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Analyse: Suites - fiches de révision (A)

Qu'est-ce qu'une suite de nombres complexes ?

Solution

Une suite de nombres complexes est une fonction uu dont l'ensemble de départ est l'ensemble des entiers naturels N\mathbb{N} (ou une partie de N\mathbb{N} comme {nNnn0}\{n \in \mathbb{N} \mid n \ge n_0\}) et dont l'ensemble d'arrivée est l'ensemble des nombres complexes C\mathbb{C}.

u:NCu : \mathbb{N} \to \mathbb{C}

On note le terme d'indice nn, qui est l'image u(n)u(n), plus simplement unu_n. La suite entière est notée (un)nN(u_n)_{n\in\mathbb{N}} ou simplement (un)(u_n). C'est une liste ordonnée et infinie de nombres complexes.

Exemple : La suite (un)nN(u_n)_{n\in\mathbb{N}} définie par un=inu_n = i^n a pour termes u0=i0=1u_0 = i^0 = 1, u1=i1=iu_1 = i^1 = i, u2=i2=1u_2 = i^2 = -1, etc.

Quelles sont les deux manières principales de définir une suite ?

Solution

Il existe deux manières principales de définir une suite :

  1. Par une formule explicite : Le terme unu_n est donné par une formule qui dépend directement de l'indice nn. Cela permet de calculer n'importe quel terme directement.

    Exemple : Soit la suite (un)nN(u_n)_{n\in\mathbb{N}} définie par un=nn+1+i(1)nu_n = \frac{n}{n+1} + i \cdot (-1)^n. Pour calculer u10u_{10}, il suffit de remplacer nn par 10 : u10=1011+i(1)10=1011+iu_{10} = \frac{10}{11} + i \cdot (-1)^{10} = \frac{10}{11} + i.

  2. Par une relation de récurrence : Un terme est défini à partir d'un ou plusieurs termes qui le précèdent. Il faut impérativement spécifier le ou les premiers termes pour pouvoir commencer le calcul.

    Exemple : La suite de Fibonacci est définie par u0=1,u1=1u_0 = 1, u_1 = 1 et la relation un+2=un+1+unu_{n+2} = u_{n+1} + u_n pour tout nNn \in \mathbb{N}. Pour trouver u3u_3, on a besoin de u2u_2 et u1u_1. On calcule d'abord u2=u1+u0=1+1=2u_2 = u_1 + u_0 = 1+1=2, puis u3=u2+u1=2+1=3u_3 = u_2+u_1=2+1=3.

Que signifie, formellement, qu'une suite complexe (un)(u_n) converge vers une limite ll ?

Solution

Une suite complexe (un)nN(u_n)_{n\in\mathbb{N}} converge vers une limite lCl \in \mathbb{C} si les termes de la suite se rapprochent indéfiniment de ll à mesure que nn grandit.

La définition formelle, avec les quantificateurs, est la suivante :

lC,ε>0,NN,nN,unl<ε\exists l \in \mathbb{C}, \forall \varepsilon > 0, \exists N \in \mathbb{N}, \forall n \ge N, |u_n - l| < \varepsilon

En français :

Il existe un nombre complexe ll (la limite) tel que, pour n'importe quelle marge d'erreur ε\varepsilon (un réel strictement positif aussi petit soit-il), on peut trouver un rang NN à partir duquel tous les termes de la suite (pour tout nNn \ge N) sont à une distance de ll strictement inférieure à ε\varepsilon.

On note alors : limn+un=l\lim_{n\to+\infty} u_n = l.

Expliquez l'interprétation géométrique de la convergence d'une suite vers une limite ll.

Solution

Géométriquement, la convergence de (un)(u_n) vers ll s'interprète dans le plan complexe :

  1. La condition unl<ε|u_n - l| < \varepsilon signifie que le point représentant le terme unu_n se trouve à l'intérieur du disque ouvert de centre ll et de rayon ε\varepsilon.

  2. La définition complète dit que pour n'importe quel disque centré en ll, aussi petit que soit son rayon ε\varepsilon, on est certain qu'à partir d'un certain moment (le rang NN), tous les termes de la suite qui suivent (uN,uN+1,uN+2,u_N, u_{N+1}, u_{N+2}, \dots) seront définitivement à l'intérieur de ce disque.

En d'autres termes, on peut "piéger" la quasi-totalité de la suite (tous les termes sauf un nombre fini au début) dans un disque aussi petit qu'on le souhaite autour de la limite ll.

Comment montrer que la suite un=1nu_n = \frac{1}{n} (pour n1n \ge 1) converge vers 0 en utilisant la définition formelle ?

Solution

On veut montrer que limn+1n=0\lim_{n\to+\infty} \frac{1}{n} = 0. La limite candidate est l=0l=0.

Étapes :

  1. Fixer un ε>0\varepsilon > 0 quelconque. C'est notre marge d'erreur.

  2. Calculer la distance unl|u_n - l|.

    unl=1n0=1n=1n(car n1)|u_n - l| = \left| \frac{1}{n} - 0 \right| = \left| \frac{1}{n} \right| = \frac{1}{n} \quad (\text{car } n \ge 1)

  3. Trouver une condition sur nn pour que la distance soit inférieure à ε\varepsilon.

    On cherche nn tel que unl<ε|u_n - l| < \varepsilon, c'est-à-dire :

    1n<ε\frac{1}{n} < \varepsilon

  4. Isoler nn pour trouver le rang NN.

    Comme nn et ε\varepsilon sont positifs, l'inégalité est équivalente à :

    n>1εn > \frac{1}{\varepsilon}

  5. Choisir un rang NN qui garantit la condition.

    Il suffit de choisir n'importe quel entier NN qui est plus grand que 1/ε1/\varepsilon. Un choix courant est de prendre N=1/ε+1N = \lfloor 1/\varepsilon \rfloor + 1.

  6. Conclusion.

    Pour le ε>0\varepsilon > 0 que nous avons choisi au départ, nous avons trouvé un rang NN. Pour tout entier nNn \ge N, on aura bien n>1/εn > 1/\varepsilon, ce qui implique que 1/n<ε1/n < \varepsilon, et donc 1/n0<ε|1/n - 0| < \varepsilon. La définition de la convergence est vérifiée.

Qu'est-ce qu'une suite bornée et quel est son lien avec la convergence ?

Solution

Une suite de nombres complexes (un)nN(u_n)_{n\in\mathbb{N}} est dite bornée s'il existe un nombre réel positif MM tel que tous les modules des termes de la suite sont inférieurs ou égaux à MM.

MR+,nN,unM\exists M \in \mathbb{R}_+, \forall n \in \mathbb{N}, |u_n| \le M

Géométriquement, cela signifie que tous les points de la suite sont contenus dans le disque de centre l'origine et de rayon MM.

Lien fondamental avec la convergence :

Le théorème principal est : Toute suite convergente est bornée.

Cela signifie que si une suite se rapproche d'une limite finie, ses termes ne peuvent pas "s'échapper vers l'infini".

Attention : La réciproque est fausse. Une suite peut être bornée sans être convergente.

Exemple : La suite un=(1)nu_n = (-1)^n est bornée car un1|u_n| \le 1 pour tout nn, mais elle diverge car elle oscille entre -1 et 1.

La conséquence la plus utile de ce théorème est sa contraposée : Toute suite non bornée est divergente. C'est un moyen très efficace pour prouver qu'une suite diverge.

Pourquoi une suite convergente a-t-elle une limite unique ?

Solution

On peut le prouver par l'absurde.

Hypothèse : Supposons qu'une suite (un)(u_n) converge vers deux limites distinctes, ll et ll', avec lll \ne l'.

  1. Puisque lll \neq l', la distance entre eux ll|l-l'| est un nombre strictement positif. Choisissons une marge d'erreur ε=ll2\varepsilon = \frac{|l-l'|}{2}.

  2. Comme (un)l(u_n) \to l, il existe un rang N1N_1 à partir duquel tous les termes sont dans le disque de centre ll et de rayon ε\varepsilon. Donc, nN1,unl<ε\forall n \ge N_1, |u_n - l| < \varepsilon.

  3. De même, comme (un)l(u_n) \to l', il existe un rang N2N_2 à partir duquel tous les termes sont dans le disque de centre ll' et de rayon ε\varepsilon. Donc, nN2,unl<ε\forall n \ge N_2, |u_n - l'| < \varepsilon.

  4. Prenons un entier nn plus grand que N1N_1 et N2N_2. Pour cet entier, le terme unu_n doit être à la fois dans le disque centré en ll ET dans le disque centré en ll'.

  5. Utilisons l'inégalité triangulaire :

    ll=(lun)+(unl)lun+unl|l - l'| = |(l - u_n) + (u_n - l')| \le |l - u_n| + |u_n - l'|

    En utilisant les conditions des points 2 et 3, on obtient :

    ll<ε+ε=2ε|l - l'| < \varepsilon + \varepsilon = 2\varepsilon

  6. Mais nous avons choisi ε=ll2\varepsilon = \frac{|l-l'|}{2}, ce qui signifie 2ε=ll2\varepsilon = |l-l'|. L'inégalité devient donc ll<ll|l-l'| < |l-l'|, ce qui est une contradiction.

L'hypothèse de départ est donc fausse. La limite doit être unique.

Comment prouver que la suite un=(1)nu_n = (-1)^n est divergente ?

Solution

On utilise un raisonnement par l'absurde.

Hypothèse : Supposons que la suite (un)(u_n) converge vers une limite lRl \in \mathbb{R}.

  1. Choisir une marge d'erreur ε\varepsilon : Prenons ε=1/2\varepsilon = 1/2. D'après la définition de la convergence, il doit exister un rang NN tel que pour tout nNn \ge N, on a (1)nl<1/2|(-1)^n - l| < 1/2.

  2. Tester pour un nn pair : Choisissons un entier pair pNp \ge N. Alors up=(1)p=1u_p = (-1)^p = 1. L'inégalité devient 1l<1/2|1 - l| < 1/2. Cela signifie que ll doit être dans l'intervalle ]11/2,1+1/2[]1-1/2, 1+1/2[, c'est-à-dire l]1/2,3/2[l \in ]1/2, 3/2[.

  3. Tester pour un nn impair : Choisissons un entier impair iNi \ge N. Alors ui=(1)i=1u_i = (-1)^i = -1. L'inégalité devient 1l<1/2|-1 - l| < 1/2. Cela signifie que ll doit être dans l'intervalle ]11/2,1+1/2[]-1-1/2, -1+1/2[, c'est-à-dire l]3/2,1/2[l \in ]-3/2, -1/2[.

  4. Constater la contradiction : La limite ll devrait appartenir simultanément aux deux intervalles ]1/2,3/2[]1/2, 3/2[ et ]3/2,1/2[]-3/2, -1/2[. Or, ces deux intervalles sont disjoints. Il est impossible pour un nombre d'être dans les deux à la fois.

Notre hypothèse de départ est donc fausse. La suite (un)(u_n) ne converge pas, elle est divergente.

Si (un)l(u_n) \to l et (vn)k(v_n) \to k, quelles sont les limites de (un+vn)(u_n+v_n), (unvn)(u_n v_n) et (un/vn)(u_n/v_n) ?

Solution

Si (un)(u_n) et (vn)(v_n) sont deux suites complexes convergentes avec limn+un=l\lim_{n\to+\infty} u_n = l et limn+vn=k\lim_{n\to+\infty} v_n = k, alors :

  1. Limite de la somme : La suite (un+vn)(u_n + v_n) converge et sa limite est la somme des limites.

    limn+(un+vn)=l+k\lim_{n\to+\infty} (u_n + v_n) = l + k

  2. Limite du produit : La suite (unvn)(u_n v_n) converge et sa limite est le produit des limites.

    limn+(unvn)=lk\lim_{n\to+\infty} (u_n v_n) = l k

  3. Limite du quotient : Si la limite du dénominateur n'est pas nulle (k0k \neq 0), alors la suite (un/vn)(u_n / v_n) converge et sa limite est le quotient des limites.

    limn+unvn=lk\lim_{n\to+\infty} \frac{u_n}{v_n} = \frac{l}{k}

Ces propriétés sont essentielles pour calculer les limites de suites complexes en les décomposant en parties plus simples.

Comment calculer la limite de la suite un=3n24in+12n2+5iu_n = \frac{3n^2 - 4in + 1}{2n^2 + 5i} ?

Solution

Pour calculer la limite d'une fraction rationnelle en nn, la méthode consiste à factoriser le terme de plus haut degré au numérateur et au dénominateur.

Étapes :

  1. Identifier le terme dominant : Au numérateur et au dénominateur, le terme de plus haut degré est n2n^2.

  2. Factoriser par ce terme :

    un=n2(34in+1n2)n2(2+5in2)u_n = \frac{n^2(3 - \frac{4i}{n} + \frac{1}{n^2})}{n^2(2 + \frac{5i}{n^2})}

  3. Simplifier la fraction :

    un=34in+1n22+5in2u_n = \frac{3 - \frac{4i}{n} + \frac{1}{n^2}}{2 + \frac{5i}{n^2}}

  4. Calculer la limite du numérateur et du dénominateur séparément :

    • Au numérateur : limn+(34in+1n2)=30+0=3\lim_{n\to+\infty} (3 - \frac{4i}{n} + \frac{1}{n^2}) = 3 - 0 + 0 = 3 (car 1/n01/n \to 0 et 1/n201/n^2 \to 0).
    • Au dénominateur : limn+(2+5in2)=2+0=2\lim_{n\to+\infty} (2 + \frac{5i}{n^2}) = 2 + 0 = 2.
  5. Appliquer la règle du quotient :

    Comme la limite du dénominateur est 202 \neq 0, la limite du quotient est le quotient des limites.

    limn+un=32\lim_{n\to+\infty} u_n = \frac{3}{2}

Quelle est la condition sur les parties réelle et imaginaire pour qu'une suite complexe converge ?

Solution

Une suite complexe (un)(u_n) converge vers une limite l=a+ibl = a+ib si et seulement si ses deux suites réelles associées convergent :

  • La suite des parties réelles (Re(un))(\text{Re}(u_n)) converge vers a=Re(l)a = \text{Re}(l).
  • La suite des parties imaginaires (Im(un))(\text{Im}(u_n)) converge vers b=Im(l)b = \text{Im}(l).

limn+un=a+ib    {limn+Re(un)=alimn+Im(un)=b\lim_{n\to+\infty} u_n = a+ib \iff \begin{cases} \lim_{n\to+\infty} \text{Re}(u_n) = a \\ \lim_{n\to+\infty} \text{Im}(u_n) = b \end{cases}

Ce théorème est très puissant car il permet de ramener l'étude de la convergence d'une suite complexe à l'étude de deux suites réelles, pour lesquelles on dispose de plus d'outils (comme les théorèmes de comparaison ou des gendarmes).

Exemple : La suite un=nn+1+i1nu_n = \frac{n}{n+1} + i \frac{1}{n} converge vers 11, car Re(un)=nn+11\text{Re}(u_n) = \frac{n}{n+1} \to 1 et Im(un)=1n0\text{Im}(u_n) = \frac{1}{n} \to 0.

Que signifie que deux suites (un)(u_n) et (vn)(v_n) sont équivalentes (unvnu_n \sim v_n) ?

Solution

On dit qu'une suite (un)(u_n) est équivalente à une suite (vn)(v_n) lorsque n+n \to +\infty si leur rapport tend vers 1. On suppose que vnv_n est non nulle à partir d'un certain rang.

unvn    limn+unvn=1u_n \sim v_n \iff \lim_{n\to+\infty} \frac{u_n}{v_n} = 1

Intuition : Cela signifie que pour de grandes valeurs de nn, les suites unu_n et vnv_n ont un comportement très similaire. unu_n est une très bonne approximation de vnv_n (et vice-versa).

Propriété fondamentale : Un polynôme en nn est toujours équivalent à son monôme de plus haut degré.

Exemple : Soit un=3n22n+5u_n = 3n^2 - 2n + 5.

On a un3n2u_n \sim 3n^2 car :

limn+3n22n+53n2=limn+(123n+53n2)=1\lim_{n\to+\infty} \frac{3n^2 - 2n + 5}{3n^2} = \lim_{n\to+\infty} \left(1 - \frac{2}{3n} + \frac{5}{3n^2}\right) = 1

L'utilisation des équivalents est une technique très efficace pour simplifier le calcul de limites de produits ou de quotients.

Quelle est la différence entre un=o(vn)u_n = o(v_n) ("petit o") et un=O(vn)u_n = O(v_n) ("grand O") ?

Solution

Ces deux notations de Landau comparent le comportement asymptotique de la suite (un)(u_n) par rapport à une suite de référence (vn)(v_n).

  1. un=o(vn)u_n = o(v_n) (u_n est négligeable devant v_n)

    Cela signifie que le rapport unvn\frac{u_n}{v_n} tend vers 0.

    limn+unvn=0\lim_{n\to+\infty} \frac{u_n}{v_n} = 0

    Intuition : unu_n devient infiniment plus petite que vnv_n quand nn devient grand.

    Exemple : n=o(n2)n = o(n^2) car nn2=1n0\frac{n}{n^2} = \frac{1}{n} \to 0.

  2. un=O(vn)u_n = O(v_n) (u_n est dominée par v_n)

    Cela signifie que le rapport unvn\frac{u_n}{v_n} est une suite bornée.

    M>0,NN,nN,unvnM\exists M > 0, \exists N \in \mathbb{N}, \forall n \ge N, \left|\frac{u_n}{v_n}\right| \le M

    Intuition : unu_n ne grandit pas plus vite que vnv_n (à un facteur constant près).

    Exemple : 3n+sin(n)=O(n)3n+\sin(n) = O(n) car 3n+sin(n)n=3+sin(n)n3+1n4\left|\frac{3n+\sin(n)}{n}\right| = \left|3+\frac{\sin(n)}{n}\right| \le 3 + \frac{1}{n} \le 4 pour n1n \ge 1.

Lien : Si unu_n est négligeable devant vnv_n, alors elle est aussi dominée par vnv_n.

un=o(vn)    un=O(vn)u_n = o(v_n) \implies u_n = O(v_n)

En effet, une suite qui tend vers 0 est nécessairement bornée.