Avertissement

Ce contenu a été généré par une intelligence artificielle (LLM) et peut contenir des imprécisions ou des erreurs malgré notre relecture attentive. Il s'agit d'un outil d'apprentissage et non d'une référence académique.

Si vous constatez des erreurs, merci de nous les signaler via la page "À propos".

Planarité - preuves (A)

Somme des degrés des faces

Prouver que dans un dessin plan d'un graphe planaire G=(S,A)G=(S, A), la somme des degrés des faces est égale à deux fois le nombre d'arêtes : FFdeg(F)=2A\sum_{F \in \mathcal{F}} \deg(F) = 2|A|.

Indice

Considérez comment chaque arête contribue à la frontière des faces. Une arête sépare-t-elle toujours deux faces différentes ? Que se passe-t-il pour une arête qui est un "isthme" (qui pend dans le vide à l'intérieur d'une face) ?

Solution

Soit GG un graphe planaire avec un ensemble de faces F\mathcal{F} et un nombre d'arêtes a=Aa = |A|.

Étape 1 : Contribution d'une arête standard

Dans un dessin plan, une arête appartient généralement à la frontière commune entre deux faces distinctes. En parcourant la frontière de la première face, on compte cette arête une fois. En parcourant la frontière de la seconde face, on compte cette arête une seconde fois. Cette arête contribue donc pour 2 à la somme des degrés.

Étape 2 : Cas particulier des isthmes

Si une arête n'appartient pas à un cycle (c'est un pont ou un isthme), elle se trouve entièrement à l'intérieur d'une seule face (ou de la face externe si c'est un arbre). Cependant, lors du parcours de la frontière de cette face, on doit longer l'arête pour aller au bout et revenir. L'arête est donc parcourue deux fois pour la même face. Elle contribue donc aussi pour 2 à la somme des degrés.

Conclusion :

Puisque chaque arête contribue exactement pour 2 à la somme totale des degrés des frontières des faces, nous avons :

FFdeg(F)=2a\sum_{F \in \mathcal{F}} \deg(F) = 2a

Formule d'Euler

Prouver la formule d'Euler : Pour tout graphe planaire connexe G=(S,A)G=(S, A) avec ff faces, on a sa+f=2s - a + f = 2, où s=Ss=|S| et a=Aa=|A|.

Indice

Procédez par récurrence sur le nombre d'arêtes aa ou sur le nombre de faces ff.

Commencez par le cas de base où le graphe est un arbre (f=1f=1). Ensuite, considérez l'ajout d'une arête qui crée un cycle.

Solution

Nous allons prouver ce résultat par récurrence sur le nombre de faces ff.

Étape 1 : Cas de base (f=1f=1)

Si le graphe connexe possède exactement une face (la face externe), il ne contient aucun cycle (sinon le cycle définirait une face interne par le théorème de Jordan).

Un graphe connexe sans cycle est un arbre.

Pour un arbre, nous savons que le nombre d'arêtes est a=s1a = s - 1.

En substituant dans la formule :

sa+f=s(s1)+1=ss+1+1=2s - a + f = s - (s - 1) + 1 = s - s + 1 + 1 = 2

La formule est vraie pour f=1f=1.

Étape 2 : Hérédité

Supposons la formule vraie pour tout graphe planaire connexe ayant kk faces. Soit GG un graphe ayant k+1k+1 faces.

Puisque f>1f > 1, le graphe n'est pas un arbre, il contient donc au moins un cycle.

Choisissons une arête ee appartenant à un cycle. Cette arête sépare deux faces distinctes.

Si nous retirons cette arête ee (opération GeG - e), nous fusionnons ces deux faces en une seule.

Le nouveau graphe GG' a :

  • s=ss' = s (mêmes sommets)
  • a=a1a' = a - 1 (une arête en moins)
  • f=f1f' = f - 1 (une face en moins)

GG' reste connexe car retirer une arête d'un cycle ne déconnecte pas le graphe.

Par hypothèse de récurrence appliquée à GG' (qui a kk faces) :

sa+f=2s' - a' + f' = 2

s(a1)+(f1)=2s - (a - 1) + (f - 1) = 2

sa+1+f1=2s - a + 1 + f - 1 = 2

sa+f=2s - a + f = 2

Conclusion :

La formule est vérifiée pour tout graphe planaire connexe.

Majorant du nombre d'arêtes (Graphes Planaires)

Prouver que pour tout graphe planaire simple connexe avec s3s \geq 3 sommets, le nombre d'arêtes vérifie a3s6a \leq 3s - 6.

Indice

Utilisez la formule d'Euler (sa+f=2s - a + f = 2) et la relation entre les arêtes et les faces.

Dans un graphe simple, quel est le degré minimum d'une face ? Utilisez l'inégalité 3f2a3f \leq 2a.

Solution

Soit GG un graphe planaire simple avec s3s \ge 3.

Étape 1 : Relation entre faces et arêtes

Chaque face est délimitée par un cycle d'arêtes. Dans un graphe simple (pas d'arêtes multiples, pas de boucles) avec s3s \ge 3, la plus petite face possible est un triangle. Donc, le degré de chaque face est au moins 3 (deg(F)3\deg(F) \ge 3).

D'après la preuve sur la somme des degrés des faces :

deg(F)=2a\sum \deg(F) = 2a

Comme deg(F)3\deg(F) \ge 3 pour tout FF, nous avons :

3fdeg(F)=2a    f23a3f \leq \sum \deg(F) = 2a \implies f \leq \frac{2}{3}a

Étape 2 : Substitution dans Euler

La formule d'Euler stipule sa+f=2s - a + f = 2.

Isolons ff : f=2s+af = 2 - s + a.

Substituons cette expression dans l'inégalité précédente :

2s+a23a2 - s + a \leq \frac{2}{3}a

Étape 3 : Simplification

Multiplions par 3 pour éliminer la fraction :

63s+3a2a6 - 3s + 3a \leq 2a

3a2a3s63a - 2a \leq 3s - 6

a3s6a \leq 3s - 6

Conclusion :

Un graphe planaire simple à au moins 3 sommets ne peut pas avoir plus de 3s63s - 6 arêtes.

Non-planarité de K5K_5

Prouver que le graphe complet K5K_5 n'est pas planaire.

Indice

Utilisez le corollaire sur la densité maximale d'arêtes (a3s6a \leq 3s - 6) démontré précédemment. Comptez les sommets et les arêtes de K5K_5 et vérifiez si l'inégalité tient.

Solution

Nous raisonnons par l'absurde. Supposons que K5K_5 soit planaire.

Étape 1 : Caractéristiques de K5K_5

Le graphe complet K5K_5 possède :

  • Nombre de sommets : s=5s = 5.
  • Nombre d'arêtes : Chaque sommet est relié aux 4 autres. a=5×42=10a = \frac{5 \times 4}{2} = 10.

Étape 2 : Test de la condition nécessaire

Si K5K_5 est planaire, il doit satisfaire l'inégalité a3s6a \leq 3s - 6 (puisque s=53s=5 \ge 3).

Calculons le membre de droite :

3(5)6=156=93(5) - 6 = 15 - 6 = 9

Observons le nombre d'arêtes :

a=10a = 10

Conclusion :

Nous avons 10≰910 \not\leq 9. L'inégalité est violée.

Par conséquent, l'hypothèse de départ est fausse : K5K_5 n'est pas planaire.

Majorant du nombre d'arêtes (Graphes Bipartis)

Prouver que pour tout graphe planaire simple, connexe et biparti (ou sans triangle) avec s3s \geq 3, le nombre d'arêtes vérifie a2s4a \leq 2s - 4.

Indice

Dans un graphe biparti, il n'y a pas de cycles de longueur impaire. Quelle est la longueur minimale d'un cycle (et donc le degré minimal d'une face) dans ce cas ? Adaptez la preuve de la borne 3s63s-6 en modifiant le coefficient.

Solution

Étape 1 : Degré minimal des faces

Un graphe biparti ne contient pas de cycle de longueur impaire. Il ne contient donc pas de triangle (C3C_3).

La plus petite longueur possible pour un cycle est donc 4 (C4C_4).

Par conséquent, chaque face dans un dessin plan d'un graphe biparti est bordée par au moins 4 arêtes : deg(F)4\deg(F) \ge 4.

Étape 2 : Relation Faces-Arêtes

En utilisant la somme des degrés :

4fdeg(F)=2a    f24a=12a4f \leq \sum \deg(F) = 2a \implies f \leq \frac{2}{4}a = \frac{1}{2}a

Étape 3 : Utilisation d'Euler

D'après la formule d'Euler : f=2s+af = 2 - s + a.

Substituons dans l'inégalité :

2s+a12a2 - s + a \leq \frac{1}{2}a

Étape 4 : Simplification

Multiplions par 2 :

42s+2aa4 - 2s + 2a \leq a

2aa2s42a - a \leq 2s - 4

a2s4a \leq 2s - 4

Conclusion :

Pour un graphe planaire sans triangle (comme les bipartis), le nombre d'arêtes est limité à 2s42s - 4.

Non-planarité de K3,3K_{3,3}

Prouver que le graphe biparti complet K3,3K_{3,3} n'est pas planaire.

Indice

Attention : L'inégalité standard a3s6a \leq 3s - 6 ne permet pas de conclure (essayez, vous verrez que ça marche).

Utilisez plutôt la propriété spécifique aux graphes bipartis démontrée précédemment (a2s4a \leq 2s - 4).

Solution

Supposons par l'absurde que K3,3K_{3,3} soit planaire.

Étape 1 : Caractéristiques de K3,3K_{3,3}

C'est un graphe biparti complet avec deux ensembles de 3 sommets.

  • Sommets : s=3+3=6s = 3 + 3 = 6.
  • Arêtes : Chaque sommet de gauche est relié aux 3 de droite. a=3×3=9a = 3 \times 3 = 9.
  • Nature : Le graphe est biparti (il ne contient pas de triangles).

Étape 2 : Test de la condition nécessaire (Biparti)

Puisque K3,3K_{3,3} est biparti, s'il est planaire, il doit respecter a2s4a \leq 2s - 4.

Calculons le membre de droite :

2(6)4=124=82(6) - 4 = 12 - 4 = 8

Observons le nombre d'arêtes :

a=9a = 9

Conclusion :

Nous avons 9≰89 \not\leq 8. L'inégalité est violée.

Donc K3,3K_{3,3} n'est pas planaire.

Degré minimum dans un graphe planaire

Prouver que tout graphe planaire simple GG possède au moins un sommet vv tel que deg(v)5\deg(v) \leq 5.

Indice

Raisonnez par l'absurde. Si tous les sommets avaient un degré 6\ge 6, que vaudrait la somme des degrés ? Comparez cela à la borne supérieure du nombre d'arêtes a3s6a \leq 3s - 6.

Solution

Soit G=(S,A)G=(S, A) un graphe planaire simple avec ss sommets et aa arêtes.

Étape 1 : Hypothèse par l'absurde

Supposons que pour tout sommet vSv \in S, deg(v)6\deg(v) \geq 6.

Étape 2 : Lemme des poignées de mains

La somme des degrés est égale à deux fois le nombre d'arêtes :

vSdeg(v)=2a\sum_{v \in S} \deg(v) = 2a

D'après notre hypothèse :

vSdeg(v)vS6=6s\sum_{v \in S} \deg(v) \geq \sum_{v \in S} 6 = 6s

Donc :

2a6s    a3s2a \geq 6s \implies a \geq 3s

Étape 3 : Contradiction avec la densité planaire

Nous savons que pour tout graphe planaire simple (s3s \ge 3), a3s6a \leq 3s - 6.

Cela implique a<3sa < 3s.

Or, notre hypothèse conduit à a3sa \geq 3s.

C'est une contradiction impossible (3sa3s63s \le a \le 3s - 6 est absurde).

Conclusion :

L'hypothèse que tous les sommets ont un degré 6\ge 6 est fausse. Il existe donc au moins un sommet de degré inférieur ou égal à 5.

Théorème des 6 couleurs

Prouver que tout graphe planaire est 6-coloriable (son nombre chromatique vérifie χ(G)6\chi(G) \leq 6).

Indice

Utilisez une récurrence sur le nombre de sommets ss.

Utilisez le résultat précédent : il existe toujours un sommet vv de petit degré (5\le 5). Retirez-le, coloriez le reste, puis essayez de remettre vv.

Solution

Nous procédons par récurrence sur le nombre de sommets ss.

Étape 1 : Base

Pour s6s \le 6, le graphe peut être colorié avec ss couleurs, donc 6 couleurs suffisent largement.

Étape 2 : Hérédité

Supposons que tout graphe planaire à s1s-1 sommets est 6-coloriable.

Soit GG un graphe planaire à ss sommets.

D'après la propriété démontrée précédemment, GG contient un sommet vv tel que deg(v)5\deg(v) \leq 5.

Considérons le graphe G=G{v}G' = G - \{v\} (obtenu en retirant vv et ses arêtes incidentes).

GG' est un sous-graphe d'un graphe planaire, il est donc planaire et possède s1s-1 sommets.

Par hypothèse de récurrence, GG' est 6-coloriable.

Étape 3 : Extension de la coloration

Reprenons la coloration de GG' et réinsérons vv.

Le sommet vv possède au plus 5 voisins dans GG.

Ces 5 voisins utilisent au maximum 5 couleurs distinctes parmi les 6 disponibles.

Il reste donc au moins une couleur (6 - 5 = 1) non utilisée par les voisins de vv.

On attribue cette couleur libre à vv.

Conclusion :

On a réussi à colorier GG avec 6 couleurs. Par récurrence, tout graphe planaire est 6-coloriable.

Planarité des Arbres

Prouver que tout arbre est un graphe planaire.

Indice

Vous pouvez utiliser une preuve par récurrence ou une preuve constructive.

Rappelez-vous qu'un arbre peut être dessiné sans cycle. Essayez d'ajouter les sommets feuille par feuille.

Solution

Nous allons prouver par récurrence sur le nombre de sommets ss qu'un arbre admet un dessin plan.

Étape 1 : Cas de base

Pour s=1s=1 (un point) ou s=2s=2 (un segment), le dessin est trivialement plan (aucun croisement possible).

Étape 2 : Hérédité

Supposons que tout arbre à s1s-1 sommets est planaire.

Soit TT un arbre à ss sommets.

Un arbre possède toujours au moins une "feuille" (un sommet vv de degré 1).

Soit uu l'unique voisin de vv.

Considérons l'arbre T=T{v}T' = T - \{v\}. Il a s1s-1 sommets.

Par hypothèse, TT' admet un dessin plan.

Étape 3 : Construction

Dans le dessin plan de TT', le sommet uu est un point du plan. Puisque l'ensemble des sommets est fini et les arêtes sont des courbes, il existe un voisinage autour de uu (aussi petit soit-il) où l'on peut tracer un petit segment partant de uu vers un nouvel emplacement pour vv sans couper aucune autre arête existante.

On place vv à cet endroit et on trace l'arête {u,v}\{u, v\}.

Aucun cycle n'est créé (c'est un arbre), et aucun croisement n'est ajouté.

Conclusion :

TT admet un dessin plan. Tout arbre est planaire.

Conservation de la Planarité par Subdivision

Prouver que si un graphe GG est planaire, alors tout graphe HH obtenu par subdivision d'une arête de GG est également planaire.

Indice

C'est un argument géométrique. Si vous avez un dessin sans croisement, et que vous ajoutez un point sur une ligne existante, cela crée-t-il des croisements ?

Solution

Soit G=(S,A)G=(S, A) un graphe planaire et HH obtenu en subdivisant l'arête e={u,v}e = \{u, v\} par un sommet ww.

Étape 1 : Dessin existant

Puisque GG est planaire, il existe un dessin plan DD de GG. Dans ce dessin, l'arête ee est représentée par une courbe continue γ\gamma reliant le point uu au point vv, sans croiser aucune autre arête.

Étape 2 : Modification du dessin

Pour obtenir un dessin de HH, nous modifions DD de la manière suivante :

  1. On choisit un point PP sur la courbe γ\gamma (distinct de uu et vv).
  2. Ce point PP représente le nouveau sommet ww.
  3. La courbe γ\gamma est maintenant vue comme la réunion de deux courbes : une de uu à PP (arête {u,w}\{u, w\}) et une de PP à vv (arête {w,v}\{w, v\}).

Étape 3 : Vérification

Puisque la courbe γ\gamma ne croisait aucune autre arête dans DD, ses sous-parties (les nouvelles arêtes) ne croisent aucune autre arête non plus.

Le nouveau dessin respecte toutes les conditions de planarité.

Conclusion :

HH admet un dessin plan, donc HH est planaire.