l’intervalle II pour trouver l’image de cet intervalle, f(I)f(I), puis de vérifier si f(I)If(I) \subseteq I.

Étapes:

  1. Étude de la fonction ff: La fonction f(x)=12x+1f(x) = \frac{1}{2}x + 1 est une fonction affine. Son coefficient directeur est 12>0\frac{1}{2} > 0, donc la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

  2. Analyse de l’intervalle I1=[0,1]I_1 = [0, 1]:

    Puisque ff est croissante, l’image de l’intervalle [0,1][0, 1] est l’intervalle [f(0),f(1)][f(0), f(1)].

    • Calculons f(0)=12(0)+1=1f(0) = \frac{1}{2}(0) + 1 = 1.
    • Calculons f(1)=12(1)+1=1.5f(1) = \frac{1}{2}(1) + 1 = 1.5.

    L’image est f(I1)=[1,1.5]f(I_1) = [1, 1.5].

    On compare f(I1)f(I_1) à I1I_1: [1,1.5][1, 1.5] n’est pas inclus dans [0,1][0, 1] (par exemple, 1.5[0,1]1.5 \notin [0, 1]).

    Donc, l’intervalle I1I_1 n’est pas stable par ff.

  3. Analyse de l’intervalle I2=[0,2]I_2 = [0, 2]:

    Puisque ff est croissante, l’image de l’intervalle [0,2][0, 2] est l’intervalle [f(0),f(2)][f(0), f(2)].

    • f(0)=1f(0) = 1.
    • f(2)=12(2)+1=2f(2) = \frac{1}{2}(2) + 1 = 2.

    L’image est f(I2)=[1,2]f(I_2) = [1, 2].

    On compare f(I2)f(I_2) à I2I_2: [1,2][1, 2] est bien inclus dans [0,2][0, 2].

    Donc, l’intervalle I2I_2 est stable par ff.

  4. Analyse de l’intervalle I3=[2,3]I_3 = [2, 3]:

    Puisque ff est croissante, l’image de l’intervalle [2,3][2, 3] est l’intervalle [f(2),f(3)][f(2), f(3)].

    • f(2)=2f(2) = 2.
    • f(3)=12(3)+1=2.5f(3) = \frac{1}{2}(3) + 1 = 2.5.

    L’image est f(I3)=[2,2.5]f(I_3) = [2, 2.5].

    On compare f(I3)f(I_3) à I3I_3: [2,2.5][2, 2.5] est bien inclus dans [2,3][2, 3].

    Donc, l’intervalle I3I_3 est stable par ff.

Réponse:

  1. I1=[0,1]I_1 = [0, 1] n’est pas stable.
  2. I2=[0,2]I_2 = [0, 2] est stable.
  3. I3=[2,3]I_3 = [2, 3] est stable.

Exercice 2

Problème: Soit la suite (un)(u_n) définie par u0=3u_0 = 3 et la relation de récurrence un+1=un+6u_{n+1} = \sqrt{u_n + 6}.

  1. On pose f(x)=x+6f(x) = \sqrt{x+6}. Montrer que l’intervalle I=[0,+[I = [0, +\infty[ est stable par ff.
  2. Justifier que la suite (un)(u_n) est bien définie et que tous ses termes sont positifs.
Solution

Méthode:

  1. Pour montrer que I=[0,+[I = [0, +\infty[ est stable par ff, nous devons prendre un élément quelconque xx dans II et montrer que f(x)f(x) est également dans II.
  2. Pour justifier que la suite est bien définie, nous utiliserons la stabilité de l’intervalle II et le fait que u0Iu_0 \in I. Un raisonnement par récurrence permettra de conclure que unIu_n \in I pour tout nn.

Étapes:

  1. Montrer la stabilité de I=[0,+[I = [0, +\infty[:

    • Soit xx un nombre réel appartenant à II. Cela signifie que x0x \ge 0.
    • On cherche à déterminer le signe de f(x)=x+6f(x) = \sqrt{x+6}.
    • Si x0x \ge 0, alors x+66x+6 \ge 6.
    • La fonction racine carrée est définie et positive pour tout nombre positif. Puisque x+66>0x+6 \ge 6 > 0, x+6\sqrt{x+6} est bien défini.
    • De plus, x+66\sqrt{x+6} \ge \sqrt{6}.
    • Comme 60\sqrt{6} \ge 0, on a bien f(x)=x+60f(x) = \sqrt{x+6} \ge 0.
    • Donc, f(x)[0,+[f(x) \in [0, +\infty[.
    • On a montré que pour tout xIx \in I, f(x)If(x) \in I. L’intervalle I=[0,+[I = [0, +\infty[ est donc stable par ff.
  2. Justifier que (un)(u_n) est bien définie et positive:

    • Nous allons utiliser un raisonnement par récurrence pour montrer que la propriété P(n):"un est deˊfini et unI"\mathcal{P}(n): "u_n \text{ est défini et } u_n \in I" est vraie pour tout nNn \in \mathbb{N}.
    • Initialisation (n=0): Le premier terme est u0=3u_0 = 3. On a bien 303 \ge 0, donc u0Iu_0 \in I. La propriété P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.
    • Hérédité: Supposons que P(k)\mathcal{P}(k) est vraie pour un certain entier k0k \ge 0. C’est-à-dire, uku_k est défini et ukIu_k \in I.
    • On veut montrer que P(k+1)\mathcal{P}(k+1) est vraie.
    • Puisque ukIu_k \in I et que II est l’ensemble de définition de ff, le terme uk+1=f(uk)=uk+6u_{k+1} = f(u_k) = \sqrt{u_k+6} est bien défini.
    • De plus, comme II est stable par ff et que ukIu_k \in I, on sait que f(uk)If(u_k) \in I. Donc, uk+1Iu_{k+1} \in I.
    • La propriété P(k+1)\mathcal{P}(k+1) est donc vraie.
    • Conclusion: Par le principe de récurrence, pour tout nNn \in \mathbb{N}, unu_n est défini et unI=[0,+[u_n \in I = [0, +\infty[. Cela signifie que tous les termes de la suite sont positifs ou nuls.

Réponse: L’intervalle I=[0,+[I = [0, +\infty[ est stable par ff. Par conséquent, la suite (un)(u_n) est bien définie pour tout nNn \in \mathbb{N} et un0u_n \ge 0 pour tout nNn \in \mathbb{N}.


Exercice 3

Problème: Soit la suite (un)(u_n) définie par u0=0.1u_0 = 0.1 et un+1=2un(1un)u_{n+1} = 2u_n(1 - u_n). On considère la fonction f(x)=2x(1x)f(x) = 2x(1-x).

  1. Tracer sur un même graphique la courbe représentative de ff sur l’intervalle [0,1][0, 1] et la droite d’équation y=xy=x.
  2. En utilisant la méthode de la toile d’araignée, représenter les quatre premiers termes de la suite (un)(u_n) sur l’axe des abscisses.
  3. À partir du graphique, quelle conjecture pouvez-vous faire sur le comportement de la suite (un)(u_n) (monotonie et convergence) ?
Solution

Méthode: Nous allons d’abord tracer la parabole y=2x2x2y=2x-2x^2 et la droite y=xy=x. Ensuite, nous appliquerons la méthode graphique itérative : partir de u0u_0 sur l’axe des abscisses, monter verticalement jusqu’à la courbe de ff pour trouver u1u_1 sur l’axe des ordonnées, puis se déplacer horizontalement jusqu’à la droite y=xy=x pour reporter u1u_1 sur l’axe des abscisses, et répéter le processus.

Étapes:

  1. Tracé des courbes:

    • La droite y=xy=x est la première bissectrice.
    • La courbe de f(x)=2x2x2f(x) = 2x-2x^2 est une parabole tournée vers le bas. Son sommet est atteint en x=b/(2a)=2/(2×2)=0.5x = -b/(2a) = -2/(2 \times -2) = 0.5. La valeur au sommet est f(0.5)=2(0.5)(10.5)=0.5f(0.5) = 2(0.5)(1-0.5) = 0.5. Les racines sont x=0x=0 et x=1x=1.
  2. Construction en toile d’araignée:

    • Étape 0: Placer u0=0.1u_0 = 0.1 sur l’axe des abscisses.
    • Étape 1: Tracer une ligne verticale de (0.1,0)(0.1, 0) jusqu’à la courbe de ff. Le point d’intersection a pour ordonnée u1=f(0.1)=2(0.1)(0.9)=0.18u_1 = f(0.1) = 2(0.1)(0.9) = 0.18.
    • Étape 2: Tracer une ligne horizontale du point (0.1,0.18)(0.1, 0.18) jusqu’à la droite y=xy=x. Le point d’intersection est (0.18,0.18)(0.18, 0.18). On a donc reporté u1u_1 sur l’axe des abscisses.
    • Étape 3: Répéter. Partir de (0.18,0)(0.18, 0) verticalement jusqu’à la courbe de ff. L’ordonnée est u2=f(0.18)=2(0.18)(0.82)=0.2952u_2 = f(0.18) = 2(0.18)(0.82) = 0.2952.
    • Étape 4: Reporter u2u_2 sur l’axe des abscisses via la droite y=xy=x.
    • Étape 5: Calculer u3=f(0.2952)0.416u_3 = f(0.2952) \approx 0.416. Reporter u3u_3 sur l’axe des abscisses.

    Le graphique ressemble à un escalier qui monte.

    Diagramme en toile d'araignée pour u_{n+1}=2u_n(1-u_n)

  3. Conjecture:

    • Monotonie: La construction graphique forme un “escalier montant”. On voit que u0<u1<u2<u3<u_0 < u_1 < u_2 < u_3 < \dots. On peut donc conjecturer que la suite (un)(u_n) est croissante.
    • Convergence: L’escalier semble se rapprocher du point d’intersection entre la courbe de ff et la droite y=xy=x. Ce point d’intersection est le point fixe. On résout f(x)=x    2x(1x)=x    2x2x2=x    x2x2=0    x(12x)=0f(x)=x \implies 2x(1-x) = x \implies 2x - 2x^2 = x \implies x - 2x^2 = 0 \implies x(1-2x)=0. Les points fixes sont 00 et 0.50.5. Comme la suite part de 0.10.1 et est croissante, on conjecture qu’elle converge vers le point fixe l=0.5l=0.5.

Réponse:

Le diagramme en toile d’araignée suggère que la suite (un)(u_n) est croissante et converge vers le point fixe l=0.5l=0.5.


Exercice 4

Problème: Soit la suite (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et un+1=unun2+1u_{n+1} = u_n - u_n^2 + 1.

  1. On pose f(x)=xx2+1f(x) = x - x^2 + 1. Étudiez le signe de f(x)xf(x) - x sur R\mathbb{R}.
  2. En déduire la monotonie de la suite (un)(u_n), en supposant que tous ses termes restent dans un intervalle où le signe de f(x)xf(x)-x est constant.
Solution

Méthode: Pour déterminer la monotonie de la suite un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), on peut étudier le signe de la différence un+1un=f(un)unu_{n+1} - u_n = f(u_n) - u_n. Si cette différence est toujours positive, la suite est croissante. Si elle est toujours négative, la suite est décroissante. Le signe de f(un)unf(u_n) - u_n est le même que le signe de l’expression f(x)xf(x)-x évaluée en x=unx=u_n.

Étapes:

  1. Étude du signe de f(x)xf(x)-x:

    • On calcule la différence : f(x)x=(xx2+1)x=1x2f(x) - x = (x - x^2 + 1) - x = 1 - x^2.
    • On étudie le signe du polynôme du second degré P(x)=1x2P(x) = 1 - x^2.
    • Les racines de P(x)P(x) sont les solutions de 1x2=01 - x^2 = 0, soit x2=1x^2 = 1, donc x=1x = -1 et x=1x = 1.
    • Le polynôme est une parabole tournée vers le bas (coefficient de x2x^2 est -1). Il est donc positif entre ses racines et négatif à l’extérieur.
    • Signe de f(x)xf(x)-x:
      • f(x)x>0f(x) - x > 0 pour x]1,1[x \in ]-1, 1[
      • f(x)x<0f(x) - x < 0 pour x],1[]1,+[x \in ]-\infty, -1[ \cup ]1, +\infty[
      • f(x)x=0f(x) - x = 0 pour x=1x = -1 ou x=1x = 1.
  2. Déduction de la monotonie de (un)(u_n):

    • La monotonie de la suite dépend de l’intervalle dans lequel se trouvent ses termes.
    • On calcule les premiers termes pour avoir une idée :
      • u0=1u_0 = 1.
      • Pour n=0n=0, u1u0=f(u0)u0=f(1)1=112=0u_1 - u_0 = f(u_0) - u_0 = f(1) - 1 = 1 - 1^2 = 0. Donc u1=u0=1u_1 = u_0 = 1.
      • Pour n=1n=1, u2u1=f(u1)u1=f(1)1=0u_2 - u_1 = f(u_1) - u_1 = f(1) - 1 = 0. Donc u2=u1=1u_2 = u_1 = 1.
    • Il semble que si un=1u_n=1, alors un+1=1u_{n+1}=1. On peut le prouver par récurrence.
    • Initialisation: u0=1u_0=1.
    • Hérédité: Supposons uk=1u_k=1. Alors uk+1=f(uk)=f(1)=112+1=1u_{k+1} = f(u_k) = f(1) = 1-1^2+1 = 1.
    • Donc, pour tout nNn \in \mathbb{N}, un=1u_n=1.
    • Une suite constante est à la fois croissante (un+1unu_{n+1} \ge u_n) et décroissante (un+1unu_{n+1} \le u_n). Elle est donc monotone.

Réponse: La suite (un)(u_n) est constante et égale à 1. Elle est donc monotone (à la fois croissante et décroissante).


Exercice 5

Problème: Soit la suite (un)(u_n) définie par u0=4u_0 = 4 et un+1=10un+3u_{n+1} = \frac{10}{u_n + 3}.

On admet que pour tout nn, un[0,4]u_n \in [0, 4].

  1. Étudier les variations de la fonction f(x)=10x+3f(x) = \frac{10}{x+3} sur l’intervalle [0,4][0, 4].
  2. En déduire que la suite (un)(u_n) n’est pas monotone.
  3. Que peut-on dire de la monotonie des sous-suites (u2n)(u_{2n}) et (u2n+1)(u_{2n+1}) ?
Solution

Méthode: Nous utilisons le critère basé sur la monotonie de la fonction ff. Si ff est croissante, la suite est monotone. Si ff est décroissante, la suite n’est généralement pas monotone, mais ses sous-suites des termes de rangs pairs et impairs le sont.

Étapes:

  1. Variations de f(x)f(x) sur [0,4][0, 4]:

    • On calcule la dérivée de f(x)=10(x+3)1f(x) = 10(x+3)^{-1}.
    • f(x)=10×(1)(x+3)2=10(x+3)2f'(x) = 10 \times (-1)(x+3)^{-2} = \frac{-10}{(x+3)^2}.
    • Sur l’intervalle [0,4][0, 4], le dénominateur (x+3)2(x+3)^2 est toujours strictement positif.
    • Le numérateur est -10, qui est strictement négatif.
    • Donc, pour tout x[0,4]x \in [0, 4], f(x)<0f'(x) < 0.
    • La fonction ff est strictement décroissante sur [0,4][0, 4].
  2. Monotonie de (un)(u_n):

    • Puisque la fonction ff qui définit la récurrence est décroissante, la suite (un)(u_n) n’est pas monotone (sauf si elle est constante, ce qu’on peut vérifier).
    • Calculons les premiers termes :
      • u0=4u_0 = 4
      • u1=f(u0)=f(4)=104+3=1071.43u_1 = f(u_0) = f(4) = \frac{10}{4+3} = \frac{10}{7} \approx 1.43
      • u2=f(u1)=f(107)=10107+3=10317=70312.26u_2 = f(u_1) = f(\frac{10}{7}) = \frac{10}{\frac{10}{7}+3} = \frac{10}{\frac{31}{7}} = \frac{70}{31} \approx 2.26
    • On observe que u0>u1u_0 > u_1 et u1<u2u_1 < u_2. La suite n’est ni croissante ni décroissante. Elle n’est donc pas monotone.
  3. Monotonie des sous-suites (u2n)(u_{2n}) et (u2n+1)(u_{2n+1}):

    • Comme ff est décroissante, la fonction g(x)=f(f(x))g(x) = f(f(x)) est croissante.
    • Les sous-suites (u2n)(u_{2n}) (termes de rangs pairs) et (u2n+1)(u_{2n+1}) (termes de rangs impairs) sont définies par la relation de récurrence u2(n+1)=g(u2n)u_{2(n+1)} = g(u_{2n}) et u2(n+1)+1=g(u2n+1)u_{2(n+1)+1} = g(u_{2n+1}).
    • Puisque gg est croissante, ces deux sous-suites sont monotones. Leur sens de variation est donné par le signe de u2u0u_2 - u_0 pour la première et u3u1u_3 - u_1 pour la seconde.
    • On a u0=4u_0=4 et u22.26u_2 \approx 2.26. Comme u2<u0u_2 < u_0, la sous-suite (u2n)(u_{2n}) est décroissante.
    • On a u1=10/7u_1 = 10/7. Calculons u3=f(u2)=f(70/31)=1070/31+3=10163/31=3101631.90u_3 = f(u_2) = f(70/31) = \frac{10}{70/31+3} = \frac{10}{163/31} = \frac{310}{163} \approx 1.90. Comme u3>u1u_3 > u_1, la sous-suite (u2n+1)(u_{2n+1}) est croissante.

Réponse: La fonction ff est décroissante, donc la suite (un)(u_n) n’est pas monotone. La sous-suite des termes de rangs pairs (u2n)(u_{2n}) est décroissante, et la sous-suite des termes de rangs impairs (u2n+1)(u_{2n+1}) est croissante.


Exercice 6

Problème: On considère la suite un+1=3un+2un+2u_{n+1} = \frac{3u_n + 2}{u_n + 2} avec u0=1u_0 = 1. On admet que la suite est bien définie, que ses termes sont tous positifs, et qu’elle converge vers une limite ll.

  1. On pose f(x)=3x+2x+2f(x) = \frac{3x+2}{x+2}. Justifier pourquoi ff est continue sur [0,+[[0, +\infty[.
  2. Déterminer les points fixes de ff.
  3. En utilisant le théorème du point fixe, quelles sont les valeurs possibles pour la limite ll de la suite ?
  4. Sachant que la suite est croissante (on l’admet), déterminer la valeur de ll.
Solution

Méthode:

  1. Une fonction rationnelle est continue sur son domaine de définition.
  2. Les points fixes sont les solutions de l’équation f(x)=xf(x)=x.
  3. Si une suite un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) converge vers ll et que ff est continue en ll, alors ll doit être un point fixe de ff.
  4. Connaissant le premier terme et la monotonie, on peut éliminer les candidats impossibles pour la limite.

Étapes:

  1. Continuité de ff:

    • La fonction f(x)=3x+2x+2f(x) = \frac{3x+2}{x+2} est une fonction rationnelle (quotient de deux polynômes).
    • Elle est continue sur son domaine de définition, qui est R{2}\mathbb{R} \setminus \{-2\}.
    • L’intervalle [0,+[[0, +\infty[ est inclus dans le domaine de définition, donc ff est continue sur [0,+[[0, +\infty[.
  2. Recherche des points fixes:

    • On résout l’équation f(x)=xf(x) = x pour x[0,+[x \in [0, +\infty[.
    • 3x+2x+2=x\frac{3x+2}{x+2} = x
    • 3x+2=x(x+2)3x+2 = x(x+2)
    • 3x+2=x2+2x3x+2 = x^2 + 2x
    • x2x2=0x^2 - x - 2 = 0
    • C’est une équation du second degré. On calcule le discriminant Δ=b24ac=(1)24(1)(2)=1+8=9\Delta = b^2-4ac = (-1)^2 - 4(1)(-2) = 1+8 = 9.
    • Les racines sont x1,2=b±Δ2a=1±32x_{1,2} = \frac{-b \pm \sqrt{\Delta}}{2a} = \frac{1 \pm 3}{2}.
    • Les deux solutions sont x1=1+32=2x_1 = \frac{1+3}{2} = 2 et x2=132=1x_2 = \frac{1-3}{2} = -1.
    • Les points fixes de ff sont 22 et 1-1.
  3. Limites possibles pour la suite:

    • La suite (un)(u_n) est à termes positifs et on admet qu’elle converge vers une limite ll. Comme tous les un0u_n \ge 0, la limite ll doit être supérieure ou égale à 0.
    • Le théorème de la limite et du point fixe nous dit que ll doit être un point fixe de ff.
    • Les candidats sont donc les points fixes qui sont dans l’intervalle [0,+[[0, +\infty[.
    • Le point fixe 1-1 est exclu car l0l \ge 0.
    • La seule limite possible est donc l=2l=2.
  4. Détermination de la limite:

    • On nous donne u0=1u_0 = 1 et on admet que la suite est croissante.
    • Cela signifie que u0u1u2lu_0 \le u_1 \le u_2 \le \dots \le l.
    • On a 1l1 \le l.
    • La seule limite possible étant l=2l=2, et comme elle est bien supérieure ou égale à u0u_0, c’est la limite de la suite.

Réponse: La seule limite possible pour la suite (un)(u_n) est l=2l=2.


Exercice 7

Problème: Soit la fonction f(x)=14x+3f(x) = \frac{1}{4}x + 3.

  1. Montrer que la fonction ff est contractante sur R\mathbb{R} et donner son rapport de contraction kk.
  2. Montrer que l’intervalle I=[3,5]I=[3, 5] est stable par ff.
  3. En appliquant le théorème du point fixe contractant, que pouvez-vous conclure pour une suite définie par u0[3,5]u_0 \in [3, 5] et un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) ?
Solution

Méthode:

  1. Pour montrer qu’une fonction dérivable est contractante, on peut montrer que la valeur absolue de sa dérivée est majorée par une constante k<1k < 1.
  2. Pour montrer la stabilité d’un intervalle pour une fonction croissante, on calcule l’image de l’intervalle et on vérifie l’inclusion.
  3. On vérifie que toutes les hypothèses du théorème du point fixe contractant sont réunies (intervalle fermé, stable, fonction contractante) pour en appliquer les conclusions.

Étapes:

  1. Montrer que ff est contractante:

    • La fonction f(x)=14x+3f(x) = \frac{1}{4}x + 3 est dérivable sur R\mathbb{R}.
    • Sa dérivée est f(x)=14f'(x) = \frac{1}{4}.
    • Pour tout xRx \in \mathbb{R}, on a f(x)=14=14|f'(x)| = |\frac{1}{4}| = \frac{1}{4}.
    • On pose k=14k = \frac{1}{4}. On a bien 0k<10 \le k < 1.
    • Puisque supxRf(x)=14<1\sup_{x \in \mathbb{R}} |f'(x)| = \frac{1}{4} < 1, la fonction ff est 1/41/4-contractante sur R\mathbb{R}.
  2. Montrer que I=[3,5]I=[3, 5] est stable:

    • La fonction ff est croissante car sa dérivée est positive.
    • L’image de l’intervalle I=[3,5]I=[3, 5] est donc l’intervalle [f(3),f(5)][f(3), f(5)].
    • f(3)=14(3)+3=0.75+3=3.75f(3) = \frac{1}{4}(3) + 3 = 0.75 + 3 = 3.75.
    • f(5)=14(5)+3=1.25+3=4.25f(5) = \frac{1}{4}(5) + 3 = 1.25 + 3 = 4.25.
    • L’image est f(I)=[3.75,4.25]f(I) = [3.75, 4.25].
    • Puisque [3.75,4.25][3,5][3.75, 4.25] \subseteq [3, 5], l’intervalle II est stable par ff.
  3. Application du théorème du point fixe contractant:

    • On vérifie les hypothèses :
      • L’intervalle I=[3,5]I=[3, 5] est fermé.
      • L’intervalle II est stable par ff.
      • La fonction ff est contractante sur II (car elle l’est sur R\mathbb{R}).
    • Le théorème du point fixe contractant s’applique. On peut en tirer les conclusions suivantes :
      • La fonction ff admet un unique point fixe ll dans II.
      • Pour tout u0Iu_0 \in I, la suite un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) converge vers ce point fixe ll.
    • Calculons ce point fixe : f(l)=l    14l+3=l    3=l14l    3=34l    l=4f(l) = l \implies \frac{1}{4}l + 3 = l \implies 3 = l - \frac{1}{4}l \implies 3 = \frac{3}{4}l \implies l = 4.
    • Le point fixe l=4l=4 est bien dans l’intervalle I=[3,5]I=[3,5].

Réponse: La fonction ff est 1/41/4-contractante, l’intervalle I=[3,5]I=[3,5] est stable par ff. Par le théorème du point fixe contractant, pour tout u0[3,5]u_0 \in [3,5], la suite (un)(u_n) converge vers l’unique point fixe l=4l=4.


Exercice 8

Problème: Soit la fonction f(x)=x33x+3f(x) = x^3 - 3x + 3.

  1. Trouvez les points fixes de la fonction ff.
  2. Calculez la dérivée f(x)f'(x).
  3. Pour chaque point fixe ll, calculez f(l)f'(l) et déterminez si le point fixe est attractif ou répulsif.
Solution

Méthode:

  1. On résout l’équation f(x)=xf(x)=x pour trouver les points fixes.
  2. On calcule la dérivée de la fonction polynômiale.
  3. On évalue la dérivée en chaque point fixe. Si f(l)<1|f'(l)|<1, le point est attractif. Si f(l)>1|f'(l)|>1, il est répulsif. Si f(l)=1|f'(l)|=1, on ne peut pas conclure avec ce critère.

Étapes:

  1. Recherche des points fixes:

    • On résout f(x)=xf(x) = x.
    • x33x+3=xx^3 - 3x + 3 = x
    • x34x+3=0x^3 - 4x + 3 = 0
    • On peut tester des racines évidentes (diviseurs de 3). Pour x=1x=1, on a 134(1)+3=14+3=01^3 - 4(1) + 3 = 1 - 4 + 3 = 0. Donc x=1x=1 est une racine.
    • On peut factoriser le polynôme par (x1)(x-1). Par division euclidienne ou identification, on trouve x34x+3=(x1)(x2+x3)x^3 - 4x + 3 = (x-1)(x^2+x-3).
    • On résout la deuxième partie x2+x3=0x^2+x-3=0.
    • Δ=124(1)(3)=1+12=13\Delta = 1^2 - 4(1)(-3) = 1+12=13.
    • Les autres racines sont x=1±132x = \frac{-1 \pm \sqrt{13}}{2}.
    • Les points fixes sont donc l1=1l_1 = 1, l2=1132l_2 = \frac{-1 - \sqrt{13}}{2}, et l3=1+132l_3 = \frac{-1 + \sqrt{13}}{2}.
  2. Calcul de la dérivée:

    • f(x)=x33x+3f(x) = x^3 - 3x + 3.
    • f(x)=3x23f'(x) = 3x^2 - 3.
  3. Classification des points fixes:

    • Pour l1=1l_1 = 1:
      • f(1)=3(1)23=0f'(1) = 3(1)^2 - 3 = 0.
      • f(1)=0<1|f'(1)| = 0 < 1. Le point fixe l1=1l_1 = 1 est attractif (même super-attractif).
    • Pour l2=11322.3l_2 = \frac{-1 - \sqrt{13}}{2} \approx -2.3:
      • On calcule d’abord l22l_2^2: l22=(1132)2=1+213+134=14+2134=7+132l_2^2 = (\frac{-1 - \sqrt{13}}{2})^2 = \frac{1 + 2\sqrt{13} + 13}{4} = \frac{14 + 2\sqrt{13}}{4} = \frac{7 + \sqrt{13}}{2}.
      • f(l2)=3l223=3(7+132)3=21+31362=15+3132f'(l_2) = 3 l_2^2 - 3 = 3(\frac{7 + \sqrt{13}}{2}) - 3 = \frac{21 + 3\sqrt{13} - 6}{2} = \frac{15 + 3\sqrt{13}}{2}.
      • 13\sqrt{13} est entre 3 et 4 (approx 3.6). Donc f(l2)15+3(3.6)2=15+10.82=12.9f'(l_2) \approx \frac{15 + 3(3.6)}{2} = \frac{15+10.8}{2} = 12.9.
      • f(l2)>1|f'(l_2)| > 1. Le point fixe l2l_2 est répulsif.
    • Pour l3=1+1321.3l_3 = \frac{-1 + \sqrt{13}}{2} \approx 1.3:
      • On calcule d’abord l32l_3^2: l32=(1+132)2=1213+134=142134=7132l_3^2 = (\frac{-1 + \sqrt{13}}{2})^2 = \frac{1 - 2\sqrt{13} + 13}{4} = \frac{14 - 2\sqrt{13}}{4} = \frac{7 - \sqrt{13}}{2}.
      • f(l3)=3l323=3(7132)3=2131362=153132f'(l_3) = 3 l_3^2 - 3 = 3(\frac{7 - \sqrt{13}}{2}) - 3 = \frac{21 - 3\sqrt{13} - 6}{2} = \frac{15 - 3\sqrt{13}}{2}.
      • f(l3)1510.82=2.1f'(l_3) \approx \frac{15 - 10.8}{2} = 2.1.
      • f(l3)>1|f'(l_3)| > 1. Le point fixe l3l_3 est répulsif.

Réponse:

  • Le point fixe l1=1l_1=1 est attractif.
  • Les points fixes l2=1132l_2 = \frac{-1 - \sqrt{13}}{2} et l3=1+132l_3 = \frac{-1 + \sqrt{13}}{2} sont répulsifs.

Exercice 9

Problème: On considère une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n). Répondez aux questions suivantes en justifiant brièvement.

  1. Si ff est une fonction croissante et que u1>u0u_1 > u_0, la suite (un)(u_n) peut-elle être décroissante ?
  2. Si une suite un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) converge vers l=3l=3 et que ff est continue, est-il possible que f(3)=4f(3) = 4 ?
  3. Si ll est un point fixe d’une fonction ff dérivable et que f(l)=2f'(l)=2, que peut-on dire du comportement d’une suite un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) si u0u_0 est très proche de ll (mais u0lu_0 \ne l) ?
Solution

Méthode: On applique directement les définitions et théorèmes clés du cours.

Étapes:

  1. Réponse pour la question 1:

    Non. Si ff est croissante, alors la suite (un)(u_n) est monotone. Son sens de variation est donné par le signe de u1u0u_1 - u_0. Comme on suppose u1>u0u_1 > u_0, la suite est nécessairement croissante. On peut le montrer par récurrence : si uk>uk1u_k > u_{k-1}, alors comme ff est croissante, f(uk)>f(uk1)f(u_k) > f(u_{k-1}), ce qui implique uk+1>uku_{k+1} > u_k.

  2. Réponse pour la question 2:

    Non. D’après le théorème de la limite et du point fixe, si la suite (un)(u_n) converge vers ll et que la fonction ff est continue en ll, alors la limite ll doit être un point fixe de ff. Cela signifie que f(l)=lf(l) = l. Si la suite converge vers l=3l=3, on doit donc avoir f(3)=3f(3)=3. Il est impossible d’avoir f(3)=4f(3)=4.

  3. Réponse pour la question 3:

    Le point fixe ll est répulsif. Comme ff est dérivable, on peut étudier la stabilité locale du point fixe en regardant la valeur de f(l)|f'(l)|. Ici, f(l)=2=2|f'(l)| = |2| = 2. Puisque f(l)>1|f'(l)| > 1, le point fixe est répulsif. Cela signifie que si u0u_0 est très proche de ll, la suite (un)(u_n) s’éloignera de ll à chaque itération.

Réponse:

  1. Non, si ff est croissante et u1>u0u_1 > u_0, la suite est forcément croissante.
  2. Non, si la suite converge vers 3, on doit avoir f(3)=3f(3)=3.
  3. Le point fixe est répulsif, donc la suite s’éloignera de ll.

Exercice 10

Problème: On souhaite trouver une valeur approchée de la racine cubique de 10, c’est-à-dire la solution de l’équation x3=10x^3 = 10.

  1. Posez F(x)=x310F(x) = x^3 - 10. Écrivez la formule de récurrence de la méthode de Newton pour trouver une racine de F(x)F(x).
  2. En partant de u0=2u_0 = 2, calculez les deux termes suivants, u1u_1 et u2u_2, de la suite de Newton.
Solution

Méthode: La méthode de Newton utilise la formule de récurrence un+1=unF(un)F(un)u_{n+1} = u_n - \frac{F(u_n)}{F'(u_n)}. Nous allons d’abord calculer la dérivée F(x)F'(x), puis écrire la formule explicite pour f(x)=xF(x)/F(x)f(x) = x - F(x)/F'(x), et enfin l’appliquer pour calculer les termes de la suite.

Étapes:

  1. Formule de récurrence de Newton:

    • La fonction est F(x)=x310F(x) = x^3 - 10.
    • Sa dérivée est F(x)=3x2F'(x) = 3x^2.
    • La formule de Newton est :

    un+1=unF(un)F(un)=unun3103un2u_{n+1} = u_n - \frac{F(u_n)}{F'(u_n)} = u_n - \frac{u_n^3 - 10}{3u_n^2}

    • On peut simplifier l’expression :

    un+1=3un3(un310)3un2=2un3+103un2=23un+103un2u_{n+1} = \frac{3u_n^3 - (u_n^3 - 10)}{3u_n^2} = \frac{2u_n^3 + 10}{3u_n^2} = \frac{2}{3}u_n + \frac{10}{3u_n^2}

  2. Calcul des termes de la suite:

    • Le point de départ est u0=2u_0 = 2.
    • Calcul de u1u_1:

    u1=u0u03103u02=223103(22)=281012=2212=2+16u_1 = u_0 - \frac{u_0^3 - 10}{3u_0^2} = 2 - \frac{2^3 - 10}{3(2^2)} = 2 - \frac{8 - 10}{12} = 2 - \frac{-2}{12} = 2 + \frac{1}{6}

    u1=1362.1666...u_1 = \frac{13}{6} \approx 2.1666...

    • Calcul de u2u_2:

    u2=u1u13103u12=136(136)3103(136)2u_2 = u_1 - \frac{u_1^3 - 10}{3u_1^2} = \frac{13}{6} - \frac{(\frac{13}{6})^3 - 10}{3(\frac{13}{6})^2}

    u2=136219721621602163×16936=1363721650736u_2 = \frac{13}{6} - \frac{\frac{2197}{216} - \frac{2160}{216}}{3 \times \frac{169}{36}} = \frac{13}{6} - \frac{\frac{37}{216}}{\frac{507}{36}}

    u2=13637216×36507=136376×507=136373042=13×507373042u_2 = \frac{13}{6} - \frac{37}{216} \times \frac{36}{507} = \frac{13}{6} - \frac{37}{6 \times 507} = \frac{13}{6} - \frac{37}{3042} = \frac{13 \times 507 - 37}{3042}

    u2=6591373042=655430422.1545...u_2 = \frac{6591 - 37}{3042} = \frac{6554}{3042} \approx 2.1545...

    (Note : La vraie valeur de 103\sqrt[3]{10} est environ 2.15443. On voit la convergence très rapide de la méthode).

Réponse: La formule de récurrence est un+1=unun3103un2u_{n+1} = u_n - \frac{u_n^3 - 10}{3u_n^2}.

En partant de u0=2u_0=2, les termes suivants sont u1=1362.1667u_1 = \frac{13}{6} \approx 2.1667 et u2=655430422.1545u_2 = \frac{6554}{3042} \approx 2.1545.