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Exercices “Réduction des endomorphismes auto-adjoints” (A)
Exercice 1 : Calcul de déterminant
Problème : Soit la matrice A définie par :
A=2101023−11
Calculez le déterminant de A de deux manières différentes :
En utilisant la règle de Sarrus.
En développant par rapport à la deuxième colonne.
Solution
Méthode : Le déterminant d’une matrice 3x3 peut être calculé directement avec la règle de Sarrus ou en utilisant la méthode des cofacteurs, qui consiste à développer le déterminant le long d’une ligne ou d’une colonne. Nous allons appliquer ces deux méthodes et vérifier que le résultat est identique.
Étapes :
Calcul avec la règle de Sarrus :
On ajoute les deux premières colonnes à droite de la matrice et on somme les produits des diagonales descendantes, puis on soustrait la somme des produits des diagonales montantes.
Exercice 2 : Recherche de valeurs et vecteurs propres
Problème : Soit f l’endomorphisme de R2 dont la matrice dans la base canonique est :
A=(52−30)
Déterminez les valeurs propres de A.
Pour chaque valeur propre, déterminez le sous-espace propre associé.
Solution
Méthode : Pour trouver les valeurs propres, nous devons calculer le polynôme caractéristique χA(λ)=det(A−λI) et trouver ses racines. Ensuite, pour chaque valeur propre λ, nous résolvons le système linéaire (A−λI)X=0 pour trouver les vecteurs propres, qui forment le sous-espace propre Eλ.
Recherche des valeurs propres (racines de χA(λ)) :
On résout l’équation λ2−5λ+6=0. On peut factoriser ce polynôme en (λ−2)(λ−3)=0.
Les racines sont donc λ1=2 et λ2=3. Ce sont les valeurs propres de A.
Détermination du sous-espace propre pour λ1=2 :
On cherche le noyau de (A−2I), c’est-à-dire les vecteurs X=(xy) tels que (A−2I)X=0.
(5−22−30−2)(xy)=(00)⇒(32−3−2)(xy)=(00)
Les deux équations 3x−3y=0 et 2x−2y=0 sont équivalentes à x−y=0, soit x=y.
Les vecteurs propres sont de la forme (kk) pour k∈R∗. Le sous-espace propre est donc E2=Vect((11)).
Détermination du sous-espace propre pour λ2=3 :
On cherche le noyau de (A−3I).
(5−32−30−3)(xy)=(00)⇒(22−3−3)(xy)=(00)
L’équation est 2x−3y=0, soit x=23y.
Les vecteurs propres sont de la forme (3k/2k) pour k∈R∗. Pour éviter les fractions, on peut choisir k=2, ce qui donne le vecteur (32).
Le sous-espace propre est donc E3=Vect((32)).
Réponse : Les valeurs propres sont λ1=2 et λ2=3.
Les sous-espaces propres associés sont E2=Vect((11)) et E3=Vect((32)).
Exercice 3 : Critère de diagonalisation
Problème : Soit la matrice B suivante :
B=311131−1−11
Calculez le polynôme caractéristique de B. On donne que λ=2 est une racine.
Déterminez les valeurs propres de B et leur multiplicité algébrique.
Pour chaque valeur propre, déterminez la dimension du sous-espace propre associé (multiplicité géométrique).
La matrice B est-elle diagonalisable ? Justifiez.
Solution
Méthode : Une matrice est diagonalisable si et seulement si son polynôme caractéristique est scindé (ce qui est toujours le cas sur C) et si, pour chaque valeur propre, la multiplicité algébrique (en tant que racine du polynôme) est égale à la multiplicité géométrique (la dimension du sous-espace propre).
Pour λ1=3, on a m3=1, donc nécessairement la dimension du sous-espace propre d3=1.
Pour λ2=2, on doit calculer d2=dim(ker(B−2I)).
B−2I=111111−1−1−1
On résout (B−2I)X=0, ce qui se réduit à l’unique équation x+y−z=0. C’est l’équation d’un plan vectoriel, qui est de dimension 2.
Par conséquent, d2=dim(E2)=2.
Conclusion sur la diagonalisabilité :
Pour λ1=3, nous avons m3=d3=1.
Pour λ2=2, nous avons m2=d2=2.
Comme la condition mλ=dλ est vérifiée pour toutes les valeurs propres, la matrice B est diagonalisable.
Réponse : Oui, la matrice B est diagonalisable car pour chaque valeur propre, sa multiplicité algébrique est égale à sa multiplicité géométrique.
Exercice 4 : Application du Théorème Spectral
Problème : Soit la matrice symétrique S :
S=(5228)
Vérifiez que S est la matrice d’un endomorphisme auto-adjoint dans la base canonique de R2.
Trouvez les valeurs propres de S.
Trouvez une base orthonormée de R2 formée de vecteurs propres de S.
Écrivez la décomposition spectrale S=PDPT, où D est diagonale et P est orthogonale.
Solution
Méthode : Le Théorème Spectral garantit qu’une matrice symétrique réelle est diagonalisable dans une base orthonormée. Nous suivons les étapes : trouver les valeurs propres, trouver les vecteurs propres, vérifier leur orthogonalité, les normer pour former la matrice de passage orthogonale P.
Étapes :
Endomorphisme auto-adjoint :
La base canonique de R2 est orthonormée pour le produit scalaire usuel. La matrice S est symétrique car S=tS. Par conséquent, elle représente un endomorphisme auto-adjoint dans cette base.
On résout λ2−13λ+36=0. Les racines sont λ1=4 et λ2=9.
Vecteurs et base orthonormée :
Pour λ1=4 :
On résout (S−4I)X=0⇒(1224)(xy)=(00). L’équation est x+2y=0. Un vecteur propre est v1=(2−1).
Pour λ2=9 :
On résout (S−9I)X=0⇒(−422−1)(xy)=(00). L’équation est 2x−y=0. Un vecteur propre est v2=(12).
Orthogonalité : On vérifie que les vecteurs propres sont orthogonaux : ⟨v1,v2⟩=2⋅1+(−1)⋅2=0. C’est bien le cas, comme attendu du théorème spectral.
Normalisation : On norme les vecteurs.
∥v1∥=22+(−1)2=5. Donc u1=51(2−1).
∥v2∥=12+22=5. Donc u2=51(12).
La base orthonormée est B′={u1,u2}.
Décomposition spectrale :
La matrice diagonale D contient les valeurs propres sur sa diagonale. La matrice de passage P a pour colonnes les vecteurs propres orthonormés correspondants.
D=(4009),P=(2/5−1/51/52/5)
On a bien S=PDPT.
Réponse : La décomposition spectrale est S=PDPT avec
P=51(2−112) et D=(4009).
Exercice 5 : Endomorphismes positifs
Problème : On considère les matrices symétriques suivantes :
A=(3113),B=(1−1−11),C=(2442)
Pour chaque matrice, déterminez si l’endomorphisme auto-adjoint associé est :
a) Défini positif
b) Positif (mais non défini positif)
c) Ni l’un ni l’autre
Justifiez votre réponse en utilisant les valeurs propres.
Solution
Méthode : Un endomorphisme auto-adjoint est défini positif si toutes ses valeurs propres sont strictement positives. Il est positif si toutes ses valeurs propres sont positives ou nulles. S’il a au moins une valeur propre strictement négative, il n’est pas positif.
Conclusion : Comme toutes les valeurs propres sont strictement positives (2>0 et 4>0), l’endomorphisme associé à A est défini positif.
Analyse de la matrice B :
Valeurs propres :χB(λ)=(1−λ)2−1=λ2−2λ=λ(λ−2).
Les valeurs propres sont λ1=0 et λ2=2.
Conclusion : Toutes les valeurs propres sont positives ou nulles (≥0), mais l’une d’elles est nulle. L’endomorphisme associé à B est donc positif (mais non défini positif).
Conclusion : Il y a une valeur propre strictement négative (−2<0). L’endomorphisme associé à C n’est ni positif, ni défini positif.
Réponse :
A est définie positive.
B est positive (non définie positive).
C n’est pas positive.
Exercice 6 : Diagonalisation d’une matrice 3x3 symétrique
Problème : Soit la matrice symétrique réelle
A=110101011.
Diagonalisez A dans une base orthonormée. Autrement dit, trouvez une matrice orthogonale P et une matrice diagonale D telles que A=PDPT.
Solution
Méthode : Conformément au théorème spectral, nous allons trouver les valeurs propres de A, puis pour chaque valeur propre, une base orthonormée du sous-espace propre associé. La juxtaposition de ces bases formera la matrice P.
Étapes :
Calcul des valeurs propres :
On calcule le polynôme caractéristique χA(λ)=det(A−λI).
Les valeurs propres sont donc λ1=1, λ2=2, λ3=−1. Elles sont toutes distinctes, donc les sous-espaces propres sont de dimension 1 et mutuellement orthogonaux.
D=10002000−1 et P=1/20−1/21/31/31/31/6−2/61/6.
Exercice 7 : Cas d’une matrice non diagonalisable
Problème : Soit la matrice C suivante :
C=110−130002
Montrez que cette matrice n’est pas diagonalisable sur R.
Solution
Méthode : Pour montrer qu’une matrice n’est pas diagonalisable, il suffit de trouver une valeur propre pour laquelle la multiplicité géométrique est strictement inférieure à la multiplicité algébrique.
Étapes :
Calcul du polynôme caractéristique :
On développe le déterminant de (C−λI) par rapport à la troisième colonne, car elle contient beaucoup de zéros.
Il y a une seule valeur propre, λ=2, avec une multiplicité algébrique m2=3.
Calcul de la multiplicité géométrique :
On doit calculer la dimension du sous-espace propre E2=ker(C−2I).
C−2I=1−210−13−20002−2=−110−110000
Le système (C−2I)X=0 se réduit à l’unique équation x+y=0 (la deuxième ligne est l’opposée de la première).
Un vecteur X=(x,y,z) est dans E2 si y=−x. Les vecteurs propres sont donc de la forme (x,−x,z)=x(1,−1,0)+z(0,0,1).
Le sous-espace propre E2 est engendré par les vecteurs 1−10 et 001. Ces deux vecteurs sont linéairement indépendants.
La dimension de E2 est donc d2=2.
Conclusion :
Nous avons trouvé une valeur propre λ=2 pour laquelle la multiplicité algébrique m2=3 est strictement supérieure à la multiplicité géométrique d2=2.
Par conséquent, la matrice C n’est pas diagonalisable.
Réponse : La matrice C n’est pas diagonalisable car pour la valeur propre λ=2, la multiplicité algébrique (3) est différente de la multiplicité géométrique (2).
Exercice 8 : Décomposition polaire
Problème : Trouver la décomposition polaire M=SO de la matrice inversible
M=(13−11).
Où S est une matrice symétrique définie positive et O est une matrice orthogonale.
Solution
Méthode : La décomposition polaire M=SO est obtenue en calculant d’abord S comme l’unique racine carrée symétrique définie positive de MtM, puis en déduisant O par O=S−1M.
Diagonaliser R pour calculer sa racine carrée S=R :
Valeurs propres de R :
χR(λ)=(2−λ)(10−λ)−4=λ2−12λ+20−4=λ2−12λ+16.
Les racines sont λ=212±144−64=212±80=6±25.
Les valeurs propres, λ1=6+25 et λ2=6−25, sont bien strictement positives.
Remarque :6±25=(5±1)2. Donc les valeurs propres sont (5+1)2 et (5−1)2. C’est un calcul difficile.
Une approche alternative, plus simple pour la racine carrée, consiste à poser S=(abbc) et résoudre S2=R.
S2=(a2+b2ab+bcab+bcb2+c2)=(22210).
On doit résoudre le système :
⎩⎨⎧a2+b2=2b(a+c)=2b2+c2=10
De (1) et (3), c2−a2=8. De (2), a+c=2/b.
(c−a)(c+a)=8⇒(c−a)(2/b)=8⇒c−a=4b.
On a un système en a et c : c+a=2/b et c−a=4b.
En additionnant : 2c=2/b+4b⇒c=1/b+2b.
En soustrayant : 2a=2/b−4b⇒a=1/b−2b.
On injecte dans a2+b2=2 : (1/b−2b)2+b2=2⇒1/b2−4+4b2+b2=2⇒5b4−6b2+1=0.
C’est une équation bicarrée. Soit X=b2. 5X2−6X+1=0⇒(5X−1)(X−1)=0.
b2=1 ou b2=1/5. Pour que S soit définie positive, sa trace et son déterminant doivent être positifs. det(S)=det(R)=16=4>0. Tr(S)=a+c=2/b doit être positive, donc on choisit b>0.
Si b=1, a=−1,c=3. S=(−1113). det(S)=−4, ne convient pas.
Si b=1/5, a=5−2/5=3/5, c=5+2/5=7/5.
Donc S=51(3117). Vérifions S2=51(3117)(3117)=51(10101050)=(22210)=R. C’est correct.
La matrice O est bien orthogonale, car ses colonnes sont orthogonales et de norme 1.
Réponse : La décomposition polaire de M est M=SO avec :
S=51(3117) et O=51(12−21).
Exercice 9 : Propriétés des endomorphismes auto-adjoints
Problème : Soit f un endomorphisme auto-adjoint d’un espace euclidien E. Soient λ et μ deux valeurs propres distinctes de f, et soient u et v des vecteurs propres associés, respectivement.
Démontrez que u et v sont orthogonaux.
Solution
Méthode : La démonstration repose sur la définition d’un endomorphisme auto-adjoint, ⟨f(x),y⟩=⟨x,f(y)⟩, et sur la définition des vecteurs propres, f(u)=λu et f(v)=μv.
Étapes :
Utiliser la définition de l’endomorphisme auto-adjoint :
Puisque f est auto-adjoint, on a pour les vecteurs u et v :
⟨f(u),v⟩=⟨u,f(v)⟩
Utiliser la définition des vecteurs propres :
On sait que f(u)=λu et f(v)=μv. On remplace ces expressions dans l’égalité précédente.
Le membre de gauche devient :
⟨f(u),v⟩=⟨λu,v⟩=λ⟨u,v⟩
Le membre de droite devient :
⟨u,f(v)⟩=⟨u,μv⟩=μ⟨u,v⟩
(Note : comme les valeurs propres d’un endomorphisme auto-adjoint sont réelles, μ=μˉ).
Combiner les résultats :
L’égalité initiale devient donc :
λ⟨u,v⟩=μ⟨u,v⟩
Conclure :
On peut réarranger l’équation :
(λ−μ)⟨u,v⟩=0
Par hypothèse, les valeurs propres λ et μ sont distinctes, donc λ−μ=0.
Pour que le produit soit nul, il faut nécessairement que l’autre facteur soit nul.
⟨u,v⟩=0
Ceci prouve que les vecteurs u et v sont orthogonaux.
Réponse : La démonstration montre que si f est auto-adjoint et u,v sont des vecteurs propres pour des valeurs propres distinctes λ,μ, alors (λ−μ)⟨u,v⟩=0. Comme λ=μ, on doit avoir ⟨u,v⟩=0.
Exercice 10 : Application à la géométrie - Formes quadratiques
Problème : Soit la forme quadratique q sur R2 définie par q(x,y)=5x2+8y2+4xy.
Trouvez la matrice symétrique S associée à cette forme quadratique, telle que q(X)=tXSX où X=(xy).
En utilisant les résultats de l’Exercice 4 sur la matrice S=(5228), montrez que q(x,y) est toujours strictement positive pour tout (x,y)=(0,0).
Exprimez q en fonction des nouvelles coordonnées (x′,y′) dans la base des vecteurs propres de S. Quelle est l’interprétation géométrique ?
Solution
Méthode : Une forme quadratique peut être représentée par une matrice symétrique. Le signe de la forme quadratique est directement lié au signe des valeurs propres de cette matrice. La diagonalisation de la matrice correspond à un changement de base qui simplifie l’expression de la forme quadratique.
Étapes :
Détermination de la matrice S :
La forme générale d’une forme quadratique en 2D est ax2+2bxy+cy2. La matrice associée est S=(abbc).
Ici, a=5, c=8, et 2b=4⇒b=2.
Donc, S=(5228).
Signe de la forme quadratique :
Dans l’exercice 4, nous avons trouvé que les valeurs propres de S sont λ1=4 et λ2=9.
Comme toutes les valeurs propres de la matrice symétrique S sont strictement positives, la matrice est définie positive.
Par définition, cela signifie que pour tout vecteur X=0, on a tXSX>0.
Donc, q(x,y)=5x2+8y2+4xy>0 pour tout (x,y)=(0,0).
Expression dans la base des vecteurs propres :
Le théorème spectral nous dit qu’il existe un changement de base orthogonal X=PX′ qui diagonalise la matrice, et donc la forme quadratique.
tXSX=t(PX′)S(PX′)=tX′(tPSP)X′=tX′DX′.
Avec les résultats de l’exercice 4, D=(4009).
Si X′=(x′y′), alors :
q(x′,y′)=(x′y′)(4009)(x′y′)=4(x′)2+9(y′)2
Interprétation géométrique : L’équation q(x,y)=k (pour k>0) représente une ellipse dans le plan (x,y). Le changement de base vers (x′,y′) correspond à une rotation des axes du repère pour les aligner avec les axes principaux de l’ellipse. Dans ce nouveau repère, l’équation de l’ellipse prend une forme simple, sans terme croisé (x′y′). Les valeurs propres 4 et 9 sont liées aux longueurs des demi-axes de l’ellipse.
Réponse :
S=(5228).
Les valeurs propres de S (4 et 9) sont strictement positives, donc S est définie positive, ce qui implique q(x,y)>0 pour (x,y)=(0,0).
Dans la base des vecteurs propres, q(x′,y′)=4(x′)2+9(y′)2. Cela correspond à l’équation d’une ellipse alignée avec les nouveaux axes de coordonnées.