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Exercices “Groupes, anneaux et corps” (A)


Exercice 1

Problème : Soit GG l’ensemble des matrices carrées d’ordre 2 de la forme (ab01)\begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix}a,bRa, b \in \mathbb{R} et a0a \neq 0. Montrer que GG muni de la multiplication matricielle est un groupe. Est-il commutatif ?

Solution

Méthode : Pour montrer que (G,)(G, \cdot) est un groupe, nous devons vérifier les quatre axiomes d’un groupe :

  1. Loi de composition interne : Le produit de deux matrices de GG est encore dans GG.
  2. Associativité : La multiplication matricielle est associative.
  3. Élément neutre : Il existe une matrice identité dans GG.
  4. Inverse : Chaque matrice de GG a un inverse dans GG.

Ensuite, pour vérifier si le groupe est commutatif (abélien), nous testerons si MN=NMMN = NM pour deux matrices arbitraires M,NGM, N \in G.

Étapes :

  1. Loi de composition interne : Soient M=(ab01)M = \begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} et N=(cd01)N = \begin{pmatrix} c & d \\ 0 & 1 \end{pmatrix} deux matrices de GG. On a a,cRa, c \in \mathbb{R}^* et b,dRb, d \in \mathbb{R}.

    Calculons leur produit :

    MN=(ab01)(cd01)=(ac+b0ad+b10c+100d+11)=(acad+b01)MN = \begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} c & d \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} ac+b \cdot 0 & ad+b \cdot 1 \\ 0 \cdot c+1 \cdot 0 & 0 \cdot d+1 \cdot 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} ac & ad+b \\ 0 & 1 \end{pmatrix}

    Le produit est une matrice de la forme (ab01)\begin{pmatrix} a' & b' \\ 0 & 1 \end{pmatrix} avec a=aca' = ac et b=ad+bb' = ad+b. Comme a0a \neq 0 et c0c \neq 0, on a a=ac0a' = ac \neq 0. Donc MNGMN \in G. La loi est bien interne.

  2. Associativité : La multiplication des matrices est associative dans l’ensemble des matrices carrées M2(R)\mathcal{M}_2(\mathbb{R}), donc elle l’est aussi dans le sous-ensemble GG.

  3. Élément neutre : L’élément neutre pour la multiplication matricielle est la matrice identité I=(1001)I = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}. Cette matrice est de la forme (ab01)\begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} avec a=1a=1 et b=0b=0. Comme a=10a=1 \neq 0, la matrice identité II appartient à GG. C’est donc l’élément neutre de GG.

  4. Inverse : Soit M=(ab01)GM = \begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} \in G. On cherche une matrice M1=(xy01)GM^{-1} = \begin{pmatrix} x & y \\ 0 & 1 \end{pmatrix} \in G telle que MM1=IMM^{-1} = I.

    MM1=(ab01)(xy01)=(axay+b01)=(1001)MM^{-1} = \begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x & y \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} ax & ay+b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}

    On obtient le système d’équations :

    {ax=1ay+b=0\begin{cases} ax = 1 \\ ay+b = 0 \end{cases}

    Comme a0a \neq 0, la première équation donne x=1/ax = 1/a. La seconde donne ay=ba y = -b, soit y=b/ay = -b/a.

    L’inverse est donc M1=(1/ab/a01)M^{-1} = \begin{pmatrix} 1/a & -b/a \\ 0 & 1 \end{pmatrix}.

    Puisque a0a \neq 0, 1/a01/a \neq 0. Donc M1M^{-1} est bien dans GG. Chaque élément de GG a un inverse dans GG.

  5. Commutativité : Prenons deux matrices générales de GG, M=(ab01)M = \begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} et N=(cd01)N = \begin{pmatrix} c & d \\ 0 & 1 \end{pmatrix}.

    On a déjà calculé MN=(acad+b01)MN = \begin{pmatrix} ac & ad+b \\ 0 & 1 \end{pmatrix}.

    Calculons NM=(cd01)(ab01)=(cacb+d01)NM = \begin{pmatrix} c & d \\ 0 & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} a & b \\ 0 & 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} ca & cb+d \\ 0 & 1 \end{pmatrix}.

    Pour que le groupe soit commutatif, il faudrait que MN=NMMN = NM pour tous les choix de M,NM, N. Cela signifie que ad+b=cb+dad+b = cb+d.

    Prenons un contre-exemple : a=2,b=1,c=3,d=1a=2, b=1, c=3, d=1.

    ad+b=2(1)+1=3ad+b = 2(1)+1 = 3.

    cb+d=3(1)+1=4cb+d = 3(1)+1 = 4.

    Comme 343 \neq 4, on a MNNMMN \neq NM. Le groupe n’est donc pas commutatif.

Réponse : (G,)(G, \cdot) est un groupe non commutatif.


Exercice 2

Problème : Soit (G,)(G, \cdot) un groupe. Montrer que si pour tous les éléments a,bGa, b \in G, on a (ab)1=a1b1(ab)^{-1} = a^{-1}b^{-1}, alors le groupe GG est commutatif.

Solution

Méthode : L’objectif est de prouver que ab=baab = ba pour tous a,bGa, b \in G. Nous utiliserons la propriété générale de l’inverse d’un produit dans un groupe, qui est (ab)1=b1a1(ab)^{-1} = b^{-1}a^{-1}, et nous la comparerons à l’hypothèse donnée (ab)1=a1b1(ab)^{-1} = a^{-1}b^{-1}.

Étapes :

  1. Rappelons la propriété générale de l’inverse d’un produit dans n’importe quel groupe : pour tous a,bGa, b \in G, on a (ab)1=b1a1(ab)^{-1} = b^{-1}a^{-1}.

  2. L’hypothèse de l’exercice est que pour tous a,bGa, b \in G, on a (ab)1=a1b1(ab)^{-1} = a^{-1}b^{-1}.

  3. En combinant ces deux égalités, nous pouvons affirmer que pour tous a,bGa, b \in G :

    b1a1=a1b1b^{-1}a^{-1} = a^{-1}b^{-1}

  4. Cette nouvelle équation est valable pour tous les éléments du groupe. Soient x,yGx, y \in G deux éléments quelconques. Comme chaque élément d’un groupe possède un inverse, il existe a,bGa, b \in G tels que x=a1x = a^{-1} et y=b1y = b^{-1}. En effet, on peut prendre a=x1a = x^{-1} et b=y1b = y^{-1}.

  5. Substituons aa par y1y^{-1} et bb par x1x^{-1} dans l’équation b1a1=a1b1b^{-1}a^{-1} = a^{-1}b^{-1}.

    On a a1=(y1)1=ya^{-1} = (y^{-1})^{-1} = y et b1=(x1)1=xb^{-1} = (x^{-1})^{-1} = x.

    L’équation devient donc :

    xy=yxxy = yx

  6. Puisque cette égalité est vraie pour tous les x,yGx, y \in G, le groupe GG est par définition commutatif (abélien).

Réponse : Le groupe GG est commutatif.


Exercice 3

Problème : On considère l’ensemble Z[2]={a+b2a,bZ}\mathbb{Z}[\sqrt{2}] = \{a + b\sqrt{2} \mid a, b \in \mathbb{Z}\}. Montrer que Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] muni de l’addition et de la multiplication usuelles des nombres réels est un anneau commutatif et intègre. Est-ce un corps ?

Solution

Méthode : Pour montrer que Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] est un anneau, nous allons montrer que c’est un sous-anneau de (R,+,)(\mathbb{R}, +, \cdot). Il suffit pour cela de vérifier que :

  1. Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] est un sous-groupe de (R,+)(\mathbb{R}, +).
  2. Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] est stable par multiplication.
  3. L’élément neutre de la multiplication, 11, est dans Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}].

La commutativité et l’intégrité seront ensuite vérifiées. Pour savoir si c’est un corps, nous devons déterminer si chaque élément non nul a un inverse dans Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}].

Étapes :

  1. Structure de sous-groupe additif :

    • L’élément neutre additif 00 est dans Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] car 0=0+020 = 0 + 0\sqrt{2}.
    • Soient x=a+b2x = a + b\sqrt{2} et y=c+d2y = c + d\sqrt{2} deux éléments de Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}].

    xy=(a+b2)(c+d2)=(ac)+(bd)2x - y = (a + b\sqrt{2}) - (c + d\sqrt{2}) = (a-c) + (b-d)\sqrt{2}.

    Puisque a,b,c,dZa,b,c,d \in \mathbb{Z}, on a acZa-c \in \mathbb{Z} et bdZb-d \in \mathbb{Z}. Donc xyZ[2]x-y \in \mathbb{Z}[\sqrt{2}].

    Ceci prouve que (Z[2],+)(\mathbb{Z}[\sqrt{2}], +) est un sous-groupe de (R,+)(\mathbb{R}, +).

  2. Stabilité par multiplication :

    Soient x=a+b2x = a + b\sqrt{2} et y=c+d2y = c + d\sqrt{2}.

    xy=(a+b2)(c+d2)=ac+ad2+bc2+2bd=(ac+2bd)+(ad+bc)2xy = (a + b\sqrt{2})(c + d\sqrt{2}) = ac + ad\sqrt{2} + bc\sqrt{2} + 2bd = (ac+2bd) + (ad+bc)\sqrt{2}.

    Puisque a,b,c,dZa,b,c,d \in \mathbb{Z}, les coefficients ac+2bdac+2bd et ad+bcad+bc sont aussi des entiers. Donc xyZ[2]xy \in \mathbb{Z}[\sqrt{2}].

  3. Élément unité :

    L’élément unité de R\mathbb{R} est 11. On peut écrire 1=1+021 = 1 + 0\sqrt{2}, donc 1Z[2]1 \in \mathbb{Z}[\sqrt{2}].

    Ces trois points montrent que Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] est un sous-anneau de R\mathbb{R}.

  4. Commutativité et intégrité :

    La multiplication dans R\mathbb{R} est commutative, donc elle l’est aussi dans Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}]. L’anneau est donc commutatif.

    R\mathbb{R} est un corps, donc il est intègre (pas de diviseurs de zéro). Tout sous-anneau d’un anneau intègre est lui-même intègre. Donc Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] est intègre.

  5. Est-ce un corps ?

    Pour que Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] soit un corps, tout élément non nul doit avoir un inverse dans Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}].

    Soit x=a+b2Z[2]x = a + b\sqrt{2} \in \mathbb{Z}[\sqrt{2}], avec x0x \neq 0. Son inverse dans R\mathbb{R} est :

    1x=1a+b2=ab2(a+b2)(ab2)=ab2a22b2=aa22b2ba22b22\frac{1}{x} = \frac{1}{a + b\sqrt{2}} = \frac{a - b\sqrt{2}}{(a + b\sqrt{2})(a - b\sqrt{2})} = \frac{a - b\sqrt{2}}{a^2 - 2b^2} = \frac{a}{a^2 - 2b^2} - \frac{b}{a^2 - 2b^2}\sqrt{2}.

    Pour que cet inverse appartienne à Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}], il faut que ses coefficients aa22b2\frac{a}{a^2 - 2b^2} et ba22b2\frac{-b}{a^2 - 2b^2} soient des entiers.

    Prenons par exemple l’élément 2=2+02Z[2]2 = 2 + 0\sqrt{2} \in \mathbb{Z}[\sqrt{2}]. Son inverse est 1/21/2. On ne peut pas écrire 1/21/2 sous la forme a+b2a + b\sqrt{2} avec a,bZa, b \in \mathbb{Z}.

    Donc 22 n’a pas d’inverse dans Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}].

    L’anneau Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] n’est pas un corps.

Réponse : Z[2]\mathbb{Z}[\sqrt{2}] est un anneau commutatif et intègre, mais ce n’est pas un corps.


Exercice 4

Problème : Déterminer si les applications suivantes sont des morphismes de groupes.

a) f:(R,+)(R+,)f: (\mathbb{R}, +) \to (\mathbb{R}^*_+, \cdot) définie par f(x)=2xf(x) = 2^x.

b) g:(Z,+)(Z,+)g: (\mathbb{Z}, +) \to (\mathbb{Z}, +) définie par g(n)=n+1g(n) = n+1.

c) h:(GL2(R),)(R,)h: (\text{GL}_2(\mathbb{R}), \cdot) \to (\mathbb{R}^*, \cdot) définie par h(M)=det(M)2h(M) = \det(M)^2.

Solution

Méthode : Pour chaque application f:(G,)(H,)f: (G, *) \to (H, \circ), nous devons vérifier si la propriété fondamentale d’un morphisme de groupes est satisfaite : f(xy)=f(x)f(y)f(x * y) = f(x) \circ f(y) pour tous x,yGx, y \in G.

Étapes :

  1. Application a) f(x)=2xf(x) = 2^x

    Le groupe de départ est (R,+)(\mathbb{R}, +) et le groupe d’arrivée est (R+,)(\mathbb{R}^*_+, \cdot).

    Soient x,yRx, y \in \mathbb{R}.

    f(x+y)=2x+yf(x+y) = 2^{x+y}.

    f(x)f(y)=2x2y=2x+yf(x) \cdot f(y) = 2^x \cdot 2^y = 2^{x+y}.

    On a bien f(x+y)=f(x)f(y)f(x+y) = f(x) \cdot f(y).

    Donc ff est un morphisme de groupes.

  2. Application b) g(n)=n+1g(n) = n+1

    Le groupe de départ est (Z,+)(\mathbb{Z}, +) et le groupe d’arrivée est (Z,+)(\mathbb{Z}, +).

    Soient n,mZn, m \in \mathbb{Z}.

    g(n+m)=(n+m)+1=n+m+1g(n+m) = (n+m)+1 = n+m+1.

    g(n)+g(m)=(n+1)+(m+1)=n+m+2g(n) + g(m) = (n+1) + (m+1) = n+m+2.

    On voit que g(n+m)g(n)+g(m)g(n+m) \neq g(n) + g(m).

    On peut aussi vérifier l’image de l’élément neutre. eG=0e_G = 0. g(0)=0+1=1g(0) = 0+1=1. L’élément neutre d’arrivée est eH=0e_H = 0. Comme g(eG)eHg(e_G) \neq e_H, gg n’est pas un morphisme de groupes.

  3. Application c) h(M)=det(M)2h(M) = \det(M)^2

    Le groupe de départ est (GL2(R),)(\text{GL}_2(\mathbb{R}), \cdot) (groupe des matrices inversibles 2x2) et le groupe d’arrivée est (R,)(\mathbb{R}^*, \cdot).

    Soient A,BGL2(R)A, B \in \text{GL}_2(\mathbb{R}).

    h(AB)=det(AB)2h(A \cdot B) = \det(A \cdot B)^2.

    On sait que det(AB)=det(A)det(B)\det(AB) = \det(A)\det(B).

    Donc h(AB)=(det(A)det(B))2=det(A)2det(B)2h(A \cdot B) = (\det(A)\det(B))^2 = \det(A)^2 \det(B)^2.

    D’autre part, h(A)h(B)=det(A)2det(B)2h(A) \cdot h(B) = \det(A)^2 \cdot \det(B)^2.

    On a bien h(AB)=h(A)h(B)h(A \cdot B) = h(A) \cdot h(B).

    Donc hh est un morphisme de groupes.

Réponse :

a) Oui, ff est un morphisme de groupes.

b) Non, gg n’est pas un morphisme de groupes.

c) Oui, hh est un morphisme de groupes.


Exercice 5

Problème : On considère l’anneau (Z6,+,)(\mathbb{Z}_6, +, \cdot).

a) Dresser les tables d’addition et de multiplication de Z6\mathbb{Z}_6.

b) L’anneau Z6\mathbb{Z}_6 est-il intègre ?

c) L’anneau Z6\mathbb{Z}_6 est-il un corps ? Justifier.

Solution

Méthode : Z6={0ˉ,1ˉ,2ˉ,3ˉ,4ˉ,5ˉ}\mathbb{Z}_6 = \{\bar{0}, \bar{1}, \bar{2}, \bar{3}, \bar{4}, \bar{5}\} est l’ensemble des classes d’équivalence de la congruence modulo 6.

a) Nous allons calculer les tables d’opérations.

b) Pour vérifier si l’anneau est intègre, nous devons chercher s’il existe des diviseurs de zéro, c’est-à-dire a,b0ˉa, b \neq \bar{0} tels que ab=0ˉa \cdot b = \bar{0}.

c) Pour que ce soit un corps, il faut que l’anneau soit intègre et que tout élément non nul ait un inverse multiplicatif.

Étapes :

  1. Tables d’opérations :

    Table d’addition (+)

    +012345
    0012345
    1123450
    2234501
    3345012
    4450123
    5501234

    Table de multiplication (·)

    ·012345
    0000000
    1012345
    2024024
    3030303
    4042042
    5054321
  2. Intégrité :

    Un anneau est intègre s’il n’a pas de diviseurs de zéro. On cherche a,bZ6{0ˉ}a, b \in \mathbb{Z}_6 \setminus \{\bar{0}\} tels que ab=0ˉa \cdot b = \bar{0}.

    En regardant la table de multiplication, on trouve plusieurs exemples :

    • 2ˉ3ˉ=6ˉ=0ˉ\bar{2} \cdot \bar{3} = \bar{6} = \bar{0}
    • 3ˉ4ˉ=12ˉ=0ˉ\bar{3} \cdot \bar{4} = \bar{12} = \bar{0}
    • 4ˉ3ˉ=12ˉ=0ˉ\bar{4} \cdot \bar{3} = \bar{12} = \bar{0}

    Comme il existe des diviseurs de zéro (par exemple 2ˉ\bar{2} et 3ˉ\bar{3}), l’anneau Z6\mathbb{Z}_6 n’est pas intègre.

  3. Corps :

    Un corps est un anneau commutatif dans lequel tout élément non nul est inversible.

    Une propriété fondamentale est que tout corps est un anneau intègre.

    Puisque nous avons montré que Z6\mathbb{Z}_6 n’est pas intègre, il ne peut pas être un corps.

    Alternativement, on peut chercher les inverses dans la table de multiplication. Un élément aa est inversible s’il existe bb tel que ab=1ˉa \cdot b = \bar{1}.

    • 1ˉ1ˉ=1ˉ\bar{1} \cdot \bar{1} = \bar{1} (1 est son propre inverse)
    • 5ˉ5ˉ=25ˉ=1ˉ\bar{5} \cdot \bar{5} = \bar{25} = \bar{1} (5 est son propre inverse)
    • Les éléments 2ˉ,3ˉ,4ˉ\bar{2}, \bar{3}, \bar{4} n’ont pas d’inverse (la ligne correspondante ne contient pas de 1ˉ\bar{1}).

    Comme tous les éléments non nuls ne sont pas inversibles, Z6\mathbb{Z}_6 n’est pas un corps.

Réponse :

a) Les tables sont ci-dessus.

b) L’anneau Z6\mathbb{Z}_6 n’est pas intègre car il possède des diviseurs de zéro (ex: 2ˉ3ˉ=0ˉ\bar{2} \cdot \bar{3} = \bar{0}).

c) L’anneau Z6\mathbb{Z}_6 n’est pas un corps car il n’est pas intègre (et certains de ses éléments non nuls ne sont pas inversibles).


Exercice 6

Problème : Montrer que les groupes (Z,+)(\mathbb{Z}, +) et (2Z,+)(2\mathbb{Z}, +) sont isomorphes, où 2Z={2kkZ}2\mathbb{Z} = \{2k \mid k \in \mathbb{Z}\} est l’ensemble des entiers pairs.

Solution

Méthode : Pour montrer que deux groupes (G,)(G, *) et (H,)(H, \circ) sont isomorphes, nous devons trouver une application f:GHf: G \to H qui est un isomorphisme, c’est-à-dire une application qui est à la fois un morphisme de groupes et bijective (injective et surjective).

Étapes :

  1. Définition de l’application :

    Considérons l’application f:Z2Zf: \mathbb{Z} \to 2\mathbb{Z} définie par f(k)=2kf(k) = 2k.

    Cette application est bien définie car pour tout entier kZk \in \mathbb{Z}, son image 2k2k est par définition un entier pair, donc appartient à 2Z2\mathbb{Z}.

  2. Vérification du morphisme :

    Nous devons vérifier que f(k1+k2)=f(k1)+f(k2)f(k_1 + k_2) = f(k_1) + f(k_2) pour tous k1,k2Zk_1, k_2 \in \mathbb{Z}.

    • f(k1+k2)=2(k1+k2)=2k1+2k2f(k_1 + k_2) = 2(k_1 + k_2) = 2k_1 + 2k_2.
    • f(k1)+f(k2)=(2k1)+(2k2)=2k1+2k2f(k_1) + f(k_2) = (2k_1) + (2k_2) = 2k_1 + 2k_2.

    L’égalité est vérifiée, donc ff est un morphisme de groupes.

  3. Vérification de l’injectivité :

    Nous devons montrer que si f(k1)=f(k2)f(k_1) = f(k_2), alors k1=k2k_1 = k_2.

    Supposons f(k1)=f(k2)f(k_1) = f(k_2).

    Cela signifie 2k1=2k22k_1 = 2k_2.

    En divisant par 2, on obtient k1=k2k_1 = k_2.

    L’application ff est donc injective.

  4. Vérification de la surjectivité :

    Nous devons montrer que pour tout élément y2Zy \in 2\mathbb{Z}, il existe un élément kZk \in \mathbb{Z} tel que f(k)=yf(k) = y.

    Soit y2Zy \in 2\mathbb{Z}. Par définition de 2Z2\mathbb{Z}, yy est un entier pair, donc il peut s’écrire sous la forme y=2ky = 2k pour un certain entier kZk \in \mathbb{Z}.

    Cet entier kk est l’antécédent de yy par ff, car f(k)=2k=yf(k) = 2k = y.

    L’application ff est donc surjective.

  5. Conclusion :

    Puisque ff est un morphisme de groupes et qu’elle est bijective (injective et surjective), ff est un isomorphisme de groupes.

Réponse : Les groupes (Z,+)(\mathbb{Z}, +) et (2Z,+)(2\mathbb{Z}, +) sont isomorphes via l’isomorphisme f(k)=2kf(k) = 2k.


Exercice 7

Problème : Soient (G,)(G, \cdot) un groupe, et H1,H2H_1, H_2 deux sous-groupes de GG. Montrer que leur intersection H1H2H_1 \cap H_2 est aussi un sous-groupe de GG.

Solution

Méthode : Pour montrer que H1H2H_1 \cap H_2 est un sous-groupe de GG, nous devons utiliser la caractérisation des sous-groupes. Un sous-ensemble non vide HH de GG est un sous-groupe si et seulement si pour tous x,yHx, y \in H, on a xy1Hxy^{-1} \in H. Nous allons vérifier cette condition pour H=H1H2H = H_1 \cap H_2.

Étapes :

  1. Vérifier que l’intersection est non vide :

    Soit ee l’élément neutre de GG.

    Puisque H1H_1 est un sous-groupe de GG, eH1e \in H_1.

    De même, puisque H2H_2 est un sous-groupe de GG, eH2e \in H_2.

    Par conséquent, ee appartient à l’intersection H1H2H_1 \cap H_2.

    Donc H1H2H_1 \cap H_2 n’est pas vide.

  2. Vérifier la stabilité par la loi xy1xy^{-1} :

    Soient xx et yy deux éléments quelconques de H1H2H_1 \cap H_2.

    Par définition de l’intersection, cela signifie que xH1x \in H_1 et yH1y \in H_1.

    Puisque H1H_1 est un sous-groupe, il est stable par la loi ab1ab^{-1}. Donc xy1H1xy^{-1} \in H_1.

  3. De même, par définition de l’intersection, xH2x \in H_2 et yH2y \in H_2.

    Puisque H2H_2 est un sous-groupe, il est également stable par la loi ab1ab^{-1}. Donc xy1H2xy^{-1} \in H_2.

  4. Conclusion :

    Nous avons montré que si x,yH1H2x, y \in H_1 \cap H_2, alors xy1H1xy^{-1} \in H_1 et xy1H2xy^{-1} \in H_2.

    Cela signifie que xy1xy^{-1} appartient à l’intersection H1H2H_1 \cap H_2.

  5. Puisque H1H2H_1 \cap H_2 est un sous-ensemble non vide de GG et qu’il est stable par l’opération (x,y)xy1(x, y) \mapsto xy^{-1}, c’est un sous-groupe de GG.

Réponse : L’intersection de deux sous-groupes H1H_1 et H2H_2 d’un groupe GG est bien un sous-groupe de GG.


Exercice 8

Problème : Soit (G,)(G, \cdot) un groupe et soit gGg \in G un élément fixé. On définit l’application ϕg:GG\phi_g : G \to G par ϕg(x)=gxg1\phi_g(x) = gxg^{-1} pour tout xGx \in G. Montrer que ϕg\phi_g est un isomorphisme de GG dans lui-même (c’est-à-dire un automorphisme de GG).

Solution

Méthode : Pour prouver que ϕg\phi_g est un automorphisme, nous devons montrer que c’est un morphisme de groupe bijectif de GG dans GG.

  1. Morphisme : Vérifier que ϕg(xy)=ϕg(x)ϕg(y)\phi_g(xy) = \phi_g(x)\phi_g(y).
  2. Injectivité : Montrer que si ϕg(x)=ϕg(y)\phi_g(x) = \phi_g(y), alors x=yx=y.
  3. Surjectivité : Montrer que pour tout zGz \in G, il existe un xGx \in G tel que ϕg(x)=z\phi_g(x) = z.

Étapes :

  1. Vérification du morphisme :

    Soient x,yGx, y \in G.

    ϕg(xy)=g(xy)g1\phi_g(xy) = g(xy)g^{-1}.

    ϕg(x)ϕg(y)=(gxg1)(gyg1)\phi_g(x)\phi_g(y) = (gxg^{-1})(gyg^{-1}).

    On peut simplifier cette expression en utilisant l’associativité de la loi du groupe. Le terme g1gg^{-1}g au milieu se simplifie en l’élément neutre ee.

    ϕg(x)ϕg(y)=gx(g1g)yg1=gxeyg1=g(xy)g1\phi_g(x)\phi_g(y) = gx(g^{-1}g)yg^{-1} = gxeyg^{-1} = g(xy)g^{-1}.

    On a bien ϕg(xy)=ϕg(x)ϕg(y)\phi_g(xy) = \phi_g(x)\phi_g(y), donc ϕg\phi_g est un morphisme de groupes (un endomorphisme de GG).

  2. Vérification de l’injectivité :

    Supposons que ϕg(x)=ϕg(y)\phi_g(x) = \phi_g(y) pour x,yGx, y \in G.

    Cela signifie que gxg1=gyg1gxg^{-1} = gyg^{-1}.

    On peut multiplier cette équation à gauche par g1g^{-1} :

    g1(gxg1)=g1(gyg1)g^{-1}(gxg^{-1}) = g^{-1}(gyg^{-1})

    (g1g)xg1=(g1g)yg1(g^{-1}g)xg^{-1} = (g^{-1}g)yg^{-1}

    exg1=eyg1exg^{-1} = eyg^{-1}

    xg1=yg1xg^{-1} = yg^{-1}

    Maintenant, on multiplie à droite par gg :

    (xg1)g=(yg1)g(xg^{-1})g = (yg^{-1})g

    x(g1g)=y(g1g)x(g^{-1}g) = y(g^{-1}g)

    xe=yexe = ye

    x=yx = y.

    Donc, ϕg\phi_g est injective.

  3. Vérification de la surjectivité :

    Soit zGz \in G un élément quelconque. Nous cherchons un antécédent xGx \in G tel que ϕg(x)=z\phi_g(x) = z.

    On veut résoudre l’équation gxg1=zgxg^{-1} = z pour xx.

    Multiplions à gauche par g1g^{-1} : g1gxg1=g1z    xg1=g1zg^{-1}gxg^{-1} = g^{-1}z \implies xg^{-1} = g^{-1}z.

    Multiplions à droite par gg : xg1g=g1zg    x=g1zgxg^{-1}g = g^{-1}zg \implies x = g^{-1}zg.

    Cet élément x=g1zgx = g^{-1}zg appartient bien à GG. Vérifions qu’il est bien l’antécédent de zz :

    ϕg(x)=ϕg(g1zg)=g(g1zg)g1=(gg1)z(gg1)=eze=z\phi_g(x) = \phi_g(g^{-1}zg) = g(g^{-1}zg)g^{-1} = (gg^{-1})z(gg^{-1}) = eze = z.

    Pour tout zGz \in G, il existe un antécédent. Donc ϕg\phi_g est surjective.

  4. Conclusion :

    L’application ϕg\phi_g est un endomorphisme injectif et surjectif de GG. C’est donc un automorphisme de GG.

Réponse : L’application de conjugaison ϕg(x)=gxg1\phi_g(x) = gxg^{-1} est un automorphisme du groupe GG.


Exercice 9

Problème : Un théorème affirme que tout anneau intègre fini est un corps. Utiliser ce résultat pour montrer que l’anneau (Zp,+,)(\mathbb{Z}_p, +, \cdot) est un corps si et seulement si pp est un nombre premier.

Solution

Méthode : Nous devons prouver une équivalence.

  1. (    \implies) Si Zp\mathbb{Z}_p est un corps, alors pp est premier : Nous allons raisonner par contraposée. Supposons que pp n’est pas premier, et montrons que Zp\mathbb{Z}_p n’est pas un corps.
  2. (    \impliedby) Si pp est premier, alors Zp\mathbb{Z}_p est un corps : Nous allons utiliser le théorème donné. Pour cela, il suffit de montrer que si pp est premier, alors Zp\mathbb{Z}_p est un anneau intègre fini.

Étapes :

  1. Preuve de (    \implies) : Si Zp\mathbb{Z}_p est un corps, alors pp est premier.

    • Procédons par contraposée. Supposons que pp n’est pas un nombre premier (et p>1p > 1, car Z1\mathbb{Z}_1 est l’anneau nul).
    • Si pp n’est pas premier, il est composé. Il existe donc deux entiers a,ba, b tels que 1<a<p1 < a < p et 1<b<p1 < b < p et p=abp = ab.
    • Dans l’anneau Zp\mathbb{Z}_p, considérons les classes aˉ\bar{a} et bˉ\bar{b}. Comme 1<a<p1 < a < p et 1<b<p1 < b < p, on a aˉ0ˉ\bar{a} \neq \bar{0} et bˉ0ˉ\bar{b} \neq \bar{0}.
    • Calculons leur produit : aˉbˉ=ab=pˉ\bar{a} \cdot \bar{b} = \overline{ab} = \bar{p}.
    • Par définition de l’arithmétique modulaire, pˉ=0ˉ\bar{p} = \bar{0} dans Zp\mathbb{Z}_p.
    • Nous avons donc trouvé deux éléments non nuls aˉ\bar{a} et bˉ\bar{b} dont le produit est nul. Zp\mathbb{Z}_p a des diviseurs de zéro, il n’est donc pas un anneau intègre.
    • Or, tout corps est un anneau intègre. Puisque Zp\mathbb{Z}_p n’est pas intègre, il ne peut pas être un corps.
    • La contraposée est donc vraie : si Zp\mathbb{Z}_p est un corps, pp doit être premier.
  2. Preuve de (    \impliedby) : Si pp est premier, alors Zp\mathbb{Z}_p est un corps.

    • L’anneau Zp\mathbb{Z}_p est un anneau commutatif fini (il a pp éléments).
    • D’après le théorème, si nous montrons que Zp\mathbb{Z}_p est intègre, alors c’est un corps.
    • Supposons que pp est un nombre premier. Montrons que Zp\mathbb{Z}_p est intègre.
    • Soient aˉ,bˉZp\bar{a}, \bar{b} \in \mathbb{Z}_p tels que aˉbˉ=0ˉ\bar{a} \cdot \bar{b} = \bar{0}.
    • Par définition, cela signifie que ab0(modp)ab \equiv 0 \pmod{p}.
    • Cela veut dire que pp divise le produit abab.
    • D’après le lemme d’Euclide, si un nombre premier pp divise un produit abab, alors pp divise aa ou pp divise bb.
    • Si pp divise aa, alors a0(modp)a \equiv 0 \pmod{p}, ce qui signifie aˉ=0ˉ\bar{a} = \bar{0} dans Zp\mathbb{Z}_p.
    • Si pp divise bb, alors b0(modp)b \equiv 0 \pmod{p}, ce qui signifie bˉ=0ˉ\bar{b} = \bar{0} dans Zp\mathbb{Z}_p.
    • Donc, si le produit aˉbˉ\bar{a} \cdot \bar{b} est nul, l’un des facteurs doit être nul. Zp\mathbb{Z}_p n’a pas de diviseurs de zéro. C’est un anneau intègre.
  3. Conclusion :

    • Zp\mathbb{Z}_p est un anneau commutatif, fini et intègre (car pp est premier).
    • Le théorème “tout anneau intègre fini est un corps” s’applique.
    • Donc, Zp\mathbb{Z}_p est un corps.

Réponse : Nous avons montré les deux implications : Zp\mathbb{Z}_p est un corps si pp est premier, et si Zp\mathbb{Z}_p est un corps, alors pp est premier. L’équivalence est donc prouvée.


Exercice 10

Problème : Montrer que les groupes (Z,+)(\mathbb{Z}, +) et (Q,+)(\mathbb{Q}, +) ne sont pas isomorphes.

Solution

Méthode : Nous allons raisonner par l’absurde. Supposons qu’il existe un isomorphisme de groupes f:(Q,+)(Z,+)f: (\mathbb{Q}, +) \to (\mathbb{Z}, +). Un isomorphisme préserve les propriétés structurelles des groupes. Nous allons trouver une propriété de (Q,+)(\mathbb{Q}, +) qui ne peut pas être préservée dans (Z,+)(\mathbb{Z}, +), ce qui mènera à une contradiction. La propriété que nous utiliserons est la “divisibilité” des éléments.

Étapes :

  1. Hypothèse par l’absurde : Supposons qu’il existe un isomorphisme de groupes f:(Q,+)(Z,+)f: (\mathbb{Q}, +) \to (\mathbb{Z}, +).

    Puisque ff est un isomorphisme, il est surjectif. Il existe donc un élément qQq \in \mathbb{Q} tel que f(q)=1f(q) = 1. L’élément 1 est un générateur du groupe (Z,+)(\mathbb{Z}, +).

  2. Utilisation de la “divisibilité” dans Q\mathbb{Q} :

    Dans le groupe (Q,+)(\mathbb{Q}, +), pour tout élément yQy \in \mathbb{Q} et tout entier non nul nZn \in \mathbb{Z}, il existe un élément xQx \in \mathbb{Q} tel que nx=ynx = y. (Ici nxnx signifie x+x+...+xx+x+...+x, nn fois). Cet élément est x=y/nx = y/n.

    En particulier, pour l’élément qq trouvé à l’étape 1, il existe un élément rQr \in \mathbb{Q} tel que 2r=r+r=q2r = r+r = q. Cet élément est r=q/2r = q/2.

  3. Application du morphisme :

    Appliquons le morphisme ff à l’équation r+r=qr+r = q :

    f(r+r)=f(q)f(r+r) = f(q).

    Comme ff est un morphisme, f(r+r)=f(r)+f(r)=2f(r)f(r+r) = f(r) + f(r) = 2f(r).

    On a donc l’équation 2f(r)=f(q)2f(r) = f(q).

  4. Recherche de la contradiction :

    Par construction, nous avons f(q)=1f(q) = 1. L’équation devient donc 2f(r)=12f(r) = 1.

    L’élément f(r)f(r) doit être un élément de Z\mathbb{Z} (car l’image de ff est Z\mathbb{Z}).

    Nous cherchons donc un entier k=f(r)k = f(r) tel que 2k=12k=1.

    Cette équation n’a pas de solution dans l’ensemble des entiers Z\mathbb{Z}.

  5. Conclusion :

    L’hypothèse qu’il existe un isomorphisme ff mène à une contradiction. Il est donc impossible qu’un tel isomorphisme existe.

Réponse : Les groupes (Z,+)(\mathbb{Z}, +) et (Q,+)(\mathbb{Q}, +) ne sont pas isomorphes.