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Couplages - preuves (A)

Relation entre cardinalité et sommets saturés

Prouvez que pour tout couplage MM d'un graphe G=(S,A)G=(S, A), le nombre de sommets saturés par MM est exactement 2M2|M|.

Indice

Rappelez-vous de la définition d'un couplage et de la nature d'une arête. Chaque arête relie combien de sommets ? Les arêtes d'un couplage peuvent-elles partager des sommets ?

Solution

Soit M={e1,e2,,ek}M = \{e_1, e_2, \dots, e_k\} un couplage de taille k=Mk = |M|.

Étape 1 : Définition des arêtes

Par définition, chaque arête eiMe_i \in M possède exactement deux extrémités (deux sommets).

Étape 2 : Propriété d'indépendance

La définition d'un couplage impose que deux arêtes distinctes de MM n'ont jamais d'extrémité en commun. Cela signifie que les ensembles de sommets incidents à chaque arête eie_i sont disjoints deux à deux.

Étape 3 : Somme des sommets

Le nombre total de sommets saturés est la somme des extrémités de chaque arête du couplage.

Puisque les ensembles d'extrémités sont disjoints :

Nombre de sommets satureˊs=eM2=2×M\text{Nombre de sommets saturés} = \sum_{e \in M} 2 = 2 \times |M|

Conclusion :

Le nombre de sommets saturés est toujours égal à deux fois la cardinalité du couplage.

Parité des graphes admettant un couplage parfait

Prouvez que si un graphe G=(S,A)G=(S, A) admet un couplage parfait, alors l'ordre du graphe S|S| est nécessairement pair.

Indice

Utilisez la propriété prouvée précédemment reliant le nombre de sommets saturés à la taille du couplage, et la définition de "parfait".

Solution

Soit MM un couplage parfait dans GG.

Étape 1 : Définition de la saturation totale

Un couplage est dit parfait si l'ensemble de tous les sommets SS est saturé. Autrement dit, l'ensemble des sommets saturés par MM est exactement SS.

Étape 2 : Utilisation de la relation de cardinalité

D'après la propriété fondamentale des couplages, le nombre de sommets saturés par un couplage MM est 2M2|M|.

Étape 3 : Conclusion

Puisque SS est l'ensemble des sommets saturés :

S=2M|S| = 2|M|

Comme M|M| est un entier, S|S| est un multiple de 2.

Conclusion :

Un graphe possédant un couplage parfait a nécessairement un nombre pair de sommets.

Maximum implique Maximal

Prouvez que tout couplage maximum MM dans un graphe GG est nécessairement un couplage maximal.

Indice

Raisonnez par l'absurde. Supposez que MM est maximum (cardinalité la plus grande possible) mais n'est pas maximal (on peut ajouter une arête). Que cela implique-t-il sur la taille du nouveau couplage ?

Solution

Soit MM un couplage maximum de GG. Supposons par l'absurde que MM ne soit pas maximal.

Étape 1 : Définition de la non-maximalité

Si MM n'est pas maximal (au sens de l'inclusion), cela signifie qu'il existe une arête eAMe \in A \setminus M telle que M=M{e}M' = M \cup \{e\} est encore un couplage valide.

Étape 2 : Comparaison des cardinalités

Si M=M{e}M' = M \cup \{e\} avec eMe \notin M, alors :

M=M+1|M'| = |M| + 1

Donc M>M|M'| > |M|.

Étape 3 : Contradiction

Nous avons trouvé un couplage MM' de taille strictement supérieure à MM. Or, MM est supposé être un couplage maximum (c'est-à-dire qu'il n'existe aucun couplage de taille supérieure). C'est une contradiction.

Conclusion :

L'hypothèse que MM n'est pas maximal est fausse. Tout couplage maximum est donc maximal.

Maximal n'implique pas Maximum (Contre-exemple)

Prouvez que la propriété "Tout couplage maximal est un couplage maximum" est fausse.

Indice

Il suffit de trouver un contre-exemple. Cherchez un petit graphe (comme un chemin P4P_4) et trouvez un couplage qu'on ne peut plus agrandir (maximal) mais qui est plus petit qu'un autre couplage possible (non maximum).

Solution

Pour prouver qu'une implication universelle est fausse, il suffit d'exhiber un contre-exemple.

Étape 1 : Construction du graphe

Considérons le graphe chemin P4P_4 avec les sommets S={1,2,3,4}S=\{1, 2, 3, 4\} et les arêtes A={{1,2},{2,3},{3,4}}A=\{\{1,2\}, \{2,3\}, \{3,4\}\}.

Étape 2 : Choix d'un couplage maximal

Soit M1={{2,3}}M_1 = \{\{2,3\}\}.

  • Les sommets 2 et 3 sont saturés.
  • L'arête {1,2}\{1,2\} ne peut être ajoutée car 2 est déjà saturé.
  • L'arête {3,4}\{3,4\} ne peut être ajoutée car 3 est déjà saturé.
  • Donc M1M_1 est maximal (on ne peut rien ajouter). Sa taille est 1.

Étape 3 : Existence d'un couplage plus grand

Considérons M2={{1,2},{3,4}}M_2 = \{\{1,2\}, \{3,4\}\}.

  • C'est un couplage valide.
  • Sa taille est 2.

Conclusion :

M1M_1 est un couplage maximal, mais il n'est pas maximum car M1<M2|M_1| < |M_2|. La proposition est donc fausse.

Chaîne augmentante et amélioration du couplage (Lemme de Berge - Partie 1)

Soit GG un graphe et MM un couplage. Prouvez que s'il existe une chaîne augmentante PP par rapport à MM, alors MM n'est pas un couplage maximum.

Indice

Utilisez la différence symétrique ou simplement l'opération d'échange le long de la chaîne. Montrez qu'en inversant les arêtes de la chaîne (celles dans MM deviennent hors de MM, et inversement), on obtient un nouveau couplage valide avec une arête de plus.

Solution

Soit P=(x0,x1,,x2k+1)P = (x_0, x_1, \dots, x_{2k+1}) une chaîne augmentante par rapport à MM.

Étape 1 : Propriétés de la chaîne augmentante

Par définition :

  1. Les extrémités x0x_0 et x2k+1x_{2k+1} sont insaturées (libres).
  2. La chaîne est alternée : les arêtes de rang impair {x0,x1},{x2,x3},\{x_0, x_1\}, \{x_2, x_3\}, \dots ne sont pas dans MM, et les arêtes de rang pair {x1,x2},{x3,x4},\{x_1, x_2\}, \{x_3, x_4\}, \dots sont dans MM.
  3. La longueur de la chaîne est impaire. Elle contient kk arêtes de MM et k+1k+1 arêtes hors de MM.

Étape 2 : Construction du nouveau couplage MM'

Considérons l'ensemble MM' obtenu en prenant la différence symétrique MΔPM \Delta P (les arêtes de la chaîne qui étaient dans MM en sortent, celles qui n'y étaient pas y entrent).

M=(MP)(PM)M' = (M \setminus P) \cup (P \setminus M)

Étape 3 : Vérification de la validité

  • Les sommets internes de la chaîne (x1,,x2kx_1, \dots, x_{2k}) gardent leur degré (1) dans le couplage (on remplace une arête incidente par l'autre).
  • Les extrémités x0x_0 et x2k+1x_{2k+1}, initialement de degré 0 dans MM (insaturés), deviennent de degré 1 dans MM' (saturés par la première et la dernière arête de la chaîne).
  • Les sommets hors de la chaîne ne sont pas affectés.

Donc MM' est bien un couplage.

Étape 4 : Cardinalité

MM contenait kk arêtes de la chaîne. MM' en contient k+1k+1.

M=Mk+(k+1)=M+1|M'| = |M| - k + (k+1) = |M| + 1

Conclusion :

Nous avons construit un couplage MM' strictement plus grand que MM. Donc MM n'était pas maximum.

Condition nécessaire du Théorème de Hall

Soit G=(XY,A)G=(X \cup Y, A) un graphe biparti. Prouvez que s'il existe un couplage saturant XX, alors la condition de Hall UX,N(U)U\forall U \subseteq X, |N(U)| \ge |U| est vérifiée.

Indice

Considérez un sous-ensemble UU de XX. Si chaque élément de UU est marié à un élément distinct de YY (ce qui est le cas s'il y a un couplage saturant XX), comparez la taille de l'ensemble UU et celle de l'ensemble de leurs partenaires.

Solution

Supposons qu'il existe un couplage MM qui sature XX. Soit UXU \subseteq X un sous-ensemble quelconque de sommets.

Étape 1 : Définition de l'application injective

Puisque MM sature XX, chaque sommet xUx \in U est l'extrémité d'une arête {x,y}M\{x, y\} \in M.

Définissons l'ensemble M(U)={yYxU,{x,y}M}M(U) = \{ y \in Y \mid \exists x \in U, \{x, y\} \in M \}. C'est l'ensemble des partenaires des sommets de UU dans le couplage.

Étape 2 : Propriété d'un couplage

Dans un couplage, deux sommets distincts de XX ne peuvent pas être reliés au même sommet de YY. L'association définie par MM est donc une bijection entre UU et M(U)M(U).

Par conséquent, M(U)=U|M(U)| = |U|.

Étape 3 : Relation d'inclusion

Par définition, si yy est un partenaire d'un xUx \in U, alors yy est un voisin de xx.

Donc, l'ensemble des partenaires M(U)M(U) est un sous-ensemble de l'ensemble des voisins N(U)N(U).

M(U)N(U)M(U) \subseteq N(U)

Étape 4 : Conclusion sur les cardinalités

Puisque M(U)N(U)M(U) \subseteq N(U), on a M(U)N(U)|M(U)| \le |N(U)|.

En combinant avec l'étape 2 (M(U)=U|M(U)| = |U|), on obtient :

UN(U)|U| \le |N(U)|

Conclusion :

La condition de Hall est une condition nécessaire pour l'existence d'un couplage saturant XX.

Couplage parfait dans les graphes bipartis réguliers

Prouvez que tout graphe biparti kk-régulier (k1k \ge 1) vérifie la condition de Hall (et admet donc un couplage parfait).

Indice

Comptez le nombre d'arêtes sortant d'un sous-ensemble UXU \subseteq X. Ces arêtes arrivent nécessairement dans N(U)N(U). Utilisez la régularité (chaque sommet a degré kk) pour établir une inégalité entre U|U| et N(U)|N(U)|.

Solution

Soit G=(XY,A)G=(X \cup Y, A) un graphe biparti kk-régulier avec k1k \ge 1.

Étape 1 : Comptage des arêtes incidentes à UU

Soit UXU \subseteq X. Calculons le nombre d'arêtes mm ayant une extrémité dans UU.

Puisque chaque sommet a un degré kk :

m=k×Um = k \times |U|

Étape 2 : Destination des arêtes

Par définition du voisinage N(U)N(U), toutes ces mm arêtes ont leur autre extrémité dans N(U)YN(U) \subseteq Y.

Étape 3 : Majoration par les sommets de N(U)N(U)

Le nombre maximal d'arêtes pouvant arriver dans N(U)N(U) est la somme des degrés des sommets de N(U)N(U).

Puisque le graphe est kk-régulier, chaque sommet de N(U)N(U) a un degré kk.

Le nombre d'arêtes incidentes à N(U)N(U) est donc k×N(U)k \times |N(U)|.

Les mm arêtes partant de UU étant un sous-ensemble des arêtes incidentes à N(U)N(U), on a :

mk×N(U)m \le k \times |N(U)|

Étape 4 : Combinaison

On remplace mm par sa valeur :

k×Uk×N(U)k \times |U| \le k \times |N(U)|

Puisque k1k \ge 1, on peut diviser par kk :

UN(U)|U| \le |N(U)|

Conclusion :

La condition de Hall est vérifiée pour tout UXU \subseteq X. D'après le théorème de Hall, le graphe admet un couplage saturant XX. Comme le graphe est régulier, X=Y|X|=|Y|, donc ce couplage est parfait.

Existence d'un couplage stable (Terminaison de Gale-Shapley)

Prouvez que l'algorithme de Gale-Shapley (propositions différées) se termine toujours en un nombre fini d'étapes.

Indice

Observez l'évolution des propositions. Un élément de XX peut-il proposer deux fois à la même personne ? Combien de propositions possibles existe-t-il au total ?

Solution

Considérons l'algorithme où les hommes (XX) proposent aux femmes (YY).

Étape 1 : Monotonie des propositions

Chaque homme xXx \in X propose aux femmes dans l'ordre décroissant de sa liste de préférences.

Il ne propose à une femme suivante que s'il a été rejeté par la précédente.

Il ne propose jamais deux fois à la même femme.

Étape 2 : Finitude de l'espace de recherche

Soit nn la taille des ensembles XX et YY. Chaque homme a une liste de préférences de longueur nn.

Le nombre total de propositions possibles que l'ensemble des hommes peut faire est donc borné par n×n=n2n \times n = n^2.

Étape 3 : Progression

À chaque étape de l'algorithme (si celui-ci ne s'est pas arrêté), au moins une nouvelle proposition est faite. Le nombre total de propositions faites augmente donc strictement.

Conclusion :

Puisque le nombre total de propositions ne peut dépasser n2n^2, l'algorithme doit nécessairement s'arrêter après un nombre fini d'étapes.

Validité de Gale-Shapley (Couplage Parfait)

Prouvez qu'à la fin de l'algorithme de Gale-Shapley, le couplage obtenu est parfait (tous les participants sont mariés).

Indice

Raisonnez par l'absurde. Si un homme xx est célibataire à la fin, cela signifie qu'il a été rejeté par toutes les femmes. Que peut-on dire de l'état des femmes dans ce cas ? Rappelez-vous qu'une femme qui reçoit une proposition reste "fiancée" jusqu'à trouver mieux, mais ne redevient jamais seule.

Solution

Supposons que l'algorithme se termine et qu'il existe un homme xXx \in X qui n'est pas couplé (libre).

Étape 1 : Analyse de l'homme libre

Si xx est libre à la fin, cela signifie qu'il a proposé à toutes les femmes de sa liste (tous les yYy \in Y) et qu'il a été rejeté par chacune d'elles.

Étape 2 : Analyse des femmes

Une femme ne rejette une proposition que si :

  1. Elle en tient déjà une meilleure (fiancée).
  2. Elle reçoit une meilleure proposition (elle change de fiancé mais reste fiancée).

Une fois qu'une femme reçoit une première proposition, elle reste fiancée (à quelqu'un) jusqu'à la fin. Elle ne redevient jamais libre.

Étape 3 : Contradiction (Principe des tiroirs)

Pour que xx ait été rejeté par toutes les femmes, il faut que toutes les femmes soient fiancées à d'autres hommes à la fin de l'algorithme.

Il y a nn femmes et elles sont toutes fiancées. Cela requiert nn hommes distincts.

Or, si xx est libre, il n'y a que n1n-1 hommes fiancés au maximum.

Il est impossible que nn femmes soient fiancées avec seulement n1n-1 hommes disponibles.

Conclusion :

L'hypothèse est fausse. Tous les hommes (et donc toutes les femmes) sont couplés. Le couplage est parfait.

Stabilité du couplage de Gale-Shapley

Prouvez que le couplage MM produit par l'algorithme de Gale-Shapley (où XX propose) est stable.

Indice

Supposons qu'il existe une paire instable (x,y)M(x, y) \notin M. Cela signifie que xx préfère yy à sa femme actuelle, et yy préfère xx à son mari actuel. Analysez pourquoi xx n'est pas avec yy : il a dû lui proposer avant... Pourquoi a-t-il été rejeté ?

Solution

Soit MM le couplage final. Raisonnons par l'absurde en supposant qu'il existe une paire instable (x,y)M(x, y) \notin M.

Soient (x,ycurrent)M(x, y_{current}) \in M et (xcurrent,y)M(x_{current}, y) \in M les couples formés par l'algorithme.

Hypothèse d'instabilité :

  1. xx préfère yy à ycurrenty_{current}.
  2. yy préfère xx à xcurrentx_{current}.

Étape 1 : Historique des propositions de xx

Puisque xx propose aux femmes dans l'ordre décroissant de ses préférences et qu'il a fini avec ycurrenty_{current}, il a nécessairement proposé à yy avant de proposer à ycurrenty_{current} (car il préfère yy).

Étape 2 : Réaction de yy

Si xx a proposé à yy et qu'ils ne sont pas mariés ensemble à la fin, c'est que yy a rejeté xx (soit immédiatement, soit plus tard).

Une femme ne rejette xx que si elle a une proposition d'un homme zz qu'elle préfère à xx.

Étape 3 : Évolution des fiançailles de yy

Les femmes améliorent (ou gardent) la qualité de leur partenaire au fil de l'algorithme. Si yy a rejeté xx pour un certain zz, alors son partenaire final xcurrentx_{current} est soit zz, soit quelqu'un qu'elle préfère encore plus que zz.

Par transitivité, yy préfère xcurrentx_{current} à xx.

Étape 4 : Contradiction

L'étape 3 contredit la deuxième condition de l'hypothèse d'instabilité (yy préfère xx à xcurrentx_{current}).

Conclusion :

Il ne peut pas exister de paire instable. Le couplage MM est stable.