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Exercices “Analyse: Suites” (A)
Exercice 1
Problème : Soit la suite de nombres complexes (un)n∈N définie par la formule explicite :
un=n+1n−2i+in
Calculez les trois premiers termes de la suite : u0, u1, et u2.
Solution
Méthode : Pour trouver chaque terme, il suffit de remplacer l’indice n par sa valeur (0, 1, et 2) dans la formule donnée et d’effectuer les calculs sur les nombres complexes. Rappelez-vous que i0=1, i1=i, et i2=−1.
Réponse : Les trois premiers termes sont u0=1−2i, u1=21, et u2=−31−32i.
Exercice 2
Problème : Soit la suite géométrique (zn)n∈N définie par son premier terme z0=2+2i et la relation de récurrence zn+1=21i⋅zn pour tout n∈N.
Calculez les termes z1, z2 et z3. Donnez la formule explicite de zn.
Solution
Méthode : On utilise la relation de récurrence pour calculer chaque terme à partir du précédent. Pour la formule explicite d’une suite géométrique, on utilise la formule zn=z0⋅λn, où λ est la raison de la suite.
La suite est géométrique de premier terme z0=2+2i et de raison λ=21i. La formule explicite est zn=z0⋅λn.
zn=(2+2i)⋅(21i)n
Réponse : Les termes sont z1=−1+i, z2=−21−21i, z3=41−41i. La formule explicite est zn=(2+2i)(2i)n.
Exercice 3
Problème : En utilisant la définition formelle de la convergence (avec ε et N), montrez que la suite (un)n∈N∗ définie par un=n3i converge vers l=0.
Solution
Méthode : On applique la définition de la convergence : ∀ε>0,∃N∈N,∀n≥N,∣un−l∣<ε. On fixe un ε>0 quelconque, puis on exprime la condition ∣un−l∣<ε pour trouver une condition sur n. Cette condition nous permettra de choisir un rang N approprié.
Étapes :
Fixer ε et calculer la distance :
Soit ε>0 un réel quelconque. On calcule la distance entre un et la limite supposée l=0.
∣un−l∣=n3i−0=n3i=∣n∣∣3i∣=n3
(car n∈N∗, donc n>0 et ∣n∣=n)
Trouver la condition sur n :
On veut que la distance soit inférieure à ε. On résout donc l’inégalité :
∣un−l∣<ε⟺n3<ε
Comme n et ε sont positifs, on peut inverser l’inégalité :
n>ε3
Choisir le rang N :
La condition ∣un−0∣<ε est satisfaite pour tous les entiers n qui sont strictement plus grands que 3/ε. Il suffit donc de choisir un entier N qui vérifie cette condition. On peut prendre, par exemple, N=⌊ε3⌋+1.
( ⌊x⌋ est la partie entière de x)
Conclusion :
Pour tout ε>0, on a trouvé un rang N=⌊3/ε⌋+1 tel que pour tout entier n≥N, on a n>3/ε, ce qui implique ∣un−0∣<ε. Ceci est la définition formelle de la convergence.
Réponse : La suite (un) converge bien vers 0. limn→+∞n3i=0.
Exercice 4
Problème : La suite (un)n∈N définie par un=n⋅eiπ/4 est-elle bornée ? Justifiez votre réponse et déduisez-en sa nature (convergente ou divergente).
Solution
Méthode : Pour déterminer si une suite complexe est bornée, on étudie le module de son terme général, ∣un∣. Si la suite des modules (∣un∣) est majorée par un réel M, alors la suite (un) est bornée. On utilisera ensuite la propriété : “toute suite non bornée est divergente”.
Étapes :
Calcul du module de un :
Le terme général est un=n⋅eiπ/4. On utilise la propriété ∣z1⋅z2∣=∣z1∣⋅∣z2∣.
∣un∣=∣n⋅eiπ/4∣=∣n∣⋅∣eiπ/4∣
Simplification du module :
Comme n∈N, ∣n∣=n. Le module d’un nombre complexe de la forme eiθ est toujours 1, car ∣eiθ∣=∣cos(θ)+isin(θ)∣=cos2(θ)+sin2(θ)=1=1.
Donc,
∣un∣=n⋅1=n
Analyse de la suite des modules :
La suite des modules est (∣un∣)n∈N=(n)n∈N. Cette suite (0,1,2,3,…) n’est pas majorée. Pour n’importe quel réel M>0 que l’on choisit, on peut toujours trouver un entier n (par exemple n=⌊M⌋+1) tel que ∣un∣=n>M.
Conclusion :
Puisque l’ensemble des modules des termes de la suite (un) n’est pas majoré, la suite n’est pas bornée. D’après la contraposée du théorème “toute suite convergente est bornée”, on peut affirmer que toute suite non bornée est divergente.
Réponse : La suite (un) n’est pas bornée car son module ∣un∣=n tend vers l’infini. Par conséquent, la suite (un) est divergente.
Exercice 5
Problème : Calculez la limite de la suite (wn)n∈N définie par :
wn=n2+4i(3n−1)(n+2i)
Solution
Méthode : La suite est un quotient de deux polynômes en n. La technique standard est de factoriser le numérateur et le dénominateur par leur terme de plus haut degré en n, puis de simplifier l’expression. On utilise ensuite les règles d’opérations sur les limites.
Étapes :
Développer le numérateur :
(3n−1)(n+2i)=3n2+6in−n−2i=3n2+(6i−1)n−2i
La suite s’écrit donc :
wn=n2+4i3n2+(6i−1)n−2i
Factoriser par le terme de plus haut degré :
Le terme dominant au numérateur et au dénominateur est n2. On factorise par n2 en haut et en bas.
wn=n2(1+n24i)n2(3+n6i−1−n22i)
Simplifier l’expression :
On peut simplifier par n2 (pour n≥1).
wn=1+n24i3+n6i−1−n22i
Calculer la limite :
On utilise les propriétés des limites. On sait que limn→∞nC=0 et limn→∞n2C=0 pour toute constante C∈C.
Limite du numérateur : limn→∞(3+n6i−1−n22i)=3+0−0=3.
Limite du dénominateur : limn→∞(1+n24i)=1+0=1.
La limite du dénominateur est non nulle, donc la limite du quotient est le quotient des limites.
limn→∞wn=13=3
Réponse :limn→∞wn=3
Exercice 6
Problème : Montrez que la suite (un)n∈N définie par un=(−1)nn+1n est divergente.
Solution
Méthode : On peut montrer la divergence par l’absurde. On suppose que la suite converge vers une limite l, puis on montre que cela mène à une contradiction. Une autre approche consiste à examiner le comportement des termes de rang pair et des termes de rang impair. S’ils convergent vers des limites différentes, la suite entière ne peut pas converger.
Étapes :
Examiner les termes de rang pair :
Soit n=2k avec k∈N. Le terme général de la sous-suite des termes pairs est :
u2k=(−1)2k2k+12k=1⋅2k+12k=2k+12k
Calculons la limite de cette sous-suite quand k→∞ :
limk→∞u2k=limk→∞2k+12k=limk→∞2+1/k2=22=1
Examiner les termes de rang impair :
Soit n=2k+1 avec k∈N. Le terme général de la sous-suite des termes impairs est :
u2k+1=(−1)2k+1(2k+1)+12k+1=−1⋅2k+22k+1
Calculons la limite de cette sous-suite quand k→∞ :
Nous avons trouvé deux sous-suites (les termes pairs et les termes impairs) qui convergent vers des limites différentes (1 et -1).
Si une suite converge vers une limite l, alors toutes ses sous-suites doivent converger vers cette même limite l.
Puisque nous avons trouvé deux sous-suites qui convergent vers des limites distinctes, la suite (un) ne peut pas converger. Elle est donc divergente.
Réponse : La suite (un) est divergente car les termes de rang pair convergent vers 1, tandis que les termes de rang impair convergent vers -1.
Exercice 7
Problème : Soit la suite (zn)n∈N∗ définie par zn=(nn−1)+i(nsin(n)).
Déterminez si cette suite converge, et si oui, calculez sa limite.
Solution
Méthode : Une suite complexe zn=xn+iyn converge si et seulement si ses parties réelle (xn) et imaginaire (yn) convergent. On étudie donc séparément la convergence de la suite réelle (Re(zn)) et de la suite imaginaire (Im(zn)).
Étapes :
Identifier les parties réelle et imaginaire :
Pour la suite zn, on a :
Partie réelle : xn=Re(zn)=nn−1
Partie imaginaire : yn=Im(zn)=nsin(n)
Étudier la convergence de la partie réelle (xn) :
limn→∞xn=limn→∞nn−1=limn→∞(1−n1)=1−0=1
La suite de la partie réelle converge vers 1.
Étudier la convergence de la partie imaginaire (yn) :
Pour la suite yn=nsin(n), on utilise le théorème des gendarmes. On sait que pour tout n∈N∗, −1≤sin(n)≤1.
En divisant par n (qui est positif), on obtient :
−n1≤nsin(n)≤n1
On sait que limn→∞(−n1)=0 et limn→∞n1=0.
Par le théorème des gendarmes, on conclut que :
limn→∞yn=limn→∞nsin(n)=0
La suite de la partie imaginaire converge vers 0.
Conclusion sur la suite (zn) :
Puisque la partie réelle et la partie imaginaire convergent, la suite complexe (zn) converge. Sa limite est l=(limxn)+i(limyn).
limn→∞zn=1+i⋅0=1
Réponse : La suite (zn) converge et sa limite est 1.
Exercice 8
Problème : En utilisant les équivalents usuels, déterminez la limite de la suite (un)n∈N∗ définie par :
un=nsin(n2)
Solution
Méthode : On utilise l’équivalent usuel de sin(x) lorsque x tend vers 0. On pose xn=2/n. Quand n→∞, xn→0, ce qui nous permet d’appliquer l’équivalent. On a sin(x)∼x quand x→0.
Étapes :
Identifier le terme qui tend vers 0 :
Dans l’expression sin(2/n), l’argument 2/n tend vers 0 lorsque n→∞.
Appliquer l’équivalent usuel :
Puisque limn→∞n2=0, on peut utiliser l’équivalent sin(x)∼x en remplaçant x par 2/n. On obtient :
sin(n2)∼n2quand n→∞
Remplacer dans l’expression de la limite :
Puisqu’on a un équivalent, on peut remplacer le terme dans le calcul de la limite.
limn→∞un=limn→∞nsin(n2)
En utilisant l’équivalent, on a :
limn→∞n⋅(n2)
Calculer la limite simplifiée :
limn→∞n⋅n2=limn→∞2=2
Réponse :limn→∞un=2
Exercice 9
Problème : Montrez que la suite un=n−15n2+cos(n) (définie pour n≥2) vérifie un=O(n).
Solution
Méthode : Pour montrer que un=O(n), il faut prouver que la suite quotient (nun) est bornée. Cela signifie qu’il existe un réel M>0 tel que pour n assez grand, nun≤M. Une façon simple de le faire est de montrer que cette suite quotient converge, car toute suite convergente est bornée.
On factorise par le terme de plus haut degré au numérateur et au dénominateur.
nun=n2(1−n1)n2(5+n2cos(n))=1−n15+n2cos(n)
Maintenant, on calcule la limite quand n→∞ :
Au numérateur : n2cos(n)→0 (par le théorème des gendarmes, car ∣cos(n)∣≤1). Donc le numérateur tend vers 5+0=5.
Au dénominateur : 1−n1→1−0=1.
La limite du quotient est donc 15=5.
Conclure sur le caractère borné :
La suite (nun) converge vers 5. Toute suite qui converge est bornée. Il existe donc un réel M tel que nun≤M pour tout n≥2.
Conclusion finale :
Puisque la suite (nun) est bornée, par définition de la notation de Landau, on a bien un=O(n).
Réponse : On a montré que la suite (nun) converge, elle est donc bornée. Ceci prouve que un=O(n).
Exercice 10
Problème : Trouvez un équivalent simple pour la suite un=n2+4n−n quand n→∞, puis déduisez-en sa limite.
Solution
Méthode : La suite est sous la forme "∞−∞", une forme indéterminée. La technique classique pour les expressions avec des racines carrées est de multiplier et diviser par la quantité conjuguée.
Étapes :
Multiplier par la quantité conjuguée :
La quantité conjuguée de n2+4n−n est n2+4n+n. On multiplie et divise un par cette quantité.
un=(n2+4n−n)⋅n2+4n+nn2+4n+n
Simplifier le numérateur :
On utilise l’identité remarquable (a−b)(a+b)=a2−b2.