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Exercices “Fonctions continues” (A)


Exercice 1 : Domaine de définition

Problème: Déterminer le domaine de définition DfD_f de la fonction f:R2Rf: \mathbb{R}^2 \to \mathbb{R} définie par f(x,y)=yx2+ln(4y)f(x, y) = \sqrt{y - x^2} + \ln(4 - y). Donnez une description géométrique et une représentation graphique de cet ensemble.

Solution

Méthode: Pour trouver le domaine de définition, nous devons identifier toutes les contraintes mathématiques imposées par les expressions de la fonction. Ici, nous avons une racine carrée et un logarithme naturel. Nous devons poser les conditions nécessaires pour que chacune de ces expressions soit bien définie, puis trouver l’ensemble des points (x,y)(x,y) qui satisfont toutes ces conditions simultanément.

Étapes:

  1. Contrainte de la racine carrée: L’argument d’une racine carrée doit être positif ou nul.

    yx20    yx2y - x^2 \ge 0 \iff y \ge x^2

    Cette inéquation décrit tous les points (x,y)(x,y) situés sur ou au-dessus de la parabole d’équation y=x2y = x^2.

  2. Contrainte du logarithme: L’argument d’un logarithme naturel doit être strictement positif.

    4y>0    y<44 - y > 0 \iff y < 4

    Cette inéquation décrit tous les points (x,y)(x,y) situés strictement en dessous de la droite horizontale d’équation y=4y=4.

  3. Combinaison des contraintes: Le domaine de définition DfD_f est l’ensemble des points (x,y)(x,y) qui satisfont les deux conditions en même temps.

    Df={(x,y)R2yx2 et y<4}D_f = \{ (x, y) \in \mathbb{R}^2 \mid y \ge x^2 \text{ et } y < 4 \}

  4. Description géométrique et graphique:

    Le domaine DfD_f est la région du plan délimitée par la parabole y=x2y=x^2 (incluse) et la droite horizontale y=4y=4 (exclue). C’est la zone située à l’intérieur de la parabole, en dessous de la “couverture” horizontale.

Réponse: Le domaine de définition est l’ensemble

Df={(x,y)R2x2y<4}D_f = \{ (x, y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2 \le y < 4 \}


Exercice 2 : Calcul d’une limite

Problème: Calculez la limite suivante, si elle existe :

lim(x,y)(0,0)x2y2x2+y2\lim_{(x,y) \to (0,0)} \frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2}

Solution

Méthode: L’expression est une forme indéterminée 00\frac{0}{0}. Nous allons essayer de majorer la valeur absolue de la fonction par une expression plus simple qui tend vers 0. Le théorème des gendarmes est un excellent outil pour cela. L’inégalité x2x2+y2x^2 \le x^2 + y^2 est souvent utile dans ce genre de situation.

Étapes:

  1. Nous voulons évaluer le comportement de f(x,y)=x2y2x2+y2f(x,y) = \frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2} lorsque (x,y)(x,y) s’approche de (0,0)(0,0).

    Considérons la valeur absolue de la fonction :

    f(x,y)0=x2y2x2+y2=x2y2x2+y2|f(x,y) - 0| = \left| \frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2} \right| = \frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2}

  2. Nous cherchons une majoration. Remarquons que pour tout (x,y)(0,0)(x,y) \neq (0,0), nous avons x20x^2 \ge 0 et y20y^2 \ge 0, donc x2+y2>0x^2 + y^2 > 0. De plus, il est clair que x2x2+y2x^2 \le x^2 + y^2.

  3. En divisant par x2+y2x^2 + y^2 (qui est strictement positif), on obtient :

    x2x2+y21\frac{x^2}{x^2 + y^2} \le 1

  4. Utilisons cette inégalité pour majorer notre fonction :

    x2y2x2+y2=(x2x2+y2)y21y2=y2\frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2} = \left( \frac{x^2}{x^2 + y^2} \right) y^2 \le 1 \cdot y^2 = y^2

  5. Nous avons donc l’encadrement suivant pour tout (x,y)(0,0)(x,y) \neq (0,0) :

    0x2y2x2+y2y20 \le \frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2} \le y^2

  6. Nous savons que lim(x,y)(0,0)0=0\lim_{(x,y) \to (0,0)} 0 = 0 et lim(x,y)(0,0)y2=0\lim_{(x,y) \to (0,0)} y^2 = 0.

  7. Par le théorème des gendarmes, nous pouvons conclure que la limite de notre fonction est également 0.

Réponse:

lim(x,y)(0,0)x2y2x2+y2=0\lim_{(x,y) \to (0,0)} \frac{x^2 y^2}{x^2 + y^2} = 0


Exercice 3 : Preuve de non-existence d’une limite

Problème: Montrez que la limite suivante n’existe pas :

lim(x,y)(0,0)xy2x2+y4\lim_{(x,y) \to (0,0)} \frac{xy^2}{x^2 + y^4}

Solution

Méthode: Pour prouver que la limite d’une fonction de plusieurs variables n’existe pas en un point, il suffit de trouver deux chemins (ou “trajectoires”) d’approche différents qui mènent à des limites différentes. Si les limites dépendent du chemin suivi pour s’approcher de (0,0)(0,0), alors la limite globale n’existe pas. Nous allons tester des chemins simples comme les droites passant par l’origine, puis des chemins plus complexes si nécessaire.

Étapes:

  1. Soit f(x,y)=xy2x2+y4f(x,y) = \frac{xy^2}{x^2 + y^4}. Nous étudions la limite en (0,0)(0,0).

  2. Chemin 1 : Approche le long de l’axe des abscisses (y=0y=0).

    Si nous nous approchons de (0,0)(0,0) le long de la droite y=0y=0 (pour x0x \neq 0), la fonction devient :

    f(x,0)=x(0)2x2+04=0x2=0f(x, 0) = \frac{x(0)^2}{x^2 + 0^4} = \frac{0}{x^2} = 0

    La limite le long de ce chemin est donc limx0f(x,0)=0\lim_{x \to 0} f(x,0) = 0.

  3. Chemin 2 : Approche le long des droites y=mxy=mx.

    Si nous nous approchons de (0,0)(0,0) le long d’une droite d’équation y=mxy=mx (pour x0x \neq 0 et mm une constante), la fonction devient :

    f(x,mx)=x(mx)2x2+(mx)4=m2x3x2+m4x4=m2x1+m4x2f(x, mx) = \frac{x(mx)^2}{x^2 + (mx)^4} = \frac{m^2x^3}{x^2 + m^4x^4} = \frac{m^2x}{1 + m^4x^2}

    Lorsque x0x \to 0, cette expression tend vers 01=0\frac{0}{1} = 0.

    Ce test n’est pas concluant, car il donne 0 pour toutes les droites. Cela suggère que si la limite n’existe pas, il faut un chemin non linéaire.

  4. Chemin 3 : Approche le long de la parabole x=y2x=y^2.

    Ce choix de chemin est motivé par la structure du dénominateur (x2x^2 et y4y^4). En posant x=y2x=y^2, les puissances vont s’équilibrer.

    Si nous nous approchons de (0,0)(0,0) le long de la parabole x=y2x=y^2 (pour y0y \neq 0), la fonction devient :

    f(y2,y)=(y2)y2(y2)2+y4=y4y4+y4=y42y4=12f(y^2, y) = \frac{(y^2)y^2}{(y^2)^2 + y^4} = \frac{y^4}{y^4 + y^4} = \frac{y^4}{2y^4} = \frac{1}{2}

    La limite le long de ce chemin est donc limy0f(y2,y)=12\lim_{y \to 0} f(y^2, y) = \frac{1}{2}.

  5. Conclusion: Nous avons trouvé deux chemins d’approche vers (0,0)(0,0) qui donnent des limites différentes :

    • Le long de y=0y=0, la limite est 00.
    • Le long de x=y2x=y^2, la limite est 12\frac{1}{2}.

    Puisque 0120 \neq \frac{1}{2}, la limite de la fonction en (0,0)(0,0) n’existe pas.

Réponse: La limite n’existe pas.


Exercice 4 : Continuité et prolongement par continuité

Problème: Soit la fonction g(x,y)=ex2+y21x2+y2g(x,y) = \frac{e^{x^2+y^2} - 1}{x^2+y^2} définie sur R2{(0,0)}\mathbb{R}^2 \setminus \{(0,0)\}.

La fonction gg est-elle prolongeable par continuité en (0,0)(0,0) ? Si oui, quelle est la valeur de son prolongement en ce point ?

Solution

Méthode: Une fonction gg est prolongeable par continuité en un point aa si la limite limxag(x)\lim_{x\to a} g(x) existe et est finie. Si cette limite, que nous appellerons \ell, existe, alors le prolongement continu g~\tilde{g} est la fonction qui vaut g(x)g(x) sur son domaine initial et \ell au point aa.

Ici, nous devons calculer lim(x,y)(0,0)g(x,y)\lim_{(x,y) \to (0,0)} g(x,y). Le passage en coordonnées polaires ou l’utilisation d’une limite connue d’une fonction d’une variable est une bonne stratégie.

Étapes:

  1. Nous devons calculer la limite de g(x,y)g(x,y) quand (x,y)(0,0)(x,y) \to (0,0).

    lim(x,y)(0,0)ex2+y21x2+y2\lim_{(x,y) \to (0,0)} \frac{e^{x^2+y^2} - 1}{x^2+y^2}

  2. Posons u=x2+y2u = x^2+y^2. Lorsque (x,y)(0,0)(x,y) \to (0,0), la variable uu tend vers 0+0^+.

    La limite peut donc être réécrite comme une limite d’une seule variable :

    limu0+eu1u\lim_{u \to 0^+} \frac{e^u - 1}{u}

  3. Cette limite est une limite fondamentale, qui correspond à la définition du nombre dérivé de la fonction h(u)=euh(u) = e^u au point u=0u=0.

    Rappel : h(0)=limu0h(u)h(0)u0h'(0) = \lim_{u \to 0} \frac{h(u) - h(0)}{u-0}.

    Avec h(u)=euh(u) = e^u, on a h(0)=e0=1h(0) = e^0 = 1 et h(u)=euh'(u) = e^u, donc h(0)=e0=1h'(0) = e^0 = 1.

    Ainsi :

    limu0+eu1u=1\lim_{u \to 0^+} \frac{e^u - 1}{u} = 1

  4. Puisque la limite existe et est finie (elle vaut 1), la fonction gg est prolongeable par continuité en (0,0)(0,0).

  5. La valeur du prolongement en (0,0)(0,0) est la valeur de la limite, soit 1. Le prolongement continu g~\tilde{g} est défini par :

    g~(x,y)={ex2+y21x2+y2si (x,y)(0,0)1si (x,y)=(0,0)\tilde{g}(x, y) = \begin{cases} \frac{e^{x^2+y^2} - 1}{x^2+y^2} & \text{si } (x, y) \neq (0, 0) \\ 1 & \text{si } (x, y) = (0, 0) \end{cases}

Réponse: Oui, la fonction est prolongeable par continuité en (0,0)(0,0), et son prolongement vaut 11 en ce point.


Exercice 5 : Justification de la continuité

Problème: En utilisant les théorèmes sur les opérations de fonctions continues, justifiez que la fonction f:R2Rf: \mathbb{R}^2 \to \mathbb{R} définie par f(x,y)=cos(x2y)+sin(x)1+y2f(x, y) = \cos(x^2 y) + \frac{\sin(x)}{1+y^2} est continue sur R2\mathbb{R}^2.

Solution

Méthode: Nous allons décomposer la fonction ff en une somme de deux termes, f1(x,y)=cos(x2y)f_1(x,y) = \cos(x^2 y) et f2(x,y)=sin(x)1+y2f_2(x,y) = \frac{\sin(x)}{1+y^2}. Nous montrerons que chaque terme est continu en utilisant les propriétés de continuité pour le produit, le quotient et la composition de fonctions continues. La somme de deux fonctions continues étant continue, nous pourrons conclure.

Étapes:

  1. Analyse du premier terme : f1(x,y)=cos(x2y)f_1(x,y) = \cos(x^2 y)

    • Les fonctions de projection p1(x,y)=xp_1(x,y) = x et p2(x,y)=yp_2(x,y) = y sont continues sur R2\mathbb{R}^2.
    • La fonction h1(x,y)=x2yh_1(x,y) = x^2y est le produit de fonctions continues (xxyx \cdot x \cdot y), elle est donc continue sur R2\mathbb{R}^2.
    • La fonction tcos(t)t \mapsto \cos(t) est continue sur R\mathbb{R}.
    • f1f_1 est la composée de h1h_1 et de la fonction cosinus : f1=cosh1f_1 = \cos \circ h_1. La composée de fonctions continues étant continue, f1f_1 est continue sur R2\mathbb{R}^2.
  2. Analyse du second terme : f2(x,y)=sin(x)1+y2f_2(x,y) = \frac{\sin(x)}{1+y^2}

    • Le numérateur, N(x,y)=sin(x)N(x,y) = \sin(x), est la composition de la projection p1(x,y)=xp_1(x,y)=x (continue) et de la fonction sinus (continue). Il est donc continu sur R2\mathbb{R}^2.
    • Le dénominateur, D(x,y)=1+y2D(x,y) = 1+y^2, est la somme d’une constante et du carré de la projection p2(x,y)=yp_2(x,y)=y. Il est donc continu sur R2\mathbb{R}^2.
    • De plus, le dénominateur ne s’annule jamais, car y20y^2 \ge 0, donc 1+y21>01+y^2 \ge 1 > 0.
    • f2f_2 est le quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s’annule jamais. Elle est donc continue sur R2\mathbb{R}^2.
  3. Conclusion: La fonction ff est la somme des fonctions f1f_1 et f2f_2. Puisque f1f_1 et f2f_2 sont toutes deux continues sur R2\mathbb{R}^2, leur somme f=f1+f2f = f_1 + f_2 est également continue sur R2\mathbb{R}^2.

Réponse: La fonction ff est continue sur R2\mathbb{R}^2 car elle est construite par composition, produit, quotient (avec un dénominateur non nul) et somme de fonctions continues usuelles.


Exercice 6 : Caractérisation topologique de la continuité

Problème: Montrez que l’ensemble F={(x,y)R2x2+4y24}F = \{ (x, y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2 + 4y^2 \le 4 \} est un ensemble fermé de R2\mathbb{R}^2.

Solution

Méthode: Nous allons utiliser la caractérisation topologique de la continuité. Cette propriété stipule que l’image réciproque d’un ensemble fermé par une fonction continue est un ensemble fermé. Nous devons trouver une fonction continue g:R2Rg: \mathbb{R}^2 \to \mathbb{R} et un ensemble fermé ARA \subset \mathbb{R} tels que F=g1(A)F = g^{-1}(A).

Étapes:

  1. Considérons la fonction g:R2Rg: \mathbb{R}^2 \to \mathbb{R} définie par g(x,y)=x2+4y2g(x, y) = x^2 + 4y^2.

    Cette fonction est une fonction polynomiale en xx et yy. Toute fonction polynomiale de plusieurs variables est continue sur son domaine, ici R2\mathbb{R}^2.

  2. Réécrivons la condition définissant l’ensemble FF en utilisant la fonction gg.

    Un point (x,y)(x,y) est dans FF si et seulement si g(x,y)4g(x,y) \le 4.

  3. Cela signifie que FF est l’ensemble de tous les points (x,y)(x,y) de R2\mathbb{R}^2 dont l’image par gg appartient à l’intervalle ],4]]-\infty, 4].

    En d’autres termes, FF est l’image réciproque de l’intervalle ],4]]-\infty, 4] par la fonction gg.

    F=g1(],4])F = g^{-1}(]-\infty, 4])

  4. L’intervalle A=],4]A = ]-\infty, 4] est un ensemble fermé de R\mathbb{R}.

  5. Nous avons une fonction continue gg et un ensemble fermé AA. La caractérisation topologique de la continuité nous permet d’affirmer que son image réciproque F=g1(A)F = g^{-1}(A) est un ensemble fermé de R2\mathbb{R}^2.

Réponse: L’ensemble FF est un fermé car il est l’image réciproque de l’intervalle fermé ],4]]-\infty, 4] par la fonction continue g(x,y)=x2+4y2g(x,y) = x^2 + 4y^2.


Exercice 7 : Application du Théorème des bornes atteintes

Problème: Un randonneur se trouve sur un terrain montagneux modélisé par la surface d’équation z=h(x,y)z = h(x,y). Le randonneur se déplace à l’intérieur d’un domaine circulaire délimité par x2+y29x^2 + y^2 \le 9. La fonction altitude h(x,y)=1000x2y2+2xh(x,y) = 1000 - x^2 - y^2 + 2x est continue.

Justifiez, sans faire de calcul, qu’il existe un point où le randonneur atteint son altitude maximale et un point où il atteint son altitude minimale.

Solution

Méthode: Ce problème est une application directe du Théorème des bornes atteintes (ou Théorème de Weierstrass). Ce théorème stipule qu’une fonction continue sur un ensemble compact (fermé et borné) atteint son maximum et son minimum sur cet ensemble. Nous devons vérifier que les deux hypothèses (domaine compact, fonction continue) sont bien remplies.

Étapes:

  1. Identifier le domaine d’étude: Le randonneur se déplace sur le domaine K={(x,y)R2x2+y29}K = \{ (x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x^2 + y^2 \le 9 \}. Ce domaine est un disque fermé de centre (0,0)(0,0) et de rayon 3.

  2. Vérifier la compacité du domaine:

    • Borné: Le domaine est borné car il est contenu dans une boule (par exemple, la boule de rayon 4 centrée à l’origine). La distance de n’importe quel point du disque à l’origine est au plus 3.
    • Fermé: L’inégalité x2+y29x^2+y^2 \le 9 est une inégalité large. Comme vu dans l’exercice précédent, cet ensemble est l’image réciproque de l’intervalle fermé ],9]]-\infty, 9] par la fonction continue (x,y)x2+y2(x,y) \mapsto x^2+y^2. Il est donc fermé.
    • Puisque KK est fermé et borné dans R2\mathbb{R}^2, il est compact (Théorème de Heine-Borel).
  3. Vérifier la continuité de la fonction: La fonction altitude est h(x,y)=1000x2y2+2xh(x,y) = 1000 - x^2 - y^2 + 2x. C’est une fonction polynomiale, elle est donc continue sur tout R2\mathbb{R}^2, et en particulier sur le compact KK.

  4. Appliquer le Théorème des bornes atteintes: Nous avons une fonction continue (hh) définie sur un ensemble compact non vide (KK). Le théorème s’applique et garantit que hh est bornée sur KK et atteint ses bornes.

    Cela signifie qu’il existe au moins un point (xmin,ymin)K(x_{min}, y_{min}) \in K et un point (xmax,ymax)K(x_{max}, y_{max}) \in K tels que :

    h(xmin,ymin)=min(x,y)Kh(x,y)eth(xmax,ymax)=max(x,y)Kh(x,y)h(x_{min}, y_{min}) = \min_{(x,y) \in K} h(x,y) \quad \text{et} \quad h(x_{max}, y_{max}) = \max_{(x,y) \in K} h(x,y)

Réponse: L’existence d’un point d’altitude maximale et d’un point d’altitude minimale est garantie par le Théorème des bornes atteintes, car la fonction altitude est continue et le domaine de déplacement du randonneur est un ensemble compact (disque fermé).


Exercice 8 : Image d’un compact

Problème: Soit le chemin γ:[0,π]R2\gamma: [0, \pi] \to \mathbb{R}^2 défini par γ(t)=(2cos(t),sin(t))\gamma(t) = (2\cos(t), \sin(t)).

  1. Justifiez pourquoi l’ensemble de départ [0,π][0, \pi] est compact.
  2. Justifiez pourquoi l’image γ([0,π])\gamma([0, \pi]) est un ensemble compact de R2\mathbb{R}^2.
  3. Que représente géométriquement l’ensemble γ([0,π])\gamma([0, \pi]) ?
Solution

Méthode: Nous utiliserons le théorème de Heine-Borel pour la compacité de l’intervalle de départ, puis le théorème fondamental qui stipule que l’image d’un compact par une application continue est un compact. Enfin, nous analyserons l’équation paramétrique pour identifier la nature géométrique de l’image.

Étapes:

  1. Compacité de l’ensemble de départ: L’ensemble de départ est l’intervalle [0,π][0, \pi] de R\mathbb{R}. En dimension 1, un ensemble est compact si et seulement s’il est fermé et borné.

    • [0,π][0, \pi] est borné (il est contenu dans l’intervalle [1,4][-1, 4] par exemple).
    • [0,π][0, \pi] est fermé (car ses bornes 0 et π\pi sont incluses).

    Donc, [0,π][0, \pi] est un ensemble compact de R\mathbb{R}.

  2. Compacité de l’ensemble image:

    • La fonction γ(t)\gamma(t) a pour composantes x(t)=2cos(t)x(t) = 2\cos(t) et y(t)=sin(t)y(t) = \sin(t). Les fonctions cosinus et sinus sont continues sur R\mathbb{R}. La fonction γ\gamma est donc continue sur son domaine [0,π][0, \pi].
    • Le théorème principal sur la continuité et la compacité nous dit que l’image d’un ensemble compact par une fonction continue est un ensemble compact.
    • Puisque [0,π][0, \pi] est compact et γ\gamma est continue, l’image γ([0,π])\gamma([0, \pi]) est un ensemble compact de R2\mathbb{R}^2.
  3. Description géométrique: Soit (x,y)=γ(t)=(2cos(t),sin(t))(x,y) = \gamma(t) = (2\cos(t), \sin(t)). Nous avons x=2cos(t)x = 2\cos(t) et y=sin(t)y = \sin(t).

    On peut en déduire que cos(t)=x/2\cos(t) = x/2 et sin(t)=y\sin(t) = y.

    En utilisant l’identité trigonométrique fondamentale cos2(t)+sin2(t)=1\cos^2(t) + \sin^2(t) = 1, on obtient la relation cartésienne :

    (x2)2+y2=1    x24+y2=1\left(\frac{x}{2}\right)^2 + y^2 = 1 \iff \frac{x^2}{4} + y^2 = 1

    C’est l’équation d’une ellipse centrée à l’origine, avec un demi-grand axe de 2 le long de l’axe des x et un demi-petit axe de 1 le long de l’axe des y.

    Comme tt varie de 00 à π\pi, cos(t)\cos(t) varie de 11 à 1-1 (donc xx varie de 2 à -2) et sin(t)\sin(t) varie de 00 à 11 puis à 00 (donc y0y \ge 0). Le chemin trace donc la moitié supérieure de l’ellipse.

Réponse:

  1. L’intervalle [0,π][0, \pi] est un fermé borné de R\mathbb{R}, il est donc compact.
  2. La fonction γ\gamma étant continue, l’image γ([0,π])\gamma([0, \pi]) est un compact de R2\mathbb{R}^2.
  3. Géométriquement, l’ensemble est la demi-ellipse supérieure d’équation x24+y2=1\frac{x^2}{4} + y^2 = 1 avec y0y \ge 0.

Exercice 9 : Connexité par arcs

Problème: L’ensemble A={(x,y)R2x>0 et y>0}{(x,y)R2x<0 et y<0}A = \{ (x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x > 0 \text{ et } y > 0 \} \cup \{ (x,y) \in \mathbb{R}^2 \mid x < 0 \text{ et } y < 0 \} est-il connexe par arcs ? Justifiez votre réponse.

Solution

Méthode: Un ensemble est connexe par arcs si deux points quelconques de cet ensemble peuvent être reliés par un chemin continu qui reste entièrement dans l’ensemble. Pour montrer qu’un ensemble n’est pas connexe par arcs, il suffit de trouver deux points qui ne peuvent pas être reliés de cette manière.

Étapes:

  1. Description de l’ensemble: L’ensemble AA est la réunion du premier quadrant (strict, sans les axes) et du troisième quadrant (strict, sans les axes).

  2. Choix de deux points: Choisissons un point dans chaque “morceau” de l’ensemble.

    • Soit a=(1,1)a = (1, 1), qui est dans le premier quadrant (x>0,y>0x>0, y>0). Clairement, aAa \in A.
    • Soit b=(1,1)b = (-1, -1), qui est dans le troisième quadrant (x<0,y<0x<0, y<0). Clairement, bAb \in A.
  3. Analyse d’un chemin possible: Supposons qu’il existe un chemin continu γ:[0,1]A\gamma: [0, 1] \to A tel que γ(0)=a\gamma(0) = a et γ(1)=b\gamma(1) = b.

    Le chemin γ(t)\gamma(t) peut s’écrire avec ses composantes : γ(t)=(x(t),y(t))\gamma(t) = (x(t), y(t)), où x(t)x(t) et y(t)y(t) sont des fonctions continues de [0,1][0,1] dans R\mathbb{R}.

  4. Propriétés du chemin:

    • Au départ, en t=0t=0, nous avons x(0)=1>0x(0) = 1 > 0.
    • À l’arrivée, en t=1t=1, nous avons x(1)=1<0x(1) = -1 < 0.
    • Puisque la fonction x(t)x(t) est continue sur l’intervalle [0,1][0,1] et passe d’une valeur positive à une valeur négative, le Théorème des Valeurs Intermédiaires (appliqué à x(t)x(t)) nous garantit qu’il doit exister au moins un instant t0]0,1[t_0 \in ]0, 1[ tel que x(t0)=0x(t_0) = 0.
  5. Contradiction: Au point γ(t0)=(x(t0),y(t0))\gamma(t_0) = (x(t_0), y(t_0)), la première coordonnée est nulle. Un point avec une coordonnée nulle ne peut pas appartenir à l’ensemble AA, car AA requiert soit x>0x>0 et y>0y>0, soit x<0x<0 et y<0y<0.

    Donc, le point γ(t0)\gamma(t_0) n’est pas dans AA.

  6. Conclusion: Ceci contredit notre hypothèse que le chemin γ(t)\gamma(t) reste entièrement dans AA. Par conséquent, un tel chemin ne peut pas exister. L’ensemble AA n’est pas connexe par arcs.

Réponse: Non, l’ensemble AA n’est pas connexe par arcs car il est impossible de relier un point du premier quadrant à un point du troisième quadrant par un chemin continu sans passer par un point où au moins une coordonnée est nulle, et de tels points ne sont pas dans AA.


Exercice 10 : Continuité uniforme

Problème: Montrez que la fonction f(x,y)=x+2yf(x,y) = x+2y est uniformément continue sur R2\mathbb{R}^2.

Solution

Méthode: Pour prouver la continuité uniforme, on peut soit revenir à la définition avec ε\varepsilon et δ\delta, soit montrer que la fonction est lipschitzienne. Une fonction est lipschitzienne s’il existe une constante k0k \ge 0 telle que d(f(x),f(y))kd(x,y)d(f(x), f(y)) \le k \cdot d(x, y). Toute fonction lipschitzienne est uniformément continue. Nous allons utiliser les normes euclidiennes.

Étapes:

  1. Soient deux points P1=(x1,y1)P_1 = (x_1, y_1) et P2=(x2,y2)P_2 = (x_2, y_2) dans R2\mathbb{R}^2.

    Nous voulons majorer la distance à l’arrivée, f(P1)f(P2)|f(P_1) - f(P_2)|, en fonction de la distance au départ, P1P22\|P_1 - P_2\|_2.

  2. Calculons la différence des valeurs de la fonction :

    f(P1)f(P2)=(x1+2y1)(x2+2y2)=(x1x2)+2(y1y2)f(P_1) - f(P_2) = (x_1 + 2y_1) - (x_2 + 2y_2) = (x_1 - x_2) + 2(y_1 - y_2)

  3. Prenons la valeur absolue :

    f(P1)f(P2)=(x1x2)+2(y1y2)|f(P_1) - f(P_2)| = |(x_1 - x_2) + 2(y_1 - y_2)|

  4. Nous pouvons voir cela comme le produit scalaire du vecteur v=(1,2)v = (1, 2) et du vecteur P1P2=(x1x2,y1y2)P_1 - P_2 = (x_1-x_2, y_1-y_2).

    f(P1)f(P2)=(1,2),(x1x2,y1y2)|f(P_1) - f(P_2)| = | \langle (1, 2), (x_1-x_2, y_1-y_2) \rangle |

  5. Utilisons l’inégalité de Cauchy-Schwarz, qui dit que u,vu2v2|\langle u, v \rangle| \le \|u\|_2 \|v\|_2.

    (1,2),P1P2(1,2)2P1P22| \langle (1, 2), P_1 - P_2 \rangle | \le \|(1, 2)\|_2 \cdot \|P_1 - P_2\|_2

  6. Calculons la norme du vecteur (1,2)(1,2) :

    (1,2)2=12+22=5\|(1, 2)\|_2 = \sqrt{1^2 + 2^2} = \sqrt{5}

  7. Nous obtenons donc la majoration :

    f(P1)f(P2)5P1P22|f(P_1) - f(P_2)| \le \sqrt{5} \|P_1 - P_2\|_2

  8. Cette inégalité montre que ff est lipschitzienne avec une constante de Lipschitz k=5k=\sqrt{5}.

  9. Puisque ff est lipschitzienne, elle est uniformément continue. Pour le prouver formellement à partir de l’inégalité : soit ε>0\varepsilon > 0. Choisissons δ=ε5\delta = \frac{\varepsilon}{\sqrt{5}}. Alors, si P1P22<δ\|P_1 - P_2\|_2 < \delta, nous avons :

    f(P1)f(P2)5P1P22<5δ=5ε5=ε|f(P_1) - f(P_2)| \le \sqrt{5} \|P_1 - P_2\|_2 < \sqrt{5} \cdot \delta = \sqrt{5} \cdot \frac{\varepsilon}{\sqrt{5}} = \varepsilon

    Le choix de δ\delta ne dépend que de ε\varepsilon, donc la fonction est bien uniformément continue sur R2\mathbb{R}^2.

Réponse: La fonction ff est uniformément continue sur R2\mathbb{R}^2 car elle est lipschitzienne, avec la constante k=5k=\sqrt{5}.


Exercice 11 : Théorème de Heine

Problème: La fonction f(x)=1xf(x) = \frac{1}{x} est continue sur l’intervalle ]0,[]0, \infty[, mais elle n’y est pas uniformément continue.

Utilisez le théorème de Heine pour justifier que ff est uniformément continue sur l’intervalle [0.1,10][0.1, 10].

Solution

Méthode: Le théorème de Heine stipule que toute fonction continue sur un ensemble compact est uniformément continue sur cet ensemble. Pour appliquer ce théorème, nous devons simplement vérifier les deux hypothèses : la continuité de la fonction sur le domaine spécifié et la compacité de ce domaine.

Étapes:

  1. Identifier le domaine d’étude: Le domaine est l’intervalle K=[0.1,10]K = [0.1, 10].

  2. Vérifier la compacité du domaine:

    • L’intervalle K=[0.1,10]K = [0.1, 10] est un intervalle fermé de R\mathbb{R} (ses bornes sont incluses).
    • Il est également borné (il est contenu dans l’intervalle [1,11][-1, 11] par exemple).
    • Un ensemble fermé et borné de Rn\mathbb{R}^n (ici n=1n=1) est compact. Donc, KK est compact.
  3. Vérifier la continuité de la fonction sur le domaine:

    • La fonction f(x)=1xf(x) = \frac{1}{x} est une fonction rationnelle. Elle est continue sur tout son domaine de définition, qui est R{0}\mathbb{R} \setminus \{0\}.
    • L’intervalle K=[0.1,10]K = [0.1, 10] ne contient pas le point 0 où la fonction n’est pas définie.
    • Par conséquent, la fonction ff est continue sur l’intervalle KK.
  4. Appliquer le Théorème de Heine:

    • Nous avons une fonction, f(x)=1/xf(x) = 1/x, qui est continue sur KK.
    • Nous avons un domaine, K=[0.1,10]K = [0.1, 10], qui est compact.
    • Les deux hypothèses du théorème de Heine sont satisfaites. Nous pouvons donc conclure que la fonction ff est uniformément continue sur K=[0.1,10]K = [0.1, 10].
  5. Pourquoi cela ne contredit pas le fait que ff n’est pas uniformément continue sur ]0,[]0, \infty[ ?

    Le domaine ]0,[]0, \infty[ n’est pas compact (il n’est ni fermé ni borné). Le théorème de Heine ne s’y applique donc pas. En effet, près de 0, la pente de la fonction devient arbitrairement grande, ce qui empêche la continuité uniforme. En se restreignant à [0.1,10][0.1, 10], on s’éloigne du problème en 0 et on se limite à une portion bornée, ce qui rend la continuité uniforme possible.

Réponse: La fonction f(x)=1/xf(x)=1/x est continue sur l’intervalle [0.1,10][0.1, 10] et cet intervalle est compact (car fermé et borné). Par le théorème de Heine, ff est donc uniformément continue sur [0.1,10][0.1, 10].